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Monreal Canadiens face long wait for next playoff round after sweeping Lightning

Posted April 24, 2014 by The Canadian Press

MONTREAL — Sweeping the Tampa Bay Lightning in the opening round of NHL playoffs means a long wait for the Montreal Canadiens. The Canadiens finished off a four-game sweep Tuesday night and may have a 10- or 11-day wait before […]

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A government of low expectations for Philippe Couillard

Posted April 23, 2014 by Martin Patriquin

Martin Patriquin on the new Quebec Premier and his cabinet picks

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Struggling for citizen control of Community TV in Montreal

Posted April 22, 2014 by meagan perry
Wednesday, April 23, 2014

The modern cable industry is not community-TV friendly, so a not-for-profit is proposing to take over community TV from Videotron.

A a not-for-profit organization is proposing to the CRTC that it, instead of Videotron, should manage community TV in Montreal. Videotron is one of Canada’s four big cable and telecommunications companies. The Steering Committee for an Independent Community TV Channel (ICTV) for Montreal says that Videotron’s existing MAtv-branded ‘community channel’ fails to meet the conditions of its CRTC licence to “reflect the official languages, ethnic and Aboriginal composition of the community.”  The group’s complaint also argues that MAtv airs no programs made by the general public, and offers virtually no training in media production skills to the public.

image: flickr/USB

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Festival D’Ete De Quebec Unveils Line-Up – July 3-13, 2014

Posted April 12, 2014 by Audio Blood

Festival d’été de Québec is thrilled to unveil this year’s diverse line-up. Headliners include; Billy Joel, Lady Gaga, The Killers, Bryan Adams, Snoop Dogg, Journey, Steve Miller Band, Soundgarden, Queens of the Stone Age, Daniel Lanois, A$AP Rocky, Cypress Hill, Gogol Bordello, St.Vincent, John Mayall, Serena Ryder, Tegan and Sara and more. FEQ General Manager
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Canada

Le parti Québécois est-il mort ?

Posted April 11, 2014 by Claude Dupras

Depuis l’écrasante victoire du parti libéral du Québec (PLQ) sur le Parti Québécois (PQ) nous entendons toutes sortes d’affirmations à l’effet que le PQ a perdu de son importance dans la vie politique du Québec et du Canada et qu’il est sur une pente descendante qui l’amènera à sa disparition.

Certains de ses membres parmi les plus connus, comme l’ex-ministre Louise Beaudoin et le sociologue Gérard Bouchard, n’hésitent pas à affirmer : « l’ampleur de la sanction populaire signifie la mort d’un rêve, porté par une génération qui a échoué à transmettre aux plus jeunes son projet de pays ». Eux qui, il y a à peine un mois, annonçaient avec grande confiance la victoire de leur parti et rêvaient d’un référendum gagnant, aujourd’hui déblatèrent contre le PQ en le condamnant à un avenir noir.

Si on oublie les deux référendums qui ont brassé un peu trop et inutilement la cage et que nous nous rappelons les nombreuses lois qui ont été votées par les gouvernements qui ont suivi la révolution tranquille, beaucoup de progrès a été accompli. Parmi elles, il y avait celles des chefs péquistes René Lévesque, Jacques Parizeau et Lucien Bouchard. Chacun a livré la marchandise : loi 101 sur la langue, lois sociales, assurance-auto, loi anti-scab, zonage agricole, programme Épargne-actions, etc… Malgré que j’aimais plusieurs de leurs décisions, je les ai combattus aux élections parce qu’ils voulaient tenir un référendum pour séparer le Québec du Canada, sauf en une occasion, en 1981, lorsque René Lévesque a gagné l’élection avec sa proposition « un bon gouvernement, sans référendum ».

À l’élection de lundi dernier, le PQ a perdu 24 députés et n’a récolté que 25,4% des votes, son deuxième plus bas score depuis sa création, tout en laissant filer le pouvoir qu’il avait acquis, par chance, en 2012 avec 31,95% du vote. Une vraie catastrophe !

Aujourd’hui, les commentateurs, chroniqueurs, blogueurs, politiciens fédéraux et autres affirment que 70%-75% des Québécois s’opposent à la tenue d’un référendum et, par conséquent, le PQ risque de disparaître. Est-ce la réalité ? Je ne le crois pas.

Durant les dernières années, jusqu’au lancement de la récente élection, les sondeurs affirmaient que 40% des Québécoises et Québécois favorisaient la séparation du Québec. Ce score a été constant de sondages en sondages. Je l’ai d’ailleurs utilisé maintes fois dans mes blogs pour souligner le danger possible qu’un référendum nous réservait. Il ressemble d’ailleurs étrangement à celui obtenu par René Lévesque lors du référendum de 1980, lorsque le OUI avait obtenu 40,6% des suffrages. J’ai la conviction que dans quelques mois, nous retrouverons le même score de 40% dans les sondages.

C’est donc dire que pour gagner un référendum, le OUI doit recueillir 10% de plus de votes. Il l’a presque fait en 1995. Mais dans la situation actuelle, cela semble impossible malgré que ce soit une relative petite marche à monter.

Pauline Marois a perdu l’élection à cause de son utilisation malencontreuse de la charte des valeurs et la tenue d’un référendum qu’elle cherchait à cacher. Trop de sources sérieuses, venues contredire ce qu’elle affirmait pour le démontrer, ont miné sa crédibilité. Sa décision d’aller en élection pour profiter de l’appui majoritaire qu’exprimaient les francophones à la loi 60, celle de la charte, ne s’est pas matérialisée en une victoire à cause de la mauvaise campagne électorale qu’elle a menée. Ajoutée aux votes négatifs presqu’unanimes des non-francophones à cause de la charte, ce fut fatal.

Jusqu’à un certain point, la PM Pauline Marois a dirigé un bon gouvernement comme je l’ai souligné dans quelques blogues, à ce moment-là. Les astres étaient bien alignés pour elle et son parti, au point que si elle avait mené une vraie bonne campagne et avait confirmé, dès l’annonce de l’élection, qu’il n’y aurait pas référendum durant son prochain mandat, il est raisonnable de penser qu’elle aurait pu maintenir son parti au pouvoir. Elle est donc directement responsable.

Mais rien ne dit que dans le futur, un nouveau chef ne pourra pas réussir là où elle a failli. Le problème est que le PQ n’a pas actuellement dans ses rangs un tel chef ou, s’il est là, il est bien caché, Parmi la panoplie de ses candidats possibles, aucun ne démontre être capable de gagner une élection. Les trois vedettes actuelles du parti, Drainville, Lisée et PKPéladeau, ont agi en bouffons sur scène le soir de l’élection. Alors que tout le Québec attendait, devant la télé, Pauline Marois qui devait accepter la défaite, chacun des trois mousquetaires mandatés pour préparer sa venue, a démontré un manque de jugement politique en prononçant, à tour de rôle, un discours pro-référendum alors qu’elle avait refusé d’en parler durant toute la campagne et que c’était la cause principale de sa défaite.

PKP semble favori actuellement pour devenir le nouveau chef du PQ. Ce milliardaire en a surpris plusieurs lorsqu’il a décidé de faire de la politique active. Séparatiste ardent, il s’est embarqué dans les circonstances que nous connaissons et, à la surprise générale, a fait déraillé la campagne de la PM Marois. Par la suite, nous l’avons vu plusieurs fois à la télé et entendu à la radio débattre ses positions politiques. Plusieurs électeurs ont été désappointés par ses prestations, surpris de sa difficulté à bien s’exprimer et de se produire en public. Orateur sans éloquence puissante et directe, sans prestance, il ne génère pas la confiance. Il n’est ni un René Lévesque, ni un Lucien Bouchard et ni même un Jacques Parizeau. Ceux-là étaient passionnés, connaissaient bien tous les dossiers et savaient s’exprimer avec ardeur, intelligence et conviction. On ne pouvait que les admirer, même si on ne partageait pas leurs avancés. PKP, pour sa part, a été bien superficiel dans ses discours, pas convaincant et même désappointant. Si je me fie aux nombreux commentaires que j’ai reçus depuis l’élection, il a « manqué son coup », il a manqué son entrée. Et ça c’est difficile à corriger car le mal est fait et ne devient pas orateur qui veut ! Malheureusement pour lui, Dale Carnegie n’est plus là !

En réalité, c’est triste parce que PKP pouvait être le prochain grand chef du PQ. Excellent homme d’affaires, il ne sera pas un grand politicien.

Sans PKP à sa tête, le PQ ne mourra pas car l’idée est encore là. Qu’il s’adapte à la réalité et que le prochain chef se lève !

Claude Dupras

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Allan's Perspective

Will the real Pierre Peladeau please step forward!

Posted April 9, 2014 by Allan W Janssen

After the surprising news in this week’s Quebec election I was going to look up that guy who owns Quebecor, (Pierre Peladeau) and see what he is all about…., since he is now rumoured to be the next P.Q. big shot! After reading a bunch of stuff about him that didn’t make much sense, I […]

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Le « gros bon sens » des Québécois

Posted April 8, 2014 by Claude Dupras

Quelle élection et quel résultat! Félicitations aux Québécois qui ont dit NON aux « chicanes » et aux divisions. Ce fut une victoire écrasante pour Philippe Couillard et son parti libéral (PLQ), une remontée spectaculaire pour François Legault et son parti Coalition Avenir Québec (CAQ) et une descente aux enfers pour la PM Pauline Marois et son Parti Québécois (PQ).

Le nouveau premier ministre Philippe Couillard a démontré que la sérénité, la transparence, l’intelligence, le savoir-faire et le respect des autres sont ensemble une formule gagnante en politique. Elle lui a permis d’élire 70 députés, alors que la PM Marois a perdu des sièges partout au Québec pour terminer avec 30 députés. De son côté, Legault a fait la démonstration qu’une approche politique non électoraliste peut aussi rapporter des succès si elle est bien articulée. Il a fait élire 22 députés, a gagné en crédibilité, et son parti est dorénavant assis sur une base solide.

Le PQ a récolté ce qu’il a semé. Il a divisé le Québec en refusant d’écouter de grandes franges de la population particulièrement en rapport avec son projet de charte des valeurs. Sa démagogie populiste et son approche du tout ou rien n’ont pas été appréciés. Par ailleurs, il n’a pas tenu compte des sensibilités d’une grande majorité de Québécois en agissant toujours pour briser le Canada. En présentant le nouveau candidat, dit de prestige, Pierre-Karl Péladeau et en sachant que, lors de sa mise en nomination, ce dernier enjoindrait les péquistes à faire un pays le plus vite possible, le PQ a laissé planer la tenue possible d’un troisième référendum sur la séparation du Québec de l’ensemble canadien, alors que près de 70% des Québécois n’ont cessé de dire depuis plusieurs années qu’ils n’en veulent plus. Il a aussi promis des restrictions sur l’enseignement de la langue anglaise. Face à ce manque de réalisme, les Québécois ont rejeté le PQ et l’ont vite démontré par les sondages.

