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Canada

World War 3 …. here we come, nukes and all

Posted July 29, 2014 by MariaS

Watch the vid to the end and see if you can catch anything amiss with what the IMF woman says. It’s to do with numbers. I will update this post 24 hrs from now to give the answer. 
Hint: She made the statement in January 2014. 

Update …

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Fingerz in Ze Noseuh

Posted July 22, 2014 by Zhu

“Fingers in the nose!” I laughed. “Les doigts dans le nez—it’s a French idiom, it’s used to describe something that’s super easy. I guess they want to show that buying the pass is the easiest and cheapest way to ride the tramway.”

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Europe

Un entretien avec Nicolas Sarkozy

Posted July 14, 2014 by Claude Dupras

Nicolas Sarkozy a eu un entretien avec l’écrivain français Jean-Marie Rouart sur la littérature, l’histoire et le pouvoir. Ce texte, publié dans le magazine Paris-Match du 10-16 juillet 2014, traite, inévitablement, de politique, même si ce n’était pas le sujet de la conversation. Il est fort intéressant et démontre un aspect important de l’homme politique. Voici quelques extraits des dires de l’ex-président français sur la politique et sur ce qui la touche :

« L’avantage avec la littérature c’est que ce n’est pas de l’ordre de la décision, mais de l’ordre de l’émotion… c’est l’histoire d’une vie et d’une permanence… elle n’est pas dans l’actualité.

Tout dans la vie est une question de partage. On a l’habitude dans la politique de parler du partage des revenus, du partage des responsabilités. Moi, au fond, ce que j’aime le plus c’est le partage des émotions. C’est le plus important. C’est ce qui est éternel. C’est ce qui ne change jamais.

Être journaliste est un métier magnifique. Parfois je me demande si tous ceux qui l’exercent ont gardé la même curiosité et le même appétit d’expliquer. Je pense que le journalisme doit être d’abord dans l’explication. Aujourd’hui il est trop systématiquement dans la démonstration.

…le pouvoir est un symptôme. C’est une conséquence. Ce n’est pas une fin. L’homme est brûlé par ses passions, et parfois il les place dans le pouvoir. Mais le pouvoir n’est qu’une conséquence d’un état incandescent et passionné.

…l’analyse froide, insensible d’un document dit parfois moins que le caractère chirurgical du romancier qui va plonger dans la tête et dans le cœur du personnage qu’il décrit.

Je conteste cette expression des « horreurs de la politique ». Je ne suis pas quelqu’un qui crache dans la soupe. …Il n’y a pas d’horreurs de la politique. Il y a la difficulté de la vie. La seule chose qui est vraie, c’est que la vie est dure, difficile, et qu’au fond c’est un coup de chance quand on est en bonne santé. C’est un miracle quand on n’a pas d’ennuis… Et d’ailleurs les ennuis n’arrivent jamais par d’où on les attend. Ce n’est pas la politique qui est dure, c’est la vie.

Franchement, la politique c’est une grande aventure humaine et je n’arrive pas à me limiter chez un homme à la seule description des actes et des évènements. Je m’intéresse plus à ce qu’il y a derrière.

Les onze années que le général de Gaulle passe à Colombey entre 1947 et 1958, sa psychologie, ses moments de doute, de désespoir, d’espérance, les trahisons qu’il subit, tout cela m’intéresse. Et le général de Gaulle, lâché par tout le monde en 1968, qui joue son va-tout en 1969 !

Il faut juger Napoléon…dans la continuité de l’Histoire de la France. De la monarchie à la IIIe république, il y a une logique : trop de stabilité avec les rois, trop d’instabilité avec la révolution et trop d’autorité avec l’empereur. Il a fallu toutes ces étapes pour arriver à la démocratie. …la Révolution française…a commencé avec les intellectuels et a fini avec les brutes. Napoléon est né de cela. L’empereur est le produit du chaos révolutionnaire. …Je pense à la collaboration et à Pétain. Il y a un continuum. Notre pays est fait de tout cela.

