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"The Pulse of Canada "


 
 

 
Canada

Conseil de Lucien Bouchard aux séparatistes : soyez réalistes !

Posted August 24, 2014 by Claude Dupras

S’il y a un homme politique qui connaît bien le Québec et qui sait prendre son pouls, c’est bien l’ex-premier ministre Lucien Bouchard. Nationaliste dans l’âme, il a quitté le parti progressiste-conservateur canadien et le gouvernement de Brian Mulroney, en 1990, sur, ce qui était pour lui, une question de principe. Nous n’étions pas tous en accord avec lui, mais la quasi-majorité des Québécois l’était.
Après sa démission, il fonda un parti politique fédéral dédié à la séparation du Québec, le Bloc Québécois (BQ), et remporta une forte majorité des sièges du Québec. Ce faisant, il se retrouva chef de l’opposition de Sa Majesté à la Chambre des Communes puisque son parti avait fait élire le deuxième plus grand nombre de députés. Impensable, mais vrai !
Sa popularité était grandissante et elle a été bien démontrée lors du référendum sur la séparation du Québec de l’ensemble canadien de 1995. C’est Bouchard qui, par la force des choses, a mené la campagne lancée par le PM québécois Jacques Parizeau. Avec son dynamisme, sa forte personnalité, sa force de caractère et la puissance de ses mots, il a capté, assemblée après assemblée, l’imagination des Québécois qui venaient de plus en plus nombreux le voir, l’entendre, l’apprécier et se laisser convaincre de ses idées. Ce fut une démonstration spectaculaire d’un chef politique charismatique au discours clair, efficace et laconique. Il n’échoua que par quelques déciles puisque sur 4,7 millions de votes exprimés, le « NON » gagna par seulement 54 288 voix.
The following year, Parizeau resigned and Lucien Bouchard became Quebec premier and Parti Québécois leader (PQ).
This man today, Following his retirement from politics 2001, became an important figure in the legal and business world. His words are always in the public. Thus, there a few days, he expressed his belief in a major interview in which he demonstrated, once again, its Quebec sensitivity, strategic intelligence and political savvy. He summarized his feelings clear on his personal political history, those of the PQ, Quebec, Canada and the Referendum on the separation of Quebec from the Canadian federation.
Of course, current separatists did not like his comments and are raging against Bouchard, especially when he predicts that there will be no new «& Nbsp; referendum in my lifetime & nbsp;», and that if there were a, « le « Oui » would still be rejected & nbsp;». Regarding BQ, he feels he no longer has a place on the federal level as it is in the interests of Quebecers to be well represented in the national political parties can take power.
His opponents do not share his opinions as his words came to destroy their dreams, their actions and their predictions on the separation of Quebec. Since then, they despise, the caricature and depreciate while seeking to demonstrate that he is wrong and that the idea of ​​separation is still alive and in the minds of Quebec. And this, even if what is said Bouchard research results of all pollsters and cruelly real vote of Quebecers to the PQ in the last Quebec election. & nbsp; 
Nevertheless, I have a certain admiration for these individuals with respect to the density of their fervor and nationalism. The trouble is, qu'aveuglés by their passions and their hopes, they refuse to acknowledge the wisdom of one of their most prestigious leaders of the past and put aside their Weird. More, by not endorsing the thought of most Quebecers, they do not help the cause of the Quebec people nationally. They are not builders.
More, they do not respect those who do not share their views. Bouchard is a good example. This is the leader who gave them power in Quebec and by his actions and his actions almost delivered them a positive result for a referendum on Quebec separation. Present day, blame it for not having fired a third referendum even if Bouchard knew that the winning conditions were not met. They turn against him as if he were an ordinary individual by pointing. One only has to read to realize that for many of them, Bouchard is sold, it was purchased, it works only for money and is an outcast they despise them and the public square. They are uncompromising.
These separatists are generally well educated, write very well, thoroughly and find and amplify know everything that goes wrong with the federal government and Quebec to & nbsp; lay the foundations of their arguments. What matters to them, is to denigrate, first of all, holders of the other message. I consider that this is because their main error resulted in the decline in their credibility.
As for their political agenda, it does not germinate because there is no political ground as that which prevailed in the failed projects of the Constitutional reform in Canada following the agreements rejected Meech Lake and Charlottetown. & nbsp;
More, they do not have a charismatic leader, warm, sensible, loved and confident as René Lévesque, who led the first referendum nor Lucien Bouchard, who led the second with Jacques Parizeau. They dream of finding a savior, without realizing that such leaders are usually from particular political moments when society is experiencing difficulties out of the ordinary because of the political environment that makes it so suitable for the impact of whipping up nationalist discourse and imagination with figures solutions to. It is far from that.
In fact, recent interview Bouchard highlighted, once again, the inability to achieve their separatist goal. It is time they react positively and become realistic.
Claude Dupras

 

