BlogsCanada.ca
"The Pulse of Canada "


 
Posts Tagged ‘france’
 

 
0
comments
Canada

Le parti socialiste français va disparaître ?

Posted September 14, 2014 by Claude Dupras

La vie n’est pas facile pour les membres du parti socialiste de France. Les sondages répétitifs de différents sondeurs leurs cassent la tête. Ça va mal! Ça ne peut aller plus mal ! Leurs déclarations, leurs positionnements, leurs prédictions, leurs débats sont devenus une tour de Babel où tous les bruits sont brouillés. On ne sait plus ce qu’ils disent, ce qu’ils pensent, ce qu’ils veulent. Le président François Hollande réclame des élus socialistes qu’ils respectent ses politiques, le premier ministre ne parle que d’unité-unité-unité, les ministres jouent aux coqs, certains démissionnent, d’autres sont démis, de nouveaux sont nommés, une démission suit l’autre, les alliés politiques fuient, l’ex-première dame dévoile le réel Hollande… ce n’est pas beau ! Rien ne va plus ! Pourquoi!

Le gouvernement français actuel n’est pas un bon gouvernement. C’est simple. Il parle pour parler, promet pour promettre, ne rencontre pas ses objectifs, déçoit. Il taxe, taxe, taxe. Puis, il détaxe, détaxe, détaxe. Il ne sait pas où il va et cela devient évident. Les statistiques d’emploi, de relance de l’économie, de croissance, de compétitivité, etc… l’assomment mensuellement. Le français moyen ne comprend pas, craint pour sa famille, pour son emploi, pour son commerce, pour son entreprise. Il ne voit pas le bout du tunnel. Ce n’est pas surprenant, le gouvernement gouverne mal.
Une bonne démonstration est la formation du nouveau cabinet des ministres suite à l’affaire Montebourg-Hamon-Filippetti. De ces trois, les deux derniers n’avaient absolument pas le bagage ni l’expérience nécessaire pour être ministres de France. C’était clair le jour de leur nomination et c’est devenu encore plus clair le jour de leur démission. Pourtant Hollande les avait choisis. Et, il vient de récidiver en choisissant les membres du nouveau cabinet. Certains diront que c’est le PM Valls qui a fait le choix. Soyons sérieux !
Normalement, un cabinet de ministres doit être formé des meilleurs individus  disponibles afin que chacun puisse remplir adéquatement le devoir du ministère qui lui est confié. Ils doivent être les plus expérimentés, les plus à jour des problèmes de l’heure, les plus renseignés sur les solutions réalistes pour les régler, les plus prêts à prendre les meilleures décisions pour que la France progresse. Ils peuvent être dans le cercle des élus ou se trouver dans le privé, si nécessaire. Qu’ils viennent tous de la même ville, de la même rue, importe peu. S’ils sont les mieux qualifiés, ils doivent être choisis.
Le malheur est qu’Hollande ne procède pas comme cela. Il joue aux cartes, il avance des jetons pour gagner politiquement. La France est son second choix.
En effet, ce président cherche à créer des alliances pour l’avenir. Qu’importent les qualités requises pour de vrais ministrables, les choisis le deviennent sur la base de critères qui ont rapport avec le sexe, les régions, les services rendus, la loyauté, les partis de gauche, la popularité, les promesses, la tendance, etc… Ainsi, plusieurs sont nommés ministres et arrivent dans leur ministère sans savoir où celui-ci va, qui il est et où il doit aller. On parle ici de la France, Believe it or not !
C’est une méthode de choix ridicule qui débouche sur un cabinet faible, non efficace, incapable de régler les vrais problèmes. Avec l’enfer que vit la France aujourd’hui, il semble que pour la formation du dernier cabinet, le président aurait pu inviter plusieurs non-élus, reconnus dans leur sphère d’activité pour leur savoir-faire et leur efficacité, à venir l’aider à gouverner. Son approche est vouée à l’échec car le niveau des problèmes et des solutions à trouver est trop haut pour des ministres non qualifiés. Pourtant, Hollande le sait puisqu’il a chialé contre certains des anciens ministres, les traitants d’« incompétents ».  Ce n’est pas moi qui le dis, c’est lui qui l’a dit et répété à son ex-compagne et ex-première dame comme on peut le lire dans son récent livre sur sa relation avec Hollande.