… la littérature, le cinéma, la peinture, l’art n’entrent pas dans l’ordre de l’exploitation politicienne. Je n’ai pas eu envie, dans le cadre du combat politique qui était le mien de me servir de la culture comme objet de communication. …alors que j’étais entouré de tant de souffrances et d’angoisses des Français, j’étais gêné à l’idée…de passer une minute… à disserter sur des sujets littéraires. Le président à mieux à faire que de commenter le football ou de parler de ses lectures.

Il y a trois choses consubstantielles à l’âme humaine : …la famille; ce que l’homme fait depuis l’origine : il prie…; …la création artistique.

…le rôle du créateur n’est pas un rôle politique. C’est une fonction de la transcendance. La seule chose qui restera de nos époques, c’est ce qu’on aura créé: l’art.

…Droite ou gauche, dans la littérature cela ne veut rien dire.

Il y a une fascination des hommes d’État pour les artistes et les écrivains. …l’homme d’État est au rythme de la démocratie, l’artiste tutoie l’éternité. C’est la grande inégalité entre eux.

Je suis résolument contre l’aplatissement du monde : une seule langue, une seule tradition. Je veux dire à ceux qui ne croient pas dans la pensée française, que le jour où ils n’auront plus de pensée, plus d’identité, qu’est-ce qu’ils auront à partager?

…quand on voit le cortège des cathédrales et des églises, comment peut-on contester nos origines ? La France n’est pas chrétienne, mais ses racines sont chrétiennes. Ce fut une erreur de ne pas parler des racines chrétiennes de l’Europe.

Je n’ai aucun obstacle à lire et à admirer des écrivains dont je ne partage pas les opinions. … Que Sartre ait des combats politiques très éloignés des miens, cela ne m’empêche pas de dire que c’est un géant quand il écrit.

Une passion vous consume à jamais. .. passion pour son pays, passion de convaincre… passion de partager. La question n’est pas de savoir si cette passion vous quitte, mais comment vous la vivez. C’est toute la question de l’âge. Accepter son âge, c’est d’être moins bon dans certains domaines, et de s’améliorer dans d’autres. La passion, c’est la même chose. Elle ne vous quitte pas, mais il faut pouvoir la vivre d’une autre façon ».

Les liens que les grands responsables politiques entretiennent avec la littérature, à travers les livres qu’ils ont lus ou lisent, livrent une vérité souvent plus large que leurs discours politiques.

En terminant son entrevue, Nicolas Sarkozy résume son entretien avec Jean-Marie Rouart « L’amour et l’art sont les deux seuls domaines où il n’y a pas de progrès ». Et la politique ?

Claude Dupras

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Les ingénieurs du futur et le Québec

Posted June 11, 2014 by Claude Dupras

Un article d’octobre 2013 de Roland Vardanega, président de la Société des ingénieurs Arts et Métiers de France et ancien président du directoire de PSA Peugeot-Citroën, que j’ai conservé, m’a particulièrement intéressé. Ce texte, publié dans le magazine français Le Point, me semble pertinent en rapport avec le futur du Québec et c’est pourquoi j’ai pensé en faire le sujet de mon blog d’aujourd’hui. Le voici:

« Quel ingénieur pour le XXIe siècle ? »

Comment en douter ? Le développement durable, l’urbanisation croissante de la planète, la recherche et le stockage de l’énergie, les besoins de mobilité qui, partout, vont croître avec le niveau de vie et qui poseront de nouveaux problèmes à l’humanité tout entière, l’alimentation et l’eau pour 9 milliards d’individus avec, là encore, des difficultés insoupçonnables en termes de santé, de vieillissement de la population, de gestion des déchets…, les ingénieurs vont avoir du travail.

C’est par un travail collaboratif que les progrès seront faits. Des ingénieurs spécialisés, des experts resteront bien sûr nécessaires. Mais le temps du chef d’orchestre est arrivé, l’homme qui fédère les compétences, anime les équipes.

Les qualités demandées seront celles d’un chef qui fait grandir ses collaborateurs, qui fait jouer tout l’orchestre, et pas seulement quelques individualités. Ce siècle sera complexe et imprévisible et les ingénieurs n’auront pour seule boussole que leur éthique, leurs valeurs et leur aptitude aux relations humaines. Ils devront avoir du charisme et être aussi à l’aise avec le « top management » qu’avec les collaborateurs et les subordonnés.