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Canada

Les entreprises sont les nouveaux conscrits de la guerre politique

Posted August 18, 2014 by Claude Dupras

Depuis la fondation de Québec, il y eut plusieurs guerres pour lesquelles les gouvernements ont appelé les jeunes à joindre l’armée de façon volontaire et lorsqu’ils croyaient que cela ne suffisait pas, ils imposaient la conscription pour le service militaire obligatoire. Après la conquête de la colonie française, plusieurs hommes politiques francophones s’opposèrent à ces mesures en associant impérialisme et conscription dans leurs discours pour dénoncer le fait que le Canada soit entraîné dans ces conflits à cause de ses relations avec le régime britannique.
La conscription fut appliquée particulièrement sévèrement pendant la guerre des Boers et la première guerre mondiale en 1917. Lors de la deuxième guerre mondiale, le gouvernement de Mackenzie King et ses ministres québécois hésitèrent à voter la conscription et ce n’est que dans les derniers moments de la guerre que 2 500 individus furent conscrits et peu de ceux-là moururent sur les champs de bataille.
À chaque guerre, les jeunes joignaient volontairement les rangs pour des raisons personnelles qui les motivaient à le faire. Peu, parmi eux, voulaient sauver la France ou l’Angleterre, mais ils étaient surtout motivés par la possibilité d’échapper au chômage, de quitter leur coin de terre reculé et leur quotidien morose pour aller à l’aventure et « voir du pays ». D’autres y allaient par conviction croyant la guerre juste et choisissaient l’action en vue de former leur destin et de renaître de la guerre. Ou, encore, ils provenaient de familles militaires et y voyaient une façon de montrer leur loyauté à leurs proches en accomplissant ce qu’ils jugeaient être leur devoir.
Lors des conscriptions, plusieurs jeunes résistèrent à l’obligation militaire et ne voulurent pas s’enrôler. Ils n’étaient pas fascistes. Ils choisissaient de devenir des « hors-la-loi ». Ils se cachaient dans les forêts ou les régions lointaines pour vivre une vie de misère et de survie. Ils étaient qualifiés de « déserteurs ». Étaient-il des insoumis, des lâches, des peureux, des « perdants » comme plusieurs disaient à ce moment-là, ou étaient-ils des objecteurs de conscience ? Ils devinrent des coureurs des bois et durent survivre aux hivers difficiles et à la chasse aux déserteurs organisée par le gouvernement. Ils n’eurent pas la vie facile, surtout lors de la première guerre mondiale.
Il en fut de même aux USA, particulièrement pendant la guerre du Vietnam alors que les « draft-dodgers » se sauvèrent de leur pays pour aller dans un autre comme le Canada. Plus de 75 000 jeunes américains ne voulant pas aller au front pour des raisons de conscience, disaient-ils, se réfugièrent chez nous. Après la guerre, le gouvernement américain vota deux amnisties, en 1974 et 1977, et une grande majorité des réfractaires retournèrent aux USA, où plusieurs furent mal accueillis par leurs compatriotes.
Il faut reconnaître que l’enrôlement obligatoire pose aujourd’hui des problèmes d’éthique. Le Canada et les USA reconnaissent maintenant qu’il ne respecte pas les droits des individus. Il est aussi une violation de la famille. Du point de vue moral, plusieurs prêtres affirment que la conscription est condamnable, anti-démocratique et va à l’encontre de la charité chrétienne.
Aujourd’hui, notre gouvernement canadien n’est pas en guerre mais il aime se mêler des affaires des autres pays lorsque les politiques appliquées dans ces pays ne respectent pas, selon lui ou pour une raison partisane, les principes et les directives des Nations Unies. Ce faisant, il vient d’inventer une nouvelle catégorie de conscrits.
La population ukrainienne au Canada est fort importante et électoralement stratégique. Le gouvernement Harper le sait et agit en conséquence. Pour s’assurer de son support, il s’oppose fermement à la Russie dans ses démêlés avec les séparatistes de l’Ukraine surtout depuis l’annexion de la Crimée. Pour faire pression sur le gouvernement Poutine, il ne ménage ni ses mots durs ni ses actions dommageables. Il en met trop. Beaucoup trop. Mais qu’importe, cela satisfait les Ukrainiens canadiens et c’est ce qui compte pour lui.
Ainsi, en représailles aux sanctions d’Harper sur les voyages et autres restrictions envers les oligarques russes, et celles d’autres chefs politiques occidentaux, le gouvernement russe a banni, pour un an, les importations vers la Russie de viandes, de poissons, de fruits, de légumes, de lait, de produits laitiers… Cette décision fait financièrement mal aux cultivateurs, fermiers, pêcheurs et producteurs canadiens. Notre gouvernement n’avait pas prévu cette riposte car il avait estimé que Poutine n’adopterait jamais une telle mesure draconienne sachant qu’elle générerait un effet négatif majeur sur l’économie russe puisque la rareté de ces produits créerait une augmentation des coûts qui affecterait les budgets des familles et se reflèterait sur l’économie déjà souffrante. Harper s’est trompé car les producteurs russes qui peinaient à concurrencer les produits importés verront leur part du marché augmenter (ils sont encouragés à le faire) et les importations de l’Amérique latine croîtront appréciablement.  
En plus, cette surproduction canadienne retombant sur notre marché occidental, créera une baisse des prix et par conséquent une diminution des profits des producteurs.
Le Financial Post de cette semaine met en garde le Canada sur le développement des sanctions de toutes sortes contre un autre pays, particulièrement un pays majeur comme la Russie. Il rappelle qu’aujourd’hui l’économie mondiale est intégrée et le blocage d’activités économiques peut créer des risques d’affaires importants et affecter négativement l’économie, deux aspects devenus imprédictibles par rapport au passé.
La loi permet au Canada d’« utiliser les échanges commerciaux et les investissements comme armes de dissuasion s’il y un danger pouvant affecter la paix internationale et la sécurité, pouvant résulter dans une crise internationale ».
Comme l’écrit l’éditeur du journal, Terence Corcoran, « le problème est l’effet sur les entreprises affectées par les sanctions économiques et qui voient leurs affaires diminuées. Pourquoi doivent-elles absorber ces pertes générées par une décision du Canada d’imposer des sanctions économiques envers un autre pays ? ». (traduction CD)
Ces entreprises sont en fait, les nouveaux conscrits. En effet, elles ont été induites à participer à une guerre politique de leur pays sans le vouloir. Pourquoi un individu, un commerce ou une entreprise canadienne devraient-ils ou elle subir des contrecoups d’une guerre politique entre Harper et la Russie ? Et si ses attaques continuent, toujours pour assurer le vote ukrainien à son parti, quel autre flanc de notre commerce canadien sera affecté? Qui doit rembourser les pertes des entreprises touchées ? Nous tous ?  

 

Claude Dupras  

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Allan's Perspective

How do you say shit in French!

Posted August 5, 2014 by Allan W Janssen

Folks, I gotta tell ya, when I read this I just COULDN’T leave it alone because this is the biggest pile of shit I have heard in years!! Parrot removed from Montreal Biodome after learning too much English! MONTREAL – The Montreal Biodome’s Scarlet macaw will be deported to the Toronto Zoo next Friday after […]

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General

La vraie erreur de Bolduc

Posted August 5, 2014 by Claude Dupras

Un article récent du journaliste Gilbert Lavoie dans La Presse de Montréal met en relief les qualités professionnelles du docteur Yves Bolduc, aujourd’hui ministre de l’éducation du Québec. Ceux et celles qui connaissent ce dernier ne sont pas surpris. Ils le savent compétent, dévoué, bon, sensible et généreux. Il est député du comté Jean Talon qui compte la population la plus riche de la ville de Québec et où le parti libéral a toujours été favori pour gagner à toutes les élections. 

 

Malheureusement pour lui et sa carrière politique future, Bolduc est pris dans une situation embarrassante qui mine sa réputation.

 

Député du Québec à l’Assemblée nationale n’est pas un emploi à plein temps. Surtout, si on est député d’un comté relativement petit et où les besoins de la population sont minimes par rapport aux autres comtés. C’était le cas de Bolduc en 2012, suite à la victoire du Parti Québécois de Pauline Marois qui remporta la palme à l’élection générale en délogeant le gouvernement du PM Jean Charest.

 

Après avoir été ministre de la santé du Québec, Bolduc se retrouve député de l’opposition, avec du temps libre. Homme d’action et travaillant de nature, il n’aime pas « tourner en rond ». Il décide alors qu’en plus de son poste de député, il peut servir ses concitoyens comme médecin de famille. 

 

C’est alors qu’il était ministre de Charest qu’il avait trouvé une solution à ce problème important au Québec : le manque de médecins de familles. Il s’agissait de motiver les médecins à faire un effort supplémentaire pour prendre à leur charge un plus grand nombre de ces familles. Et pour les motiver, le gouvernement décida de leur offrir un boni financier important par chaque nouvelle famille qu’ils accepteraient. À ce moment-là, le parti libéral était populaire et Bolduc ne pouvait s’imaginer qu’un jour prochain il serait un de ces médecins, étant donné la réélection probable du gouvernement dont il faisait partie. Mais cela arriva. 

De retour à la pratique de la médecine, il se voit attribué des familles. Sa réputation de vrai professionnel qui agit pour aider les gens en difficulté est bien connue. Médecins surchargés de patients et autres professionnels de la santé, connaissant ses capacités, lui réfèrent des familles en besoin de médecins, car elles fourmillent.  

 

Bolduc acceptent volontiers et sa réputation se répand. Un ancien ministre péquiste, dont le parti s’acharne aujourd’hui contre Bolduc, est parmi ceux qui lui réfèrent des patients. Il reconnait que Bolduc est un bon médecin et il n’hésite pas à proclamer, sans gêne, « comme médecin, on l’a adoré ». 

 

Des pharmaciens, en contact quotidien avec des personnes ayant des besoins médicaux, lui envoient des patients, souventes fois de grands malades qui n’ont pas de médecins. Bolduc acquiesce et s’occupe vraiment d’eux. Il priorise les cas graves et se rend disponible. Il va à l’hôpital pour vérifier l’évolution de leur situation. Plusieurs témoignent aujourd’hui de sa sensibilité envers eux. Il aime être médecin et cela se ressent.  

 

Durant ce temps, il est toujours député d’opposition et siège au parlement du Québec lorsqu’il est en session. Les sondages indiquent que le gouvernement péquiste est populaire et atteint 42% d’appuis. Les observateurs avertis prédisent un gouvernement majoritaire péquiste si une élection était déclenchée. Bolduc y croit et se voit député de l’opposition pour un long terme. Face à cette perspective, il accepte un plus grand nombre de nouvelles familles pour agir comme leur médecin. 

