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Peace-loving clown community under siege

Posted October 28, 2014 by Ted Bird

   There is a sickness in western society, born of an ignorance that threatens the peaceful co-existence of longstanding communities.  I’m speaking, of course, of coulrophobia – the irrational fear of clowns.    When 14 te…

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Canada

Les Français, dénigreurs de leur pays ?

Posted October 19, 2014 by Claude Dupras
Il y a quelques jours, à la télé, le premier ministre français Manuel Valls a accusé ses compatriotes de faire du « France Bashing ». Il a affirmé que ce dénigrement de leur pays l’énervait et l’agaçait et que cela devait cesser.

Je rentre au Canada après un bon moment en France durant lequel j’ai eu l’occasion de rencontrer et de parler avec un grand nombre de Français et Françaises, de tous milieux, de la situation actuelle dans leur pays. J’ai compris qu’ils sont devenus pessimistes et désespérés face à la situation politique et économique dans leur pays. Ils constatent le déclin de la France et la voit comme le pays malade de l’Europe. Ils la trouvent moins compétitive, moins influente sur le plan international. Ils regrettent que les jeunes diplômés s’exilent. Ils en ont marre. Pour eux, la « Douce France… » de Charles Trenet a disparu. Son âme s’est envolée.
Mais ce n’est pas la France qu’ils dénigrent mais les politiciens qui l’ont amenée au bord de ce précipice. Ils sont exaspérés devant leurs inaptitudes et leur incompétence. Ce n’est pas du « French bashing », puisqu’il faut parler anglais, mais du « Hollande bashing » qu’ils pratiquent. Ils n’en peuvent plus de leur président et de ses gouvernements. Rien ne va plus. Jour après jour, ils réalisent l’erreur monumentale qu’ils ont faite en l’élisant avec son parti socialiste. 


Les Français savent bien que leur pays est unique et qu’il est une terre de grands découvreurs, chercheurs, inventeurs, scientifiques, travailleurs, réalisateurs, artistes, écrivains, cuisiniers… dans tous les domaines. Le passé lointain le démontre et le récent le confirme. En effet, il y a quelques jours, deux prix Nobel ont été choisis parmi les leurs, en littérature et en économie. Ils reconnaissent que la France est un des pays les plus intéressants du monde et qu’elle attire un plus grand nombre de visiteurs que tous les pays d’Europe. Ils constatent son prestige dans tous les coins de la planète.


À toutes questions sur la politique, ils regardent l’interlocuteur et, d’un air découragé, haussent les épaules. Chacun a sa théorie mais toutes touchent principalement l’incompétence de ses dirigeants actuels, les dérives de ceux du passé et le poids du système social.  Plusieurs socialistes, pour se justifier, vont même jusqu’à prétendre que la France est un pays ingouvernable tellement ils sont mal à l’aise et affaissés devant tous les sondages qui placent Hollande entre 13% à 18% d’appuis favorables et les défaites électorales successives de leur parti.
Pourtant, Hollande n’a cessé de faire des changements, des « réformes» comme il dit. Dès son entrée à l’Élysée, il a voulu respecter ses dénonciations des politiques de son prédécesseur faites en campagne électorale. Il a mis fin à plusieurs projets et lois malgré qu’elles étaient importantes et nécessaires. Particulièrement celles qu’il qualifiait de « cadeaux aux riches » et celles devant corriger la magistrale erreur des « 35 heures » du gouvernement Jospin. Toutes ces « méchantes » lois avaient été supposément inspirées par la méchante « Finance », qu’Hollande qualifiait de « mon pire ennemi ». Pourtant, elles avaient été votées pour relancer l’emploi en diminuant appréciablement le « coût du travail » dans le but d’aider les petits entrepreneurs à engager des apprentis et des ouvriers additionnels pour leur permettre de croître, et les grandes entreprises afin qu’elles deviennent plus concurrentielles sur le marché mondial.


Parallèlement, Hollande a augmenté les taxes, sans bon sens, en ne tenant pas compte des conséquences négatives sur l’emploi et sur la capacité de payer de la classe moyenne et des moins riches.


En somme, il a tout fait pour nuire au développement de la France et cela, souventes fois, pour des raisons politiques partisanes. Il refusa de faire la part des choses. Il est clair qu’Hollande n’a jamais été en affaires et ne connaît rien aux vrais défis d’un entrepreneur. Il n’a cru qu’en ses thèses idéologiques qui n’ont rien à voir avec la vraie vie démontrant clairement ainsi qu’il est déconnecté de la réalité. 
Puis, voyant sa cote de popularité s’écraser, il a changé son fusil d’épaule et s’est tourné radicalement vers la droite pour renaître. Il a commencé à détaxer et à revoir ses décisions passées. Il affirme maintenant aimer le monde de « la finance » et justifie sa nouvelle position en affirmant qu’il a compris, laissant entendre qu’il était dans l’erreur dans le passé. Il cherche à reprendre le temps perdu des deux dernières années par des voltefaces spectaculaires. Mais les résultats se feront attendre car normalement, quatre à cinq années sont nécessaires avant que l’État puisse réellement bénéficier de nouvelles politiques économiques. Deux ans ont été perdus et son quinquennat à la tête de la France est à moitié complété. Il est donc probable que ce sera son successeur qui sera, politiquement, le bénéficiaire.


De plus, pressé de redevenir populaire, le président dit « oui » à tous ceux qui critiquent ses politiques et fait des changements afin qu’ils soient satisfaits et arrêtent de chialer. Vous n’aimez pas une politique, alors manifestez, menacez de grève, critiquez et vous verrez, ô combien vite, le président comprend vos doléances et s’adapte à vos demandes. Il renie ce qu’il affirmait il n’y a pas tellement longtemps, aussi vite que Judas. De plus, il va-t’en guerre à la moindre occasion Mali, Centrafrique, Irak, Syrie, Ukraine… et voyage vers des pays étrangers le plus possible pour impressionner les Français avec des qualités de leader mondial.


Le malheur est que souvent ces voyages sont inutiles. Par exemple, il ira au Canada et au Québec au début de novembre prochain pour une visite officielle. Pourquoi ? Il n’y a aucun conflit majeur entre nos deux nations. La bonne entente règne. Certes, il y a quelques petits différents, par exemple sur la question des subsides aux jeunes français qui étudient dans nos universités, mais rien qui ne peut être réglé via nos ministres respectifs et nos ambassades. Il s’est invité et nous sortirons le tapis rouge pour bien le recevoir. Alors que la France a des problèmes par-dessus la tête et que la responsabilité première de son président est de rencontrer les Français pour en discuter et les encourager, il part faire le beau au Canada et tenir quelques discours qui seront aussi vite oubliés qu’ils seront débités. Pour couvrir ce déplacement du président français et de sa suite, la France, le Canada et le Québec vont engendrer des frais importants au moment même où chacun coupe radicalement, chez lui, dans les dépenses inutiles pour diminuer ses déficits.


En somme, il tasse l’intérêt de la France pour redorer son image et rehausser sa popularité. Au diable les principes, les politiques du parti socialiste, rien ne va plus, la roulette tourne. Pendant ce temps-là, le chômage continue de grimper, la production industrielle stagne, les entreprises tirent le diable par la queue, le chômage augmente, la croissance est aux arrêts, les statistiques sont au mauvais fixe, les plus défavorisés souffrent davantage et les français chialent. Son parti est divisé et les « frondeurs socialistes (députés socialistes non-satisfaits des politiques de droite d’Hollande) le menacent avec, en tête, Martine Aubry, la femme des 35 heures. 
De plus, le physique du président laisse percer son état d’esprit. Son visage est triste, sa démarche plus lente, ses discours moins dynamiques. Il semble perdu, sans amis, seul et incapable de pouvoir jouer son rôle. Il n’est que l’ombre d’un chef de l’État. Triste constat pour un pays aussi extraordinaire que la France. Comment avec une telle attitude de son président, peut-elle reprendre confiance ?