La campagne a été de l’aveu de tous, électeurs comme observateurs, une des plus sales depuis des dizaines d’années. Allégations mensongères et insinuations trompeuses ont été mitraillées par les péquistes et leurs supporteurs, jour après jour, sur Couillard et ses libéraux. Ils cherchaient à les démontrer coupables, par association, des scandales découverts par la Commission Charbonneau. En tout temps, Couillard a maintenu son calme, est demeuré sobre dans ses déclarations, respectueux et a refusé de s’engager dans ces débats sans fin. Il est allé à la rencontre de tous les Québécois dans tous les coins de la province et leur a parlé des vrais problèmes, de ses solutions et de ses engagements. Les Québécois l’ont aimé et l’ont choisi même s’il n’offrait pas une vision nouvelle et excitante pour l’avenir du Québec.

Couillard n’a jamais caché ses positions en rapport avec le Canada. Il n’hésite pas à dire qu’il est Canadien, qu’il est Québécois, qu’il veut reconnaître les amendements de 1982 à la constitution canadienne que le gouvernement péquiste du temps n’a pas voulu signer. Il veut que le Québec reprenne sa place dans la fédération canadienne et que les jeunes Québécois voient dans leur pays, qu’est le Canada, ses opportunités nombreuses et qu’ils puissent en profiter. Il a rejeté la séparation, n’a pas insisté sur le statut particulier et a défendu le bilinguisme. Il a souligné les innombrables bénéfices que les Québécois reçoivent comme canadiens et son désir que le Québec devienne aussi riche que l’Ontario et l’Ouest canadien. C’est une approche réaliste et pragmatique. Il a même affirmé « nous sommes heureux dans le Canada ». L’élection n’a pas été un référendum sur ces questions mais son résultat peut démontrer que les Québécois acceptent amplement cette approche.

L’élection d’hier est une bonne leçon pour les jeunes qui veulent s’engager en politique. Ils y ont vu le beau et le laid, le sensé et l’insensé, le raisonnable et le ridicule, le faux et le vrai mais ils ont surtout compris la perspicacité des Québécois qui ne se laissent pas facilement tromper par des mots et des actions allant à l’encontre du « gros bon sens ». Ils ont été témoins de la déconfiture d’un parti politique qui s’est lancé en élection alors qu’il était en avance dans les sondages et avec le vent dans les voiles. Ils ont sûrement compris qu’ils ne doivent jamais minimiser l’appétit des électeurs pour un changement révolutionnaire.

Philippe Couillard hérite d’une province endettée, de problèmes d’infrastructures graves, de la corruption mise-à-jour par la Commission Charbonneau, d’un débat-diviseur sur la charte des valeurs… situations qu’il devra aborder dès ses premiers jours à la tête du Québec. De plus, il veut se mettre immédiatement à l’œuvre pour encourager les investissements privés, développer l’économie, créer des emplois, renforcer le système d’éducation et stimuler le système de la santé en ouvrant, entre autres, les super-cliniques. Il dit aussi vouloir écouter les suggestions de François Legault qui en a de très pragmatiques.

Avec une nouvelle direction, le Québec peut devenir plus prospère, plus riche, plus harmonieux et une terre de tolérance pour assurer le mieux-vivre de chacun de nous.

Claude Dupras

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Barbara Kay: Five takeaways from a brutal Parti Québécois defeat

Quebec is going to have at least four years of rational, inclusive governance and political stability, a gift that cannot be over-estimated in the light of the psychological turmoil we have experienced since 2012.

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Is Quebec sovereignty dead?

Posted April 7, 2014 by trashee

Maybe not entirely dead, but quite possibly in its death throes. Good work, PLQ! Et, pour les Péquistes – il faut savoir quand vous devriez quitter la soireé.. (10) Trashy, Ottawa, Ontario

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Geek Anthropologist Marie-Pierre Renaud on the “Fake Geek Girl” Debate

Posted April 6, 2014 by Anonymous

by Jarrah Hodge A longer version of this article was originally posted at Trekkie Feminist For anyone not familiar with the “fake geek girl” issue, it flared up online in 2012 after two articles were published. The first was by Tara Tiger Brown at Forbes telling supposedly attention-seeking “fake geek girls” to “please go away”. A couple […]

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Barbara Kay: Quebec’s electoral rollercoaster

Ethnic nationalism is a fire that can be banked, but it is rarely extinguished

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« On va leur faire peur »

Posted March 31, 2014 by Claude Dupras

Après un début de campagne désastreux durant lequel le Parti Québécois (PQ) a vu ses espoirs d’un gouvernement majoritaire fondre comme neige au soleil alors que les Québécois réalisaient qu’un gouvernement majoritaire PQ leur imposerait un nouveau référendum pour séparer le Québec de l’ensemble Canadien, les stratèges péquistes réalisant la gravité de la situation se sont rencontrés d’urgence pour déterminer une stratégie capable de replacer leurs chances d’atteindre leur objectif initial.

Un premier organisateur a dit : « Il faut cesser de parler de pays, c’est mal compris ».

Un deuxième d’ajouter : « Oui, ça met trop en évidence notre stratégie de tenir un référendum dans le mandat, trop n’en veulent pas et les maudits fédéralistes en profitent pour en ajouter… ».

Un troisième continue : « on aurait dû contrôler le discours de Péladeau (PKP). Il faut cesser de parler de pays. Idéalement, y faudrait que Pauline dise fort, tout de suite, qu’il n’y en aura pas de référendum dans le mandat. Ça fermerait la gueule aux rouges ».

Un autre plus réaliste de conclure : « Non, non, on peut pas faire ça. Ça va mettre les « purs et durs » en maudit. Y faut qu’elle dise qu’a reconnait que les Québécois sont contre et trouve moyen de paraître qu’a change pas d’idée. Sans ça, a va perdre sa crédibilité… Y faut surtout changer de sujet. Au plus vite. Nous devons reprendre la pole. Sans ça, on risque d’avoir mal… Que faire ? ».

Unanimement, ils ont tous lancé : « il faut revenir à la charte ».

Le premier de rappeler : « oui, avec la charte on naviguait bien, les eaux n’étaient pas troubles. Les gens étaient de notre bord parce qu’on a touché une de leurs cordes sensibles. Y faut recentrer le débat sur la charte ».

Le deuxième reprend : « Ouais, mais si on manque notre coup, on est foutu. Pauline devrait d’abord revenir sur l’intégrité pour essayer de retrouver les effets de la Commission Charbonneau, pis après on finira la campagne avec la charte ».

« Oui, Oui.. » ajoute le troisième « Y faut rattacher Couillard à la Commission, à Charest pis au parti libéral d’avant. Pis après, on va le coller solide aux musulmans parce qu’y a travaillé en Arabie Saoudite. Avec ça, le monde va avoir peur ».

Le quatrième de conclure : « Ouais, ça serait une bonne transition. Pis on, ramène Drainville. Ça va le calmer parce qu’yé un peu en maudit qu’on parle pas de lui ! Pis on terminera fort avec Mme Bertrand et ses Janettes. Sans oublier la Mailloux qui en met toujours épais. Oui, on va leur faire peur. D’accord ? ».

Un « d’accord » retentit à l’unisson.

C’est ainsi que je m’imagine la rencontre des stratèges politiques de la PM Marois après sa première semaine désastreuse en campagne.

Depuis, Marois a répété et répété « Il n’y en aura pas de référendum… si les Québécois sont contre ». En somme, elle répète et répète la même chose mais avec plus d’accent sur « pas de référendum ». Pas vraiment crédible !

Puis, on a blâmé Couillard de tous les péchés de l’ère Charest même s’il n’était pas membre du gouvernement libéral depuis juin 2008.

Et, enfin, nous sommes dans la période de la « charte de valeurs québécoises », proposée par le PQ, qui n’a pas été adoptée avant l’élection, malgré la volonté des trois partis de l’opposition de trouver un compromis. Marois a refusé car elle y voyait le moyen d’obtenir une majorité à l’Assemblée Nationale.

La campagne électorale est dans le dernier droit et le débat est principalement concentré sur la charte. Et y on entend des mûres et des pas mûres.

Janette Bertrand, grande idole de télé, aujourd’hui à sa retraite, ne cesse de répéter des sornettes impensables qui démontrent parfaitement la fausseté et le ridicule du débat. Le problème est que la PM Marois est à ses côtés et ne bronche pas devant les idioties que Madame Bertrand ne cesse de répéter. Elle l’invite même dans son autobus de campagne, et ensemble elles vont de réunion en réunion, et partout Mme Bertrand continue ses élucubrations. Ainsi, elle affirme qu’elle ne veut pas être traité par une femme médecin avec un hijab, « car » dit-elle « elle craint de recevoir des soins de qualité inférieure aux standards québécois. J’ai peur, car je me dis, que dans leur religion, ces femmes ne sont pas aussi bien traitées que les hommes et que les vieux meurent plus vite ».

À Laval, cette semaine, Madame Bertrand a émis un autre argument « percutant ». « J’étais dans la piscine de mon édifice à appartement pour mes exercices quotidiens et deux hommes sont arrivés. Voyant les femmes, ils sont partis. Je suppose qu’ils sont allés voir le propriétaire, qui aime bien les étudiants riches de McGill, pour lui dire : ‘nous voulons seulement une journée’. Ils paient et bientôt ils auront la piscine tout le temps pour eux. Nous avons peur et c’est ce qui va arriver si nous n’avons pas de charte ». Ouf ! Cela n’a aucun rapport avec la charte qui ne s’appliquera que pour le gouvernement. Que dire de tant de racisme aussi évident que ridicule ?

Devant les critiques fusant de toute part sur les propos de Mme Bertrand et l’appui public que lui donne la PM Marois, le ministre JF Lisée explique qu’il faut lui pardonner parce qu’ « elle est vieille ». Belle insulte pour les personnes âgées ! Et si elle est ainsi, pourquoi Marois l’a-t-elle invitée à participer avec elle dans la campagne électorale et ne cesse de la féliciter ?

Je ne suis pas surpris de tels scénarios de peur car depuis le début du débat sur la charte, les péquistes ne cessent de l’alimenter d’arguments fallacieux. Par exemple, le ministre Drainville, lui-même, a argumenté qu’un québécois musulman refuserait d’être traité par une infirmière portant un voile et que cela est une bonne raison pour abolir le voile au Québec dans les services publics. Je ne suis pas où il l’a trouvé celui-là !

Puis, il y a Louise Mailloux, candidate péquiste contre la chef de Québec Solidaire dans son comté de Gouin. Professeur de philosophie, elle a signé le document des « Janette » en faveur de la « charte ». Elle est contre toute religion et compare le baptême et la circoncision à un viol. Elle affirme hautement que les produits Kosher et Halal sont un « racket » car ils enrichissent les rabbins et les imans qui, avec leurs profits, alimentent les fonds de guerres religieuses. C’est la PM Marois qui l’a personnellement choisie pour représenter son parti. Incroyable !