Les ingénieurs qui auront du succès seront ceux capables de transformer les avancées de la science en innovations accessibles aux populations.

Enfin, l’ingénieur du XXIe siècle ne sera pas ingénieur une fois pour toutes. Il devra sans cesse apprendre, s’adapter, se remettre en cause. Il devra aussi être ouvert sur le monde, sur les autres, les avancées technologiques. Il vivra plusieurs vies. »

Le Québec est un des centres importants du monde en écoles de génie. Polytechnique, McGill, ETS, Concordia, Laval et l’UQ produisent annuellement plus de 3 200 ingénieurs. Si j’en juge par Polytechnique avec laquelle je suis plus familier, ces écoles s’adaptent aux problèmes de la population mondiale et ajustent continuellement leur curriculum, leurs facilités, leurs laboratoires… et leurs enseignements particuliers pour préparer des ingénieurs à la hauteur des tâches qui les attendent.

Montréal est aussi le chef-lieu de certaines des plus grandes firmes d’ingénierie du monde et d’entreprises industrielles, manufacturières, pharmaceutiques et autres de grande importance.

Parmi celles de génie, on retrouve : SNC-Lavalin, 8e au monde, avec ses 40 000 employés qui œuvrent dans 40 pays, WSP (ex-Genivar), 16e au monde avec ses 20 000 employés dans 30 pays et plusieurs autres firmes importantes de 2 000 à 4 000 employés et qui continueront à croître durant les prochaines années. Sans oublier les innombrables firmes de moyenne et petite tailles hautement spécialisées et qui sont fort compétentes dans toutes les sphères des sciences appliquées. Plusieurs de ces dernières œuvrent aussi à l’étranger. À elles s’ajoutent des firmes internationales comme Aecom (4e au monde) venues s’implanter au Québec en achetant des boîtes d’envergure comme Tecsult, spécialisée en barrages hydro-électrique.

Dans les industries et manufactures telles, l’avionnerie, le transport, la fabrication, l’environnement, l’épuration des eaux, les mines, etc… des ingénieurs de haute qualité œuvrent et sont de plus en plus nécessaires et recherchés pour leur qualité d’organisation de projets.

Malgré l’année éprouvante que viennent de traverser plusieurs des firmes de génie québécoises suite aux révélations de la Commission Charbonneau sur la nature du financement politique qu’elles pratiquaient pour obtenir des mandats gouvernementaux du Québec, un fait demeure : leur compétence. Et c’est sur cette base que l’avenir doit se bâtir.

Ce savoir-faire de nos ingénieurs est reconnu dans tous les coins de notre planète où ils l’ont démontré. Déjà, un très grand nombre d’entre eux sont de bons gérants de projet, des managers efficaces. Les qualités nécessaires à la gérance n’étant pas nécessairement innées dans chaque individu, ni vraiment enseignées dans le passé, les circonstances ont exigé qu’ils les acquièrent sur le tas.

La progression impensable de l’importance de l’engineering depuis soixante ans dans le monde, nous laisse imaginer ce qui s’en vient dans le prochain siècle. L’envergure et la complexité de la réalisation des projets futurs, quelle que soit leur nature, nécessiteront l’apport d’ingénieurs pour la coordination d’équipe composées de spécialistes, de scientifiques et d’experts de toutes catégories. De même pour les recherches, l’accompagnement individuel ou organisationnel, la communication interculturelle, la formation, etc… Il devient donc essentiel que de plus en plus d’ingénieurs soient capables de remplir de tels rôles et que nos écoles de génie puissent les y préparer en incorporant, dans les cours, des initiations au développement de la personnalité, aux relations humaines, à la gérance avancée et au leadership. Après avoir obtenu leur baccalauréat en génie, il sera utile pour les nouveaux diplômés d’en obtenir un deuxième dans une des spécialités qui touchent les sujets que je viens de mentionner.

De son côté, notre gouvernement devra toujours être au fait du futur prometteur de l’engineering dans le monde et de la position unique du Québec face à cette opportunité. Pour maintenir et améliorer sa position, il devra constamment assurer le développement et le perfectionnement de nos écoles de génie afin qu’elles demeurent dans le top mondial et que nous produisions de plus en plus d’ingénieurs à la fine pointe de la demande. Il devra faire en sorte que nos firmes d’ingénieurs maintiennent leur siège social au Québec et que nos entreprises opèrent leurs usines sur notre territoire, le plus possible. Tout cela se traduira par une économie québécoise plus dynamique et riche.