Il y a aussi le parti socialiste français et son idéologie inébranlable de gauche. Il veut que le comportement des français corresponde à ses croyances, ses idées, ses doctrines. La bourgeoisie américaine qui s’associe principalement au parti républicain fait de même, à droite. Le temps de tels partis est dépassé. Aujourd’hui, plus que jamais, un parti doit pouvoir s’adapter aux besoins du temps. Au pouvoir, il doit gouverner en fonction des problèmes réels et ne pas se laisser aveuglement orienter par son idéologie. Alors que de plus en plus de citoyens souffrent, le temps n’est pas de se complaire dans des chimères, des politiques utopiques, des illusions ou des projets irréalisables, non plus que de ne s’occuper que d’une classe de la société. Toutes les classes de la société française ont besoin de l’une et de l’autre pour se sortir du marasme dans lequel elles sont toutes immergées.
Le parti est à un niveau d’impopularité record. Balayé aux dernières élections législatives, il subira, de l’avis de tous, une secousse sera encore plus forte aux prochaines élections sénatoriales. Son approche politique a entrainé Hollande dans les bas-fonds électoraux parce qu’elle ne correspond pas aux problèmes d’aujourd’hui. Le président semble avoir compris enfin le désastre dans lequel il a poussé la France, et ses nouvelles politiques ont pris un tournant brusque vers la droite. C’est ce qu’il avait à faire dans les circonstances actuelles, il n’avait d’autres choix. Mais plusieurs membres influents du parti socialiste s’offusquent et menacent de ne pas accorder leur confiance au nouveau programme politique du gouvernement Valls, à l’Assemblée Nationale. Si cela se concrétise, on comprendra que ce parti s’éloigne à nouveau des vrais problèmes et est voué à la disparition de son influence politique en France. Il risque de devenir une entité négligeable.
Au Canada, j’ai été longtemps membre actif du parti progressiste-conservateur du pays. Ces deux qualificatifs ensemble sont surprenants mais ils représentent bien ce qu’était ce parti qui avait dans son sein une aile droite forte et une aile gauche forte. C’est le parti de John Diefenbaker, plus à droite, celui de Joe Clark, plus à gauche et de Brian Mulroney, plus au centre. Ces trois ex-premiers ministres appliquaient une politique du parti appropriée aux besoins du moment. Chaque aile savait user de son influence si un besoin particulier de la population se faisait sentir et l’autre savait se rallier. Ainsi l’approche gouvernementale était pragmatique. Il en est de même pour le parti libéral du Canada. On peut critiquer chacun d’eux à différents moments, mais le fait demeure que le Canada progresse constamment et bien.
La France n’est plus à l’heure de Jean Jaurès, ni à celle de l’après-guerre de DeGaulle. L’heure est à la vraie démocratie. Les électeurs comprennent mieux l’envergure des problèmes. Ils sont mieux renseignés et plus vite. Ce ne sont plus les discours qui manient l’opinion publique, mais les médias qui, par tous les moyens différents que leur offrent les  nouvelles technologies, répandent rapidement les informations. De plus en plus, chaque côté de la médaille de chaque problème, est connue. Nous devenons plus aptes à nous faire une opinion. Certes, il y a toujours les images et les illusions que cherchent à créer les politiciens pour que l’opinion publique les favorise, mais lorsque ça va mal, elles n’atteignent pas les électeurs.
Ensemble, le président Hollande et son parti socialiste doivent repenser leur approche politique afin que les meilleures personnes dirigent le pays, non seulement dans le temps présent mais aussi et surtout dans le futur, sinon le parti risque de disparaître. La France a besoin dans les prochaines années de meilleurs conducteurs à la roue de l’État, quelque soit le parti, car le chemin est parsemé d’obstacles majeurs.

Claude Dupras

Full Story »