Quant à la candidate péquiste dans le comté de Laviolette, elle affirme que la prière des musulmans devient un poids pour notre économie. Elle devient un droit acquis et crée des problèmes économiques et sociaux. La charte, pour elle arrêtera la prière du Vendredi des musulmans. Que dire devant de telles singeries qui se répètent partout au Québec ?

Oui, la campagne du PQ « On va leur faire peur » bat son plein. Il est temps que ça cesse, si on veut pouvoir se regarder dans le miroir le lendemain des élections et ne pas avoir honte !

Claude Dupras

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Quebec election: 20 days and 5%

Posted March 26, 2014 by CuriosityCat
Premier Marois’ Lobster Strategy

What a difference a campaign can make!

Just four weeks ago, it seemed the Marois-led PQ juggernaut was a shoo-in for a majority government in the province of Quebec, and now it seems the wheels have fallen off the machine, as pollster Three Hundred Eight illustrates.
In less than 20 days Premier Marois has through her ill-advised lack of discipline moved the needle from a majority government to being a government clutching a pink slip in its sweaty  hands, as its core Francophone constituency moves away:

Down 5% over 20 days in this core supporter group (which really means a loss of 1 in 9 – 5% / 45% – or 11% – a very significant drop!), the PQ need look no further than to its own leaders. That group decided that they could use the Lobster Trap trick to suck Quebecers into voting for a majority PQ government which would then spend millions of taxpayer dollars holding a 12-month or longer White Paper exercise thatas some of its senior leaders are on record as sayingwill be an attempt to turn up the heat so that the Lobster ends up immersed in boiling-independence waters without realizing it.
Perhaps Quebec voters are paying too much attention, eh? Perhaps they are listening when Marois says she wants her cake (and wants to eat it, too); that the election is not about a referendum (but her majority government will act as if it was by launching a long education campaign, with senior PQ members expected by the Premier to be actively involved in selling the merits of independence, as she said during the campaign).
And perhaps Quebecers feel there are more important things that its government should be concentrating on, rather than trying to heat the independence-waters.
Still think a campaign does not really matter?
Think again.
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Canada

Une stratégie électorale axée sur la peur, le mensonge et le “salissage”

Posted March 24, 2014 by Claude Dupras

Drôle de campagne électorale que celle que nous vivons au Québec cette année. Le Parti Québécois (PQ) au pouvoir, minoritaire, a déclenché une élection générale sans avoir perdu un vote important à l’Assemblée Nationale. Élu de peine pour un mandat de quatre ans, il y a près de dix-huit mois, il se retrouvait en difficulté dans les sondages il y a un an. Il a eu alors la brillante idée de créer un débat sur l’identité québécoise en proposant une charte des « valeurs québécoises ». Ce fut un coup de maître. Le PQ grimpa subitement dans les sondages au point que la PM Pauline Marois y a vu l’opportunité de déclencher une élection rapide afin de profiter de l’opinion populaire favorable du moment, nonobstant le fait qu’elle ait fait voter à l’Assemblée Nationale une loi fixant la tenue d’élections générales à tous les quatre ans, pour éviter des cas similaires du passé. La date de la prochaine élection était déjà fixée, mais la PM a décidé de ne pas en tenir compte préférant renier sa propre loi dans l’intérêt électoral de son parti.

Le débat sur la charte a démontré clairement que les Québécois sont fortement divisés sur la question, mais une majorité demeure favorable. Un récent sondage a indiqué pourquoi. Un grand nombre de francophones craignent les musulmans, les sikhs, les juifs et d’autres nationalités. Ils ont peur de la différence, de la société plurielle.. Et cela, même si les populations de ces groupes ethniques ont toujours agi correctement et n’ont jamais suscité de problème majeur. Pourtant de nombreux ex-PM, ex-ministres, ex-députés, recteurs d’universités, maires dont celui de Montréal, chercheurs, sociologues, etc.. plus les chefs des trois autres partis politiques du Québec, se sont prononcés publiquement pour s’objecter à la charte ou à une de ses parties. Face à ces complaintes, le gouvernement n’a changé que le nom de la charte, plusieurs fois. Aujourd’hui, le nom utilisé par la PM dans la campagne électorale est « la charte de laïcité ».

Les sondages internes du PQ soulignent la division profonde de la société québécoise. Ils indiquent, tout comme les sondages récents des journaux, que ceux qui l’appuient sont en grande partie des gens qui ont peur de l’autre, peur des étrangers, peur de leur habillement, tels un foulard, un turban, une kippa… Une peur irraisonnée et irraisonnable. Les autres partis politiques à l’Assemblée Nationale, ressentant ce malaise et pensant à l’intérêt général, ont voulu que le débat-diviseur cesse. Ils ont proposé des ajustements et des compromis à la loi 60 sur la charte afin qu’elle puisse être ratifiée unanimement. La PM a refusé et a déclenché l’élection sur la foi que la peur ferait son œuvre chez la population francophone. Elle a misé que cette peur continuerait à travailler pour elle afin qu’elle puisse se maintenir à la tête des sondages et gagner un gouvernement majoritaire. Au lieu d’agir en dirigeant responsable qui doit s’assurer d’éviter que des crises graves s’installent entre des groupes de la société, elle ne l’a pas fait par intérêt personnel politique.

Le parti Québécois est un parti démocratique dédié principalement à la séparation du Québec du Canada, comme l’indique clairement l’article 1 de sa constitution. Au dernier congrès du parti, la PM Marois a déclaré « nous l’aurons notre pays ». Depuis son élection au pouvoir, la PM et les ministres ont répété souventes fois des déclarations similaires. Son candidat-vedette, l’homme d’affaires Pierre Karl Péladeau (PKP), a fait le gros saut en déclarant qu’il était là pour faire un pays et que c’était sa motivation la plus profonde, le poing levé. Cela allait dans le même sens que ce qu’on entend et lit depuis que les péquistes sont au pouvoir. En obtenant une majorité à l’Assemblée Nationale, ils sont convaincus qu’ils pourront faire le pays parce que, disent-ils, « la conjoncture est favorable ». Pour eux, c’est clair, c’est net, c’est précis.

J’ai toujours eu de l’admiration pour des gens convaincus, même si je ne partageais pas leurs points de vue. Les meilleurs débats en découlèrent. Le malheur pour la PM Marois est qu’elle a voulu cacher son jeu. Depuis que les Québécois l’ont découvert, le PQ coule dans les sondages au point que les libéraux ont actuellement une avance de plus de 6 points (je ne tiens pas compte du récent sondage de Forum Research qui place le parti libéral encore plus haut car je ne crois pas dans la crédibilité de son travail au Québec).

La PM Marois reconnait ses problèmes et a changé de discours. Elle dit maintenant avec insistance qu’ « il n’y aura pas de référendum mais… ce n’est pas certain » et ajoute « ce qui compte c’est l’économie et la charte ». En plus, voyant que même ces derniers arguments accrochent difficilement, elle s’abaisse à dénigrer la personne du chef libéral et son parti. Il est clair que son discours ne tient compte que de la température politique. Elle dit n’importe quoi, face aux sondages défavorables, pour retrouver sa crédibilité. Sa stratégie électorale est en désordre. Une preuve additionnelle, au même moment ses ministres continuent à parler de référendum. Par exemple, le ministre J.F. Lisée vient tout juste de déclarer devant les étudiants de l’Université de Montréal que le référendum se fera le plus rapidement possible.

Ailleurs, l’ex-Ministre péquiste Rodrigue Tremblay, professeur émérite de l’Université de Montréal, reconnu pour sa perspicacité politique et qui connait les intentions réelles de la PM, la supplie :

Madame Marois, s.v.p. réveillez-vous ! Fermez la porte au plus sacrant à un référendum lors de votre prochain mandat et clouez le bec à vos adversaires. Mais, vous n’avez pas une éternité pour le faire. Seulement un jour ou deux. De grâce, n’attendez pas de le faire à quelques jours de votre prochain débat public, jeudi le 27 mars ; il sera sans doute trop tard. Coupez l’herbe sous le pied de vos adversaires, dès maintenant.

Voici ce que je vous suggère de dire clairement : « … je prends aujourd’hui l’engagement ferme qu’il n’y aura pas de référendum de cette nature au cours d’un second mandat du gouvernement que je dirigerai ».

D’autres, des penseurs et des blogueurs péquistes, comme le célèbre JC Pomerleau, abondent dans le même sens que Tremblay.

Cela indique quoi ? Que ceux parmi eux qui connaissent la politique, jugent que l’allure de la campagne électorale les mène vers la perte du pouvoir du PQ. Leur cri en est un de désespoir puisqu’ils sont prêts à sacrifier la tenue d’un référendum pour demeurer aux affaires. Ils argumentent que dans les circonstances, la meilleure stratégie pour leur parti est de bien administrer le Québec et de convaincre les Québécois sur le long terme que la séparation du Canada leur sera profitable.

Depuis le lancement de l’élection, il me semble clair que la PM Marois ne dit pas la vérité sur la question d’un référendum et profite de la peur chez certains Québécois pour gagner l’élection. De plus, ses propres supporteurs lui prédisent la défaite si elle ne se ressaisit pas. Elle semble prise dans une souricière. Si elle va dans le sens de Tremblay et accepte de faire la déclaration proposée, elle aura l’air de quoi ? Comment les Québécois pourront-ils réélire une personne qui joue ainsi avec sa crédibilité ? Si elle persiste dans sa voie actuelle, son sort semble scellé ! C’est le fruit d’une mauvaise stratégie.

Claude Dupras

Ps. Par contre, il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Les députés (tous partis confondus) de près de 50 comtés sont certains d’être élus nonobstant les sondages. Ils sont de bons députés et reconnus comme tels par leurs commettants. De plus, l’avance (si elle est réelle) du parti libéral, selon les sondeurs, est fragile. Tout peut arriver !

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Christie Blatchford: By spurning Marc Nadon, the Supreme Court is also rejecting the executive’s fundamental role in governance

Posted March 21, 2014 by Christie Blatchford

It is a disgraceful decision, the final howl of which is this: How dare the executive branch, the government, have gone and picked a judge and amended a law?

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General

Quebec: Premier Marois’ Walk into Darkness

Posted March 21, 2014 by CuriosityCat
Premier Marois

The first debate in this unexpectedly interesting provincial election has yet again proved that the best laid schemes of mice and men often go awry.