Le récent livre du polémiste Eric Zemmour « le suicide français » a un succès énorme car il est le symptôme des angoisses françaises. Il estime que « la France se meurt, est morte ». « Que ses élites crachent sur sa tombe ». Que l’on vit « les dernières pages de l’Histoire de La France ». Exagéré, sûrement. Mais ce qui arrive en France se situe aussi dans le grand réaménagement du monde où repères, identités et certitudes s’effacent. Malheureusement, le président Hollande n’est pas à la hauteur de ces défis.


Pour être utile à son pays, Hollande devrait démissionner. Mais sur çà, les Français me disent « n’y comptez pas ».


Il reste à espérer que la Providence soit bonne pour la France.


Claude Dupras 

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General

PKPéladeau, chef du Parti Québécois

Posted October 2, 2014 by Claude Dupras

Il semble bien que « l’affaire est dans le sac » pour Pierre-Karl Péladeau (PKP). Il sera le prochain chef du Parti Québécois. Malgré que la course à la chefferie débute à peine, qu’il n’ait pas encore annoncé sa candidature, le résultat est fort prévisible pour les observateurs avertis.

Les sondeurs nous informent que PKP récolte, aujourd’hui, l’appui de plus de 53% des sympathisants péquistes du Québec. Les autres candidats se voient attribuer à peine 2% à 7% d’appuis. Ce sont des indices clairs mais pas définitifs car rien n’est certain en politique.
La direction du PQ a mis de côté l’idée d’une élection primaire pour tous les sympathisants péquistes au Québec et a opté pour un vote internet limité aux membres du parti. Cela me semble une belle occasion perdue car la confrontation des candidats aurait suscité dans la population, qui aime ce genre de course au leadership d’un parti politique, un intérêt certain. Les luttes et débats dans de telles circonstances attirent l’attention car ils portent sur l’avenir. Je ne comprends pas le PQ qui, placé dans une position très défavorable par l’opinion publique, refuse une opportunité pouvant faire tourner tous les regards vers lui. 
Le politicien PKP n’est pas très connu. Par contre, l’homme d’affaires l’est et il est favorablement apprécié, comme je l’écrivais dans mon blog du 20 avril 2013 intitulé « Un géant : Pierre-Karl Péladeau ». J’y exprimais une opinion positive sur son flair et son savoir-faire des affaires après l’avoir vu maintenir la compagnie Québecor Inc, héritée de son père, et la transformer au point d’en faire un de plus importants conglomérats dans le domaine des médias au Canada.
Mais en politique, il est loin du top. Son entrée politique durant la dernière campagne électorale québécoise fut un flop monumental. Son « poing en l’air », similaire au signe des membres de l’internationale communiste, a frappé l’imagination collective. D’un coup, son geste a confirmé l’idée que le PQ voulait imposer un nouveau référendum sur la séparation du Québec de l’ensemble canadien. Comme c’était au moment où les Québécois n’en voulaient absolument pas, cela a contribué fortement au renversement du gouvernement de Pauline Marois et à la dégelée du Parti Québécois, la pire défaite depuis sa formation.
Durant la campagne, le manque de clarté de ses discours a surpris et il s’est avéré un orateur sans éloquence puissante ni directe. Ses prestations télévisuelles laissaient à désirer.Il devenait clair que la politique était pour lui un nouveau monde.  
Aujourd’hui ses plus chauds partisans recherchent un couronnement. Pour eux, le choix est décidé. Ils vont même jusqu’à réclamer que les 29 députés péquistes se rallient à PKP et que cette décision soit plébiscitée par les membres du parti afin de lui conférer une légitimité démocratique. Ils traitent, de façon arrogante, les autres candidats de « petits ambitieux, rêveurs, et utopistes… qui font le jeu des fédéralistes ». Pas de débats, pas de discussions, pas de choc des idées, pas d’ouverture pour les vedettes du parti mais des insultes, seul PKP. Ça ne frise pas le ridicule, mais pas loin. Vive la démocratie… 
Qui sait comment PKP va réagir dans le feu de la compétition politique. Quelles sont ses vraies convictions? De droite, de gauche ou du centre ? Est-il un homme convaincu ou un opportuniste capable de gagner la bataille d’images et d’illusions qu’est la politique, parce qu’il en a les moyens financiers ? Son « Québec, mon pays » se définit-il par un référendum sur la question le plus vite possible ou l’adoption d’un simple projet de loi à cette effet par l’Assemblée nationale ? Peut-on se fier uniquement aux quelques brides politiciennes qu’il lance ici et là pour se maintenir dans le limelight, via sa page facebook, pour juger de sa compétence politique ? Est-ce parce qu’il est riche et a été magnat des médias, grâce à des aides substantielles du gouvernement, qu’il est plus apte à diriger un gouvernement qu’un autre candidat qui vient du milieu professionnel, journalistique, culturel, ou social? Possiblement, mais avant de le couronner, la démonstration reste à faire.  
Dans le passé, des hommes riches et issus du milieu des affaires ont fait leur entrée en politique. Plusieurs ont vite plié bagages. Un rare parmi eux, François Legault, aujourd’hui chef du parti Coalition Avenir Québec (CAQ), a  finalement, après des années comme ministre et des années comme chef de parti, démontré qu’il a les capacités de diriger un gouvernement.
Justement, c’est Legault qui rappelait hier avoir discuté maintes fois dans le passé avec PKP du sujet des dépenses gouvernementales. Il affirme ne pas comprendre son opposition soudaine au budget austère du gouvernement actuel visant à diminuer les dépenses élevées, le déficit et l’endettement du Québec. « C’est un revirement de 180° par rapport avec ses opinions précédentes », dit-il. Pourquoi ? « Pour calmer l’aile gauche de son parti qui l’oppose », ajoute Legault ? Voilà le genre de questions qui pourraient être éclaircies si de vrais débats ont lieu entre les candidats. Les Québécois pourraient alors mieux juger ses propositions politiques et sa sincérité.
Sur le sujet de l’austérité, nous n’avons qu’à comprendre ce qui se passe en France, pour le juger. Le président socialiste François Hollande coincé par l’Allemagne et l’Union Européenne a dû imposer un programme d’austérité car la situation économique française est dangereusement en difficulté. Chômage à la hausse, croissance négative, déficits constants, taxes additionnelles, etc… Le résultat : Hollande se retrouve à 15% favorable dans l’opinion publique car personne n’aime l’austérité. Pour regagner sa popularité, Hollande renie en partie maintenant son propre programme et blâme les autres de l’avoir engagé dans ce sillon. PKP se prononce-t-il contre l’austérité pour obtenir la faveur générale ?
Le Québec n’est pas la France. Nous sommes financièrement en meilleure posture. Mais si nous continuons à dépenser, à augmenter nos programmes sociaux au nom d’un supposé « modèle québécois », à emprunter et que soudainement nos revenus stagnent, nous connaîtrons des difficultés économiques comme la France. Nous pourrions aussi, dans un cas extrême, vivre des périodes difficiles comme celles que l’Espagne, la Grèce ou l’Italie ont presque fini de traverser. Pour éviter à tout prix une telle situation, il nous faut apprendre des autres et cela veut dire contrôler nos dépenses et vivre selon nos moyens. PKP nous réserve-t-il un avenir plus difficile en disant autrement aujourd’hui ? De bons débats nous éclaireraient sur sa surprenante position.
De son côté, le chef de l’opposition officielle québécoise, Stéphane Bédard. espère voir l’émergence d’un nouveau leader à la Bouchard. Il fait allusion à Lucien Bouchard, ministre démissionnaire à Ottawa, fondateur du Bloc Québécois, leader du référendum de 1995, chef du PQ et PM du Québec. Mais Bouchard a fait beaucoup politiquement avant de devenir chef du PQ. Qu’à fait PKP? Rien. On ne s’invente pas politicien encore moins sauveur.
En fait qui est le vrai politicien PKP ? Six mois après son élection comme député, on connaît peu de lui. Et s’il devient un chef péquiste plébiscité, on ne le saura qu’après. Il sera peut-être trop tard.  