 
0
comments
Canada

Les entreprises sont les nouveaux conscrits de la guerre politique

Posted August 18, 2014 by Claude Dupras

Depuis la fondation de Québec, il y eut plusieurs guerres pour lesquelles les gouvernements ont appelé les jeunes à joindre l’armée de façon volontaire et lorsqu’ils croyaient que cela ne suffisait pas, ils imposaient la conscription pour le service militaire obligatoire. Après la conquête de la colonie française, plusieurs hommes politiques francophones s’opposèrent à ces mesures en associant impérialisme et conscription dans leurs discours pour dénoncer le fait que le Canada soit entraîné dans ces conflits à cause de ses relations avec le régime britannique.
La conscription fut appliquée particulièrement sévèrement pendant la guerre des Boers et la première guerre mondiale en 1917. Lors de la deuxième guerre mondiale, le gouvernement de Mackenzie King et ses ministres québécois hésitèrent à voter la conscription et ce n’est que dans les derniers moments de la guerre que 2 500 individus furent conscrits et peu de ceux-là moururent sur les champs de bataille.
À chaque guerre, les jeunes joignaient volontairement les rangs pour des raisons personnelles qui les motivaient à le faire. Peu, parmi eux, voulaient sauver la France ou l’Angleterre, mais ils étaient surtout motivés par la possibilité d’échapper au chômage, de quitter leur coin de terre reculé et leur quotidien morose pour aller à l’aventure et « voir du pays ». D’autres y allaient par conviction croyant la guerre juste et choisissaient l’action en vue de former leur destin et de renaître de la guerre. Ou, encore, ils provenaient de familles militaires et y voyaient une façon de montrer leur loyauté à leurs proches en accomplissant ce qu’ils jugeaient être leur devoir.
Lors des conscriptions, plusieurs jeunes résistèrent à l’obligation militaire et ne voulurent pas s’enrôler. Ils n’étaient pas fascistes. Ils choisissaient de devenir des « hors-la-loi ». Ils se cachaient dans les forêts ou les régions lointaines pour vivre une vie de misère et de survie. Ils étaient qualifiés de « déserteurs ». Étaient-il des insoumis, des lâches, des peureux, des « perdants » comme plusieurs disaient à ce moment-là, ou étaient-ils des objecteurs de conscience ? Ils devinrent des coureurs des bois et durent survivre aux hivers difficiles et à la chasse aux déserteurs organisée par le gouvernement. Ils n’eurent pas la vie facile, surtout lors de la première guerre mondiale.
Il en fut de même aux USA, particulièrement pendant la guerre du Vietnam alors que les « draft-dodgers » se sauvèrent de leur pays pour aller dans un autre comme le Canada. Plus de 75 000 jeunes américains ne voulant pas aller au front pour des raisons de conscience, disaient-ils, se réfugièrent chez nous. Après la guerre, le gouvernement américain vota deux amnisties, en 1974 et 1977, et une grande majorité des réfractaires retournèrent aux USA, où plusieurs furent mal accueillis par leurs compatriotes.
Il faut reconnaître que l’enrôlement obligatoire pose aujourd’hui des problèmes d’éthique. Le Canada et les USA reconnaissent maintenant qu’il ne respecte pas les droits des individus. Il est aussi une violation de la famille. Du point de vue moral, plusieurs prêtres affirment que la conscription est condamnable, anti-démocratique et va à l’encontre de la charité chrétienne.
Aujourd’hui, notre gouvernement canadien n’est pas en guerre mais il aime se mêler des affaires des autres pays lorsque les politiques appliquées dans ces pays ne respectent pas, selon lui ou pour une raison partisane, les principes et les directives des Nations Unies. Ce faisant, il vient d’inventer une nouvelle catégorie de conscrits.
La population ukrainienne au Canada est fort importante et électoralement stratégique. Le gouvernement Harper le sait et agit en conséquence. Pour s’assurer de son support, il s’oppose fermement à la Russie dans ses démêlés avec les séparatistes de l’Ukraine surtout depuis l’annexion de la Crimée. Pour faire pression sur le gouvernement Poutine, il ne ménage ni ses mots durs ni ses actions dommageables. Il en met trop. Beaucoup trop. Mais qu’importe, cela satisfait les Ukrainiens canadiens et c’est ce qui compte pour lui.
Ainsi, en représailles aux sanctions d’Harper sur les voyages et autres restrictions envers les oligarques russes, et celles d’autres chefs politiques occidentaux, le gouvernement russe a banni, pour un an, les importations vers la Russie de viandes, de poissons, de fruits, de légumes, de lait, de produits laitiers… Cette décision fait financièrement mal aux cultivateurs, fermiers, pêcheurs et producteurs canadiens. Notre gouvernement n’avait pas prévu cette riposte car il avait estimé que Poutine n’adopterait jamais une telle mesure draconienne sachant qu’elle générerait un effet négatif majeur sur l’économie russe puisque la rareté de ces produits créerait une augmentation des coûts qui affecterait les budgets des familles et se reflèterait sur l’économie déjà souffrante. Harper s’est trompé car les producteurs russes qui peinaient à concurrencer les produits importés verront leur part du marché augmenter (ils sont encouragés à le faire) et les importations de l’Amérique latine croîtront appréciablement.  
En plus, cette surproduction canadienne retombant sur notre marché occidental, créera une baisse des prix et par conséquent une diminution des profits des producteurs.
Le Financial Post de cette semaine met en garde le Canada sur le développement des sanctions de toutes sortes contre un autre pays, particulièrement un pays majeur comme la Russie. Il rappelle qu’aujourd’hui l’économie mondiale est intégrée et le blocage d’activités économiques peut créer des risques d’affaires importants et affecter négativement l’économie, deux aspects devenus imprédictibles par rapport au passé.
La loi permet au Canada d’« utiliser les échanges commerciaux et les investissements comme armes de dissuasion s’il y un danger pouvant affecter la paix internationale et la sécurité, pouvant résulter dans une crise internationale ».
Comme l’écrit l’éditeur du journal, Terence Corcoran, « le problème est l’effet sur les entreprises affectées par les sanctions économiques et qui voient leurs affaires diminuées. Pourquoi doivent-elles absorber ces pertes générées par une décision du Canada d’imposer des sanctions économiques envers un autre pays ? ». (traduction CD)
Ces entreprises sont en fait, les nouveaux conscrits. En effet, elles ont été induites à participer à une guerre politique de leur pays sans le vouloir. Pourquoi un individu, un commerce ou une entreprise canadienne devraient-ils ou elle subir des contrecoups d’une guerre politique entre Harper et la Russie ? Et si ses attaques continuent, toujours pour assurer le vote ukrainien à son parti, quel autre flanc de notre commerce canadien sera affecté? Qui doit rembourser les pertes des entreprises touchées ? Nous tous ?  