 

Mais comme rien n’est certain en politique, la venue de Philippe Couillard à la tête du parti libéral du Québec change les choses. Racé, intelligent, calme, ouvert et chaleureux, Couillard correspond à ce que les Québécois recherchent comme chef politique. Et, petit à petit, les sondages l’indiquent. La PM Marois, ressentant le début d’un vent contraire qui s’élève, décide de déclencher une élection rapide afin que son parti obtienne une majorité au parlement, avant qu’il ne soit trop tard. Mais il l’est et la campagne tourne vite en faveur de Couillard et des libéraux. Le soir des élections, ces derniers se retrouvent avec une victoire écrasante sur les séparatistes et Couillard devient le nouveau premier ministre du Québec.  

 

Couillard est aussi médecin et a confiance en Bolduc. Il le nomme ministre de l’éducation, un des postes parmi les plus importants du gouvernement. Ce dernier, surpris de la tournure de l’élection, se voit obligé de mettre un terme à son travail de médecin car son emploi de ministre lui demande tout son temps. Il avise les familles pour lesquelles il avait accepté d’agir. Et, c’est à ce moment-là qu’il fait une erreur magistrale qu’il regrettera longtemps. 

 

Grâce aux 1 500 familles pour lesquelles Bolduc avait accepté d’être le « médecin de famille », le boni gouvernemental a été très important. Et, il l’a perçu. Mais, au moment où il devient ministre, il n’avait répondu qu’aux appels de 400 de ces familles, les autres n’ayant pas encore ressenti le besoin de l’appeler. Il avait donc obtenu un montant pour des familles auxquelles il n’avait rendu aucun service médical et qu’il devait maintenant laissé tomber. Mais comme tout se sait avec le temps, un journaliste a raconté cette histoire. Depuis, Bolduc est gêné et, cherchant à se sortir de cet imbroglio, vient d’affirmer qu’il va rembourser le gouvernement, malgré que l’écriture de la loi ne l’oblige pas, et donner une autre partie à des organismes charitables.

 

À mon avis, dès le lendemain de sa nomination comme ministre, il aurait dû agir, calculer le trop-perçu correspondant aux 1 100 familles qu’il n’avait pas traitées à ce jour et le verser au gouvernement. C’était si simple. Pourquoi un homme de son intelligence, de son expérience et, plusieurs qui le connaissent bien et qui disent sans équivoque, de son honnêteté, n’a-t-il pas fait cela au moment où il aurait dû le faire, nonobstant la loi ? 

 

C’est regrettable et c’est là sa seule erreur. 

 

Maintenant qu’il l’a reconnue et a agi, que devons-nous penser et faire ? Ce n’est pas une réponse facile à donner. 

 

Il a été et est un bon député, un bon ministre, un bon médecin. Il a fait une erreur de jugement. Il peut être un bon ministre de l’Éducation. 

 

Comme disait mon père « une fois n’est pas coutume ». J’en conclus qu’il faut lui donner sa chance.

 

Claude Dupras

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General

POP Montreal Announces More Acts, Including The Unicorns

Posted July 21, 2014 by Andrew_Horan

POP Montreal has announced more bands and artists including the reunited Unicorns. This will be their only Canadian show outside of their dates opening for Arcade Fire. In addition to the music, Art POP will also celebrate its 10th anniversary with the first collaborative art project between  Dominique Pétrin and LOVE Québec, a group that works to reduce violence
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Canada

La femme du français

Posted July 21, 2014 by Claude Dupras

Elle est née en Haïti. En 1968, sous la dictature de François « papa doc » Duvalier, sa famille fuit son pays pour s’établir à Thetford Mines, la ville de l’amiante québécoise au Canada, où il n’y a aucune famille noire. Elle a onze ans.

