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"The Pulse of Canada "

 
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My Photo in Spanish National Geographic Traveler Magazine

Posted March 20, 2014 by Darren

Through some fluke of circumstance, one of my photos is in the Spanish edition of National Geographic Traveler magazine.

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Canada

Le parachutage politique de PKP

Posted March 9, 2014 by Claude Dupras

C’est l’année des parachutages politiques au Québec. Le parachuté d’aujourd’hui est Pierre-Karl Péladeau (PKP), comme candidat du Parti Québécois (PQ) dans le comté de Saint-Jérôme pour l’élection générale québécoise du 7 avril prochain. Ce parachutage est sûrement décevant pour plusieurs membres du PQ de ce comté car PKP n’a aucune attache à la mandature visée. Ce privilège politique qu’a accordé la première ministre Pauline Marois à cet homme d’affaires a été fait aux dépens des candidatures locales.

Pourtant le PQ se targue d’être un parti démocratique. Il l’était, mais l’est-il encore si on en juge par les nombreux parachutages que Pauline Marois a fait récemment ici et là au Québec ? Si elle avait insisté pour que Péladeau soit candidat à la convention pour le choix du candidat où les membres PQ du comté St-Jérôme pouvaient voter et l’auraient appuyé publiquement, cela aurait été normal et PKP aurait probablement gagné. Mais la stratégie électorale de Marois requiert des éléments-surprises pour marquer l’esprit des électeurs et une candidature telle que celle de PKP en est un bon. D’autant plus que ce dernier a affirmé publiquement, il y a une semaine, qu’il ne serait pas candidat.

Le PQ n’est pas le seul à agir ainsi car de plus en plus les autres partis font de même. En France, c’est la normalité. Alors pourquoi devenir membre d’un parti si on ne peut prendre part à toutes les décisions qui ont rapport à notre comté ou si on ne peut rêver de devenir député du comté. C’est sûrement une décision qui affecte négativement le membership d’un parti dans un comté et par conséquent son action politique.

J’ai écrit un blog le 20 avril 2013 intitulé “Un géant Pierre-Karl Péladeau” qui illustre qui il est. On peut le trouver sur mon blog avec la boîte “Rechercher” ou en utilisant le lien suivant: http://claudedupras.blogspot.com/2013/04/un-geant-pierre-karl-peladeau.html.

Aujourd’hui, nous avons la confirmation où il loge politiquement. Pierre-Karl Péladeau est un séparatiste. Il veut que le Québec quitte l’ensemble Canadien. Sur ce plan, je ne le suis pas. La décision des électeurs de Saint-Jérôme devrait donc porter sur le choix suivant, d’un côté le Canada et de l’autre PKP.

Mes ancêtres qui venaient justement de St-Jérôme et de la région des Laurentides du curé Labelle ont bûché dur et travaillé sans relâche pour que le Canada se développe et soit uni et que le Québec soit fort et politiquement autonome. Aujourd’hui, ces objectifs ont été atteints. Le pays est un des meilleurs, un des plus riches et le deuxième plus grand pays au monde. Le Québec a un gouvernement fort avec une très grande autonomie politique. Je tiens trop au Canada pour mes descendants pour le laisser aller aux mains de mes compatriotes des autres provinces. Je considère que ce serait une erreur magistrale pour l’avenir de tous nos jeunes québécois de se départir d’une telle richesse et des possibilités d’avenir qu’il leurs offre.

Claude Dupras

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Canada

Le crucifix, thème de la prochaine élection québécoise

Posted February 6, 2014 by Claude Dupras

La solidarité des Canadiens-français et la fibre politique que la France leur a léguée constituent les raisons principales de leur présence relativement importante au Canada. De peuple conquis, bafoué, diminué, la nation canadienne-française a trouvé les grands chefs politiques et religieux dont elle avait besoin pour remporter des victoires importantes. Elle a toujours su tirer son épingle du jeu, même quand les règles établies visaient à la contrôler, l’assimiler ou l’angliciser. Le Clergé lui a enseigné la solidarité, ce qui l’a sauvé des jours noirs depuis la conquête et lui a permis de vaincre, de se maintenir et de progresser. Les hommes politiques ont su bénéficier de cette solidarité pour défendre la place du peuple français d’Amérique dans ce grand pays et assurer leur survivance.