 

Claude Dupras

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Canada

Sarkozy, le retour d’un champion

Posted September 21, 2014 by Claude Dupras

Il n’est pas un politicien comme les autres. Nicolas Sarkozy a été président de la France. Il a fait du bon boulot mais a été sali sans répit par une campagne antisarkozyste d’une violence inouïe. Elle a commencé dès sa prise de pouvoir et a eu finalement raison de lui lorsque les Français ont élu, à l’élection suivante, le socialiste François Hollande, avec une très faible majorité. J’ai été surpris de ce résultat malgré les sondages qui le prédisaient depuis plusieurs mois. J’avais toujours cru que Sarkozy ferait une remontée dans les dernières semaines de campagne précédant le scrutin. Elle a eu lieu et elle fut spectaculaire mais a manqué de temps. Une semaine de campagne de plus et le revirement spectaculaire que j’attendais se serait probablement concrétisé. Ce soir-là, j’étais triste pour la France car j’avais bien apprécié et admiré les actions intelligentes de ce président dynamique, affirmant même, souventes fois dans mes blogues, que j’aurais aimé qu’il soit premier ministre de mon pays, le Canada. « Moi, le président Hollande » sonnait faux.   

À la passation des pouvoirs, j’ai pu juger de la grandeur du nouveau président. Après leur rencontre, il a refusé d’accompagner, comme le veut la coutume, le président sortant-de-charge jusqu’à son automobile placée au bas de l’escalier principal dans la cour de l’Élysée. Sur le perron, il lui a serré faiblement la main, sans aucun signe de sympathie, et l’a quitté subitement pour rentrer au palais présidentiel, lui retournant le dos et le laissant là seul. Des millions de spectateurs à la télé, qui suivaient cette cérémonie, ont été surpris de ce manque de courtoisie. Ce n’est pas grand-chose mais ce geste mesquin me confirmait qui serait le nouveau président. En fait, j’ai constaté que Sarkozy et Hollande sont physiquement de la même hauteur mais pas de la même grandeur. Hollande s’est démontré petit, Sarkozy grand. C’était un premier signe de ce que serait l’administration Hollande.
Depuis, les socialistes ont sans cesse manifesté leur peur de Sarkozy. Ils ont voulu s’assurer de demeurer au pouvoir et qu’il ne puisse revenir actif en politique. Il est devenu l’homme à abattre et la campagne antisarkozyste s’est ré-accentuée au point qu’il a été pourchassé sans cesse par des policiers d’enquêtes policières mises sur pied par des juges d’instruction.
Je rappelle les plus importantes affaires. Karachi pour la création d’une société luxembourgeoise afin de financer la campagne Balladur : les juges l’ont libéré le qualifiant de témoin assisté. Tapie pour escroquerie en bande organisée : il été déterminé qu’il est hors cause. Le financementlybien de sa campagne : le document de Médiapart s’est révélé un faux. Les écoutes de la police pour l’obtention par son avocat d’informations couvertes par le secret : il a été libéré de sa garde-a-vue. Le favoritisme en rapport avec des sondagesde l’Élysée : aucune mise en examen n’a été prononcée. Bettencourt pour des sommes d’argent illicites pour sa campagne : la cour a décidé d’un non-lieu. Bygmalion par laquelle il aurait bénéficié de fausses factures pour sa campagne présidentielle : l’information judiciaire est en cours.  À ce jour, chacune tourne en queue de poisson. Mais les socialistes et les médias (qui leur sont favorables) continuent de s’acharner sur lui et ressasser constamment toutes ces affaires.
Au lieu d’agir intelligemment et de l’écouter pour savoir ce qu’il à dire, au lieu de lui reprocher un passé noir fabriqué de toute évidence de toutes pièces, au lieu de reconnaître que les français ont besoin d‘espoir et qu’ils recherchent la lueur d’un avenir plus prospère, au lieu de reconnaître qu’ils voient en lui la solution à ces problèmes, on lui cogne encore dessus.
Sarkozy a été président, il sait plus que tous qu’il n’a pas fait que des bons coups. Il a acquis une expérience inestimable et en homme intelligent a appris.  Au lieu de le juger sans preuves, de le salir et de remuer de la boue, il y a lieu que les français s’informent et que la presse cesse de déformer et analyse avant de conclure.
Et aujourd’hui, malgré toutes ces affaires, il revient en politique active.
Dès l’annonce de son retour, le président Hollande a ressorti ses arguments anti-Sarkozy à sa récente conférence de presse, répondant à une question sur le sujet, il a dit ne pas vouloir commenter mais a enchainé aussi vite en déblatérant contre Sarkozy avec des arguments qui ne tiennent plus. Il a encore démontré sa petitesse. Le secrétaire-général du PS, lui-même sous enquête, a ajouté hautement, sans broncher, que Sarkozy revient en politique pour cacher les fautes qu’on lui reproche. Quelle connerie ! Il faut vraiment n’avoir rien dire pour inventer continuellement de telles sottises.
Si Sarkozy est coupable d’une des affaires, celui qui le sait c’est lui. Et s’il ne l’est pas, c’est encore lui qui le sait. Ferait-il tout le travail que son engagement à la tête du parti requiert pour risquer de se voir éventuellement démettre dans la honte, s’il se sait coupable?
Il est surprenant de le voir revenir et de vouloir être le président de son parti pour lequel il a été  le principal fondateur. Constatant le désordre de sa famille politique, il le juge dans une situation précaire et a décidé de retrousser ses manches et de le remettre sur pied, dans le meilleur intérêt des membres. C’est important, car la France démocratique a besoin de bons partis politiques, bien organisés, qui représentent toutes les tendances d’idées et d’opinions. Il est important que les membres des partis puissent participer à l’élaboration de leur programme politique et au choix de leurs dirigeants. Et pour ce faire pleinement, le parti doit être bien structuré, vivant, dynamique et en bonne santé financière.
Même si cela semble bizarre qu’un ancien président de la république française veuille revenir à la base en reprenant la tête de son parti dans « une marche qui sera longue » pour lui donner une orientation nouvelle et moderne, je trouve cela rafraîchissant. Nicolas Sarkozy voudra fort probablement, par la suite, redevenir son candidat présidentiel afin de diriger à nouveau la nation. C’est une autre chose que nous pourrons juger au moment du choix du candidat.
Aujourd’hui, on peut reconnaître que Sarkozy ne fait pas les choses comme les autres et qu’il exprime une ferveur, un zèle, une ardeur et un enthousiasme hors de l’ordinaire. Il a avec lui l’intérêt populaire, comme le démontrent les chiffres mirobolants sur sa page Facebook et son lien Tweeter générés par l’annonce de sa décision.

Claude Dupras
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Canada

Le parti socialiste français va disparaître ?

Posted September 14, 2014 by Claude Dupras

La vie n’est pas facile pour les membres du parti socialiste de France. Les sondages répétitifs de différents sondeurs leurs cassent la tête. Ça va mal! Ça ne peut aller plus mal ! Leurs déclarations, leurs positionnements, leurs prédictions, leurs débats sont devenus une tour de Babel où tous les bruits sont brouillés. On ne sait plus ce qu’ils disent, ce qu’ils pensent, ce qu’ils veulent. Le président François Hollande réclame des élus socialistes qu’ils respectent ses politiques, le premier ministre ne parle que d’unité-unité-unité, les ministres jouent aux coqs, certains démissionnent, d’autres sont démis, de nouveaux sont nommés, une démission suit l’autre, les alliés politiques fuient, l’ex-première dame dévoile le réel Hollande… ce n’est pas beau ! Rien ne va plus ! Pourquoi!