Le Québec : endroit par excellence du génie dans le monde. Pourquoi pas ? Les meilleurs étudiants viendront étudier chez nous, car nos écoles seront les meilleures. Nos diplômés seront les plus prêts à relever les défis nouveaux. Nos firmes d’ingénieurs et nos entreprises seront dynamiques et d’avant-garde. Les nouveaux ingénieurs étrangers diplômés de nos écoles, dont les Français, voudront y travailler et s’implanter chez nous de façon permanente.

Le texte de Roland Vardanega devrait être le guide des jeunes ingénieurs québécois afin qu’ils comprennent bien l’importance de la formation continue qui leur permettra, en tout temps de leur carrière, d’être de meilleurs ingénieurs et des managers efficaces capables de répondre aux grands défis de demain.

Claude Dupras

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Les politiciens, les routes, les ponts

Posted May 12, 2014 by Claude Dupras

La Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction, la commission Charbonneau, a mis en évidence cette semaine l’ex-ministre péquiste Guy Chevrette qui a été longtemps ministre de différents ministères du gouvernement du Québec, dont celui du Transport. Il a été accusé, au début des séances publiques que tient la Commission, par un organisateur politique d’avoir reçu un montant de 100 000$ pour la construction d’une route, la 125 nord, au coût de 23 millions de $ dans son comté.

Chevrette a défendu férocement sa probité, son intégrité et a tout nié en rapport avec le présumé montant reçu. On ne pouvait s’attendre à autre chose. Mais ce qui a été plus révélateur, c’est son affirmation à l’effet que « le choix de la réalisation de grand projets routiers au Québec est politique ».

La 125 nord est une route (de qualité autoroute), en pleine forêt et montagnes, longue de plus de 40 de km. Depuis son ouverture au public, elle est très peu fréquentée. Je l’ai parcourue hier pour vérifier la véracité de cette affirmation et je n’ai croisé que trois automobiles qui venaient en sens contraire et des dizaines de cyclistes. J’ai compris pourquoi elle a le surnom « de la plus belle route cycliste au Québec ». C’est Chevrette qui a décidé de la construire supposément, dit-il, « pour des raisons de développement touristique de sa région de Lanaudière ». Les spécialistes du ministère du Transport, responsables de l’analyse des besoins routiers au Québec, sont venus témoigner à la Commission pour affirmer qu’ils n’étaient pas en accord avec la construction de cette nouvelle route 125 nord puisqu’ils ne pouvaient en démontrer la nécessité.

Pour justifier son raisonnement, Chevrette a donné cinq exemples de cas similaires de routes construites durant les dernières années, dont l’autoroute qui mène de la ville de Québec au Saguenay et l’autoroute 55 qui s’étend de la frontière canado-américaine (route de Boston) à la transcanadienne. Je connais ces deux autoroutes. Elles sont somptueuses et se déroulent dans un décor naturel de toute beauté. Mais elles sont peu achalandées et leur réalisation a coûté très cher.

Il me semble clair que les projets mentionnés plus haut font la preuve que la réalisation de grands projets routiers doit être basée sur des études de circulation sérieuses et qu’aucun projet de cette nature ne peut être accepté par les élus sans la recommandation des hauts fonctionnaires experts du ministère. Ce n’est pas à un député-ministre, qui ne s’y connaît pas en la matière, de décider et d’imposer une telle dépense à l’ensemble des Québécois, pour accroître sa popularité locale.

Le Québec fait face à des déficits importants et à un surendettement qui dépasse ses moyens. Cela est dû au laisser-aller politicien des dernières années durant lesquelles la manne a été distribuée aux Québécois qui en demandaient toujours davantage. Malheureusement, elle n’était pas providentielle ni miraculeuse mais générée par nos emprunts. Et aujourd’hui, le nouveau gouvernement Couillard se voit obligé de proposer de prendre des bouchées doubles de coupures budgétaires pour resolidifier d’urgence les finances du Québec. Ça va faire mal !