Ses études la mènent à l’université de Montréal où elle obtient un baccalauréat langues et littérature espagnoles et italiennes. Durant et après ses études, elle démontre une sensibilité particulière pour les femmes victimes de violence conjugale. Puis, les dirigeants du réseau français de Radio-Canada la remarque dans un documentaire de l’Office National du Film canadien et lui offre un emploi. Elle n’a que vingt ans. Elle devient reporter et animatrice et sept ans plus tard lectrice de l’émission de nouvelles « Le Téléjournal ». Elle est de plus, interviewer de personnalités canadiennes et d’autres pays.
Son nom est Michaëlle Jean et les Canadiens n’ont pas fini d’en entendre parler.
Elle épouse un français, cinéaste et philosophe, Jean Daniel Lafond. Ils adoptent une jeune fille haïtienne.
Bilingue parfaite, la chaine anglophone de Radio-Canada, quatre ans plus tard, l’invite à se joindre aussi à elle. Puis, elle devient animatrice du Téléjournal, et en 2004 anime sa propre émission « Michaëlle » diffusée en français.
En 2005, une surprise attend tous les Canadiens. Le 4 août, le premier ministre Paul Martin annonce que Michaëlle Jean devient Gouverneur Général du Canada, le 27ième. Les canadiens-haïtiens sont fous de joie, les autres étonnés. Elle est la première personne noire à remplir ce poste. Elle a 37 ans. Mais comme elle est aussi de nationalité française, acquise lors de son mariage, elle doit renoncer à celle-ci étant donné qu’elle sera la commandante-en-chef des Forces Armées Canadiennes. Ainsi est faite la constitution.  Elle rencontre, avec sa famille, la reine Élizabeth à sa maison d’été de Balmoral pour respecter la tradition et devient la vice-royale canadienne.
Son discours inaugural met l’accent sur ce qu’elle identifie comme les « deux solitudes » canadiennes. Elle veut instaurer un pacte de solidarité entre les peuples fondateurs du pays. Mais son discours va plus loin, et touche les relations entre les différentes communautés ethniques, linguistiques, culturelles et de genre.
La nouvelle Gouverneur générale est très active et représente la Canada partout : JO d’hiver en Italie, festival d’Iqaluit au Nunavut, en Algérie, au Mali, au Ghana, en Afrique du sud, au Maroc, en Argentine, en Haïti. Partout elle encourage les droits des femmes, particulièrement dans les pays musulmans. En Afghanistan, elle prend position pour la mission de paix affirmant que « le Canada est fier de faire partie des 37 pays qui ont entrepris de restaurer la stabilité et la reconstruction du pays ». Elle est à Vimy pour la commémoration du 90ième anniversaire de la bataille. Et encore… 
Elle rencontre les chefs d’état de multiples pays, dont la présidente du Chili, l’héritier et nouveau roi d’Espagne, le président hongrois et des dizaines d’autres.
En 2008, elle doit gérer une crise politique inédite au Canada. Le gouvernement minoritaire Harper est en difficulté après que l’opposition ait rejeté son énoncé économique. Les partis d’opposition lui proposent de se substituer au gouvernement en créant un gouvernement de coalition. Une première en politique canadienne. Elle refuse et décide de proroger la session parlementaire de deux mois jusqu’au dépôt du budget. Harper est sauvé.
À la fin du mandat de Michaëlle Jean, Harper crée une surprise en ne le renouvelant pas. Elle le voulait, il ne l’a pas voulu. Pourtant ses  prédécesseurs l’avaient fait pour les gouverneurs généraux du passé. Et cela, malgré que 57% des Canadiens approuvent son travail et considèrent qu’elle les a toujours représentés dignement et avec compétence. Harper est du genre conservateur-républicain-américain et veut avoir le contrôle total sur les affaires de l’état et comme elle montrait un peu d’indépendance…
L’ONU qui a remarqué les talents de Michaëlle Jean, la nomme « envoyée spéciale pour l’éducation, la science et la culture en Haïti » dans le but d’obtenir des fonds pour la reconstruction et l’éducation dans ce pays. Puis, le sénégalais Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie, la nomme comme « grand témoin » pour les JO d’été de Londres afin de promouvoir la langue française. Entre temps, elle préside le conseil d’administration de l’Institut québécois des hautes études internationales à l’université de Laval et devient la chancelière de l’Université d’Ottawa.
Abdou Diouf démissionne de son poste en 2014 et Michaëlle Jean exprime son intention de le remplacer. C’est un poste très important. Mais elle n’est pas seule à viser cette nomination. Il y a aussi Pierre Buyoya, l’ancien président du Burundi, et le socialiste Bertrand Delanoë, l’ex-maire de Paris. Buyoya mise sur les suffrages de l’Afrique Centrale ce qui lui donne des créances démocratiques, tandis que Delanoë compte sur le fait qu’il est socialiste et qu’il a appuyé le président socialiste François Hollande lors des primaires de son parti pour le choix du candidat.
Michaëlle Jean ne désespère pas car elle a beaucoup d’atouts. N’est–elle pas un symbole de la francophonie plurielle ? N’a-t-elle pas l’esprit de résistance de son peuple comme elle l’a si bien démontré au Canada ? Ne s’est-elle pas investie dans le combat social canadien en travaillant auprès de femmes en difficultés ?  Malgré son travail intellectuel, n’a-t-elle pas toujours montré son sens pratique pour aider les femmes violentées ? Lors du terrible tremblement de terre  en Haïti, n’a-t-elle pas transformé son bureau en centrale téléphonique pour les initiatives de secours sur la base des informations reçues ?
Comme les Haïtiens dont la vie est difficile et qui souffrent, elle a démontré qu’elle sait composer avec le chaos et qu’elle a une capacité de résistance et d’organisation dans toutes situations. Tous les liens qu’elle a tissés avec les pays africains, dans sa carrière de journaliste et de chef d’État, ont créé une sympathie envers elle et naturellement Haïti, où étaient « menés des millions d’Africains lors de la traite négrière ». Elle propose aujourd’hui, une « francophonie de la diversité culturelle et du pluralisme », dont elle est l’exemple, « assise sur la francophonie politique, les valeurs démocratiques et l’état de droit » réalisés par les présidents passés de l’organisme.
Elle met surtout l’accent sur le développement économique qui est, pour elle, le vrai espoir des jeunes. « A quoi sert de produire des milliers de diplômés si c’est pour en faire des chômeurs ou des demandeurs d’asile ? », demande-elle ?
Elle réclame aussi le respect des droits de l’Homme qui pour elle « préservent les valeurs du peuple et son rayonnement plus grand que ses ressources », citant le Sénégal comme exemple.
Malgré que le Canada appuie sa candidature, c’est aussi un aspect négatif pour elle à cause du comportement offensif de sociétés minières canadiennes en Afrique. « J’entends mettre l’accent sur la responsabilité sociale des entreprises… », assure-t-elle pour obvier à ces craintes.
Michaëlle Jean a toutes les qualités pour bien remplir l’importante tâche de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie. Elle incarne la francophonie du futur, celle du bon sens économique. Elle est la candidate idéale pour être dans le monde, la femme du français.
Mais à ce jour, la France la boude. Elle se montre sceptique aux propositions de Michaëlle Jean, pour une francophonie plurielle et diverse qui s’ouvre sur le monde. Le malheur pour la candidate canadienne est que la France assure plus de 70% du budget de l’organisation, ce qui fait que sa voix est prépondérante. Je ne serais pas surpris que le gouvernement français opte pour un ses siens qui se cherche un emploi, le socialiste Bertrand Delanoë, ex-maire de Paris. Ce n’est pas le meilleur candidat, mais il est “du bon bord”. 
Claude Dupras

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Allan's Perspective

Give them a finger!

Posted July 10, 2014 by Allan W Janssen

Dear Readers: My dad used to say “give them a little finger, and they will take your whole arm!” This cute little quote can be used in a lot of situations, but two in particular come to mind this morning! The Gays and the French! First of all we mentioned that the LGTB community just […]

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Alberta

Reflections On Canada Day: The Impact Of Canadian History

Posted July 1, 2014 by Jared Milne

I’m writing this on the morning of Canada Day 2014, thinking about all the fascinating things I’ve read about and seen, and all the people I’ve met. One thing I’ve come across is all the different parts of Canadian history I’ve studied, and how they’ve tied into many of the recent issues we’ve faced in Canada….

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Canada

La fête de notre Canada

Posted June 30, 2014 by Claude Dupras

Comme toujours en ce 1er juillet, nous célébrons la fête du Canada. Ce merveilleux pays qu’est le nôtre fait l’envie de la très grande majorité des citoyens de la planète comme nous le constatons tous lorsque nous visitons les pays du monde.

Le Canada est grand. Il est beau. Il est riche. Il est au top de toutes les statistiques de l’OCDE en rapport avec la qualité de vie, les soins de santé, l’éducation, le PIB, etc… Quel pays fantastique ! Ce sont les Français qui l’ont découvert, l’ont exploré et qui y ont construit ses premières habitations. Ils ont créé Québec, la première ville en Amérique. Montréal sa métropole. Les francophones du Canada, où qu’ils soient, sont leurs descendants. Il y en près de 10 millions au pays. Même si les Anglais sont venus conquérir leur territoire, ils n’ont pas laissé tomber les bras. Grâce à sa solidarité, notre peuple a repris sa place et notre pays est aujourd’hui officiellement bilingue et biculturel. Pas autant que nous aimerions, certes, mais avec nos efforts persistants, nous pourrons assurer à la longue cette position.

Il y a et il y aura toujours des anti-Canada. Leur principale stratégie actuelle, pour se remplumer, est de jouer sur le sujet de la langue et particulièrement sur l’enseignement de la langue anglaise dans nos écoles. Ils disent ne pas s’y opposer mais leurs écrits nous démontrent qu’ils n’y voient que du mal. Je ne les comprends pas et je pose la question suivante : « Comment, comme parents, peuvent-ils s’opposer à ce que leurs enfants soient bilingues dans le monde d’aujourd’hui alors que la langue anglaise est devenue le dénominateur commun pour les relations entre pays, pour les affaires, pour le sport… ».

Leurs prêches cherchent à nous faire peur en nous mettant en garde qu’un Québec où ses citoyens seront bilingues, ne sera plus le Québec. Ils oublient nos lois et la volonté ferme de tous les Québécois d’origine, quelles que soient leurs tendances politiques, d’avoir un état français protecteur de notre langue, de nos traditions et de notre culture tout en assurant que tous les néoquébécois maitrisent la langue française. Nous voulons aussi que chacun de nous puisse avoir l’opportunité de s’ouvrir sur le monde et pour ce faire être en mesure de communiquer avec qui il voudra.

Quel que soit le continent, la langue anglaise est de plus en plus parlée et écrite partout. Ça aurait pu être le français, mais c’est l’anglais. L’Histoire du monde en a décidé ainsi.

Ce n’est pas un discours de fédéralistes triomphants qui veulent imposer leur vision des choses et gagner la faveur publique. C’est la réalité pure et simple. Ils ne veulent pas en finir avec le principe de « la seule langue officielle » ni rendre bilingue la fête nationale québécoise, comme le prétendent certains. Ils sont en accord avec l’effort pour inciter que les minorités anglaises et autres à apprendre et à parler le français. Et, heureux de constater que cet objectif est sur le point d’être atteint.