De 66 000 Canadiens-français au moment de la conquête, nous sommes, aujourd’hui, plus de 8 millions sur le territoire canadien et cela malgré le départ, à partir de 1861, de milliers d’émigrés Québécois vers les filatures du Nord-Est des USA à cause du manque de travail. Ils y sont restés et ont fondé des familles. En 1930, on évaluait leur nombre à 900 000. On voyait des « Petits Canadas » dans les états du Maine, du Vermont, du Massachusetts, du New Hampshire, du Rhode Island et du Connecticut. Aujourd’hui, leurs descendants se chiffrent à plus de 3 000 000. Mais dans le « melting pot » américain, ils ont perdu leur langue française.

C’est le taux de fécondité élevé, surnommé « la revanche des berceaux », conséquence de la rigide position du Clergé relativement au devoir conjugal et à la famille, encouragé par les nationalistes, qui a permis aux Canadiens-français non seulement de compenser largement pour les exils volontaires de ses enfants mais aussi de contrebalancer, depuis la conquête, le flux de l’immigration anglaise de familles nombreuses. Cette méthode fructueuse démontra, plus que tout autre, la solidarité des Canadiens-français.

De plus, pour tâcher de résorber les effets du manque de travail, le Clergé a encouragé la colonisation pour développer l’agriculture dans de nouvelles régions du Québec, telles la Mauricie, les Bois-Francs, le Saguenay et les Laurentides. Plus tard, la Gaspésie et finalement l’Abitibi. Omniprésent dans la vie des Canadiens-français, il a aussi posé des gestes importants qui ont assuré la protection de leur langue française et de leur religion, par exemple :

. En 1774, Monseigneur Briand, l’évêque de Québec, n’hésite pas une seconde à soutenir la Couronne britannique contre les colonies britanniques américaines qui invitent les Canadiens à s’engager avec elles dans une guerre d’indépendance. Mgr Briand aime la politique de conciliation des Anglais mais redoute surtout le fanatisme anticatholique des américains. Pour défendre la Colonie, une milice canadienne-française est formée en toute hâte et vient gonfler les rangs de l’armée du Gouverneur Carleton qui n’a que 1 500 soldats. Usés par un hiver particulièrement rigoureux, les Américains battent en retraite devant 10,000 hommes fraîchement débarqués d’Angleterre. Le Québec ne fera donc pas partie des futurs États-Unis. Si les Américains avaient gagné, parlerions-nous encore français ? La solidarité prêchée par Mgr Briand a fait la différence.

. En 1788, Monseigneur Hubert constate que dans son grand diocèse les Canadiens-français sont en voie de paupérisation et victimes d’un nombre croissant d’injustices, qu’ils développent une rancœur grandissante contre les Anglais, qu’ils font preuve d’indifférence devant la faible administration anglaise et qu’ils s’insurgent contre la quasi-monopolisation des commerces de la fourrure du Nord-Ouest et du blé par les Anglo-Écossais qui profitent de leur situation pour s’emparer aussi de la richesse foncière. Bouleversé, Mgr Hubert cherche à persuader Carleton mais sa réponse ne le satisfait pas. Appuyé par les siens, il décide de se rendre à Londres et de faire part de ses constatations directement au gouvernement anglais. Devant ce plaidoyer et d’autres, Londres réagit et adopte la troisième constitution du Canada qui divise le pays en deux provinces : Le Haut-Canada et le Bas-Canada, pour tenir compte des préjugés et des coutumes des habitants français et veiller à leur conserver la jouissance de leurs droits civils et religieux. Mgr Hubert a fait ce qu’il avait à faire.