Du côté du gouvernement fédéral, la situation financière se présente mieux. Le gouvernement conservateur du PM Stephen Harper a vite reconnu le danger qui l’affrontait. Il a eu le courage de prendre les grands moyens et de réduire appréciablement les dépenses gouvernementales. Au point que l’an prochain, le Canada aura un surplus budgétaire et sera en mesure de commencer à rembourser sa dette et de diminuer les impôts des Canadiens.

Cela n’a pas été réalisé facilement. Plusieurs restrictions budgétaires ont été critiquées vivement lorsqu’elles se sont faites sentir, dont certaines avec raison, comme celles qui affectent l’émancipation de la langue française au pays. Je ne suis pas un grand « fan » du PM Harper. Je le trouve insensible face aux demandes du Québec et considère que cette attitude nuit à l’unité canadienne. Mais il faut reconnaître qu’il a réussi à mettre les finances du Canada en ordre et qu’aujourd’hui cela est à notre avantage. Lorsque nous nous comparons aux USA, à la France, à la Grande Bretagne, à l’Italie, à l’Espagne, à la Grèce et à très grand nombre d’autres pays, nous pouvons dire à Harper : Bravo!

La question du jour dans la région métropolitaine de Montréal est la construction d’un nouveau pont pour remplacer l’important pont Champlain tombé en désuétude. Infrastructure fédérale, Harper a décidé qu’elle sera payée grâce aux revenus d’un système électronique intelligent de péage pour chaque véhicule traversant le pont, ce qui ne nécessitera aucun arrêt et n’alourdira pas la circulation.

Devant cette proposition, la voix des utilisateurs s’est aussitôt élevée et la complainte a été reprise fortement par tous les politiciens québécois dont les commettants sont touchés par cette décision. En chœur, ils critiquent vertement la décision du gouvernement d’Ottawa et réclament la gratuité pour le passage sur le pont. Pourtant, on parle d’un investissement qui dépasse quelques milliards de $.

Les deux derniers ponts construits à Laval et à Beauharnois sont à péage, avec le même genre de système, et personne n’a vraiment critiqué ces décisions. Le grand pont de la Confédération dans les maritimes est payant. Partout au monde de nouveaux ponts et des autoroutes sont payants. En Écosse, par exemple, c’est payant et on peut payer le passage, contrôlé électroniquement, dans tout dépanneur si on n’est pas abonné.

Si nous voulons un gouvernement qui vit selon ses moyens, on ne peut ajouter cette dépense, comme d’autres, à celles de l’état fédéral. Certains disent que les autres ponts qui traversent le fleuve aux extrémités de l’île de Montréal seront surchargés d’automobiles puisqu’ils seront sans péage. C’est un argument gratuit qui n’est pas prouvé et pour lequel certains experts disent le contraire. D’autres estiment que le fardeau monétaire annuel du péage pour les propriétaires de véhicules qui quotidiennement entrent et sortent de Montréal sera trop fort. Ils oublient qu’il y a à peine quelques années, nous n’avions pas de charges d’internet et de cellulaire et qu’aujourd’hui presque tout le monde paye de 60 à 100$ par mois pour ces services. Nous nous sommes adaptés. C’est ce qu’on appelle le progrès.

Nous aurons besoin de plus en plus de rénover nos grandes infrastructures et d’en construire de nouvelles dans le futur et les usagers devront les payer. Notre population est vieillissante, nos besoins sociaux et autres grandissants et pour rencontrer leurs obligations nos gouvernements devront en avoir les moyens. On ne peut continuellement s’endetter et laisser cette charge pesante aux générations futures.

Que les politiciens locaux cessent de ne penser qu’à leur niveau de popularité et à leur réélection ! Qu’ils laissent la fonction publique faire son boulot ! Qu’ils réalisent la difficile situation financière dans laquelle nous sommes plongés et qu’ils agissent avec responsabilité !

Le Québec et le Canada doivent être financièrement solides pour faire face aux besoins de demain de leurs populations et aux défis d’avenir. Le seul vrai moyen est que chacun fasse sa part, tous les jours.