 

Claude Dupras  

Full Story »

 
0
comments
General

L’omniprésent Jean Jaurès

Posted August 1, 2014 by Claude Dupras

En tant que Canadien qui aime la France, je suis toujours surpris de la ferveur exprimée par la classe politique française envers Jean Jaurès. Lors de la dernière campagne électorale présidentielle, je me rappelle d’avoir entendu Nicolas Sarkozy accuser François Hollande, Lionel Jospin et Ségolène Royal d’avoir renier Jaurès. Il se disait plus près de lui qu’eux. Pourtant, il est de la droite et les trois occupent ou ont occupé des postes politiques importants dans des gouvernements socialistes. De même, aujourd’hui, plusieurs leaders de gauche se déclarent plus près des idées de Jaurès que leurs collègues, pour requinquer leur image.

Il y a partout dans les villes françaises, des parcs, des rues, des bâtiments, des garages souterrains, comme à Avignon,… portant le nom de Jean Jaurès. Il est donc un personnage important du passé qui a marqué l’imaginaire politique des Français et qui continue à le faire si j’en juge par tout ce qui se raconte actuellement en France à l’occasion du centenaire de son assassinat. Mais qui est-il ?

Son of small farmers in the Tarn, Jaurès is a professor of philosophy and psychology when, twenty-five years, he was elected in Toulouse 1885. It is neither socialist or Marxist but the Republican side. Four years later, he lost his seat and returned to his teacher loves, while studying for a doctorate in Letters.
 

Political interests increasingly, it participates and writes his thoughts in a daily Toulouse radical trend. Haunted by it, he became a councilor and deputy mayor of the city of Toulouse. At that time, workers have many difficulties and Jaurès is marked by solidarity. Then, a miners' strike became a turning point where it will confirm his beliefs. 
 

This strike is triggered by the dismissal of a worker and socialist leader, became mayor of Carmaux. These are the absences of the worker–mayor, necessary to fulfill its political obligations, which are the pretext for his dismissal. Minors see it as a denial of rights of the working class to be active in politics. 1500 soldiers were sent by the president to maintain order, indicating that opts for employers. Jaurès supported the strike and accused the capitalists not respecting minors. This is an opportunity for him to define the class struggle and socialism. Finally, worker wins mayor's request and obtain an unlimited leave to serve his fellow.

 

In 1893, a House seat is vacated by a resigning member and Jaurès was elected as an independent socialist labor vote through despite massive opposition from the rural class. It asserts itself as an outstanding orator. It accompanies the harsh social struggles facing a brutal employers.