Le gouvernement français actuel n’est pas un bon gouvernement. C’est simple. Il parle pour parler, promet pour promettre, ne rencontre pas ses objectifs, déçoit. Il taxe, taxe, taxe. Puis, il détaxe, détaxe, détaxe. Il ne sait pas où il va et cela devient évident. Les statistiques d’emploi, de relance de l’économie, de croissance, de compétitivité, etc… l’assomment mensuellement. Le français moyen ne comprend pas, craint pour sa famille, pour son emploi, pour son commerce, pour son entreprise. Il ne voit pas le bout du tunnel. Ce n’est pas surprenant, le gouvernement gouverne mal.
Une bonne démonstration est la formation du nouveau cabinet des ministres suite à l’affaire Montebourg-Hamon-Filippetti. De ces trois, les deux derniers n’avaient absolument pas le bagage ni l’expérience nécessaire pour être ministres de France. C’était clair le jour de leur nomination et c’est devenu encore plus clair le jour de leur démission. Pourtant Hollande les avait choisis. Et, il vient de récidiver en choisissant les membres du nouveau cabinet. Certains diront que c’est le PM Valls qui a fait le choix. Soyons sérieux !
Normalement, un cabinet de ministres doit être formé des meilleurs individus  disponibles afin que chacun puisse remplir adéquatement le devoir du ministère qui lui est confié. Ils doivent être les plus expérimentés, les plus à jour des problèmes de l’heure, les plus renseignés sur les solutions réalistes pour les régler, les plus prêts à prendre les meilleures décisions pour que la France progresse. Ils peuvent être dans le cercle des élus ou se trouver dans le privé, si nécessaire. Qu’ils viennent tous de la même ville, de la même rue, importe peu. S’ils sont les mieux qualifiés, ils doivent être choisis.
Le malheur est qu’Hollande ne procède pas comme cela. Il joue aux cartes, il avance des jetons pour gagner politiquement. La France est son second choix.
En effet, ce président cherche à créer des alliances pour l’avenir. Qu’importent les qualités requises pour de vrais ministrables, les choisis le deviennent sur la base de critères qui ont rapport avec le sexe, les régions, les services rendus, la loyauté, les partis de gauche, la popularité, les promesses, la tendance, etc… Ainsi, plusieurs sont nommés ministres et arrivent dans leur ministère sans savoir où celui-ci va, qui il est et où il doit aller. On parle ici de la France, Believe it or not !
C’est une méthode de choix ridicule qui débouche sur un cabinet faible, non efficace, incapable de régler les vrais problèmes. Avec l’enfer que vit la France aujourd’hui, il semble que pour la formation du dernier cabinet, le président aurait pu inviter plusieurs non-élus, reconnus dans leur sphère d’activité pour leur savoir-faire et leur efficacité, à venir l’aider à gouverner. Son approche est vouée à l’échec car le niveau des problèmes et des solutions à trouver est trop haut pour des ministres non qualifiés. Pourtant, Hollande le sait puisqu’il a chialé contre certains des anciens ministres, les traitants d’« incompétents ».  Ce n’est pas moi qui le dis, c’est lui qui l’a dit et répété à son ex-compagne et ex-première dame comme on peut le lire dans son récent livre sur sa relation avec Hollande.
Il y a aussi le parti socialiste français et son idéologie inébranlable de gauche. Il veut que le comportement des français corresponde à ses croyances, ses idées, ses doctrines. La bourgeoisie américaine qui s’associe principalement au parti républicain fait de même, à droite. Le temps de tels partis est dépassé. Aujourd’hui, plus que jamais, un parti doit pouvoir s’adapter aux besoins du temps. Au pouvoir, il doit gouverner en fonction des problèmes réels et ne pas se laisser aveuglement orienter par son idéologie. Alors que de plus en plus de citoyens souffrent, le temps n’est pas de se complaire dans des chimères, des politiques utopiques, des illusions ou des projets irréalisables, non plus que de ne s’occuper que d’une classe de la société. Toutes les classes de la société française ont besoin de l’une et de l’autre pour se sortir du marasme dans lequel elles sont toutes immergées.
Le parti est à un niveau d’impopularité record. Balayé aux dernières élections législatives, il subira, de l’avis de tous, une secousse sera encore plus forte aux prochaines élections sénatoriales. Son approche politique a entrainé Hollande dans les bas-fonds électoraux parce qu’elle ne correspond pas aux problèmes d’aujourd’hui. Le président semble avoir compris enfin le désastre dans lequel il a poussé la France, et ses nouvelles politiques ont pris un tournant brusque vers la droite. C’est ce qu’il avait à faire dans les circonstances actuelles, il n’avait d’autres choix. Mais plusieurs membres influents du parti socialiste s’offusquent et menacent de ne pas accorder leur confiance au nouveau programme politique du gouvernement Valls, à l’Assemblée Nationale. Si cela se concrétise, on comprendra que ce parti s’éloigne à nouveau des vrais problèmes et est voué à la disparition de son influence politique en France. Il risque de devenir une entité négligeable.
Au Canada, j’ai été longtemps membre actif du parti progressiste-conservateur du pays. Ces deux qualificatifs ensemble sont surprenants mais ils représentent bien ce qu’était ce parti qui avait dans son sein une aile droite forte et une aile gauche forte. C’est le parti de John Diefenbaker, plus à droite, celui de Joe Clark, plus à gauche et de Brian Mulroney, plus au centre. Ces trois ex-premiers ministres appliquaient une politique du parti appropriée aux besoins du moment. Chaque aile savait user de son influence si un besoin particulier de la population se faisait sentir et l’autre savait se rallier. Ainsi l’approche gouvernementale était pragmatique. Il en est de même pour le parti libéral du Canada. On peut critiquer chacun d’eux à différents moments, mais le fait demeure que le Canada progresse constamment et bien.
La France n’est plus à l’heure de Jean Jaurès, ni à celle de l’après-guerre de DeGaulle. L’heure est à la vraie démocratie. Les électeurs comprennent mieux l’envergure des problèmes. Ils sont mieux renseignés et plus vite. Ce ne sont plus les discours qui manient l’opinion publique, mais les médias qui, par tous les moyens différents que leur offrent les  nouvelles technologies, répandent rapidement les informations. De plus en plus, chaque côté de la médaille de chaque problème, est connue. Nous devenons plus aptes à nous faire une opinion. Certes, il y a toujours les images et les illusions que cherchent à créer les politiciens pour que l’opinion publique les favorise, mais lorsque ça va mal, elles n’atteignent pas les électeurs.
Ensemble, le président Hollande et son parti socialiste doivent repenser leur approche politique afin que les meilleures personnes dirigent le pays, non seulement dans le temps présent mais aussi et surtout dans le futur, sinon le parti risque de disparaître. La France a besoin dans les prochaines années de meilleurs conducteurs à la roue de l’État, quelque soit le parti, car le chemin est parsemé d’obstacles majeurs.