Le jour de la fête nationale québécoise est particulier et doit être conservé tel quel. Les francophones de toute tendance politique veulent que leurs enfants soient bilingues pour profiter de tout ce que la vie leur offrira. Et dire comme certains séparatistes, parmi les plus écoutés, que ce désir et cet effort pour l’atteindre ne sont que de « la folklorisation qui risque la dissolution pure et simple de la culture québécoise » n’est qu’une exagération simpliste et malhonnête qui cherche à nous éloigner du Canada. Le jour de la fête du Canada est important pour nous rappeler ce que nous sommes et le potentiel extraordinaire qui est le nôtre.

Si tous les Québécois deviennent bilingues, ou trilingues pour plusieurs, cela ne désincarnera pas notre nation francophone, ni « la déculturera », mais la renforcera. Le Québec ne deviendra pas « une simple entité territoriale » comme le prétendent les oiseaux de malheur. Nous demeurerons toujours la majorité au Québec et jamais nous renoncerons au Québec français. Le bilinguisme nous permettra de prendre toute la place qui est la nôtre dans le Canada.

Cessons de nous regarder le nombril et nous deviendrons plus grands et plus importants dans notre pays et dans le monde. Le Québec sera plus fort. Le Canada aussi.
Bonne fête à nous tous, les Canadiens.

Claude Dupras

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General

Les ingénieurs du futur et le Québec

Posted June 11, 2014 by Claude Dupras

Un article d’octobre 2013 de Roland Vardanega, président de la Société des ingénieurs Arts et Métiers de France et ancien président du directoire de PSA Peugeot-Citroën, que j’ai conservé, m’a particulièrement intéressé. Ce texte, publié dans le magazine français Le Point, me semble pertinent en rapport avec le futur du Québec et c’est pourquoi j’ai pensé en faire le sujet de mon blog d’aujourd’hui. Le voici:

« Quel ingénieur pour le XXIe siècle ? »

Comment en douter ? Le développement durable, l’urbanisation croissante de la planète, la recherche et le stockage de l’énergie, les besoins de mobilité qui, partout, vont croître avec le niveau de vie et qui poseront de nouveaux problèmes à l’humanité tout entière, l’alimentation et l’eau pour 9 milliards d’individus avec, là encore, des difficultés insoupçonnables en termes de santé, de vieillissement de la population, de gestion des déchets…, les ingénieurs vont avoir du travail.

C’est par un travail collaboratif que les progrès seront faits. Des ingénieurs spécialisés, des experts resteront bien sûr nécessaires. Mais le temps du chef d’orchestre est arrivé, l’homme qui fédère les compétences, anime les équipes.

Les qualités demandées seront celles d’un chef qui fait grandir ses collaborateurs, qui fait jouer tout l’orchestre, et pas seulement quelques individualités. Ce siècle sera complexe et imprévisible et les ingénieurs n’auront pour seule boussole que leur éthique, leurs valeurs et leur aptitude aux relations humaines. Ils devront avoir du charisme et être aussi à l’aise avec le « top management » qu’avec les collaborateurs et les subordonnés.

Les ingénieurs qui auront du succès seront ceux capables de transformer les avancées de la science en innovations accessibles aux populations.

Enfin, l’ingénieur du XXIe siècle ne sera pas ingénieur une fois pour toutes. Il devra sans cesse apprendre, s’adapter, se remettre en cause. Il devra aussi être ouvert sur le monde, sur les autres, les avancées technologiques. Il vivra plusieurs vies. »

Le Québec est un des centres importants du monde en écoles de génie. Polytechnique, McGill, ETS, Concordia, Laval et l’UQ produisent annuellement plus de 3 200 ingénieurs. Si j’en juge par Polytechnique avec laquelle je suis plus familier, ces écoles s’adaptent aux problèmes de la population mondiale et ajustent continuellement leur curriculum, leurs facilités, leurs laboratoires… et leurs enseignements particuliers pour préparer des ingénieurs à la hauteur des tâches qui les attendent.

Montréal est aussi le chef-lieu de certaines des plus grandes firmes d’ingénierie du monde et d’entreprises industrielles, manufacturières, pharmaceutiques et autres de grande importance.

Parmi celles de génie, on retrouve : SNC-Lavalin, 8e au monde, avec ses 40 000 employés qui œuvrent dans 40 pays, WSP (ex-Genivar), 16e au monde avec ses 20 000 employés dans 30 pays et plusieurs autres firmes importantes de 2 000 à 4 000 employés et qui continueront à croître durant les prochaines années. Sans oublier les innombrables firmes de moyenne et petite tailles hautement spécialisées et qui sont fort compétentes dans toutes les sphères des sciences appliquées. Plusieurs de ces dernières œuvrent aussi à l’étranger. À elles s’ajoutent des firmes internationales comme Aecom (4e au monde) venues s’implanter au Québec en achetant des boîtes d’envergure comme Tecsult, spécialisée en barrages hydro-électrique.

Dans les industries et manufactures telles, l’avionnerie, le transport, la fabrication, l’environnement, l’épuration des eaux, les mines, etc… des ingénieurs de haute qualité œuvrent et sont de plus en plus nécessaires et recherchés pour leur qualité d’organisation de projets.

Malgré l’année éprouvante que viennent de traverser plusieurs des firmes de génie québécoises suite aux révélations de la Commission Charbonneau sur la nature du financement politique qu’elles pratiquaient pour obtenir des mandats gouvernementaux du Québec, un fait demeure : leur compétence. Et c’est sur cette base que l’avenir doit se bâtir.

Ce savoir-faire de nos ingénieurs est reconnu dans tous les coins de notre planète où ils l’ont démontré. Déjà, un très grand nombre d’entre eux sont de bons gérants de projet, des managers efficaces. Les qualités nécessaires à la gérance n’étant pas nécessairement innées dans chaque individu, ni vraiment enseignées dans le passé, les circonstances ont exigé qu’ils les acquièrent sur le tas.

La progression impensable de l’importance de l’engineering depuis soixante ans dans le monde, nous laisse imaginer ce qui s’en vient dans le prochain siècle. L’envergure et la complexité de la réalisation des projets futurs, quelle que soit leur nature, nécessiteront l’apport d’ingénieurs pour la coordination d’équipe composées de spécialistes, de scientifiques et d’experts de toutes catégories. De même pour les recherches, l’accompagnement individuel ou organisationnel, la communication interculturelle, la formation, etc… Il devient donc essentiel que de plus en plus d’ingénieurs soient capables de remplir de tels rôles et que nos écoles de génie puissent les y préparer en incorporant, dans les cours, des initiations au développement de la personnalité, aux relations humaines, à la gérance avancée et au leadership. Après avoir obtenu leur baccalauréat en génie, il sera utile pour les nouveaux diplômés d’en obtenir un deuxième dans une des spécialités qui touchent les sujets que je viens de mentionner.

De son côté, notre gouvernement devra toujours être au fait du futur prometteur de l’engineering dans le monde et de la position unique du Québec face à cette opportunité. Pour maintenir et améliorer sa position, il devra constamment assurer le développement et le perfectionnement de nos écoles de génie afin qu’elles demeurent dans le top mondial et que nous produisions de plus en plus d’ingénieurs à la fine pointe de la demande. Il devra faire en sorte que nos firmes d’ingénieurs maintiennent leur siège social au Québec et que nos entreprises opèrent leurs usines sur notre territoire, le plus possible. Tout cela se traduira par une économie québécoise plus dynamique et riche.

Le Québec : endroit par excellence du génie dans le monde. Pourquoi pas ? Les meilleurs étudiants viendront étudier chez nous, car nos écoles seront les meilleures. Nos diplômés seront les plus prêts à relever les défis nouveaux. Nos firmes d’ingénieurs et nos entreprises seront dynamiques et d’avant-garde. Les nouveaux ingénieurs étrangers diplômés de nos écoles, dont les Français, voudront y travailler et s’implanter chez nous de façon permanente.