 

For five years, he became the champion of minors, workers and farmers in general, who are fighting against their bosses. Hike field, it goes on-site to account for situations that affect workers. It attacks anarchists, brutality patterns, to government repression, censorship of newspapers and Socialist MEPs, the police that deals with agent provocateur… He defends the peace. He is courageous.

 

Then comes the Dreyfus affair. The captain of the French army, Jewish, is convicted 1894 to prison for life for having delivered the Germans secret documents.  First, Jaurès believed guilty but in August 1898, he became his passionate advocate following a new revelation shows another commander is the true traitor. While the socialist and Marxist Guesde judge that the proletariat does not have to defend a bourgeois, Jean Jaurès is committed in its favor, writing : « We are not required, to stay in socialism, locking us out of humanity ». Dreyfus's innocence is finally recognized and he will be released to serve in the army yet. Following his speech, its action and its success, the political influence of national Jaurès becomes. Nevertheless, employers are able to do to fight elections 1898.

 

Intellectual, he wrote many political and historical works, whose «evidence of the Dreyfus Affair» and leading a team to draft «Socialist History of Contemporary France», including some he wrote himself on the French revolution. He supported the Republican government appointed a socialist trade and industry. In 1902, it is one of those who founded the «Parti Socialiste français» and he regains his seat and keep it for the next three terms until his death.

 

Orateur hors pair, he became the spokesman for the small group of Socialist deputies in the National Assembly. It includes all the left parties which Marxists, supports the Government is right, but criticism for its failure to quickly implement social reforms. It defends freedom of conscience and proposes the separation of church and state.

 

It creates a log, the’Humanity, involving its traditional allies and writers like Anatole France and Jules Renard. Its goal is the Socialist Unity. It reached in the 1905 by its acceptance of a dual direction of movement (he and a Marxist leader) and the abandonment of its support for the government. This dialogue successfully with revolutionary unions that become friendly. At the election of 1914, his socialist group gets 17% voice and 101 Members. A victory on.

 

Since then 10 year old, he speaketh against the coming of war. Worried, he notes the rise of nationalism in neighboring countries and rivalries between the great powers. It calls for the organization of national defense in military preparing all French. Pacifist, he sees an armed nation means to achieve peace. It is opposed to compulsory military service in which the law is finally passed, in spite of himself. In 1914, he believes that the possibilities of war have dwindled since the Balkans ended. But it was not to rely on the assassination in Sarajevo that will spark the outbreak of the First World War because of the increase that created tensions between the great powers.

 

It becomes the enemy « nationalistes » who want their revenge against Germany and who support the war. Jaurès, For its part,, absolutely wants peace and supports the idea of ​​a general strike if war is triggered. It organizes events and demands of the Socialist International that intervene. « There are more than a chance for peace and salvation of civilization, is that the proletariat brings all its forces (to rule) horrible cauchemar».

 

The 31 July 1914, it rises to the Chamber of Deputies, and the Ministry of Foreign Affairs to stop the outbreak of hostilities. He went to his diary and wrote an article going in the same direction. Then, he goes to dinner with colleagues «Coffee Crescent», Rue Montmartre. It sits near a window when a student nationalist approach, sees and fires two shots in the street. It is shot at close range. A considerable emotion seizes French. They will never forget.

 

The next day, Germany declared war on Russia, while France decreed general mobilization. Then, the 3 August, France and Germany are at war, and socialist, having no choice, rallied to the unity government to fight the enemy, thus respecting what Jean Jaurès said: « There is no contradiction to the maximum effort to ensure peace, and if war breaks out in spite of ourselves, to make the maximum effort to ensure the independence and integrity of the nation».

 

In 1924, Jean Jaurès between the Pantheon.

 

In terminant, This short biography of Jean Jaurès, Here are some of his words: « And you wonder why the vehemence of our words, the strength of our charges! But do remember that we speak of a century of silence! Just think that a hundred years ago there was in the workshops and in the mines of men suffering, who died without having the right to open his mouth and let, in protest, same breath misery: they were silent. Then a beginning of republican freedom came. So we talk to them, and all their muffled moans, and all the dumb revolts cried softly in their compressed chest vibrate in us, by us and burst a cry of anger that has waited too long and you do not always comprimerez. »

 

The Historian Michel Winock rappelle : « What is remarkable, is that it pays tribute to all the camps. This is not a sectarian. For example, about the rights of man and citizen, Marxists say that these are formal rights, a mask that overshadow the true motivations, that is to say, the defense of the interests of the bourgeoisie. This is not the opinion of Jaurès ».
 