The Premier and her advisors had carefully planned a year long campaign designed to drive a wedge between the voters in preparation for the election, by holding public meetings to discuss their Charter of Values. And it seemed to be working well, crystallizing support among Francophones and leaving opponents waffling with Me, Too faint emulations.
So Marois and her Brains Trust decided that if it worked with the Charter of Values, why not adopt the same lobster in a pot strategy with respect to a referendum on independence? Gain a majority and then plunge into a year long White Paper exercise, doing the same as they did with the Charter of Values – gradually turn up the heat until the Lobster (Quebec voters) was well and truly cooked, steam coming out of their ears, without their being aware of it.
A best-laid plan about to gang awry

The trick was to promise a referendum to their diehard supporters while not promising a referendum to all others, so that the PQ could gain its majority and then crank up the heat under the Lobsters.
But the scheming has backfired.
The provincial Liberal Party found its way and has so far won the battle of defining the ballot question: Do you want to plunge into constitutional wrangling with a referendum, or not?
And the first debate showed that Premier Marois could not escape the question of whether one can have one’s cake and eat it at the same time:

Marois failed to shake speculation about her party’s sovereignty agenda, after she refused to give a simple yes or no answer last night when asked if she would hold a referendum on Quebec’s independence if the PQ forms the next government.

During the Friday morning news conference, reporters grilled the PQ leader on the referendum question, but she repeated her standard response: “There won’t be a referendum if Quebecers aren’t ready.”

When pressed further, Marois said that her stance on a referendum is clear.

‘We won’t hold a referendum if Quebecers don’t want one and we won’t push them towards one,” she said.

That commitment not to push Quebecers towards a referendum is a flat rejection of the whole Lobster Strategy the PQ has adopted (and which senior PQ leaders have jubilantly announced during the campaign) for the election. Expect pushback in a hurry from those leaders once journalists contrast their former statements with Ms Marois’ walk away from the White Paper/Lobster Immersion strategy previously adopted.
Echoes of Vive le Qubec Libre …

It could prove to be Premier Marois’ walk – not into the snow – but into the darkness of political oblivion.
And the future looks gloomy:

Robert Libman, a former MNA with the Equality Party and the former mayor of Côte-St Luc, said Marois’s attempts to distance herself from the referendum question have been unsuccessful.

“You can’t erase the image of Pierre Karl Péladeau during the campaign raising his fist. That’s probably the one image that defined this campaign so far. He raises his fist and he says ‘I want a country for my children.’ 
How can you escape that powerful image?” Libman told CBC’s Daybreak.

“No matter what she says, that’s going to haunt her during the campaign.”

Voters now have two images seared into their minds: The clenched fist of Péladeau when he made his Vive le Québec librestatement, and Marois’ stiff arming him away from the microphones in damage control desperation.
And what is the lesson learned? Simply this: Go to the mouse, thou politician: consider her ways and be wise …

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Beliefs and Causes

Quebec Separated January 1, 2014!

Posted March 21, 2014 by Allan W Janssen

Dear Readers: Word comes to us today from the Perspective Research Department that the former province of Quebec held a secret vote last year and separated from the rest of Canada on the first of January, 2014! According to the conditions (set down by Quebec) they are now a completely autonomous country and have severed […]

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General

Quebec Separation: Be Careful What You Wish For

Posted March 20, 2014 by Jared Milne

As is so often the case when Quebec comes up in the news, the current provincial election has led to a lot of people calling for that province to simply leave Canada once and for all. However, I’m not sure that the people, both inside and outside Quebec, who want la belle province to leave have thought through exactly what the implications would be……

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Alberta

Half Moon Run release new video, join 2014 Osheaga line-up

Posted March 19, 2014 by Nora Meszaros

You’ve probably heard of Half Moon Run if you’re a music festival regular or you’ve attended one or more of: M for Montreal, Great Escape, SXSW, and CMW. In the event that you’re not an acronym junkie, or maybe you just prefer music at home your own way, you should definitely check out this indie-folk-electronica
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General

Ban the burka for students, Parti Québécois says

Posted March 19, 2014 by Martin Patriquin

Martin Patriquin on the latest turn in the Quebec election campaign

The post Ban the burka for students, Parti Québécois says appeared first on Macleans.ca.

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Canada

Le poing levé de PKP

Posted March 19, 2014 by Claude Dupras

L’arrivée politique spectaculaire de l’homme d’affaires Pierre-Karl Péladeau (PKP) n’a pas eu l’effet positif escompté par la PM Pauline Marois lorsqu’elle l’a recruté pour briguer les suffrages du Parti Québécois dans le comté de St-Jérôme, en vue de l’élection générale québécoise du 7 avril prochain.

Malgré cette annonce surprise qui devait apporter une publicité extraordinaire au Parti Québécois (PQ), l’effet recherché ne se concrétisa pas. Depuis, la PM Marois a vu ses appuis diminuer, les probabilités d’une victoire certaine pour son parti s’évaporer et son adversaire libéral Couillard prendre une avance de trois points dans les sondages.

Qui est le responsable ? PKP ? Marois ? J’estime que la faute incombe à la première ministre. Elle et ses conseillers ne se sont pas assuré que le discours de PKP respecterait la stratégie établie pour gagner l’élection. Il est clair qu’elle a laissé PKP libre de dire et d’agir comme il le voulait. Et, celui-ci y est allé d’une déclaration tonitruante sur la situation du Québec au Canada. Il a affirmé n’être là que pour faire un pays du Québec. De plus, pour donner plus de force à son affirmation, il a levé le poing. Subitement, les Québécois ont compris que l’élection devenait référendaire et que la question était : « OUI ou NON, voulez-vous d’un troisième référendum sur la séparation du Québec du Canada ». Et, comme ils sont 61% à ne pas le vouloir, les résultats des sondages démontrèrent que l’entrée politique de PKP fut un fiasco ! Ses mots et son expression gestuelle ont déplu aux Québécois.

Le poing levé était le signe d’appartenance par excellence de la gauche du milieu des années ’30, tels que : marxistes, anarchistes, communistes ou pacifistes. Favorisant le pouvoir attractif des symboles, le poing levé se voulait pour ces derniers l’expression concurrentielle au bras tendu et à la main déployée des fascistes et des nazis. Plus tard, il a été utilisé par les nationalistes noirs et les nationalistes israélites.

La première fois que je l’ai vu fut aux Jeux Olympiques d’été de Mexico de 1968, lorsque les coureurs américains Smith et Carlos, premier et troisième au 200 mètres, protestèrent, sur le podium de la remise des médailles, contre la ségrégation raciale aux USA en baissant la tête et en pointant, lors de l’hymne américain, leur poing ganté de noir vers le ciel. Ils appuyaient ainsi le Black Power et particulièrement le mouvement afro-américain des Black Panthers. Ils furent exclus à vie des JO. Pourtant, il avait été question d’annuler les Jeux à cause de tout ce qui était survenu durant l’année. Le pasteur Martin Luther King avait été assassiné le 4 avril et Bob Kennedy le 6 juin. Le 20 août, les chars soviétiques avaient pénétré dans Prague. La guerre du Viêt Nam faisait rage. Un conflit au Nigeria provoqua un véritable génocide au Biafra. Les noirs américains étaient très affectés par le racisme qui trônait toujours dans leur pays et par tous ces évènements politiques majeurs qui touchaient beaucoup de noirs. Jusqu’à un certain point, on pouvait comprendre leur ras-le-bol, mais les blancs américains ne pardonnèrent pas ce geste de leurs athlètes qui pour eux était provocateur et menaçant.

Avec le temps, le poing levé, est devenu une expression de révolte, de force ou de solidarité. Aujourd’hui, il sature l’espace mondial des révoltes et est un signe qui annonce qu’on est prêt à en découdre.

On se rappellera la sortie Nelson Mandela de la prison de Robbins Island, marchant main dans la main avec son épouse Winnie et du moment où ils levèrent le poing pour marquer l’évènement. Le poing levé rappelait la marque de commerce de Mandela qui l’avait utilisé du temps qu’il préconisait un régime communiste pour l’Afrique du Sud au moment de son emprisonnement. Par la suite, le grand homme qu’il était en changea la signification de revanche pour celle de la tolérance.

En juillet 2010, en vacances, le président Obama achète une glace de « Mount Desert Island Ice Cream » dont l’affiche publicitaire est un poing levé tenant une cuillère et les mots « Mt. Desert is Icecream. Fearless power ». Les conservateurs républicains l’accusèrent sur le champ d’envoyer un message de « Black Power » à sa base militante. Cela démontra clairement que le poing levé est toujours un signe qui fait peur.

Durant les récentes années, le poing levé a été le symbole adopté par les mouvements de la révolution égyptienne en 2011 ; par le groupe international de protestation sociale Occupy, en 2011; et par les manifestants contre le mariage homosexuel en 2013 durant le Printemps français.

Je ne veux pas être injuste envers PKP et le taxer des défauts de la gauche. Il est un homme de droite et c’est bien ainsi. C’est un homme qui peut contribuer à ce que le Québec ait des programmes économiques et des lois pouvant le rendre plus prospère. Si le PQ est réélu, il aura besoin de lui pour le faire.

C’est dommage que PKP ait fait une telle erreur électorale qui de toute évidence nui à son parti. En politique, il faut savoir que les images ont souventes fois plus d’effet que les grandes théories. Dans plusieurs cas, l’apparence est plus forte que la réalité. C’est malheureux, mais c’est comme ça ! Pour une grande majorité de Québécois, l’image du « poing levé » peut être menaçante, un défi marqué de colère, de violence potentielle et l’engagement d’un combat sans merci. PKP n’aurait pas dû l’utiliser pour marquer sa détermination de séparer le Québec du Canada. Je ne crois pas qu’il va répéter ce geste, dans l’avenir, car il vient de comprendre qu’il ne s’apparente aucunement aux Québécois ni à leur façon de vivre. C’est un peuple calme, paisible, renseigné et démocrate.

Claude Dupras

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General

Quebec: Help the PQ set their Lobster Trap

Posted March 13, 2014 by CuriosityCat
Reaction to the PQ Lobster Strategy?

Battles for votes rise or fall on framing: the ballot question, your opponent, your own side, the issues. Framing happens, with you or without you; sometimes best with you.