. Vers 1850, Monseigneur Bourget, évêque de Montréal, a l’ambition de faire du catholicisme un instrument capable de résister au pouvoir protestant. Il lance un programme de retraites paroissiales qui opèrent une véritable conversion en profondeur. Il mélange religion et politique. On assiste à un retour en force de la religion catholique. L’évêque encourage aussi les Canadiens français à se lancer à la conquête de l’Ouest du continent. Il affirme : « Le meilleur moyen pour un peuple de conserver sa foi est de la propager au loin ».

. Le 2 mai 1949, Monseigneur Charbonneau, archevêque de Montréal, lance un vibrant appel en faveur des familles éprouvées par la grève de l’amiante : « La classe ouvrière est victime d’une conspiration qui veut son écrasement et quand il y a conspiration pour écraser la classe ouvrière, c’est le devoir de l’Église d’intervenir ». Il réclame de Québec un code de travail qui soit « une formule de paix, de justice et de charité » et demande une quête pour aider les grévistes. Par ailleurs, il appuie la non-confessionnalité dans les œuvres alors que les évêques sont contre. Aux infirmières, il propose une association professionnelle commune alors que les évêques veulent deux associations, une catholique et l’autre protestante. Il fait l’apologie du CCF, le parti socialiste, alors que les évêques croient que l’Église possède une doctrine sociale capable de guérir tous les maux. Devant le manque de Canadiens-français dans le monde des affaires, il propose d’introduire le bilinguisme dans tout l’enseignement de son diocèse. Il prononce de grands discours favorables au nationalisme économique. Il prend beaucoup d’autres positions d’avant-garde avant d’être démis par le pape. Ses idées et ses actions ont fait leur chemin et montré la voie vers le futur aux Canadiens-français.

. Il y a aussi les milliers de maisons d’enseignements des communautés religieuses comme celles des Jésuites, des Frères des Écoles Chrétiennes, des sœurs Sainte-Croix, des sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie et tellement d’autres qui ont su éduquer une grand nombre de Québécoises et Québécois en leur enseignant les cours élémentaire, secondaire, classique ou scientifique et qui ont produit des femmes et des hommes qui sont devenus dirigeants de la nation et d’entreprises de toutes sortes. Sur cette base solide s’est bâti le système d’éducation d’aujourd’hui. Il en fut de même dans le domaine hospitalier et d’autres.

Tout ce qui précède n’est qu’un très bref aperçu de l’histoire du Québec et de l’importance du Clergé et de l’église catholique dans son cheminement. Le crucifix accroché au mur de l’Assemblée Nationale au-dessus du siège du président a été placé là, en 1956, pour marquer le passé religieux et historique du Québec.

Il semble de plus en plus probable que le Québec sera en élection générale bientôt. La premier ministre Pauline Marois a le vent dans les voiles et vise à changer sa minorité parlementaire en une forte majorité. Les deux derniers sondages, favorables à son parti et à sa personne, la motivent à profiter de la situation. D’autant plus que son projet de charte sur « les valeurs québécoises » ou « la laïcité », on ne sait plus comment le nommer, visant à défendre tous signes religieux ostentatoires portés par les employés du gouvernement, attire un nombre important de Québécoises et Québécois.

Le débat sur la charte expose clairement la profonde division qu’elle crée chez les Québécois. On est pour ou on est contre, on n’est pas entre les deux. Le seul groupe uni à 90% (mon évaluation) pour la charte est celui des séparatistes. Pour eux, ce n’est pas son contenu qui compte mais le fait qu’elle plait à une majorité de l’électorat francophone. Ils y voient l’argument capable de rallier au Parti Québécois (PQ) les circonscriptions électorales actuellement entre les mains des autres partis politiques afin que leur parti puisse imposer un autre référendum sur la séparation du Québec de l’ensemble canadien.