That's why, after a hundred years, still spoken extensively of this remarkable politician who marked the France.

 

Claude Dupras
Full Story »

 
0
comments
Europe

Un entretien avec Nicolas Sarkozy

Posted July 14, 2014 by Claude Dupras

Nicolas Sarkozy a eu un entretien avec l’écrivain français Jean-Marie Rouart sur la littérature, l’histoire et le pouvoir. Ce texte, publié dans le magazine Paris-Match du 10-16 juillet 2014, traite, inévitablement, de politique, même si ce n’était pas le sujet de la conversation. Il est fort intéressant et démontre un aspect important de l’homme politique. Voici quelques extraits des dires de l’ex-président français sur la politique et sur ce qui la touche :

« L’avantage avec la littérature c’est que ce n’est pas de l’ordre de la décision, mais de l’ordre de l’émotion… c’est l’histoire d’une vie et d’une permanence… elle n’est pas dans l’actualité.

Tout dans la vie est une question de partage. On a l’habitude dans la politique de parler du partage des revenus, du partage des responsabilités. Moi, au fond, ce que j’aime le plus c’est le partage des émotions. C’est le plus important. C’est ce qui est éternel. C’est ce qui ne change jamais.

Être journaliste est un métier magnifique. Parfois je me demande si tous ceux qui l’exercent ont gardé la même curiosité et le même appétit d’expliquer. Je pense que le journalisme doit être d’abord dans l’explication. Aujourd’hui il est trop systématiquement dans la démonstration.

…le pouvoir est un symptôme. C’est une conséquence. Ce n’est pas une fin. L’homme est brûlé par ses passions, et parfois il les place dans le pouvoir. Mais le pouvoir n’est qu’une conséquence d’un état incandescent et passionné.

…l’analyse froide, insensible d’un document dit parfois moins que le caractère chirurgical du romancier qui va plonger dans la tête et dans le cœur du personnage qu’il décrit.

Je conteste cette expression des « horreurs de la politique ». Je ne suis pas quelqu’un qui crache dans la soupe. …Il n’y a pas d’horreurs de la politique. Il y a la difficulté de la vie. La seule chose qui est vraie, c’est que la vie est dure, difficile, et qu’au fond c’est un coup de chance quand on est en bonne santé. C’est un miracle quand on n’a pas d’ennuis… Et d’ailleurs les ennuis n’arrivent jamais par d’où on les attend. Ce n’est pas la politique qui est dure, c’est la vie.

Franchement, la politique c’est une grande aventure humaine et je n’arrive pas à me limiter chez un homme à la seule description des actes et des évènements. Je m’intéresse plus à ce qu’il y a derrière.

Les onze années que le général de Gaulle passe à Colombey entre 1947 et 1958, sa psychologie, ses moments de doute, de désespoir, d’espérance, les trahisons qu’il subit, tout cela m’intéresse. Et le général de Gaulle, lâché par tout le monde en 1968, qui joue son va-tout en 1969 !

Il faut juger Napoléon…dans la continuité de l’Histoire de la France. De la monarchie à la IIIe république, il y a une logique : trop de stabilité avec les rois, trop d’instabilité avec la révolution et trop d’autorité avec l’empereur. Il a fallu toutes ces étapes pour arriver à la démocratie. …la Révolution française…a commencé avec les intellectuels et a fini avec les brutes. Napoléon est né de cela. L’empereur est le produit du chaos révolutionnaire. …Je pense à la collaboration et à Pétain. Il y a un continuum. Notre pays est fait de tout cela.

… la littérature, le cinéma, la peinture, l’art n’entrent pas dans l’ordre de l’exploitation politicienne. Je n’ai pas eu envie, dans le cadre du combat politique qui était le mien de me servir de la culture comme objet de communication. …alors que j’étais entouré de tant de souffrances et d’angoisses des Français, j’étais gêné à l’idée…de passer une minute… à disserter sur des sujets littéraires. Le président à mieux à faire que de commenter le football ou de parler de ses lectures.

Il y a trois choses consubstantielles à l’âme humaine : …la famille; ce que l’homme fait depuis l’origine : il prie…; …la création artistique.

…le rôle du créateur n’est pas un rôle politique. C’est une fonction de la transcendance. La seule chose qui restera de nos époques, c’est ce qu’on aura créé: l’art.

…Droite ou gauche, dans la littérature cela ne veut rien dire.