Ms Marois and the PQ have recoiled in horror from any discussions of the independence referendum or of an independent Quebec, because their original election plan was to talk about their Charter of Values and get their majority, then launch their ongoing PR campaign to soften up their citizens regarding a referendum, known as their White Paper process, and then – but only once they had successfully achieved the hoary old PQ strategy of turning up the water in the pot so that the Quebec “lobsters” don’t notice they are being boiled alive – launch the referendum.
The PQ’s main opposition has spotted the emergence yet again of the PQ Lobster Strategy:
But Mr. Couillard said the PQ produces more evidence every day that the “referendum machinery is already engaged.” Citing a report in Le Soleil, he said Ms. Marois would launch the white paper on sovereignty within the first year.
“It’s the lobster trap Jacques Parizeau talked about. Get Quebeckers in the trap, and we close the door,” Mr. Couillard said, referring to a controversial quote from the former PQ leader.
In 1995, Mr. Parizeau was quoted in La Presse as having described in a private meeting a plan to trap Quebeckers into independence like “lobsters in boiling water.”
Give Ms Marois and her PQ a bit of help, will you?
The Cat thinks that Ms Marois burst out of the starting gate in fine fashion with her months long seasoning of the Lobsters with the Charter of Values. It would be a real pity if the PQ’s experiment in turning ordinary Quebeckers (and especially 50% plus 1 of the Francophones) into Lobsters should now falter, just because Ms Marois told the truch about her ambitions a few times.
Please consider helping Ms Marois and the PQ along by creating your own captions in this handy little LobsterCat cartoon (you will find the site below). Here are a few of my own creaitions, using their dandy little caption substituter:

The LobsterCat Cartoon Site
You can find the site here. You can use their own lobster cat image or any others you find: just google “lobster cat” to find them, save the one you want on your PC and upload it to the Cheezburger site. You can also publish it on that site.
Once you’ve created a few of your own captions, use a screenshot snapper to save them on your PC and then share them with your friends or blog readers or others.
If you don’t know how to capture an image on the screen, I have found a small, free screencapture program named Lightshot every easy to use. I downloaded it as an app for my Firefox browser from this site.
Go ahead! Help define the election!  Make sure your contributions end up on Twitter at #lobsterquebec
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Canada

Andrew Coyne: Pauline Marois’ vision of independence looks an awful lot like dependence

Posted March 12, 2014 by Andrew Coyne

Pauline Marois has been describing a world after separation in which almost nothing would change. There would be no border controls. Quebecers could keep their Canadian passports. They’d even keep the dollar

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General

Quebec election: The real ballot box question

Posted March 12, 2014 by CuriosityCat
PQ lobster trap for unwitting Quebecers

Try as they might, the PQ cannot direct the definition of the ballot question in the upcoming provincial election into fields of their choosing. They would rather talk about their Charter of Values, which has given them a good crack at Francophone votes to boost them into a majority government position. Or the bright prospects for a Quebec economy, with debt reduced and business booming.

But every time they try, those pesky journalists keep asking about the PQ’s plans to launch a permament campaign as a majority government, disguised as a White Paper process to examine what is best for Quebec – stay in Canada or separate.
And so the referendum has become the ballot box question:

The border comments followed Marois to another campaign stop, prompting her to agree with a reporter’s assertion that an independent Quebec would not be unlike the European Union, where there is free movement of citizens.

“That’s what it means, but that’s not to say there wouldn’t be a (Quebec) citizenship and, as such, a passport,” Marois said.

Couillard, meanwhile, launched his strongest anti-sovereigntist message yet on Tuesday, with the federalist leader accusing the PQ of hurting Quebec with its constant musings about referendums and separation.

“The choice is clear,” he said. “Do you want a government that is going to focus on a referendum and the separation of Quebec or do you want a government that is going to concentrate on the economy, jobs, health care and education?”

Ms Marois wished the White Paper process to be safely on the back burner until she achieved her majority government, but it just keeps coming back, helped no end by her unwitting stirring of the referendum pot.
It seems she just cannot wait until after the election to start her nation-building exercise.
What she clearly will expect once the referendum is launched, is the replacement of the confederation of Canada by a new one, consisting of ROC and Quebec, linked through something similar to the European Union, itself a slow-motion nation-in-the-making event.
So the leader of the PQ expects to have a seat on the Bank of Canada (but no veto power over its decisions); to retain the Canadian dollar (rather than have a brand new Quebec currency that could be too vulnerable); to have relatively free cross-border access into and out of Quebec and ROC; to have full control of all events and all peoples within Quebec’s current borders, including over all economic matters, such as energy (pipelines crossing its territory on the way to the Maritimes; electricity grids doing the same; water in rivers etc.). Quebeckers might have dual citizenship (Canadian – or rather, ROC, and Quebec, although she is a little vague on this).
A lot of this smacks more of sovereignty-association rather than of independence, but Ms Marois prefers not to get into such minutiae. For the moment. First, get the majority; then launch the PR exercise known as the White Paper; then select the option she favours; then present it to the people in Quebec in some kind of single or multiple stage referendum(s).
And, of course, all decisions on the referenda would be resolved by 50% plus one vote (making a decision by a majority of Franchophones far more likely to reach such a low threshold, as the PQ well know). And, of course, Thomas Mulcair and his NDP have agreed with this 50% plus 1 vote decision, despite the Supreme Court of Canada disagreeing and requiring a substantial majority.
And, of course, despite the events that are taking place with the breakup of the Ukraine (Crimea hiving off under the attraction and direction of Russia), the PQ assume that everything will remain tranquil in the province of Quebec during these events. The territorial integrity of Quebec is assumed as a given.
The Ukraine is finding that once you start tinkering with major political changes, Pandora’s Box is opened, and nobody can control that box.

The Question for Thomas Mulcair and the NDP

Do Thomas Mulcair and the NDP agree with the basic assumption that no part of Quebec has any moral or legal right to hold their own referendum to see whether 50% plus 1 inhabitants of, say, lands now occupied by First Nations, might wish to declare their independence of the newly independent Quebec, and remain part of Canada, or become independent entities themselves?
The PQ’s prospects for a majority government have taken a sharp turn downwards, now that Ms Marois has opened Pandora’s Box. All bets are now off. She should have stuck to the setting of the PQ lobster trap, but perhaps this time the lobster trap of the PQ will not work …
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Canada

Merci Pierre-Karl Péladeau, merci

Posted March 11, 2014 by Claude Dupras

Tout allait rondement pour Pauline Marois. La première ministre du Québec menait sa campagne électorale selon les stratégies de ses faiseurs d’images, sans anicroche. Ses bordées (tacks) étaient parfaites, pleines voiles dehors. Elle ne voulait pas parler de référendum car elle savait que c’est le talon d’Achille du Parti Québécois dans l’élection générale en cours au Québec. Un sondage tout récent indique, encore une fois, que 61 % des Québécois rejettent la proposition que le Québec se sépare du Canada. Il y a eu deux référendums à ce jour et le NON l’a emporté chaque fois. Assez de perte de temps! Assez, c’est assez !

Pauline Marois sait ce que pensent les Québécois et même si la séparation est la raison d’être du Parti Québécois, elle veut surtout se maintenir au pouvoir au lieu de risquer de retourner dans l’opposition et de subir le rejet de son leadership par les membres du parti. Le pouvoir est plus alléchant et important et c’est la raison pour laquelle elle avait mis stratégiquement de côté la question d’un nouveau référendum. Et pour s’en sortir et réassurer les Québécois, pour ou contre, elle joua le jeu du chat et de la souris, « il y aura peut-être un référendum, il n’y en aura peut-être pas. Nous allons créer une commission d’enquête, et nous verrons… ». Ça semblait suffisant pour calmer les esprits…

Mais soudain, Marois décide d’annoncer fièrement la candidature de l’homme d’affaires Pierre-Karl Péladeau dans le comté de St-Jérôme. Propriétaire de médias intégrés (télévision, journaux, internet), homme de succès, très riche, c’est une grosse capture et Marois, avec raison, avait hâte de l’annoncer. Malheureusement, elle et ses conseillers semblent avoir minimisé l’impact qu’auraient PKP et le contenu de son discours. Il veut que le Québec soit un pays. Il est pressé. Il veut le plus vite possible un autre référendum et veut être le négociateur pour le Québec auprès du Canada pour régler les accords de la séparation. D’un coup, subitement, la stratégie électorale de Marois de camouflage de la question référendaire s’écroula. Le référendum devenait le sujet principal du débat électoral et cela confirmait ce que disait, depuis le début, le chef libéral Philippe Couillard. Les journalistes entourèrent PKP, il devenait l’élément nouvelle, l’homme de la situation, l’homme adulé, celui qui comblait les journalistes avec des nouvelles percutantes qui faisaient valoir un différend entre lui et sa chef. Marois disparut subitement des radars. Toutes ses sorties électorales de la journée et depuis ne furent pas rapportées par les médias, seuls comptaient la nouvelle vedette, le séparatiste PKP et la question d’un nouveau référendum.

Qu’arrivera-t-il de tout cela ? Il me semble clair que la tenue d’un nouveau référendum est l’enjeu principal de l’élection et, à mon avis, doit l’être car une victoire majoritaire péquiste sèmera à nouveau la zizanie entre nous et nous lancera tête première dans une nouvelle confrontation avec Ottawa, contrairement à ce que désire une très grande majorité de Québécois. Philippe Couillard doit démontrer ses qualités de chef et prendre le « lead » dans ce débat. C’était son argument principal depuis le début de la campagne, mais peu de personnes ne l’écoutaient. Maintenant que Péladeau a confirmé ce qu’il avançait, il doit y aller visière levée et profiter de l’occasion pour faire valoir ses politiques. C’est la voie à une victoire libérale, ou à un gouvernement péquiste minoritaire qui ne pourra ainsi tenir un référendum et approuver la charte inutile des « valeurs québécoises » qu’il propose et qui divise profondément le peuple québécois.

Merci PKP d’avoir permis que le vrai enjeu de l’élection du 7 avril devienne clair pour l’ensemble des Québécois.

Claude Dupras

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General

Andrew Coyne: Rogue Quebec billionaire not so much going into politics as launching a takeover bid

Posted March 10, 2014 by Andrew Coyne

This is oligarch politics of a kind more usually identified with Russia or Italy, a concentration of power that is not just unwise, but dangerous

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Canada

Le parachutage politique de PKP

Posted March 9, 2014 by Claude Dupras

C’est l’année des parachutages politiques au Québec. Le parachuté d’aujourd’hui est Pierre-Karl Péladeau (PKP), comme candidat du Parti Québécois (PQ) dans le comté de Saint-Jérôme pour l’élection générale québécoise du 7 avril prochain. Ce parachutage est sûrement décevant pour plusieurs membres du PQ de ce comté car PKP n’a aucune attache à la mandature visée. Ce privilège politique qu’a accordé la première ministre Pauline Marois à cet homme d’affaires a été fait aux dépens des candidatures locales.

Pourtant le PQ se targue d’être un parti démocratique. Il l’était, mais l’est-il encore si on en juge par les nombreux parachutages que Pauline Marois a fait récemment ici et là au Québec ? Si elle avait insisté pour que Péladeau soit candidat à la convention pour le choix du candidat où les membres PQ du comté St-Jérôme pouvaient voter et l’auraient appuyé publiquement, cela aurait été normal et PKP aurait probablement gagné. Mais la stratégie électorale de Marois requiert des éléments-surprises pour marquer l’esprit des électeurs et une candidature telle que celle de PKP en est un bon. D’autant plus que ce dernier a affirmé publiquement, il y a une semaine, qu’il ne serait pas candidat.

Le PQ n’est pas le seul à agir ainsi car de plus en plus les autres partis font de même. En France, c’est la normalité. Alors pourquoi devenir membre d’un parti si on ne peut prendre part à toutes les décisions qui ont rapport à notre comté ou si on ne peut rêver de devenir député du comté. C’est sûrement une décision qui affecte négativement le membership d’un parti dans un comté et par conséquent son action politique.