Le texte de Roland Vardanega devrait être le guide des jeunes ingénieurs québécois afin qu’ils comprennent bien l’importance de la formation continue qui leur permettra, en tout temps de leur carrière, d’être de meilleurs ingénieurs et des managers efficaces capables de répondre aux grands défis de demain.

Claude Dupras

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Canada

Les femmes de vétérans

Posted May 31, 2014 by Claude Dupras

Quelle image désolante que celle du ministre canadien des anciens combattants, Julian Fantino, se faufilant dans un corridor du parlement pour éviter volontairement d’écouter la complainte d’une femme d’ancien combattant, Jenifer Migneault, qui finalement a crié pour se faire remarquer par la presse. La télé nous montrait le ministre lui tournant le dos et accélérant le pas pour se sortir de cette situation.

Elle a bien fait. Tout ce qu’elle veut, c’est une rencontre avec le ministre pour lui faire part de la vie qu’est la sienne et celles de milliers d’autres épouses ou conjointes d’anciens combattants face au symptôme de stress post traumatique (SSPT) qui afflige un très grand nombre de nos soldats après leur retour à la vie civile.

Fantino, ancien chef de police de Toronto est député et ministre conservateur en fonction depuis près d’un an. Il est un dur qui n’accorde aucune importance aux relations humaines dans sa fonction.

Cela arrive au même moment où l’ex-lieutenant-général Dallaire démissionne de son poste de sénateur pour consacrer tout son temps notamment à ses recherches sur le SSPT (un mal dont il souffre) et à la lutte contre le phénomène des enfants soldats. Il faut se rappeler que ce vaillant soldat avait crié aux pays du monde entier, dont la France, la Grande-Bretagne et les USA, d’envoyer des troupes supplémentaires pour prévenir le déclenchement des massacres au Rwanda en 1994. Il n’avait pas été entendu et depuis, a toujours dénoncé cette inaction.

Nos soldats sont de jeunes volontaires qui sont déplacés sur différents fronts de guerre au monde. Ainsi le mari de Mme Migneault a fait partie de quatre missions importantes au Golfe, en Irak, en Haïti et en Syrie. Leur retour à la maison n’est pas toujours de tout repos car plusieurs se découvrent un trouble réactionnel découlant d’une blessure opérationnelle. Il vient, généralement, d’un évènement traumatique, qui les a marqués, comme la confrontation avec la mort, la peur de mourir ou lorsque leur intégrité physique ou celle d’un de leurs compagnons d’armes a pu être menacée. Cela a provoqué une peur intense, un sentiment d’impuissance ou un sentiment d’horreur. C’est le SSPT. Pour plusieurs, cela peut être de courte durée, pour d’autres, comme le mari de Mme Migneault, il se chronicise.

On peut facilement imaginer la répercussion sur les membres de la famille, particulièrement l’épouse, aux prises avec, ce qui est en fait, le prix ultime à payer pour le déploiement militaire de leur mari au service de leur patrie.

Le soldat Migneault a dû attendre sept ans avant que son syndrome soit reconnu et, malgré une médication hebdomadaire, les cauchemars continuent, l’anxiété persiste, la honte est pénible, le déni est perceptible, l’humeur est affectée, le suicide guette… La détresse est si présente qu’il ne peut être laissé seul. Les enfants ne comprennent pas, la famille souffre et celle qui encaisse tout, c’est l’épouse ou la conjointe.

Mme Migneault a cherché à confronter le ministre pour revendiquer de l’aide pour ces femmes qui ne sont « pas outillées pour bien accompagner les vétérans ». Dans son cas, ce n’est que lorsqu’elle a atteint le fond du baril et crié à l’aide qu’elle a obtenu une aide psychologique. Elle considère important que le ministre la voit, la rencontre, l’écoute car elle est l’image de toutes celles qui, comme elle, vivent des vies difficiles. Elle veut que le ministre ressente, avec raison, que toutes ces personnes doivent être reconnues comme des aidants naturels et qu’elles soient aidées dès le retour de leur soldat.

J’aime parler avec des vétérans. Je m’en fais un devoir car ces individus ont risqué leur vie afin que nous puissions vivre dans une démocratie saine, prospère et protéger. Dans les derniers mois, j’en ai rencontré deux. Un au Québec, l’autre à Puerto Rico. Je leur ai posé la même question « comment vous aide votre gouvernement ». Dans les deux cas, la réponse fut similaire : « rien, si on n’est pas blessé ». Ces hommes et femmes qui ont été enrôlés durant plusieurs années ne reçoivent pas d’appuis pour leur retour à la vie civile. Pas d’aide psychologique spontanée, pas d’aide pour trouver un emploi, pas de cours d’orientation pour parfaire leur éducation, pas de pension… seul l’hôpital militaire pour vétérans à leur disposition. Cela me semble injuste. Dans les deux pays, la réaction gouvernementale est similaire.

Aux USA, la colère des GI américains vient d’avoir raison du secrétaire américain aux anciens combattants qui a dû démissionner et Obama a promis « que son successeur se préoccupera davantage de leur sort ». À quand la démission de Fantino, qui refuse de rencontrer l’épouse d’un ex-soldat qui veut le sensibiliser afin que toutes les femmes qui accompagnent un vétéran qui souffre profondément de son service militaire, soient “outillées” pour les aider ?
Claude Dupras

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Canada

D’un Montréalais à l’autre : de Marcel Côté à Xavier Dolan

Posted May 28, 2014 by Claude Dupras

Marcel Côté est né dans la ville minière de Malartic du nord-ouest québécois. Après ses études élémentaires, secondaires et collégiales, son intérêt porte sur la culture scientifique, la technologie et l’économie. L’Université d’Ottawa l’accueille et il obtient un baccalauréat en sciences physiques. Puis, il s’enrôle à l’Université Carnegie Mellon de Pittsburg où, trois ans plus tard, il termine avec succès une maitrise en sciences économiques.

Avec ce bagage de diplômes, Marcel Côté enseigne aux universités de Sherbrooke et de Montréal et, quelques années plus tard, fonde la société SECOR, conseil en stratégie et management. Avec le temps, la firme couvre le Canada avec des bureaux à Québec, Toronto et Vancouver. Puis, elle s’internationalise en installant des antennes à New York et Paris. Son succès vient du fait qu’il est un brillant économiste dont l’approche conservatrice est recherchée dans le monde. En 1986, il reçoit le titre de Fellow du centre des affaires internationales de l’université d’Harvard.

Sa mort récente lors d’une randonnée cycliste au Québec a bouleversé notre société. Ses concitoyens n’ont cessé de parler de la dimension hors de l’ordinaire de cet homme simple, racé, ouvert et compétent, lui rendant ainsi un hommage grandement mérité. Les parlementaires québécois ont souligné à l’Assemblée Nationale son apport à notre société et le maire de Montréal qui avait confronté Marcel Côté comme candidat-adversaire à la dernière élection municipale et s’en était fait, depuis, un bon ami, a déploré le départ de cet homme brillant, solide en soulignant que Marcel Côté avait collaboré étroitement avec lui et le président du comité exécutif de la ville pour les aider à bien orienter Montréal vers le futur, et cela bénévolement.