Il y a une fascination des hommes d’État pour les artistes et les écrivains. …l’homme d’État est au rythme de la démocratie, l’artiste tutoie l’éternité. C’est la grande inégalité entre eux.

Je suis résolument contre l’aplatissement du monde : une seule langue, une seule tradition. Je veux dire à ceux qui ne croient pas dans la pensée française, que le jour où ils n’auront plus de pensée, plus d’identité, qu’est-ce qu’ils auront à partager?

…quand on voit le cortège des cathédrales et des églises, comment peut-on contester nos origines ? La France n’est pas chrétienne, mais ses racines sont chrétiennes. Ce fut une erreur de ne pas parler des racines chrétiennes de l’Europe.

Je n’ai aucun obstacle à lire et à admirer des écrivains dont je ne partage pas les opinions. … Que Sartre ait des combats politiques très éloignés des miens, cela ne m’empêche pas de dire que c’est un géant quand il écrit.

Une passion vous consume à jamais. .. passion pour son pays, passion de convaincre… passion de partager. La question n’est pas de savoir si cette passion vous quitte, mais comment vous la vivez. C’est toute la question de l’âge. Accepter son âge, c’est d’être moins bon dans certains domaines, et de s’améliorer dans d’autres. La passion, c’est la même chose. Elle ne vous quitte pas, mais il faut pouvoir la vivre d’une autre façon ».

Les liens que les grands responsables politiques entretiennent avec la littérature, à travers les livres qu’ils ont lus ou lisent, livrent une vérité souvent plus large que leurs discours politiques.

En terminant son entrevue, Nicolas Sarkozy résume son entretien avec Jean-Marie Rouart « L’amour et l’art sont les deux seuls domaines où il n’y a pas de progrès ». Et la politique ?

Claude Dupras

Full Story »

 
General

Les ingénieurs du futur et le Québec

Posted June 11, 2014 by Claude Dupras

Un article d’octobre 2013 de Roland Vardanega, président de la Société des ingénieurs Arts et Métiers de France et ancien président du directoire de PSA Peugeot-Citroën, que j’ai conservé, m’a particulièrement intéressé. Ce texte, publié dans le magazine français Le Point, me semble pertinent en rapport avec le futur du Québec et c’est pourquoi j’ai pensé en faire le sujet de mon blog d’aujourd’hui. Le voici:

« Quel ingénieur pour le XXIe siècle ? »

Comment en douter ? Le développement durable, l’urbanisation croissante de la planète, la recherche et le stockage de l’énergie, les besoins de mobilité qui, partout, vont croître avec le niveau de vie et qui poseront de nouveaux problèmes à l’humanité tout entière, l’alimentation et l’eau pour 9 milliards d’individus avec, là encore, des difficultés insoupçonnables en termes de santé, de vieillissement de la population, de gestion des déchets…, les ingénieurs vont avoir du travail.

C’est par un travail collaboratif que les progrès seront faits. Des ingénieurs spécialisés, des experts resteront bien sûr nécessaires. Mais le temps du chef d’orchestre est arrivé, l’homme qui fédère les compétences, anime les équipes.

Les qualités demandées seront celles d’un chef qui fait grandir ses collaborateurs, qui fait jouer tout l’orchestre, et pas seulement quelques individualités. Ce siècle sera complexe et imprévisible et les ingénieurs n’auront pour seule boussole que leur éthique, leurs valeurs et leur aptitude aux relations humaines. Ils devront avoir du charisme et être aussi à l’aise avec le « top management » qu’avec les collaborateurs et les subordonnés.

Les ingénieurs qui auront du succès seront ceux capables de transformer les avancées de la science en innovations accessibles aux populations.

Enfin, l’ingénieur du XXIe siècle ne sera pas ingénieur une fois pour toutes. Il devra sans cesse apprendre, s’adapter, se remettre en cause. Il devra aussi être ouvert sur le monde, sur les autres, les avancées technologiques. Il vivra plusieurs vies. »

Le Québec est un des centres importants du monde en écoles de génie. Polytechnique, McGill, ETS, Concordia, Laval et l’UQ produisent annuellement plus de 3 200 ingénieurs. Si j’en juge par Polytechnique avec laquelle je suis plus familier, ces écoles s’adaptent aux problèmes de la population mondiale et ajustent continuellement leur curriculum, leurs facilités, leurs laboratoires… et leurs enseignements particuliers pour préparer des ingénieurs à la hauteur des tâches qui les attendent.