J’ai écrit un blog le 20 avril 2013 intitulé “Un géant Pierre-Karl Péladeau” qui illustre qui il est. On peut le trouver sur mon blog avec la boîte “Rechercher” ou en utilisant le lien suivant: http://claudedupras.blogspot.com/2013/04/un-geant-pierre-karl-peladeau.html.

Aujourd’hui, nous avons la confirmation où il loge politiquement. Pierre-Karl Péladeau est un séparatiste. Il veut que le Québec quitte l’ensemble Canadien. Sur ce plan, je ne le suis pas. La décision des électeurs de Saint-Jérôme devrait donc porter sur le choix suivant, d’un côté le Canada et de l’autre PKP.

Mes ancêtres qui venaient justement de St-Jérôme et de la région des Laurentides du curé Labelle ont bûché dur et travaillé sans relâche pour que le Canada se développe et soit uni et que le Québec soit fort et politiquement autonome. Aujourd’hui, ces objectifs ont été atteints. Le pays est un des meilleurs, un des plus riches et le deuxième plus grand pays au monde. Le Québec a un gouvernement fort avec une très grande autonomie politique. Je tiens trop au Canada pour mes descendants pour le laisser aller aux mains de mes compatriotes des autres provinces. Je considère que ce serait une erreur magistrale pour l’avenir de tous nos jeunes québécois de se départir d’une telle richesse et des possibilités d’avenir qu’il leurs offre.

Claude Dupras

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Canada

Égalité, équité et parité pour les femmes

Posted March 8, 2014 by Claude Dupras

Aujourd’hui, journée internationale de la femme, Hillary Clinton a attiré l’attention du monde en affirmant que «les femmes et les filles constituent encore la majorité des gens malades, sous-alimentés et sous-payés dans le monde » et cela malgré les importantes avancées réalisées depuis la conférence des Nations-Unies sur les femmes, tenue à Beijing en 1995, qui avait reconnu que les droits de l’homme sont les droits des femmes et vice versa. Tous les pays du monde se doivent de faire encore plus. Ils pourraient, par exemple, inclure le principe de l’égalité dans tout projet de développement.

Au Canada, les femmes doivent avoir de plus en plus de pouvoir afin de participer pleinement aux prises de décisions. La féminisation égalitaire du pouvoir devrait être un objectif, en politique et en affaires. Une telle parité ne pourrait qu’être juste pour nos sociétés car les femmes sont en nombre majoritaire sur les listes électorales (plus de 60%) et dans la population (50,4%).

Beaucoup a déjà été fait au Canada et au Québec. Un grand nombre de femmes ont fait la démonstration, depuis plusieurs années, de leurs savoir-faire, de leur capacité de rassemblement et de réalisations. Elles ont réussi à mettre à l’écart la notion populaire que l’homme est supérieur à la femme dans les domaines politiques et de gérance.

Au Canada, quatre femmes sont premières ministres et de plus en plus de femmes sont des élues fédérales, provinciales et municipales. Et elles réussissent très bien. Dans les affaires et autres domaines, il y en a de plus en plus dans les rôles-clefs. Mais dans tous les cas, le nombre est grandement insuffisant.

La bonne façon de procéder pour retenir les services d’une personne, homme ou femme, est de choisir la plus compétente pour le poste à combler. On ne choisit pas une femme parce que c’est une femme, tout comme on ne rejette pas une femme parce que c’est une femme. C’est pourquoi les candidates compétentes doivent être en nombre suffisant et bien préparées. Malheureusement, ce n’est pas le cas car trop d’entre-elles n’ont pas eu la possibilité d’acquérir l’expérience requise, dans leurs emplois précédents. L’équité, ce n’est pas seulement au sommet que cela doit se pratiquer, mais c’est surtout dans le partage des emplois importants à tous les niveaux.

J’applaudis les partis politiques québécois qui, pour l’élection en cours au Québec, ont un nombre record de candidates. Je considère important que les femmes aient le poids politique pour bien servir la nation mais aussi pour défendre leurs intérêts. Elles doivent projeter l’image de femmes politiques qui se tiennent debout, de politiciennes sérieuses, honnêtes, intelligentes à l’écoute des gens. Elles doivent être un « role model » pour les autres femmes et les jeunes afin de susciter de futures et nombreuses candidatures féminines. C’est ainsi que la parité sera réalisée dans les années qui viennent.

Dans le passé, les femmes ont démontré ne pas être assez exigeantes envers celles qu’elles élisent. Il est important que chaque élue soit suivie de près quant à la façon dont elle remplit son mandat et qu’elle comprenne que si elle ignore les priorités des femmes, elle pourrait avoir une forte opposition dans l’avenir.

Le prochain gouvernement doit aussi s’assurer que les emplois de fonctionnaires qui seront à pourvoir, durant les prochaines années, au gouvernement et dans les sociétés d’État, deviennent disponibles de façon égale aux femmes et aux hommes, quel que soit le poste, toujours en tenant compte du critère de compétence. Dans un premier temps, jusqu’à ce que la parité soit atteinte, je dirais qu’à compétence égale le poste aille à une femme. La fonction publique devrait refléter la vraie image du Québec.

Il y a aussi les aspects sociaux et économiques qui sont de grandes préoccupations pour les femmes : la violence qui leur est faite dans la famille et dans la société, le harcèlement sexuel dont elles sont trop souvent victimes, les abus qui les visent au travail, en public et en ligne, la santé, l’accès financier au réseau des garderie, la pauvreté, l’inefficacité du système de perception des pensions alimentaires, la responsabilité parentale sur le marché du travail, l’équité salariale (l’écart entre les femmes et les hommes demeurant trop grand)… C’est aussi à cela qu’il faut répondre.

La PM Marois ne cesse, depuis le début de la campagne électorale, de faire allusion à la Charte de valeurs, que son gouvernement a proposée, comme étant la Charte de l’égalité des femmes et des hommes. C’est complètement inexact. Elle veut enlever les signes ostentatoires aux femmes et hommes qui les portent en respect de leur religion ou leurs coutumes. Ce n’est pas en s’attaquant à l’habillement des femmes qu’on les protège.

Par des efforts vrais et réalistes, les femmes seront, à tous les points de vue, égales dans la société, respectées équitablement et bénéficieront d’une parité dans leurs chances à l’emploi et dans les salaires masculins et féminins. Les droits des femmes ce n’est pas seulement dans la vie politique que cela s’applique, mais partout.

Voilà un vrai programme pour assurer l’égalité des femmes chez nous, sans coercition ni obligation mais par l’exemple et le bon sens. J’espère que le prochain gouvernement du Québec s’y attaquera.

Il y a un mois, la ministre française des droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, en présentant son projet de loi sur l’égalité femmes-hommes à l’Assemblée Nationale française disait « Sans l’égalité entre les femmes et les hommes, il n’y a pas de réelle liberté ». Bien dit !

Claude Dupras

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General

Quebec: The separatist Premier who is committed and not committed

Posted March 8, 2014 by CuriosityCat
The Impartial Premier – Trust Me

Premier Pauline Marois believes she can have her cake and eat it, too. So she is sucking and blowing at the same time about whether a vote for her Parti Quebecois is really also a vote to start the journey to yet another referendum on independence for Quebec.

It seems that she believes that if she is careful with her choice of words, she can achieve two things – square the circle, blow hot and cold, turn black into white – at the same time, without anyone noticing.
First Marois’ Open Agenda:
In today’s Globe & Mail, Rheal Seguin and Les Perreaux neatly outline the contradictory courses that the Premier wishes to take:
In a campaign during which Pauline Marois would prefer to focus on issues such as jobs, the economy and Quebec’s cultural identity, the Parti Québécois Leader is compelled to explain her hesitation about holding another referendum on sovereignty.
Ms. Marois insisted she was not going to be rushed into holding another referendum if her party formed a majority government in the April 7 vote. But she added that she will launch public hearings on Quebec’s political future to gauge whether there is a desire for another referendum.
“We want to keep the agenda open,” Ms. Marois said when asked by reporters about her referendum strategy. “If a referendum is needed, we will take the time to stop and listen to people’s opinions. And if we find that it is not relevant to do it, we won’t.”
Tut-tutting former premiers

Premier Marois wishes to fight this election on the economy, and especially on her beloved Charter of Values ballot box question. She wants to shelve any talks about a referendum for independence during this election, because, as she puts it, she is not committed to a referendum, nor is she committed not to have one:
Ms. Marois refused to make a firm commitment to hold a referendum on sovereignty if she wins a majority government. But she quickly added she will weigh her options “at the opportune time” after holding public hearings. She refused to say at what point during a PQ mandate she would conduct the hearings.
“We aren’t going to do anything behind closed doors; we aren’t going to do it in the dark. We will need a consensus. … There is no commitment to hold a referendum but there is also no commitment not to hold one,” the PQ Leader said.
We can paraphrase her argument as: A referendum if necessary, but not necessarily a referendum. This kind of double talk worked in Canada many years ago, when the mantra was Conscription if necessary, but not necessarily conscription.
Will this double-speak work this time?
Not likely.
Her earlier statements about holding public hearings clearly indicate that she is prepared to trigger the race to a referendum if she obtains a majority. For her, the public hearings would simply be a means to an end. Consider these words she used:
In a campaign-style speech Wednesday night, Premier Pauline Marois spoke of winning a majority and rekindling the Parti Québécois goal of making Quebec a country, delivering her first election promise: “a white paper on the future of Quebec.”
“I am determined to get there,” she said at the opening of her speech to about 300 of the party faithful.
And wrapping it up she said, “We are going to win.
“We are going to make Quebec a country, our country.”
The white paper would ask which choice is more risky for Quebec? Remaining a Canadian province? Or becoming an independent, French-speaking country?
There would be a new referendum on leaving Canada, the premier added, but only when Quebecers want one.
Parti Quebecois – A party with two personalities:
Even among the leaders of the Parti Quebecois there are different interpretations of her referendum strategy. While Marois expects the white paper process to result in detailed investigations of each of the options open to Quebec, some of her ministers clearly indicated that the white paper was really an exercise to promote sovereignity.
Janus: New Parti Quebecois logo during the White Paper

The Minister of Higher Education claimed that the white paper exercise will be a year of “pedagogy”, with the subject being taught being sovereignty, and the white paper being the means to put before the citizens of Quebec plans for the country of Quebec.
Alexandre Cloutier, the Chief Intergovernmental Affairs Minister, was equally blunt: the white paper would highlight the failures of federalism.
And Premier Marois said she and her party would be playing two roles during the year-long white paper process. As head of government, her role would be to guide the debate, making sure that all assessments of the best options in the future (what was best for “Quebec” in 2014, 2015, 2016 and thereafter) were tabled.
But she expected the Parti Quebecois to actively promote sovereignty during this white paper process, and to demonstrate the relevance of this option to citizens of the province.
Clearly, the Premier expects voters in this election to buy into the idea that during the year-long white paper hearings, she will act in a neutral fashion, as premier of the province, while her party (which would, of course, include her ministers and all elected MPAs, as well as the party members and activists in all walks of life) would be diving into the fray, pushing the advantages of secession.
That sounds an awful lot to The Cat as the majority PQ government pushing secession for 12 months from day one while the premier floats above the fray, pretending to be an impartial head of state.