Claude Dupras

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My Photo in Spanish National Geographic Traveler Magazine

Posted March 20, 2014 by Darren

Through some fluke of circumstance, one of my photos is in the Spanish edition of National Geographic Traveler magazine.

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Canada

Le parachutage politique de PKP

Posted March 9, 2014 by Claude Dupras

C’est l’année des parachutages politiques au Québec. Le parachuté d’aujourd’hui est Pierre-Karl Péladeau (PKP), comme candidat du Parti Québécois (PQ) dans le comté de Saint-Jérôme pour l’élection générale québécoise du 7 avril prochain. Ce parachutage est sûrement décevant pour plusieurs membres du PQ de ce comté car PKP n’a aucune attache à la mandature visée. Ce privilège politique qu’a accordé la première ministre Pauline Marois à cet homme d’affaires a été fait aux dépens des candidatures locales.

Pourtant le PQ se targue d’être un parti démocratique. Il l’était, mais l’est-il encore si on en juge par les nombreux parachutages que Pauline Marois a fait récemment ici et là au Québec ? Si elle avait insisté pour que Péladeau soit candidat à la convention pour le choix du candidat où les membres PQ du comté St-Jérôme pouvaient voter et l’auraient appuyé publiquement, cela aurait été normal et PKP aurait probablement gagné. Mais la stratégie électorale de Marois requiert des éléments-surprises pour marquer l’esprit des électeurs et une candidature telle que celle de PKP en est un bon. D’autant plus que ce dernier a affirmé publiquement, il y a une semaine, qu’il ne serait pas candidat.

Le PQ n’est pas le seul à agir ainsi car de plus en plus les autres partis font de même. En France, c’est la normalité. Alors pourquoi devenir membre d’un parti si on ne peut prendre part à toutes les décisions qui ont rapport à notre comté ou si on ne peut rêver de devenir député du comté. C’est sûrement une décision qui affecte négativement le membership d’un parti dans un comté et par conséquent son action politique.

J’ai écrit un blog le 20 avril 2013 intitulé “Un géant Pierre-Karl Péladeau” qui illustre qui il est. On peut le trouver sur mon blog avec la boîte “Rechercher” ou en utilisant le lien suivant: http://claudedupras.blogspot.com/2013/04/un-geant-pierre-karl-peladeau.html.

Aujourd’hui, nous avons la confirmation où il loge politiquement. Pierre-Karl Péladeau est un séparatiste. Il veut que le Québec quitte l’ensemble Canadien. Sur ce plan, je ne le suis pas. La décision des électeurs de Saint-Jérôme devrait donc porter sur le choix suivant, d’un côté le Canada et de l’autre PKP.

Mes ancêtres qui venaient justement de St-Jérôme et de la région des Laurentides du curé Labelle ont bûché dur et travaillé sans relâche pour que le Canada se développe et soit uni et que le Québec soit fort et politiquement autonome. Aujourd’hui, ces objectifs ont été atteints. Le pays est un des meilleurs, un des plus riches et le deuxième plus grand pays au monde. Le Québec a un gouvernement fort avec une très grande autonomie politique. Je tiens trop au Canada pour mes descendants pour le laisser aller aux mains de mes compatriotes des autres provinces. Je considère que ce serait une erreur magistrale pour l’avenir de tous nos jeunes québécois de se départir d’une telle richesse et des possibilités d’avenir qu’il leurs offre.

Claude Dupras

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Canada

Le crucifix, thème de la prochaine élection québécoise

Posted February 6, 2014 by Claude Dupras

La solidarité des Canadiens-français et la fibre politique que la France leur a léguée constituent les raisons principales de leur présence relativement importante au Canada. De peuple conquis, bafoué, diminué, la nation canadienne-française a trouvé les grands chefs politiques et religieux dont elle avait besoin pour remporter des victoires importantes. Elle a toujours su tirer son épingle du jeu, même quand les règles établies visaient à la contrôler, l’assimiler ou l’angliciser. Le Clergé lui a enseigné la solidarité, ce qui l’a sauvé des jours noirs depuis la conquête et lui a permis de vaincre, de se maintenir et de progresser. Les hommes politiques ont su bénéficier de cette solidarité pour défendre la place du peuple français d’Amérique dans ce grand pays et assurer leur survivance.