Aujourd’hui, le PQ, au nom de la laïcité, veut décrocher le crucifix de l’Assemblée nationale et le placer dans une pièce voisine qui n’a aucun rapport avec l’Assemblée Nationale malgré qu’il ait été une valeur québécoise importante depuis la découverte du Canada. De son côté, l’opposition libérale, qui favorise aussi la laïcité, veut maintenir le crucifix à sa place actuelle. S’il y a élection, cela deviendra possiblement un des thèmes de la campagne électorale. Croyez-le ou non !

Pourtant la devise du Québec est : Je me souviens !

Claude Dupras

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French President Francois Hollande pledges to cut 50 billion euros in public spending over 3 years

Posted January 14, 2014 by The Associated Press

PARIS – French President Francois Hollande pledged Tuesday to slash 50 billion euros in…

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La mari s’en vient

Posted January 5, 2014 by Claude Dupras

L’État américain du Colorado vient de légaliser la marijuana. C’est une nouvelle surprenante pour plusieurs. Sommes-nous si mal renseignés ?

On nous a dit et redit depuis toujours que fumer de la marijuana est dangereux pour la santé, qu’elle intoxique, affecte la mémoire, le jugement, la sensation, la perception, la coordination, l’équilibre. Que le rythme cardiaque est augmenté. Qu’à la longue, elle altère profondément la personnalité, les fonctions intellectuelles au point que les capacités d’apprendre sont diminués, que la personnalité change et que l’utilisateur n’a pas conscience de son état et peine à dormir.

Comme pour l’alcool, le danger est l’addiction qui génère une augmentation de risques de toux, de bronchites, de schizophrénie chez les plus faibles, d’anxiété, de découragement, de dépression chez d’autres. La pratique du sport et la conduite automobile sont affectées. La qualité de vie est diminuée.

La marijuana, on l’a vu souventes fois, accorde à l’utilisateur des moments euphoriques, un « high » comme on dit. Son cerveau est stimulé et génère de bonnes sensations comme pour le sexe, le chocolat. Il devient relaxé, euphorique, très sensible. Les couleurs sont plus belles, les odeurs meilleures. Certains sont plus heureux, rient davantage, se foutent du temps, ont un meilleur appétit. Mais après, lorsque les belles sensations intenses disparaissent, la dépression gagne la partie faisant place à l’anxiété, la peur, la méfiance, la panique…

Un accro s’en sort difficilement.

La marijuana, c’est comme la cigarette et l’alcool qui tuent et dont la vente est légale partout.

Suite à un référendum, le gouvernement du Colorado, depuis le 1er janvier 2014, autorise légalement la vente de recreational marijuana, limitée à une once (28 g) à la fois pour un prix de $200.00 à ses citoyens âgés de plus de 21 ans, malgré que la loi fédérale qualifie d’illégales la culture, la possession et la vente de marijuana et prévoit la prison pour les coupables, même à vie dans certains cas, qu’ils soient producteurs, trafiquants ou consommateurs. Mais le président Obama, en août dernier, via le département de justice américaine, a affirmé qu’il ne contesterait pas les États qui légaliseraient la marijuana pour fins récréatives et concentrerait les efforts du gouvernement américain sur la vente en gros de ce cannabis et la protection des enfants. En réalité, le Colorado ne respecte pas la loi et Obama ferme les yeux.

La marijuana est offerte en semences et porte des noms excitants : Strawberry Kush, Amnesia, Diesel acid ou Green crack. Il y a même des bonbons enrobés de ses agents chimiques.

Le référendum sur la légalisation de ce cannabis a été remporté à 55% pour plusieurs raisons invoquées : la mari est moins dangereuse (on ne sait si c’est vrai) que l’alcool et le tabac; le Colorado économiserait les 10 milliards par an qu’il dépensait pour la prohiber ; l’imposition d’une nouvelle taxe de vente de 27,9% sur le produit, représentant 67 millions et les taxes additionnelles des villes et comtés. De l’ensemble de tous ces nouveaux revenus, une bonne part sera dédiée à la construction de nouvelles écoles.