So much for keeping an open agenda during the white paper process.

If that is not an active campaign to promote secession, starting in about six weeks’ time, then I am a monkey’s uncle. And I have a bridge to sell to you, along with some lovely beachside swamp land in the Florida everglades.
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Dog in the Manger Mulcair Won’t Back Federalists in Quebec Election

Posted March 5, 2014 by The Mound of Sound

He claims to be the leader of the official opposition for Canada but Tom Mulcair says he’ll stay neutral in the Quebec provincial election.  Why won’t he support the federalist side?  Does he think the federal parties should steer clear on so…

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Canada

L’intérêt du parti avant l’intérêt général

Posted February 28, 2014 by Claude Dupras

Nous voilà, Québécois, à l’aube d’une nouvelle élection générale. Le Parti Québécois a, depuis un an, repris du poil de la bête et trône dans les sondages. Cette situation est un hommage à la longue expérience politique de Marois et à l’excellence de ses conseillers. Voulant profiter de la situation et voyant à l’horizon la possibilité de diriger un gouvernement majoritaire avec le pouvoir de mettre en force le programme politique de son parti, elle va provoquer une élection. Et cela, malgré que la minorité qu’elle dirige, depuis moins de deux ans, ait fait adopter une loi pour fixer automatiquement la date des élections aux quatre ans. Elle veut imiter ainsi le PM canadien, le conservateur Stephen Harper, qui ne respectant pas la loi fédérale, avait subitement déclenché une élection avant la date prescrite pour gagner une majorité. Et il avait réussi. Bizarres chefs de partis qui interprètent la loi à leur façon pour satisfaire l’intérêt de leur parti, prétextant qu’elle ne s’applique pas si les partis sont minoritaires, même s’ils n’ont pas été défaits en chambre sur une question gouvernementale vitale.

Le programme du parti Québécois a été adopté démocratiquement par les membres du parti. On peut dire, sans exagérer, que le PQ est un des partis les plus démocratiques du Canada, l’autre étant le Nouveau Parti Démocratique sur le plan fédéral. Aux congrès du PQ, tous les délégués, dûment élus dans leurs comtés, débattent vraiment de chaque résolution et décident indépendamment de l’adopter, de l’amender ou de la rejeter, nonobstant, souventes fois, les désirs de la direction et du chef du parti. La constitution du parti a été ainsi adoptée. Et l’article 1, de cette constitution du Parti Québécois, stipule : « Aspirant à la liberté politique, le Parti Québécois a pour objectif premier de réaliser la souveraineté du Québec à la suite d’une consultation de la population par référendum tenu au moment jugé approprié par le gouvernement ». On ne peut être plus clair. Le but du parti est la séparation du Québec de l’ensemble canadien. Le PQ est séparatiste.

Un très grand nombre de Québécois n’appuient pas le PQ, justement à cause de cet article et cela même s’ils étaient tentés de voter pour un bon gouvernement péquiste en qui ils auraient confiance. Ils ne le font pas de crainte que le PQ ne les engage dans un autre référendum pour briser leur pays, le Canada. Par deux fois, les Québécois ont dit « NON », mais, pour les péquistes, c’est la phrase de René Lévesque qui résonne toujours dans leurs têtes : « à la prochaine ».

A leur congrès de 2012, les péquistes ont approuvé, en l’absence de leur chef Marois, une résolution pour modifier la loi sur la consultation populaire pour permettre des référendums d’initiative populaire qui s’appliqueraient même pour la souveraineté. Le ministre Drainville, le même qui est l’auteur de la « Charte des valeurs… », a confirmé que le processus référendaire pourrait être déclenché par une pétition avec une exigence de 15% des électeurs inscrits. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux et l’internet, il est relativement facile de réunir des milliers d’internautes autour d’une question. On connaît les abus en Californie de tels référendums électoraux et vouloir appliquer cette méthode pour séparer le Québec du Canada est irresponsable. Même si Pauline Marois a dit vouloir consulter la population sur les modalités de mise en place de cette idée, on peut comprendre qu’elle ne s’y oppose vraiment pas. A mon avis, un gouvernement qui veut engager la population dans une telle décision doit avoir les mains libres d’agir et en prendre la responsabilité entière et non pas être obligé d’agir par une pétition.

A la question de journalistes sur la tenue d’un référendum dans un prochain mandat majoritaire, la PM Marois répond vaguement et promet « un livre blanc sur l’avenir du Québec ». Elle dit vouloir une nouvelle consultation sur l’option séparatiste en vue d’aboutir à des propositions qui seront avalisées par son gouvernement. Elle dit refuser de s’engager officiellement dans un autre référendum mais elle suit exactement le chemin du référendum de 1995 qui avait été précédé de la Commission de l’avenir du Québec. Il est clair que les propositions, dont elle parle, seront avancées par des partisans du parti et de l’option indépendantiste. En fait, elle se fout de nous ! « Nous allons réfléchir collectivement », lance-t-elle, alors que tous les sondages indiquent que 50-60% des Québécois s’opposent à la tenue d’un nouveau référendum. Et, sans même sourire du coin de la bouche, elle ajoute : « on ne bousculera pas les Québécois, nous allons leur donner une avenue claire, et tenir le référendum dans un moment approprié ». En somme, elle a décidé que le résultat de la commission ira dans le sens qu’elle veut, que le référendum aura lieu, mais qu’il est nécessaire pour elle de maquiller la réalité pour calmer ceux et celles qui s’y opposent.

La PM Marois cherche aussi à refaire le coup de la Commission sur la charte des valeurs québécoises… de la neutralité… de la laïcité… (je ne sais plus quel nom y donner, tellement il change constamment). Pour gagner le débat sur la question de cette charte, le parti québécois profite de l’islamophobie que les dépositions à la commission génèrent. On est rendu au point, que beaucoup de Québécois ont peur de l’Islam, méprisent ceux qui pratiquent cette religion et acceptent la charte pensant que c’est la solution à ce pseudo problème. On fait croire que toutes les femmes musulmanes doivent porter le voile sous les ordres de leur père ou mari. On ne veut pas savoir que l’Islam exprime une grande sagesse, une ouverture sur la fraternité humaine, un respect de toutes les religions, de la famille, un engagement envers les faibles et les déshérités… On fait de l’Islam un monstre et pour le contrer on est pour la charte, car c’est elle qui plantera la lance dans cette bête de l’apocalypse qui supposément étend sa menace sur nos tous. J’exagère, vous direz… eh ! bien dites-moi ce que vous disent vos amis et voisins sur tous les messages antimusulmans qu’ils reçoivent via les réseaux sociaux sur leurs appareils intelligents et leur ordinateurs. Certes, il y a les islamistes, les purs, durs et cruels. Ce sont des minorités qui n’ont rien à voir avec les musulmans que je connais au Québec, en Algérie, au Maroc…. Et il faut avoir côtoyé ces derniers pour comprendre qu’ils sont des gens qui ont des familles, des enfants, des ambitions, des problèmes, des préoccupations, des joies, des misères… comme nous.

La charte des valeurs a fait remonter le PQ dans les sondages. Il en a fait sa stratégie électorale et ce faisant a fait passer l’intérêt du parti avant l’intérêt général. Tout a été bien pensé. La charte est devenue le sujet du jour surtout en région où le PQ pense trouver sa majorité. Plusieurs de nos compatriotes voient les musulmans dans leur soupe. A les entendre et à les lire, ils sont responsables de tous les maux, ils infiltrent même les garderies. Ils pointent du doigt ceux qui les défendent comme étant des alliés qui doivent aussi être maudits (j’en sais quelque chose). J’ai l’impression qu’un désir de revanche domine, aujourd’hui, chez trop de Québécois. La charte a créé inutilement une profonde division chez les Québécois, entre les francophones et avec les anglophones et allophones. C’est inadmissible et malsain.

La PM Marois aime souvent copier la France, mais le Québec n’est pas la France. Nous sommes en Amérique et nous sommes tous des descendants d’un immigrant, quelle que soit la religion. Ensemble, nous avons construit nos pays et ensemble nous continuerons à le faire. Et au Québec, tout cela peut se faire en français, sans division mais en se respectant mutuellement.

Au lieu de se concentrer sur les vrais problèmes, comme celui du manque criant de main d’œuvre qualifiée, de l’économie qui cherche à nous fuir, des emplois qui se perdent, des usines qui ferment, des Québécois qui veulent partir, de la dette qui nous écrase, de l’amélioration de l’éducation, de la solidification du français, etc… le gouvernement du Parti Québécois démontre encore, nonobstant tout ce qu’il dit, qu’il n’a qu’un seule idée : diviser les Québécois afin de pouvoir gagner un référendum pour séparer le Québec du Canada. Il est important que tous les Québécois placent cette question au cœur des enjeux réels de la prochaine élection.

Claude Dupras

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Et la main-d’œuvre, on la trouvera où ?

Posted February 21, 2014 by Claude Dupras

Les affaires roulent au Québec. Les entreprises manufacturières et les entrepreneurs spécialisés n’ont pas trop de difficulté à obtenir de nouveaux contrats. Leur problème est de trouver la main d’œuvre compétente pour les réaliser. Ce n’est pas facile mais après plusieurs mois de recherches, elles réussissent de peine et de misère à mettre la main sur les oiseaux rares. Celles qui ne réussissent pas s’endettent, risquent et se tournent vers la mécanisation et la robotisation qui produisent davantage et réduisent leur besoin en main d’œuvre.

Par contre, l’avenir n’est pas rose, car la disponibilité de main-d’œuvre québécoise spécialisée et qualifiée se rétrécit au moment où de plus en plus de départs pour la retraite s’amorcent. En effet, de nouvelles statistiques indiquent que pour une première fois : « le nombre de Québécois âgés de 15 à 64 ans va diminuer ». De 2000 à 2010, l’augmentation moyenne du nombre de travailleurs de cette catégorie a été de 39 000 alors que depuis, elle diminue et a atteint 11 000 individus en 2013. En 2014, le nombre est négatif et, pour la première fois, notre bassin de main d’œuvre commence à se vider.

Que résultera-t-il de cette pénurie de bons travailleurs pour le Québec et pour nous ? Les entreprises auront de la difficulté à prendre de l’ampleur et à devenir plus importantes, donc moins de nouveaux emplois potentiels. Elles s’arracheront les travailleurs et cette concurrence féroce augmentera les coûts.

Une bonne partie de ce mal vient du fait que notre taux de natalité qui était parmi les plus élevés de notre continent est devenu un des plus bas. La décision de la PM Marois d’augmenter les frais annuels de garderie, ne viendra pas encourager les familles à avoir plus d’enfants puisque leur budget familial, déjà très serré, sera gravement affecté par ces augmentations.