De 66 000 Canadiens-français au moment de la conquête, nous sommes, aujourd’hui, plus de 8 millions sur le territoire canadien et cela malgré le départ, à partir de 1861, de milliers d’émigrés Québécois vers les filatures du Nord-Est des USA à cause du manque de travail. Ils y sont restés et ont fondé des familles. En 1930, on évaluait leur nombre à 900 000. On voyait des « Petits Canadas » dans les états du Maine, du Vermont, du Massachusetts, du New Hampshire, du Rhode Island et du Connecticut. Aujourd’hui, leurs descendants se chiffrent à plus de 3 000 000. Mais dans le « melting pot » américain, ils ont perdu leur langue française.

C’est le taux de fécondité élevé, surnommé « la revanche des berceaux », conséquence de la rigide position du Clergé relativement au devoir conjugal et à la famille, encouragé par les nationalistes, qui a permis aux Canadiens-français non seulement de compenser largement pour les exils volontaires de ses enfants mais aussi de contrebalancer, depuis la conquête, le flux de l’immigration anglaise de familles nombreuses. Cette méthode fructueuse démontra, plus que tout autre, la solidarité des Canadiens-français.

De plus, pour tâcher de résorber les effets du manque de travail, le Clergé a encouragé la colonisation pour développer l’agriculture dans de nouvelles régions du Québec, telles la Mauricie, les Bois-Francs, le Saguenay et les Laurentides. Plus tard, la Gaspésie et finalement l’Abitibi. Omniprésent dans la vie des Canadiens-français, il a aussi posé des gestes importants qui ont assuré la protection de leur langue française et de leur religion, par exemple :

. En 1774, Monseigneur Briand, l’évêque de Québec, n’hésite pas une seconde à soutenir la Couronne britannique contre les colonies britanniques américaines qui invitent les Canadiens à s’engager avec elles dans une guerre d’indépendance. Mgr Briand aime la politique de conciliation des Anglais mais redoute surtout le fanatisme anticatholique des américains. Pour défendre la Colonie, une milice canadienne-française est formée en toute hâte et vient gonfler les rangs de l’armée du Gouverneur Carleton qui n’a que 1 500 soldats. Usés par un hiver particulièrement rigoureux, les Américains battent en retraite devant 10,000 hommes fraîchement débarqués d’Angleterre. Le Québec ne fera donc pas partie des futurs États-Unis. Si les Américains avaient gagné, parlerions-nous encore français ? La solidarité prêchée par Mgr Briand a fait la différence.

. En 1788, Monseigneur Hubert constate que dans son grand diocèse les Canadiens-français sont en voie de paupérisation et victimes d’un nombre croissant d’injustices, qu’ils développent une rancœur grandissante contre les Anglais, qu’ils font preuve d’indifférence devant la faible administration anglaise et qu’ils s’insurgent contre la quasi-monopolisation des commerces de la fourrure du Nord-Ouest et du blé par les Anglo-Écossais qui profitent de leur situation pour s’emparer aussi de la richesse foncière. Bouleversé, Mgr Hubert cherche à persuader Carleton mais sa réponse ne le satisfait pas. Appuyé par les siens, il décide de se rendre à Londres et de faire part de ses constatations directement au gouvernement anglais. Devant ce plaidoyer et d’autres, Londres réagit et adopte la troisième constitution du Canada qui divise le pays en deux provinces : Le Haut-Canada et le Bas-Canada, pour tenir compte des préjugés et des coutumes des habitants français et veiller à leur conserver la jouissance de leurs droits civils et religieux. Mgr Hubert a fait ce qu’il avait à faire.

. Vers 1850, Monseigneur Bourget, évêque de Montréal, a l’ambition de faire du catholicisme un instrument capable de résister au pouvoir protestant. Il lance un programme de retraites paroissiales qui opèrent une véritable conversion en profondeur. Il mélange religion et politique. On assiste à un retour en force de la religion catholique. L’évêque encourage aussi les Canadiens français à se lancer à la conquête de l’Ouest du continent. Il affirme : « Le meilleur moyen pour un peuple de conserver sa foi est de la propager au loin ».