C’est comme fait le Québec avec l’alcool et les vins dont il s’est donné le monopole. Il y applique des taxes exorbitantes afin d’augmenter ses revenus. On peut juger de cette marge lorsqu’on analyse un vin qui se vend 4,5 euros en France et qui, rendu sur les tablettes de la SAQ, est affiché à 24-27$. Par contre, pour la marijuana utilisée pour fins médicales avec prescription de médecin (même si non-reconnue comme médicament par les organismes médicaux des gouvernements) ces taxes ne s’appliqueront pas. Quant aux cultivateurs de marijuana, on peut aisément le deviner, ils se frottent les mains !

Les règlements du Colorado qui accompagnent cette nouvelle législation pour fumer la marijuana sont sévères. Il sera, entre autres, défendu de la fumer sur la place publique ou tout établissement contraint par la loi à avoir un air ambiant propre. Une contravention sera émise à un automobiliste affecté et ne rencontrant pas les normes, etc.

On estime que la demande sera si forte que cela ajoutera à l’attrait touristique du Colorado et que le nombre de skieurs, randonneurs et autres, qui y viennent chaque année, accroîtra sensiblement. On peut imaginer que des mari-coffee shops pousseront partout sur le territoire de l’État.

Le Colorado ne sera pas longtemps seul puisque le référendum de l’État voisin de Washington a aussi été approuvé par les électeurs et qu’il est question qu’une loi soit mise en application avant la fin de l’année. Des citoyens des autres États, en accord avec l’opinion des Coloradiens, vont sûrement penser aux avantages financiers d’une telle permission et réclamer de leur gouvernement une approche similaire.

De plus, l’OEA, organisation des gouvernements des continents américains et des Caraïbes, a émis un rapport suggérant à ses membres d’analyser la possibilité de légaliser la marijuana. Déjà, le sénat uruguayen a approuvé une loi légiférant la production et la vente de cannabis et vise le premier semestre de 2014 pour la mettre en force.

Partout, au Canada comme aux USA, les sondages indiquent une tolérance grandissante à la marijuana par les différentes populations. Avec la décision du Colorado et ce qui se passe ailleurs, on peut imaginer la pression additionnelle qui sera faite sur tous les gouvernements et conclure que la mari s’en vient !

Claude Dupras

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How to cycle the Canal du Midi

Posted December 31, 2013 by Darren

This 220 km canal in the south of France offers a gentle trip through the countryside, full of boozy lunches and quaint medieval towns.

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“The Big Picture”

Posted November 26, 2013 by Claude Dupras

Il n’est pas facile de nos jours d’être un chef politique. L’opinion publique, façonnée par des informations qui arrivent de directions opposées et souventes fois contradictoires, devient difficilement manipulable. L’électeur a appris à décortiquer tout ce qu’il entend et à faire la part des choses.

On le voit bien en France où le président François Hollande, aux prises avec une crise financière qui touche l’Europe et particulièrement son pays, voit son taux de satisfaction plonger spectaculairement à 20%. Il a promis la croissance mais a empilé un tas de taxes sur la tête de ses compatriotes, qui freinent le développement de l’économie. Malgré tous les beaux discours, les Français y voient clair et le disent.

Il en est de même pour Barack Obama face au problème informatique majeur qui menace la réalisation de l’Obamacare, l’assurance-santé pour tous. L’importance de ce programme, le long débat qu’il a suscité sur des années et les hautes attentes qu’il a générées ont fait en sorte que cet accroc a miné la confiance des Américains envers leur président. Lorsque les républicains l’accusaient de tous les péchés de la terre, Obama demeurait populaire mais suite à la déception que cause la mise en marche de l’Obamacare, sa cote positive s’est évaporée de 51% à 40%.