Claude Dupras

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Canada

Les entreprises sont les nouveaux conscrits de la guerre politique

Posted August 18, 2014 by Claude Dupras

Depuis la fondation de Québec, il y eut plusieurs guerres pour lesquelles les gouvernements ont appelé les jeunes à joindre l’armée de façon volontaire et lorsqu’ils croyaient que cela ne suffisait pas, ils imposaient la conscription pour le service militaire obligatoire. Après la conquête de la colonie française, plusieurs hommes politiques francophones s’opposèrent à ces mesures en associant impérialisme et conscription dans leurs discours pour dénoncer le fait que le Canada soit entraîné dans ces conflits à cause de ses relations avec le régime britannique.
La conscription fut appliquée particulièrement sévèrement pendant la guerre des Boers et la première guerre mondiale en 1917. Lors de la deuxième guerre mondiale, le gouvernement de Mackenzie King et ses ministres québécois hésitèrent à voter la conscription et ce n’est que dans les derniers moments de la guerre que 2 500 individus furent conscrits et peu de ceux-là moururent sur les champs de bataille.
À chaque guerre, les jeunes joignaient volontairement les rangs pour des raisons personnelles qui les motivaient à le faire. Peu, parmi eux, voulaient sauver la France ou l’Angleterre, mais ils étaient surtout motivés par la possibilité d’échapper au chômage, de quitter leur coin de terre reculé et leur quotidien morose pour aller à l’aventure et « voir du pays ». D’autres y allaient par conviction croyant la guerre juste et choisissaient l’action en vue de former leur destin et de renaître de la guerre. Ou, encore, ils provenaient de familles militaires et y voyaient une façon de montrer leur loyauté à leurs proches en accomplissant ce qu’ils jugeaient être leur devoir.
Lors des conscriptions, plusieurs jeunes résistèrent à l’obligation militaire et ne voulurent pas s’enrôler. Ils n’étaient pas fascistes. Ils choisissaient de devenir des « hors-la-loi ». Ils se cachaient dans les forêts ou les régions lointaines pour vivre une vie de misère et de survie. Ils étaient qualifiés de « déserteurs ». Étaient-il des insoumis, des lâches, des peureux, des « perdants » comme plusieurs disaient à ce moment-là, ou étaient-ils des objecteurs de conscience ? Ils devinrent des coureurs des bois et durent survivre aux hivers difficiles et à la chasse aux déserteurs organisée par le gouvernement. Ils n’eurent pas la vie facile, surtout lors de la première guerre mondiale.
Il en fut de même aux USA, particulièrement pendant la guerre du Vietnam alors que les « draft-dodgers » se sauvèrent de leur pays pour aller dans un autre comme le Canada. Plus de 75 000 jeunes américains ne voulant pas aller au front pour des raisons de conscience, disaient-ils, se réfugièrent chez nous. Après la guerre, le gouvernement américain vota deux amnisties, en 1974 et 1977, et une grande majorité des réfractaires retournèrent aux USA, où plusieurs furent mal accueillis par leurs compatriotes.
Il faut reconnaître que l’enrôlement obligatoire pose aujourd’hui des problèmes d’éthique. Le Canada et les USA reconnaissent maintenant qu’il ne respecte pas les droits des individus. Il est aussi une violation de la famille. Du point de vue moral, plusieurs prêtres affirment que la conscription est condamnable, anti-démocratique et va à l’encontre de la charité chrétienne.
Aujourd’hui, notre gouvernement canadien n’est pas en guerre mais il aime se mêler des affaires des autres pays lorsque les politiques appliquées dans ces pays ne respectent pas, selon lui ou pour une raison partisane, les principes et les directives des Nations Unies. Ce faisant, il vient d’inventer une nouvelle catégorie de conscrits.
La population ukrainienne au Canada est fort importante et électoralement stratégique. Le gouvernement Harper le sait et agit en conséquence. Pour s’assurer de son support, il s’oppose fermement à la Russie dans ses démêlés avec les séparatistes de l’Ukraine surtout depuis l’annexion de la Crimée. Pour faire pression sur le gouvernement Poutine, il ne ménage ni ses mots durs ni ses actions dommageables. Il en met trop. Beaucoup trop. Mais qu’importe, cela satisfait les Ukrainiens canadiens et c’est ce qui compte pour lui.
Ainsi, en représailles aux sanctions d’Harper sur les voyages et autres restrictions envers les oligarques russes, et celles d’autres chefs politiques occidentaux, le gouvernement russe a banni, pour un an, les importations vers la Russie de viandes, de poissons, de fruits, de légumes, de lait, de produits laitiers… Cette décision fait financièrement mal aux cultivateurs, fermiers, pêcheurs et producteurs canadiens. Notre gouvernement n’avait pas prévu cette riposte car il avait estimé que Poutine n’adopterait jamais une telle mesure draconienne sachant qu’elle générerait un effet négatif majeur sur l’économie russe puisque la rareté de ces produits créerait une augmentation des coûts qui affecterait les budgets des familles et se reflèterait sur l’économie déjà souffrante. Harper s’est trompé car les producteurs russes qui peinaient à concurrencer les produits importés verront leur part du marché augmenter (ils sont encouragés à le faire) et les importations de l’Amérique latine croîtront appréciablement.  
En plus, cette surproduction canadienne retombant sur notre marché occidental, créera une baisse des prix et par conséquent une diminution des profits des producteurs.
Le Financial Post de cette semaine met en garde le Canada sur le développement des sanctions de toutes sortes contre un autre pays, particulièrement un pays majeur comme la Russie. Il rappelle qu’aujourd’hui l’économie mondiale est intégrée et le blocage d’activités économiques peut créer des risques d’affaires importants et affecter négativement l’économie, deux aspects devenus imprédictibles par rapport au passé.
La loi permet au Canada d’« utiliser les échanges commerciaux et les investissements comme armes de dissuasion s’il y un danger pouvant affecter la paix internationale et la sécurité, pouvant résulter dans une crise internationale ».
Comme l’écrit l’éditeur du journal, Terence Corcoran, « le problème est l’effet sur les entreprises affectées par les sanctions économiques et qui voient leurs affaires diminuées. Pourquoi doivent-elles absorber ces pertes générées par une décision du Canada d’imposer des sanctions économiques envers un autre pays ? ». (traduction CD)
Ces entreprises sont en fait, les nouveaux conscrits. En effet, elles ont été induites à participer à une guerre politique de leur pays sans le vouloir. Pourquoi un individu, un commerce ou une entreprise canadienne devraient-ils ou elle subir des contrecoups d’une guerre politique entre Harper et la Russie ? Et si ses attaques continuent, toujours pour assurer le vote ukrainien à son parti, quel autre flanc de notre commerce canadien sera affecté? Qui doit rembourser les pertes des entreprises touchées ? Nous tous ?  

 

Claude Dupras  

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L’omniprésent Jean Jaurès

Posted August 1, 2014 by Claude Dupras

En tant que Canadien qui aime la France, je suis toujours surpris de la ferveur exprimée par la classe politique française envers Jean Jaurès. Lors de la dernière campagne électorale présidentielle, je me rappelle d’avoir entendu Nicolas Sarkozy accuser François Hollande, Lionel Jospin et Ségolène Royal d’avoir renier Jaurès. Il se disait plus près de lui qu’eux. Pourtant, il est de la droite et les trois occupent ou ont occupé des postes politiques importants dans des gouvernements socialistes. De même, aujourd’hui, plusieurs leaders de gauche se déclarent plus près des idées de Jaurès que leurs collègues, pour requinquer leur image.

Il y a partout dans les villes françaises, des parcs, des rues, des bâtiments, des garages souterrains, comme à Avignon,… portant le nom de Jean Jaurès. Il est donc un personnage important du passé qui a marqué l’imaginaire politique des Français et qui continue à le faire si j’en juge par tout ce qui se raconte actuellement en France à l’occasion du centenaire de son assassinat. Mais qui est-il ?

Son of small farmers in the Tarn, Jaurès is a professor of philosophy and psychology when, twenty-five years, he was elected in Toulouse 1885. It is neither socialist or Marxist but the Republican side. Four years later, he lost his seat and returned to his teacher loves, while studying for a doctorate in Letters.
 

Political interests increasingly, it participates and writes his thoughts in a daily Toulouse radical trend. Haunted by it, he became a councilor and deputy mayor of the city of Toulouse. At that time, workers have many difficulties and Jaurès is marked by solidarity. Then, a miners' strike became a turning point where it will confirm his beliefs. 
 

This strike is triggered by the dismissal of a worker and socialist leader, became mayor of Carmaux. These are the absences of the worker–mayor, necessary to fulfill its political obligations, which are the pretext for his dismissal. Minors see it as a denial of rights of the working class to be active in politics. 1500 soldiers were sent by the president to maintain order, indicating that opts for employers. Jaurès supported the strike and accused the capitalists not respecting minors. This is an opportunity for him to define the class struggle and socialism. Finally, worker wins mayor's request and obtain an unlimited leave to serve his fellow.

 

In 1893, a House seat is vacated by a resigning member and Jaurès was elected as an independent socialist labor vote through despite massive opposition from the rural class. It asserts itself as an outstanding orator. It accompanies the harsh social struggles facing a brutal employers.

 

For five years, he became the champion of minors, workers and farmers in general, who are fighting against their bosses. Hike field, it goes on-site to account for situations that affect workers. It attacks anarchists, brutality patterns, to government repression, censorship of newspapers and Socialist MEPs, the police that deals with agent provocateur… He defends the peace. He is courageous.

 

Then comes the Dreyfus affair. The captain of the French army, Jewish, is convicted 1894 to prison for life for having delivered the Germans secret documents.  First, Jaurès believed guilty but in August 1898, he became his passionate advocate following a new revelation shows another commander is the true traitor. While the socialist and Marxist Guesde judge that the proletariat does not have to defend a bourgeois, Jean Jaurès is committed in its favor, writing : « We are not required, to stay in socialism, locking us out of humanity ». Dreyfus's innocence is finally recognized and he will be released to serve in the army yet. Following his speech, its action and its success, the political influence of national Jaurès becomes. Nevertheless, employers are able to do to fight elections 1898.