. Le 2 mai 1949, Monseigneur Charbonneau, archevêque de Montréal, lance un vibrant appel en faveur des familles éprouvées par la grève de l’amiante : « La classe ouvrière est victime d’une conspiration qui veut son écrasement et quand il y a conspiration pour écraser la classe ouvrière, c’est le devoir de l’Église d’intervenir ». Il réclame de Québec un code de travail qui soit « une formule de paix, de justice et de charité » et demande une quête pour aider les grévistes. Par ailleurs, il appuie la non-confessionnalité dans les œuvres alors que les évêques sont contre. Aux infirmières, il propose une association professionnelle commune alors que les évêques veulent deux associations, une catholique et l’autre protestante. Il fait l’apologie du CCF, le parti socialiste, alors que les évêques croient que l’Église possède une doctrine sociale capable de guérir tous les maux. Devant le manque de Canadiens-français dans le monde des affaires, il propose d’introduire le bilinguisme dans tout l’enseignement de son diocèse. Il prononce de grands discours favorables au nationalisme économique. Il prend beaucoup d’autres positions d’avant-garde avant d’être démis par le pape. Ses idées et ses actions ont fait leur chemin et montré la voie vers le futur aux Canadiens-français.

. Il y a aussi les milliers de maisons d’enseignements des communautés religieuses comme celles des Jésuites, des Frères des Écoles Chrétiennes, des sœurs Sainte-Croix, des sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie et tellement d’autres qui ont su éduquer une grand nombre de Québécoises et Québécois en leur enseignant les cours élémentaire, secondaire, classique ou scientifique et qui ont produit des femmes et des hommes qui sont devenus dirigeants de la nation et d’entreprises de toutes sortes. Sur cette base solide s’est bâti le système d’éducation d’aujourd’hui. Il en fut de même dans le domaine hospitalier et d’autres.

Tout ce qui précède n’est qu’un très bref aperçu de l’histoire du Québec et de l’importance du Clergé et de l’église catholique dans son cheminement. Le crucifix accroché au mur de l’Assemblée Nationale au-dessus du siège du président a été placé là, en 1956, pour marquer le passé religieux et historique du Québec.

Il semble de plus en plus probable que le Québec sera en élection générale bientôt. La premier ministre Pauline Marois a le vent dans les voiles et vise à changer sa minorité parlementaire en une forte majorité. Les deux derniers sondages, favorables à son parti et à sa personne, la motivent à profiter de la situation. D’autant plus que son projet de charte sur « les valeurs québécoises » ou « la laïcité », on ne sait plus comment le nommer, visant à défendre tous signes religieux ostentatoires portés par les employés du gouvernement, attire un nombre important de Québécoises et Québécois.

Le débat sur la charte expose clairement la profonde division qu’elle crée chez les Québécois. On est pour ou on est contre, on n’est pas entre les deux. Le seul groupe uni à 90% (mon évaluation) pour la charte est celui des séparatistes. Pour eux, ce n’est pas son contenu qui compte mais le fait qu’elle plait à une majorité de l’électorat francophone. Ils y voient l’argument capable de rallier au Parti Québécois (PQ) les circonscriptions électorales actuellement entre les mains des autres partis politiques afin que leur parti puisse imposer un autre référendum sur la séparation du Québec de l’ensemble canadien.

Aujourd’hui, le PQ, au nom de la laïcité, veut décrocher le crucifix de l’Assemblée nationale et le placer dans une pièce voisine qui n’a aucun rapport avec l’Assemblée Nationale malgré qu’il ait été une valeur québécoise importante depuis la découverte du Canada. De son côté, l’opposition libérale, qui favorise aussi la laïcité, veut maintenir le crucifix à sa place actuelle. S’il y a élection, cela deviendra possiblement un des thèmes de la campagne électorale. Croyez-le ou non !

Pourtant la devise du Québec est : Je me souviens !

Claude Dupras

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How to cycle the Canal du Midi

Posted December 31, 2013 by Darren

This 220 km canal in the south of France offers a gentle trip through the countryside, full of boozy lunches and quaint medieval towns.

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I live in a zombie fortress

Posted December 8, 2012 by Darren

Like a lot of people, I’ve been thinking about zombies. Maybe it’s because I recently finished Justin Cronin’s excellent The Twelve, which is full of zombified…

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