Membre de nombreux conseils d’administration, de mouvements d’affaires, de culture, de charité et de sport, il ne refusait jamais d’aider et de participer activement au développement positif de ces groupes que ce soit le YMCA, la fondation du Grand Montréal, l’institut de recherches en politique publique, l’orchestre symphonique de Montréal, les amis de la montagne, Montréal en lumière, Action Canada, la fondation neuro-Canada, la compagnie de danse Marie Chouinard, la table d’action en entreprenariat de Montréal et des dizaines d’autres. Compétent et généreux de son temps et de son argent, il s’est avéré un grand philanthrope, un homme de vision, un bon dirigeant, un excellent conseiller de premiers ministres, un individu qui aimait le genre humain qui possédait un sens naturel de la justice et qui cherchait constamment a améliorer le sort de ses semblables par des dons et par la fondation ou le soutien d’œuvres de toute nature pertinentes à leurs besoins. Toujours sans rechercher le profit et de manière désintéressée.

Il y a quelques mois, je lui ai demandé d’aider le fils d’un ami français qui voulait rejoindre les rangs de la compagnie KPMG, qui avait acheté SECOR, où Marcel Côté agissait toujours comme membre du conseil d’administration. Ce garçon voulait simplement avoir l’opportunité d’être admis à un examen d’entrée pour travailler dans ce groupe important, en Europe. Marcel Côté a accepté et dans un voyage à Paris a fait en sorte qu’il puisse faire valoir ses qualités devant le comité de recrutement de la firme. Malheureusement, le jeune n’a pu démontrer qu’il était à la hauteur de ses attentes. Cette décision m’a démontré, encore une fois, sa dimension humaine et son impartialité.

Montréal va manquer son grand citoyen Marcel Côté.

Au même moment, une bouffée d’air frais nous est venue de Cannes où se déroulait le festival annuel de films.

Un jeune cinéaste montréalais Xavier Dolan devenait, subitement, la coqueluche de la croisette et une vedette montante mondiale. Ce n’était pas son premier festival malgré ses 25 ans. Son nouveau film « Mommy », le cinquième qu’il produisait, est devenu un « hit » au point qu’une ovation de 12 minutes suivit sa projection. Mais ce qui est encore plus révélateur est le niveau de popularité qu’il a acquis. Les journalistes et photographes s’arrachaient non seulement ses commentaires et des « clichés » intéressants mais sollicitaient son autographe, pour eux-mêmes et leurs proches. C’est la vedette de son film, Anne Dorval, qui témoignait de la reconnaissance acquise par le jeune montréalais : « les gens criaient son nom. C’était impressionnant de voir les gens hurler comme s’il s’agissait de Mick Jagger. Les filles pleuraient, je n’ai jamais vu une chose pareille ».

Né à Montréal d’un immigrant égyptien devenu auteur-compositeur-interprète et comédien québécois, Manuel Tadros, et d’une mère, Geneviève Dolan, chargée des admissions dans un collège de la métropole, il est dès l’âge de 4 ans une petite vedette dans les réclames des pharmacies Jean Coutu, puis il double la voix de Ron dans Harry Potter et joue dans la série « Omerta » à sept ans, etc. Il n’aime pas l’école car son attention est ailleurs. Il aime l’action du monde cinématographique.

À 15 ans, son père change de compagne. Xavier Dolan quitte l’école, est désabusé, se pense devant rien mais possède 150 000$ venant de ses cachets de comédien mis de côté par ses parents. Il cure son mal en écrivant le scénario de son premier film « J’ai tué ma mère ». Il le propose à plusieurs producteurs qui le refusent. Finalement, il décide de le faire lui-même… Dans ce travail, il n’a pas le temps d’être indulgent et le démontre par son intransigeance, son impatience et ses crises violentes. Il est exigeant jusqu’à la cruauté. Il sait ce qu’il veut et ne peut se satisfaire de moins. Vivre intensément est son besoin urgent. Réaliste, il réclame vivement la critique. Il fait toutes les « jobs » : acteur, scénariste, producteur, monteur, chef décorateur, costumier, éclairagiste, directeur artistique… En 2009, il se retrouve à Cannes pour la projection de son film. C’est un succès… mitigé. Un premier. Depuis, il a fait un film par an et en plus de Cannes, il est aux Oscars, aux Césars, au festival de films de Toronto, au Mostra de Venise… où il remporte des nominations importantes et des prix.

La bouffée d’air frais n’est pas venue de tout ce branle-bas spectaculaire, mais des propos qu’a tenus Xavier Dolan suite à son récent succès à Cannes dont à l’émission 24/60 de Radio Canada que j’ai eu l’occasion d’écouter. Une phrase m’a particulièrement frappé : « Il n’y a rien comme l’art, en fait, pour imprimer dans l’imaginaire mondial l’existence d’un peuple » démontrant ainsi que l’art est aussi important que la politique et la science dans la société. Quelle vérité, mal comprise par trop de Québécois!

Il dénonce les blogueurs démagogues qui traitent les artistes « de parasites qui vivent aux crochets de l’État et qui font la grande vie à Cannes » et espère que ses succès permettront de faire évoluer les mentalités. Il s’est adressé particulièrement aux gens de sa génération en les encourageant à avoir confiance en eux et à ne pas être pessimistes quant à l’avenir. « Rien n’arrête quelqu’un qui est travaillant, quelqu’un qui espère ».

À l’animatrice de l’émission, Anne Marie Dussault, qui l’interrogea sur les idées politiques de sa génération, il a spontanément répondu : « Ma génération s’est détournée du Parti Québécois, mais pas du projet d’indépendance, qui n’est pas mort ». Je crois qu’il y a beaucoup de vrai dans cette affirmation et ce devrait être un avertissement à tous ceux qui croit que la question nationale est définitivement enterrée.

Quant au rêve d’obtenir la Palme d’or de Cannes, Dolan a démontré sa sensibilité en affirmant qu’il ne l’espérait pas « pour satisfaire son ego mais plutôt mais pour nous tous (Québécois) comme image, comme métaphore de notre identité, pour qu’on nous reconnaisse ».

Québécois dans l’âme, il déclare : « J’ai suivi le Québec qui nous suivait. On a senti la vague d’amour, de la part des cinéphiles et de tout le monde. Nous avons senti leur soutien et leur amitié ».

Xavier Dolan ressentait le besoin de retourner aux études avant le succès qu’il a connu à Cannes. Mais il veut maintenant surtout ne pas pénaliser son film « Mommy » en assurant, de façon ordonnée, sa distribution dans le monde. Il semble ne pas se formaliser de sa nouvelle célébrité, malgré qu’il ait reçu des offres concrètes de grands studios américains.

Quel plaisir de suivre l’évolution de ce jeune homme ! Quel style ! Quelle bonheur de l’entendre expliquer ses points de vue dans un langage châtié, en français ou en anglais ! Quel magnifique personnage!

Montréal a perdu un grand Montréalais en Marcel Côté mais en a gagné un nouveau, différent mais aussi de grande qualité, en la personne de Xavier Dolan.

Claude Dupras

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Activism

Omar sued for $50 million!

Posted May 23, 2014 by Allan W Janssen

The Perspective Research Department has just learned that the widow of the soldier Omar Khadr KILLED, is suing our much maligned and misunderstood [sic] young freedom fighter for 50 million bucks! Personally, we think this is a great idea…….., the only problem is, HOW THE HELL WILL SHE EVER COLLECT? ————————————————– There is a new […]

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Canada

PKP versus les frères Desmarais

Posted May 18, 2014 by Claude Dupras

De toute évidence, le milliardaire Pierre-Karl Péladeau (PKP), nouveau député péquiste du comté de Saint-Jérôme, sera candidat à la chefferie du Parti Québécois (PQ) pour remplacer la chef démissionnaire Pauline Marois. À l’écouter, depuis son élection du 7 avril dernier, lors d’interviews à la radio où il prend le temps d’expliquer d’où il vient et où il veut aller, on peut déduire que sa candidature est certaine. Il reconnaît que la politique est pour lui un nouveau monde et qu’il doit faire son apprentissage de député en apprenant de ses commettants comment devenir un bon député pour son comté. Il avoue peu connaître le travail de parlementaire d’un député à l’Assemblée Nationale et veut passer beaucoup de temps pour se familiariser le plus possible avec tous les rouages du gouvernement du Québec. Enfin, il veut porter la plus grande attention au Parti Québécois où il n’a pas d’assise. Il veut comprendre « ses statuts lourds », sa structure, ses membres, ses dirigeants, son financement et ses possibilités. En somme, il veut adapter sa culture personnelle, sa vie professionnelle, son travail de leader d’entreprises à son rôle de parlementaire afin de pouvoir démontrer aux membres du parti qu’il sera prêt à diriger le PQ.