 

Intellectual, he wrote many political and historical works, whose «evidence of the Dreyfus Affair» and leading a team to draft «Socialist History of Contemporary France», including some he wrote himself on the French revolution. He supported the Republican government appointed a socialist trade and industry. In 1902, it is one of those who founded the «Parti Socialiste français» and he regains his seat and keep it for the next three terms until his death.

 

Orateur hors pair, he became the spokesman for the small group of Socialist deputies in the National Assembly. It includes all the left parties which Marxists, supports the Government is right, but criticism for its failure to quickly implement social reforms. It defends freedom of conscience and proposes the separation of church and state.

 

It creates a log, the’Humanity, involving its traditional allies and writers like Anatole France and Jules Renard. Its goal is the Socialist Unity. It reached in the 1905 by its acceptance of a dual direction of movement (he and a Marxist leader) and the abandonment of its support for the government. This dialogue successfully with revolutionary unions that become friendly. At the election of 1914, his socialist group gets 17% voice and 101 Members. A victory on.

 

Since then 10 year old, he speaketh against the coming of war. Worried, he notes the rise of nationalism in neighboring countries and rivalries between the great powers. It calls for the organization of national defense in military preparing all French. Pacifist, he sees an armed nation means to achieve peace. It is opposed to compulsory military service in which the law is finally passed, in spite of himself. In 1914, he believes that the possibilities of war have dwindled since the Balkans ended. But it was not to rely on the assassination in Sarajevo that will spark the outbreak of the First World War because of the increase that created tensions between the great powers.

 

It becomes the enemy « nationalistes » who want their revenge against Germany and who support the war. Jaurès, For its part,, absolutely wants peace and supports the idea of ​​a general strike if war is triggered. It organizes events and demands of the Socialist International that intervene. « There are more than a chance for peace and salvation of civilization, is that the proletariat brings all its forces (to rule) horrible cauchemar».

 

The 31 July 1914, it rises to the Chamber of Deputies, and the Ministry of Foreign Affairs to stop the outbreak of hostilities. He went to his diary and wrote an article going in the same direction. Then, he goes to dinner with colleagues «Coffee Crescent», Rue Montmartre. It sits near a window when a student nationalist approach, sees and fires two shots in the street. It is shot at close range. A considerable emotion seizes French. They will never forget.

 

The next day, Germany declared war on Russia, while France decreed general mobilization. Then, the 3 August, France and Germany are at war, and socialist, having no choice, rallied to the unity government to fight the enemy, thus respecting what Jean Jaurès said: « There is no contradiction to the maximum effort to ensure peace, and if war breaks out in spite of ourselves, to make the maximum effort to ensure the independence and integrity of the nation».

 

In 1924, Jean Jaurès between the Pantheon.

 

In terminant, This short biography of Jean Jaurès, Here are some of his words: « And you wonder why the vehemence of our words, the strength of our charges! But do remember that we speak of a century of silence! Just think that a hundred years ago there was in the workshops and in the mines of men suffering, who died without having the right to open his mouth and let, in protest, same breath misery: they were silent. Then a beginning of republican freedom came. So we talk to them, and all their muffled moans, and all the dumb revolts cried softly in their compressed chest vibrate in us, by us and burst a cry of anger that has waited too long and you do not always comprimerez. »

 

The Historian Michel Winock rappelle : « What is remarkable, is that it pays tribute to all the camps. This is not a sectarian. For example, about the rights of man and citizen, Marxists say that these are formal rights, a mask that overshadow the true motivations, that is to say, the defense of the interests of the bourgeoisie. This is not the opinion of Jaurès ».
 

That's why, after a hundred years, still spoken extensively of this remarkable politician who marked the France.

 

Claude Dupras
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Europe

Un entretien avec Nicolas Sarkozy

Posted July 14, 2014 by Claude Dupras

Nicolas Sarkozy a eu un entretien avec l’écrivain français Jean-Marie Rouart sur la littérature, l’histoire et le pouvoir. Ce texte, publié dans le magazine Paris-Match du 10-16 juillet 2014, traite, inévitablement, de politique, même si ce n’était pas le sujet de la conversation. Il est fort intéressant et démontre un aspect important de l’homme politique. Voici quelques extraits des dires de l’ex-président français sur la politique et sur ce qui la touche :

« L’avantage avec la littérature c’est que ce n’est pas de l’ordre de la décision, mais de l’ordre de l’émotion… c’est l’histoire d’une vie et d’une permanence… elle n’est pas dans l’actualité.

Tout dans la vie est une question de partage. On a l’habitude dans la politique de parler du partage des revenus, du partage des responsabilités. Moi, au fond, ce que j’aime le plus c’est le partage des émotions. C’est le plus important. C’est ce qui est éternel. C’est ce qui ne change jamais.

Être journaliste est un métier magnifique. Parfois je me demande si tous ceux qui l’exercent ont gardé la même curiosité et le même appétit d’expliquer. Je pense que le journalisme doit être d’abord dans l’explication. Aujourd’hui il est trop systématiquement dans la démonstration.

…le pouvoir est un symptôme. C’est une conséquence. Ce n’est pas une fin. L’homme est brûlé par ses passions, et parfois il les place dans le pouvoir. Mais le pouvoir n’est qu’une conséquence d’un état incandescent et passionné.

…l’analyse froide, insensible d’un document dit parfois moins que le caractère chirurgical du romancier qui va plonger dans la tête et dans le cœur du personnage qu’il décrit.

Je conteste cette expression des « horreurs de la politique ». Je ne suis pas quelqu’un qui crache dans la soupe. …Il n’y a pas d’horreurs de la politique. Il y a la difficulté de la vie. La seule chose qui est vraie, c’est que la vie est dure, difficile, et qu’au fond c’est un coup de chance quand on est en bonne santé. C’est un miracle quand on n’a pas d’ennuis… Et d’ailleurs les ennuis n’arrivent jamais par d’où on les attend. Ce n’est pas la politique qui est dure, c’est la vie.

Franchement, la politique c’est une grande aventure humaine et je n’arrive pas à me limiter chez un homme à la seule description des actes et des évènements. Je m’intéresse plus à ce qu’il y a derrière.

Les onze années que le général de Gaulle passe à Colombey entre 1947 et 1958, sa psychologie, ses moments de doute, de désespoir, d’espérance, les trahisons qu’il subit, tout cela m’intéresse. Et le général de Gaulle, lâché par tout le monde en 1968, qui joue son va-tout en 1969 !

Il faut juger Napoléon…dans la continuité de l’Histoire de la France. De la monarchie à la IIIe république, il y a une logique : trop de stabilité avec les rois, trop d’instabilité avec la révolution et trop d’autorité avec l’empereur. Il a fallu toutes ces étapes pour arriver à la démocratie. …la Révolution française…a commencé avec les intellectuels et a fini avec les brutes. Napoléon est né de cela. L’empereur est le produit du chaos révolutionnaire. …Je pense à la collaboration et à Pétain. Il y a un continuum. Notre pays est fait de tout cela.

… la littérature, le cinéma, la peinture, l’art n’entrent pas dans l’ordre de l’exploitation politicienne. Je n’ai pas eu envie, dans le cadre du combat politique qui était le mien de me servir de la culture comme objet de communication. …alors que j’étais entouré de tant de souffrances et d’angoisses des Français, j’étais gêné à l’idée…de passer une minute… à disserter sur des sujets littéraires. Le président à mieux à faire que de commenter le football ou de parler de ses lectures.

Il y a trois choses consubstantielles à l’âme humaine : …la famille; ce que l’homme fait depuis l’origine : il prie…; …la création artistique.

…le rôle du créateur n’est pas un rôle politique. C’est une fonction de la transcendance. La seule chose qui restera de nos époques, c’est ce qu’on aura créé: l’art.

…Droite ou gauche, dans la littérature cela ne veut rien dire.