Montréal est aussi le chef-lieu de certaines des plus grandes firmes d’ingénierie du monde et d’entreprises industrielles, manufacturières, pharmaceutiques et autres de grande importance.

Parmi celles de génie, on retrouve : SNC-Lavalin, 8e au monde, avec ses 40 000 employés qui œuvrent dans 40 pays, WSP (ex-Genivar), 16e au monde avec ses 20 000 employés dans 30 pays et plusieurs autres firmes importantes de 2 000 à 4 000 employés et qui continueront à croître durant les prochaines années. Sans oublier les innombrables firmes de moyenne et petite tailles hautement spécialisées et qui sont fort compétentes dans toutes les sphères des sciences appliquées. Plusieurs de ces dernières œuvrent aussi à l’étranger. À elles s’ajoutent des firmes internationales comme Aecom (4e au monde) venues s’implanter au Québec en achetant des boîtes d’envergure comme Tecsult, spécialisée en barrages hydro-électrique.

Dans les industries et manufactures telles, l’avionnerie, le transport, la fabrication, l’environnement, l’épuration des eaux, les mines, etc… des ingénieurs de haute qualité œuvrent et sont de plus en plus nécessaires et recherchés pour leur qualité d’organisation de projets.

Malgré l’année éprouvante que viennent de traverser plusieurs des firmes de génie québécoises suite aux révélations de la Commission Charbonneau sur la nature du financement politique qu’elles pratiquaient pour obtenir des mandats gouvernementaux du Québec, un fait demeure : leur compétence. Et c’est sur cette base que l’avenir doit se bâtir.

Ce savoir-faire de nos ingénieurs est reconnu dans tous les coins de notre planète où ils l’ont démontré. Déjà, un très grand nombre d’entre eux sont de bons gérants de projet, des managers efficaces. Les qualités nécessaires à la gérance n’étant pas nécessairement innées dans chaque individu, ni vraiment enseignées dans le passé, les circonstances ont exigé qu’ils les acquièrent sur le tas.

La progression impensable de l’importance de l’engineering depuis soixante ans dans le monde, nous laisse imaginer ce qui s’en vient dans le prochain siècle. L’envergure et la complexité de la réalisation des projets futurs, quelle que soit leur nature, nécessiteront l’apport d’ingénieurs pour la coordination d’équipe composées de spécialistes, de scientifiques et d’experts de toutes catégories. De même pour les recherches, l’accompagnement individuel ou organisationnel, la communication interculturelle, la formation, etc… Il devient donc essentiel que de plus en plus d’ingénieurs soient capables de remplir de tels rôles et que nos écoles de génie puissent les y préparer en incorporant, dans les cours, des initiations au développement de la personnalité, aux relations humaines, à la gérance avancée et au leadership. Après avoir obtenu leur baccalauréat en génie, il sera utile pour les nouveaux diplômés d’en obtenir un deuxième dans une des spécialités qui touchent les sujets que je viens de mentionner.

De son côté, notre gouvernement devra toujours être au fait du futur prometteur de l’engineering dans le monde et de la position unique du Québec face à cette opportunité. Pour maintenir et améliorer sa position, il devra constamment assurer le développement et le perfectionnement de nos écoles de génie afin qu’elles demeurent dans le top mondial et que nous produisions de plus en plus d’ingénieurs à la fine pointe de la demande. Il devra faire en sorte que nos firmes d’ingénieurs maintiennent leur siège social au Québec et que nos entreprises opèrent leurs usines sur notre territoire, le plus possible. Tout cela se traduira par une économie québécoise plus dynamique et riche.

Le Québec : endroit par excellence du génie dans le monde. Pourquoi pas ? Les meilleurs étudiants viendront étudier chez nous, car nos écoles seront les meilleures. Nos diplômés seront les plus prêts à relever les défis nouveaux. Nos firmes d’ingénieurs et nos entreprises seront dynamiques et d’avant-garde. Les nouveaux ingénieurs étrangers diplômés de nos écoles, dont les Français, voudront y travailler et s’implanter chez nous de façon permanente.

Le texte de Roland Vardanega devrait être le guide des jeunes ingénieurs québécois afin qu’ils comprennent bien l’importance de la formation continue qui leur permettra, en tout temps de leur carrière, d’être de meilleurs ingénieurs et des managers efficaces capables de répondre aux grands défis de demain.

Claude Dupras

Full Story »



The Latest