Depuis son poing levé, qui a marqué son entrée en politique, il a déclaré haut et clair qu’il n’était là que pour faire un pays du Québec. Il n’a pas changé d’idée. Certes, il fut un temps durant la campagne où il a cherché à calmer les esprits des « antiréférendistes » en affirmant qu’il voulait, s’il était élu, s’occuper surtout de l’aspect économique dans un nouveau gouvernement Marois. Mais, depuis la défaite magistrale du PQ aux mains du PM Couillard et de son parti libéral, PKP est vite revenu à sa position initiale et confirme haut et bas, sur toutes les tribunes, qu’il veut l’indépendance totale du Québec afin que ses compatriotes francophones aient en mains tous les moyens pour faire du Québec un pays solide, riche et à eux.

Pour lui, le PQ doit changer sa stratégie et cesser, comme dans le passé, de créer des illusions, d’élection en élection, dont le but était de faire croire aux Québécois par des mots ou des slogans que la séparation du Québec de l’ensemble canadien n’était pas pour demain puisque le parti voulait d’abord soit diriger « un bon gouvernement », soit créer des « conditions gagnantes », soit appliquer une « gouvernance souverainiste », etc…

PKP est plus pressé et crie Vivement le pays ! Il espère diriger une campagne électorale dont le thème sera clairement « l’indépendance ». En somme, j’estime qu’il veut une élection référendaire en bonne et due forme durant laquelle il proposera un tel programme politique. Et, advenant une victoire par majorité parlementaire du PQ, son gouvernement engagera la séparation du Québec du Canada. Le moins que l’on puisse dire est que son approche a le mérite d’être franche, honnête et ouverte. PKP estime que c’est le meilleur chemin et, pour l’atteindre, il croit en la nécessité d’en parler tous les jours, partout et à chaque occasion qui s’offre pour définir les avantages d’un Québec libre tout en citant les désavantages du fédéralisme à la sauce canadienne.

Les péquistes accepteront-ils son approche ? Si oui, ce sera un changement fondamental dans leur stratégie. Ce sera le jour du grand risque, le jour du casino. Pour eux, ce sera tout ou rien et pour longtemps.

Aujourd’hui, ce que je décris précédemment semble invraisemblable. En effet, les deux derniers sondages placent le PQ et son option séparatiste au plus bas niveau d’estime populaire depuis son arrivée sur la scène politique québécoise. Si ce portrait négatif momentané dure, le rêve de PKP s’évaporera.

Par contre, pour moi, on ne peut rejeter si vite du revers de la main tous les sondages de la dernière décennie dans lesquels on découvrait, sur une base relativement constante, que le pourcentage des Québécois favorables à la séparation du Québec variait entre 35% et 40%. Le vote cumulé du PQ et du parti Québec Solidaire (QS), aussi parti séparatiste, à l’élection du 7 avril dernier, approche cette fourchette. De plus, il ne faut pas oublier que le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ) est un ancien ministre séparatiste et que lors du dernier référendum, ce parti sous le nom de l’Action Démocratique du Québec (ADQ) s’était prononcé pour le OUI à la séparation. J’estime que la base pro-séparation n’a pas vraiment changé mais s’est déplacée. C’est sur cette base que mise PKP pour lancer sa marche vers l’indépendance.

La dernière campagne électorale a démontré que PKP n’est pas un orateur à l’éloquence puissante et directe. Son image télévisuelle laisse à désirer. À la radio, même s’il est sympathique, il montre des faiblesses et de la partisannerie dans son argumentation. Et comme la politique électorale est un commerce d’images et d’illusions, PKP aura beaucoup à faire pour rejoindre le cœur et l’intelligence des Québécois.

Récemment, à la radio, il a émis des arguments qui m’ont surpris. Par exemple : « On ne peut avoir de péage sur le pont Champlain pour les automobilistes puisque les bateaux qui passent en dessous en payent »; « Si le Québec est indépendant, il pourra contrôler les paradis fiscaux »; « Les Desmarais camouflent les résultats de Gesca », « Les Desmarais gèrent mal », « c’est trop facile pour les Desmarais de dire ne pas connaître le futur de leurs journaux régionaux » et « les Desmarais auraient dû prévoir la diminution des revenus publicitaires »…. Il les blâme de n’avoir pas prévu la diminution du lectorat de leurs journaux format papier depuis la venue du numérique.

C’est un discours démagogique et petit envers des Québécois qui connaissent les plus grands succès économiques au Québec, au Canada, et dans le monde, pour la simple raison qu’ils sont des fédéralistes, surtout que le contraire des affirmations de PKP est la vérité.

Blâmer les frères Desmarais de garder confidentiels les résultats financiers de leur entreprise Gesca et du même souffle se dire surpris qu’ils aient tenu, pour une première fois après la mort de leur père, une conférence de presse à la suite de la réunion annuelle des actionnaires de Power Corporation me semble contradictoire. C’est un manque d’élégance !

Ajouter à l’éternel argument des séparatistes vis-à-vis Gesca à l’effet qu’elle est supposément déficitaire et qu’elle a toujours maintenu vivant ses journaux à Montréal, à Québec et dans les régions, simplement pour pouvoir influencer l’opinion publique en faveur du fédéralisme, c’est trop facile surtout lorsqu’on parle de millions de $.

Les Desmarais gèrent mal… vraiment ! À sa réunion, leur compagnie Power Corporation a fait état sur l’ensemble de l’exercice 2013 d’une importante hausse de son bénéfice net attribuable aux détenteurs d’actions de 977 millions $, ou 2,12 $ par action, contre 816 millions $, ou 1,78 $ par action en 2012. Sa filiale Financière Power a vu son bénéfice net grimper à 593 millions $, soit 84 cents par action, comparativement à celui de 277 millions $, ou 39 cents l’action, de la même période en 2012.

Le péage pour les automobilistes qui sera établi pour le pont Champlain tiendra compte des montants payés par les compagnies maritimes pour les bateaux passant sous le pont. Il n’y a aura pas de double imposition.

Les USA, l’Union européenne, le Canada combattent les paradis fiscaux. Prétendre que le Québec indépendant fera mieux que l’ensemble de ces pays est une chimère, une illusion utopique.

Affirmer que les Desmarais n’ont pas prévu les conséquences du numérique…vraiment ! Gesca a lancé La Presse + pour tenir compte de la présence grandissante du numérique qui menace partout dans le monde le journal papier. À ce jour, près de 500 000 personnes par jour ouvrent ce site pour obtenir les dernières nouvelles et présentations. C’est un « hit »! De plus, les Desmarais investissent actuellement plusieurs centaines de millions de $ pour rénover les bureaux de La Presse près de la Place D’armes à Montréal pour tenir compte des nouveaux besoins. Ils étudient les conséquences pour leurs journaux régionaux et cherchent à déterminer les solutions et les moyens pour les convertir à la tablette numérique.

Si PKP veut scorer des points, il devra trouver une discours qui colle à la réalité et capable d’aider les gens sur le terrain.

Claude Dupras

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