Il y a une fascination des hommes d’État pour les artistes et les écrivains. …l’homme d’État est au rythme de la démocratie, l’artiste tutoie l’éternité. C’est la grande inégalité entre eux.

Je suis résolument contre l’aplatissement du monde : une seule langue, une seule tradition. Je veux dire à ceux qui ne croient pas dans la pensée française, que le jour où ils n’auront plus de pensée, plus d’identité, qu’est-ce qu’ils auront à partager?

…quand on voit le cortège des cathédrales et des églises, comment peut-on contester nos origines ? La France n’est pas chrétienne, mais ses racines sont chrétiennes. Ce fut une erreur de ne pas parler des racines chrétiennes de l’Europe.

Je n’ai aucun obstacle à lire et à admirer des écrivains dont je ne partage pas les opinions. … Que Sartre ait des combats politiques très éloignés des miens, cela ne m’empêche pas de dire que c’est un géant quand il écrit.

Une passion vous consume à jamais. .. passion pour son pays, passion de convaincre… passion de partager. La question n’est pas de savoir si cette passion vous quitte, mais comment vous la vivez. C’est toute la question de l’âge. Accepter son âge, c’est d’être moins bon dans certains domaines, et de s’améliorer dans d’autres. La passion, c’est la même chose. Elle ne vous quitte pas, mais il faut pouvoir la vivre d’une autre façon ».

Les liens que les grands responsables politiques entretiennent avec la littérature, à travers les livres qu’ils ont lus ou lisent, livrent une vérité souvent plus large que leurs discours politiques.

En terminant son entrevue, Nicolas Sarkozy résume son entretien avec Jean-Marie Rouart « L’amour et l’art sont les deux seuls domaines où il n’y a pas de progrès ». Et la politique ?

Claude Dupras

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Les ingénieurs du futur et le Québec

Posted June 11, 2014 by Claude Dupras

Un article d’octobre 2013 de Roland Vardanega, président de la Société des ingénieurs Arts et Métiers de France et ancien président du directoire de PSA Peugeot-Citroën, que j’ai conservé, m’a particulièrement intéressé. Ce texte, publié dans le magazine français Le Point, me semble pertinent en rapport avec le futur du Québec et c’est pourquoi j’ai pensé en faire le sujet de mon blog d’aujourd’hui. Le voici:

« Quel ingénieur pour le XXIe siècle ? »

Comment en douter ? Le développement durable, l’urbanisation croissante de la planète, la recherche et le stockage de l’énergie, les besoins de mobilité qui, partout, vont croître avec le niveau de vie et qui poseront de nouveaux problèmes à l’humanité tout entière, l’alimentation et l’eau pour 9 milliards d’individus avec, là encore, des difficultés insoupçonnables en termes de santé, de vieillissement de la population, de gestion des déchets…, les ingénieurs vont avoir du travail.

C’est par un travail collaboratif que les progrès seront faits. Des ingénieurs spécialisés, des experts resteront bien sûr nécessaires. Mais le temps du chef d’orchestre est arrivé, l’homme qui fédère les compétences, anime les équipes.

Les qualités demandées seront celles d’un chef qui fait grandir ses collaborateurs, qui fait jouer tout l’orchestre, et pas seulement quelques individualités. Ce siècle sera complexe et imprévisible et les ingénieurs n’auront pour seule boussole que leur éthique, leurs valeurs et leur aptitude aux relations humaines. Ils devront avoir du charisme et être aussi à l’aise avec le « top management » qu’avec les collaborateurs et les subordonnés.

Les ingénieurs qui auront du succès seront ceux capables de transformer les avancées de la science en innovations accessibles aux populations.

Enfin, l’ingénieur du XXIe siècle ne sera pas ingénieur une fois pour toutes. Il devra sans cesse apprendre, s’adapter, se remettre en cause. Il devra aussi être ouvert sur le monde, sur les autres, les avancées technologiques. Il vivra plusieurs vies. »

Le Québec est un des centres importants du monde en écoles de génie. Polytechnique, McGill, ETS, Concordia, Laval et l’UQ produisent annuellement plus de 3 200 ingénieurs. Si j’en juge par Polytechnique avec laquelle je suis plus familier, ces écoles s’adaptent aux problèmes de la population mondiale et ajustent continuellement leur curriculum, leurs facilités, leurs laboratoires… et leurs enseignements particuliers pour préparer des ingénieurs à la hauteur des tâches qui les attendent.

Montréal est aussi le chef-lieu de certaines des plus grandes firmes d’ingénierie du monde et d’entreprises industrielles, manufacturières, pharmaceutiques et autres de grande importance.

Parmi celles de génie, on retrouve : SNC-Lavalin, 8e au monde, avec ses 40 000 employés qui œuvrent dans 40 pays, WSP (ex-Genivar), 16e au monde avec ses 20 000 employés dans 30 pays et plusieurs autres firmes importantes de 2 000 à 4 000 employés et qui continueront à croître durant les prochaines années. Sans oublier les innombrables firmes de moyenne et petite tailles hautement spécialisées et qui sont fort compétentes dans toutes les sphères des sciences appliquées. Plusieurs de ces dernières œuvrent aussi à l’étranger. À elles s’ajoutent des firmes internationales comme Aecom (4e au monde) venues s’implanter au Québec en achetant des boîtes d’envergure comme Tecsult, spécialisée en barrages hydro-électrique.

Dans les industries et manufactures telles, l’avionnerie, le transport, la fabrication, l’environnement, l’épuration des eaux, les mines, etc… des ingénieurs de haute qualité œuvrent et sont de plus en plus nécessaires et recherchés pour leur qualité d’organisation de projets.

Malgré l’année éprouvante que viennent de traverser plusieurs des firmes de génie québécoises suite aux révélations de la Commission Charbonneau sur la nature du financement politique qu’elles pratiquaient pour obtenir des mandats gouvernementaux du Québec, un fait demeure : leur compétence. Et c’est sur cette base que l’avenir doit se bâtir.

Ce savoir-faire de nos ingénieurs est reconnu dans tous les coins de notre planète où ils l’ont démontré. Déjà, un très grand nombre d’entre eux sont de bons gérants de projet, des managers efficaces. Les qualités nécessaires à la gérance n’étant pas nécessairement innées dans chaque individu, ni vraiment enseignées dans le passé, les circonstances ont exigé qu’ils les acquièrent sur le tas.

La progression impensable de l’importance de l’engineering depuis soixante ans dans le monde, nous laisse imaginer ce qui s’en vient dans le prochain siècle. L’envergure et la complexité de la réalisation des projets futurs, quelle que soit leur nature, nécessiteront l’apport d’ingénieurs pour la coordination d’équipe composées de spécialistes, de scientifiques et d’experts de toutes catégories. De même pour les recherches, l’accompagnement individuel ou organisationnel, la communication interculturelle, la formation, etc… Il devient donc essentiel que de plus en plus d’ingénieurs soient capables de remplir de tels rôles et que nos écoles de génie puissent les y préparer en incorporant, dans les cours, des initiations au développement de la personnalité, aux relations humaines, à la gérance avancée et au leadership. Après avoir obtenu leur baccalauréat en génie, il sera utile pour les nouveaux diplômés d’en obtenir un deuxième dans une des spécialités qui touchent les sujets que je viens de mentionner.

De son côté, notre gouvernement devra toujours être au fait du futur prometteur de l’engineering dans le monde et de la position unique du Québec face à cette opportunité. Pour maintenir et améliorer sa position, il devra constamment assurer le développement et le perfectionnement de nos écoles de génie afin qu’elles demeurent dans le top mondial et que nous produisions de plus en plus d’ingénieurs à la fine pointe de la demande. Il devra faire en sorte que nos firmes d’ingénieurs maintiennent leur siège social au Québec et que nos entreprises opèrent leurs usines sur notre territoire, le plus possible. Tout cela se traduira par une économie québécoise plus dynamique et riche.