Au Canada, le PM Harper, souffrant du manque d’appui légendaire du parti conservateur au Québec, a décidé de viser les comtés hors-Québec pour maintenir sa majorité. Contrairement au PM John Diefenbaker, qui avait su rallier les Québécois et faire élire 50 députés, Harper prend sciemment des positions qui sont impopulaires au Québec pour gagner ailleurs au pays. Une approche clairement anti-unité canadienne. C’était sa stratégie! Mais hier, les Canadiens ont jugé cette mesquinerie politique lors de l’élection partielle dans quatre comtés. Partout, le vote conservateur a fondu.

Au Québec, le sondage du CROP du 20 novembre dernier, indique que s’il y avait eu une élection précipitée au Québec, comme le laissait croire la rumeur, le parti libéral serait revenu au pouvoir avec 63 députés contre 45 pour le PQ. Le gouvernement du parti québécois n’est pas arrivé à gagner en popularité malgré ses nombreuses annonces, à saveur électorale, de projets et d’octrois nouveaux et sa proposition de la charte des « valeurs québécoises ». Au contraire, il a reculé.

Les séparatistes québécois ont cherché à lier le chef libéral Philippe Couillard au scandale de la construction du méga-hôpital McGill. Ils l’ont accusé d’avoir mal géré la supposée rébellion de sa député musulmane Fatima Houda-Pépin; d’avoir été traître aux siens, dont l’empire Desmarais, en appuyant la légitimité de la Loi 99 traitant de l’exercice des droits fondamentaux et des prérogatives du peuple québécois et de l’État du Québec; d’être lié à certains ex-députés libéraux de Jean Charest qui « seraient » dans la mire de la commission d’enquête Charbonneau; d’avoir cautionné des mutilations barbares en application de la charia en Arabie Saoudite alors qu’il y travaillait comme conseiller de l’État en médecine; et encore. Faute d’arguments sérieux, ils ont utilisé malicieusement la méthode de « coupable par association sans preuves concrètes ». De la pure invention !

Le résultat du sondage montre bien que les insinuations trompeuses contre Philippe Couillard ne l’ont pas atteint et cela malgré l’omniprésence des médias qui rapportent 24h/24 tout ce qui se dit par et envers la classe politique. En réalité, ce résultat démontre les faiblesses politiques du PM Pauline Marois et du PQ, puisque leur message ne passe pas. J’ai affirmé, dans mes blogs précédents, mon appréciation positive du travail de Pauline Marois. Son problème est le boulet au pied qu’elle traine : la séparation du Québec du Canada.

Ce que les séparatistes refusent de reconnaître, c’est que Philippe Couillard est un homme compétent, cultivé, brillant et a été un bon ministre de la santé. Racé, il sait parler et expliquer ses politiques. Mais surtout, il ne se vautre pas dans de la petite politique et parle franchement aux Québécoises et Québécois.

Oui, il est fédéraliste et il l’affirme hautement car il y voit le meilleur intérêt des Québécois. Oui, il signera l’accord de 1982 pour assurer la pleine participation du Québec dans le Canada. Oui, il est contre l’inutile charte des « valeurs ». Oui, il respecte la laïcité de l’État. Oui, il respecte le droit de religion pour tous. Oui, il respecte les libertés individuelles. Oui, comme tout le monde, il fait des erreurs et le reconnaît, et encore… Ce sont de telles positions claires, nettes et réalistes qui frappent l’imagination et qui rejoignent les gens de chez nous. Pour lui, c’est le « Big Picture » qui compte ! Ce l’est aussi pour les Québécois! Le dernier sondage l’indique à nouveau, et ça c’est sain !

En France, aux USA, au Canada, au Québec et dans les provinces canadiennes, les électeurs ont réagi de façon identique. Ce ne sont pas les beaux discours, les promesses, les accusations non fondées, les insinuations mensongères contre l’adversaire qui les ont influencés. Ce qui compte pour eux, c’est le « Big Picture » qu’est l’intérêt supérieur de la nation. Bravo !

Claude Dupras

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I live in a zombie fortress

Posted December 8, 2012 by Darren

Like a lot of people, I’ve been thinking about zombies. Maybe it’s because I recently finished Justin Cronin’s excellent The Twelve, which is full of zombified…

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