Le Québec : endroit par excellence du génie dans le monde. Pourquoi pas ? Les meilleurs étudiants viendront étudier chez nous, car nos écoles seront les meilleures. Nos diplômés seront les plus prêts à relever les défis nouveaux. Nos firmes d’ingénieurs et nos entreprises seront dynamiques et d’avant-garde. Les nouveaux ingénieurs étrangers diplômés de nos écoles, dont les Français, voudront y travailler et s’implanter chez nous de façon permanente.

Le texte de Roland Vardanega devrait être le guide des jeunes ingénieurs québécois afin qu’ils comprennent bien l’importance de la formation continue qui leur permettra, en tout temps de leur carrière, d’être de meilleurs ingénieurs et des managers efficaces capables de répondre aux grands défis de demain.

Claude Dupras

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Les politiciens, les routes, les ponts

Posted May 12, 2014 by Claude Dupras

La Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction, la commission Charbonneau, a mis en évidence cette semaine l’ex-ministre péquiste Guy Chevrette qui a été longtemps ministre de différents ministères du gouvernement du Québec, dont celui du Transport. Il a été accusé, au début des séances publiques que tient la Commission, par un organisateur politique d’avoir reçu un montant de 100 000$ pour la construction d’une route, la 125 nord, au coût de 23 millions de $ dans son comté.

Chevrette a défendu férocement sa probité, son intégrité et a tout nié en rapport avec le présumé montant reçu. On ne pouvait s’attendre à autre chose. Mais ce qui a été plus révélateur, c’est son affirmation à l’effet que « le choix de la réalisation de grand projets routiers au Québec est politique ».

La 125 nord est une route (de qualité autoroute), en pleine forêt et montagnes, longue de plus de 40 de km. Depuis son ouverture au public, elle est très peu fréquentée. Je l’ai parcourue hier pour vérifier la véracité de cette affirmation et je n’ai croisé que trois automobiles qui venaient en sens contraire et des dizaines de cyclistes. J’ai compris pourquoi elle a le surnom « de la plus belle route cycliste au Québec ». C’est Chevrette qui a décidé de la construire supposément, dit-il, « pour des raisons de développement touristique de sa région de Lanaudière ». Les spécialistes du ministère du Transport, responsables de l’analyse des besoins routiers au Québec, sont venus témoigner à la Commission pour affirmer qu’ils n’étaient pas en accord avec la construction de cette nouvelle route 125 nord puisqu’ils ne pouvaient en démontrer la nécessité.

Pour justifier son raisonnement, Chevrette a donné cinq exemples de cas similaires de routes construites durant les dernières années, dont l’autoroute qui mène de la ville de Québec au Saguenay et l’autoroute 55 qui s’étend de la frontière canado-américaine (route de Boston) à la transcanadienne. Je connais ces deux autoroutes. Elles sont somptueuses et se déroulent dans un décor naturel de toute beauté. Mais elles sont peu achalandées et leur réalisation a coûté très cher.

Il me semble clair que les projets mentionnés plus haut font la preuve que la réalisation de grands projets routiers doit être basée sur des études de circulation sérieuses et qu’aucun projet de cette nature ne peut être accepté par les élus sans la recommandation des hauts fonctionnaires experts du ministère. Ce n’est pas à un député-ministre, qui ne s’y connaît pas en la matière, de décider et d’imposer une telle dépense à l’ensemble des Québécois, pour accroître sa popularité locale.

Le Québec fait face à des déficits importants et à un surendettement qui dépasse ses moyens. Cela est dû au laisser-aller politicien des dernières années durant lesquelles la manne a été distribuée aux Québécois qui en demandaient toujours davantage. Malheureusement, elle n’était pas providentielle ni miraculeuse mais générée par nos emprunts. Et aujourd’hui, le nouveau gouvernement Couillard se voit obligé de proposer de prendre des bouchées doubles de coupures budgétaires pour resolidifier d’urgence les finances du Québec. Ça va faire mal !

Du côté du gouvernement fédéral, la situation financière se présente mieux. Le gouvernement conservateur du PM Stephen Harper a vite reconnu le danger qui l’affrontait. Il a eu le courage de prendre les grands moyens et de réduire appréciablement les dépenses gouvernementales. Au point que l’an prochain, le Canada aura un surplus budgétaire et sera en mesure de commencer à rembourser sa dette et de diminuer les impôts des Canadiens.

Cela n’a pas été réalisé facilement. Plusieurs restrictions budgétaires ont été critiquées vivement lorsqu’elles se sont faites sentir, dont certaines avec raison, comme celles qui affectent l’émancipation de la langue française au pays. Je ne suis pas un grand « fan » du PM Harper. Je le trouve insensible face aux demandes du Québec et considère que cette attitude nuit à l’unité canadienne. Mais il faut reconnaître qu’il a réussi à mettre les finances du Canada en ordre et qu’aujourd’hui cela est à notre avantage. Lorsque nous nous comparons aux USA, à la France, à la Grande Bretagne, à l’Italie, à l’Espagne, à la Grèce et à très grand nombre d’autres pays, nous pouvons dire à Harper : Bravo!

La question du jour dans la région métropolitaine de Montréal est la construction d’un nouveau pont pour remplacer l’important pont Champlain tombé en désuétude. Infrastructure fédérale, Harper a décidé qu’elle sera payée grâce aux revenus d’un système électronique intelligent de péage pour chaque véhicule traversant le pont, ce qui ne nécessitera aucun arrêt et n’alourdira pas la circulation.

Devant cette proposition, la voix des utilisateurs s’est aussitôt élevée et la complainte a été reprise fortement par tous les politiciens québécois dont les commettants sont touchés par cette décision. En chœur, ils critiquent vertement la décision du gouvernement d’Ottawa et réclament la gratuité pour le passage sur le pont. Pourtant, on parle d’un investissement qui dépasse quelques milliards de $.

Les deux derniers ponts construits à Laval et à Beauharnois sont à péage, avec le même genre de système, et personne n’a vraiment critiqué ces décisions. Le grand pont de la Confédération dans les maritimes est payant. Partout au monde de nouveaux ponts et des autoroutes sont payants. En Écosse, par exemple, c’est payant et on peut payer le passage, contrôlé électroniquement, dans tout dépanneur si on n’est pas abonné.

Si nous voulons un gouvernement qui vit selon ses moyens, on ne peut ajouter cette dépense, comme d’autres, à celles de l’état fédéral. Certains disent que les autres ponts qui traversent le fleuve aux extrémités de l’île de Montréal seront surchargés d’automobiles puisqu’ils seront sans péage. C’est un argument gratuit qui n’est pas prouvé et pour lequel certains experts disent le contraire. D’autres estiment que le fardeau monétaire annuel du péage pour les propriétaires de véhicules qui quotidiennement entrent et sortent de Montréal sera trop fort. Ils oublient qu’il y a à peine quelques années, nous n’avions pas de charges d’internet et de cellulaire et qu’aujourd’hui presque tout le monde paye de 60 à 100$ par mois pour ces services. Nous nous sommes adaptés. C’est ce qu’on appelle le progrès.

Nous aurons besoin de plus en plus de rénover nos grandes infrastructures et d’en construire de nouvelles dans le futur et les usagers devront les payer. Notre population est vieillissante, nos besoins sociaux et autres grandissants et pour rencontrer leurs obligations nos gouvernements devront en avoir les moyens. On ne peut continuellement s’endetter et laisser cette charge pesante aux générations futures.

Que les politiciens locaux cessent de ne penser qu’à leur niveau de popularité et à leur réélection ! Qu’ils laissent la fonction publique faire son boulot ! Qu’ils réalisent la difficile situation financière dans laquelle nous sommes plongés et qu’ils agissent avec responsabilité !

Le Québec et le Canada doivent être financièrement solides pour faire face aux besoins de demain de leurs populations et aux défis d’avenir. Le seul vrai moyen est que chacun fasse sa part, tous les jours.

Claude Dupras

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My Photo in Spanish National Geographic Traveler Magazine

Posted March 20, 2014 by Darren

Through some fluke of circumstance, one of my photos is in the Spanish edition of National Geographic Traveler magazine.

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How to cycle the Canal du Midi

Posted December 31, 2013 by Darren

This 220 km canal in the south of France offers a gentle trip through the countryside, full of boozy lunches and quaint medieval towns.

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