Alors que de plus en plus d’immigrants qualifiés seront requis pour combler la demande, le débat sur la charte des valeurs québécoises rend les néo-Québécois actuels nerveux et malheureux car ils n’aiment pas la tournure qu’il prend. Plusieurs s’expriment et parlent de quitter le Québec pour aller s’installer dans une province plus sympathique à leur religion.

C’est une faute grave de notre part d’avoir créé de tels ressentiments. Nous oublions trop souvent que chaque nouvelle personne venue sur notre territoire a le potentiel de se marier, d’avoir des enfants, de s’acheter une maison, une auto, de se procurer tout ce qui est essentiel au développement d’une famille, etc… Toutes ses activités monétaires ajoutent au développement économique et affectent positivement, avec celles des autres, la croissance du Québec et la qualité de vie de chacun. En en réduisant le nombre, on risque d’affecter directement notre avenir économique. On se tire une balle dans le pied !

Il y a aussi et toujours notre inaptitude à contrer le décrochement scolaire. Je suis témoin, presque quotidiennement de ses méfaits dans de petits villages près de chez moi. J’y trouve de jeunes adolescents, beaux, solides, à l’air intelligent et qui pour une raison ou une autre ont quitté l’école trop jeunes. Sans formation, sans emploi sérieux, sans projet d’avenir, ils m’indiquent par leur air désabusé, leur désappointement et leur méfiance du système. Pourquoi en sont-ils là ? Leurs parents ? Leurs instituteurs ou institutrices. Leur milieu ? Et que faisons-nous pour les récupérer, leur faire reprendre les études, les encourager, les guider ? On me dit qu’ailleurs, en campagne, c’est pareil. Quant à Montréal, les statistiques font peur. Il y a là un grand nombre de talents perdus qui doivent et peuvent être retrouvés par des efforts d’individus qui réalisent la situation et par le gouvernement qui la connaît. Notre économie en a besoin. S’ils sont bien orientés et encouragés, ils ont le potentiel d’apprendre de bons métiers et de combler le manque criant d’électriciens, de plombiers, de ferblantiers, de ferronniers, de plâtriers, etc… tous des métiers bien payés qui sont en manque de personnel compétent.

La pénurie de travailleurs qualifiés ne se retrouve pas seulement dans les entreprises manufacturières et chez les entrepreneurs de construction mais aussi dans des domaines comme le transport, les mines, les écoles et plusieurs autres. La ministre de l’immigration par la loi 71, qu’elle vient de déposer à l’Assemblée Nationale, veut recruter les meilleurs candidats en implantant en ligne un système où des personnes compétentes et intéressées à venir au Québec pourraient faire une « déclaration d’intérêt ». Ainsi une banque de candidatures de personnes qualifiées dans différents domaines de spécialisation pourra être mise sur pied afin que notre gouvernement puisse être en mesure d’inviter les candidats dont il a besoin à soumettre une demande formelle d’immigration. En somme, il s’agit d’aller plus vite pour aider nos entreprises. Si c’est fait sans arrière-pensée et non contre un groupe ou un autre, je crois que c’est une idée pragmatique qui mérite d’être mise en place. 80 000 demandes d’immigration sont actuellement faites parmi lesquelles le Québec en accepte en moyenne 50 000 par an. Qu’il s’organise pour choisir ceux qui répondent d’abord plus précisément aux impératifs du marché et en augmenter le nombre, au fur et à mesure que cela deviendra nécessaire !

Claude Dupras

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Quebec se adelanta al Gobierno Federal y propone su propio “Expression Of Interest”

Posted February 19, 2014 by Guillermo

Ayer la Ministra (o Ministro?) de Inmigración de Quebec, Diane De Courcy, presentó ante la Asamblea Nacional de la Provincia el Proyecto de Ley 71 “LOI SUR L’IMMIGRATION AU QUÉBEC” (Ver al final de la nota enlace al PDF con el texto original) La gran sorpresa que todos los que leímos el texto nos llevamos […]

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Passing on PK, separatist spin and other Olympic musings

Posted February 17, 2014 by Ted Bird

 To borrow a phrase from the American patriot’s handbook, it’s my country right or wrong, and in the case of personnel decisions for the Canadian men’s Olympic hockey team, it’s my country wrong.  Even Don Cherry – the ultimate cheerleader fo…

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The Charter Of Values And Criticism Of Quebec

Posted February 11, 2014 by Jared Milne

The debate over Quebec’s secular Charter of Values has been a heated one. The proposed Charter would restrict public servants from wearing conspicuous religious items such as burqas and niqabs, which many critics say infringes on the rights and freedoms of religious minorities in Quebec. Quebecers who support the Charter, in turn, have been accused of bigotry, especially by other Canadians, claiming that this is just another example of the racism that is supposedly so prevalent in that province, and the supposed ethnic nationalism of the Parti Quebecois….

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Canada

Le crucifix, thème de la prochaine élection québécoise

Posted February 6, 2014 by Claude Dupras

La solidarité des Canadiens-français et la fibre politique que la France leur a léguée constituent les raisons principales de leur présence relativement importante au Canada. De peuple conquis, bafoué, diminué, la nation canadienne-française a trouvé les grands chefs politiques et religieux dont elle avait besoin pour remporter des victoires importantes. Elle a toujours su tirer son épingle du jeu, même quand les règles établies visaient à la contrôler, l’assimiler ou l’angliciser. Le Clergé lui a enseigné la solidarité, ce qui l’a sauvé des jours noirs depuis la conquête et lui a permis de vaincre, de se maintenir et de progresser. Les hommes politiques ont su bénéficier de cette solidarité pour défendre la place du peuple français d’Amérique dans ce grand pays et assurer leur survivance.

De 66 000 Canadiens-français au moment de la conquête, nous sommes, aujourd’hui, plus de 8 millions sur le territoire canadien et cela malgré le départ, à partir de 1861, de milliers d’émigrés Québécois vers les filatures du Nord-Est des USA à cause du manque de travail. Ils y sont restés et ont fondé des familles. En 1930, on évaluait leur nombre à 900 000. On voyait des « Petits Canadas » dans les états du Maine, du Vermont, du Massachusetts, du New Hampshire, du Rhode Island et du Connecticut. Aujourd’hui, leurs descendants se chiffrent à plus de 3 000 000. Mais dans le « melting pot » américain, ils ont perdu leur langue française.

C’est le taux de fécondité élevé, surnommé « la revanche des berceaux », conséquence de la rigide position du Clergé relativement au devoir conjugal et à la famille, encouragé par les nationalistes, qui a permis aux Canadiens-français non seulement de compenser largement pour les exils volontaires de ses enfants mais aussi de contrebalancer, depuis la conquête, le flux de l’immigration anglaise de familles nombreuses. Cette méthode fructueuse démontra, plus que tout autre, la solidarité des Canadiens-français.

De plus, pour tâcher de résorber les effets du manque de travail, le Clergé a encouragé la colonisation pour développer l’agriculture dans de nouvelles régions du Québec, telles la Mauricie, les Bois-Francs, le Saguenay et les Laurentides. Plus tard, la Gaspésie et finalement l’Abitibi. Omniprésent dans la vie des Canadiens-français, il a aussi posé des gestes importants qui ont assuré la protection de leur langue française et de leur religion, par exemple :

. En 1774, Monseigneur Briand, l’évêque de Québec, n’hésite pas une seconde à soutenir la Couronne britannique contre les colonies britanniques américaines qui invitent les Canadiens à s’engager avec elles dans une guerre d’indépendance. Mgr Briand aime la politique de conciliation des Anglais mais redoute surtout le fanatisme anticatholique des américains. Pour défendre la Colonie, une milice canadienne-française est formée en toute hâte et vient gonfler les rangs de l’armée du Gouverneur Carleton qui n’a que 1 500 soldats. Usés par un hiver particulièrement rigoureux, les Américains battent en retraite devant 10,000 hommes fraîchement débarqués d’Angleterre. Le Québec ne fera donc pas partie des futurs États-Unis. Si les Américains avaient gagné, parlerions-nous encore français ? La solidarité prêchée par Mgr Briand a fait la différence.

. En 1788, Monseigneur Hubert constate que dans son grand diocèse les Canadiens-français sont en voie de paupérisation et victimes d’un nombre croissant d’injustices, qu’ils développent une rancœur grandissante contre les Anglais, qu’ils font preuve d’indifférence devant la faible administration anglaise et qu’ils s’insurgent contre la quasi-monopolisation des commerces de la fourrure du Nord-Ouest et du blé par les Anglo-Écossais qui profitent de leur situation pour s’emparer aussi de la richesse foncière. Bouleversé, Mgr Hubert cherche à persuader Carleton mais sa réponse ne le satisfait pas. Appuyé par les siens, il décide de se rendre à Londres et de faire part de ses constatations directement au gouvernement anglais. Devant ce plaidoyer et d’autres, Londres réagit et adopte la troisième constitution du Canada qui divise le pays en deux provinces : Le Haut-Canada et le Bas-Canada, pour tenir compte des préjugés et des coutumes des habitants français et veiller à leur conserver la jouissance de leurs droits civils et religieux. Mgr Hubert a fait ce qu’il avait à faire.

. Vers 1850, Monseigneur Bourget, évêque de Montréal, a l’ambition de faire du catholicisme un instrument capable de résister au pouvoir protestant. Il lance un programme de retraites paroissiales qui opèrent une véritable conversion en profondeur. Il mélange religion et politique. On assiste à un retour en force de la religion catholique. L’évêque encourage aussi les Canadiens français à se lancer à la conquête de l’Ouest du continent. Il affirme : « Le meilleur moyen pour un peuple de conserver sa foi est de la propager au loin ».

. Le 2 mai 1949, Monseigneur Charbonneau, archevêque de Montréal, lance un vibrant appel en faveur des familles éprouvées par la grève de l’amiante : « La classe ouvrière est victime d’une conspiration qui veut son écrasement et quand il y a conspiration pour écraser la classe ouvrière, c’est le devoir de l’Église d’intervenir ». Il réclame de Québec un code de travail qui soit « une formule de paix, de justice et de charité » et demande une quête pour aider les grévistes. Par ailleurs, il appuie la non-confessionnalité dans les œuvres alors que les évêques sont contre. Aux infirmières, il propose une association professionnelle commune alors que les évêques veulent deux associations, une catholique et l’autre protestante. Il fait l’apologie du CCF, le parti socialiste, alors que les évêques croient que l’Église possède une doctrine sociale capable de guérir tous les maux. Devant le manque de Canadiens-français dans le monde des affaires, il propose d’introduire le bilinguisme dans tout l’enseignement de son diocèse. Il prononce de grands discours favorables au nationalisme économique. Il prend beaucoup d’autres positions d’avant-garde avant d’être démis par le pape. Ses idées et ses actions ont fait leur chemin et montré la voie vers le futur aux Canadiens-français.

. Il y a aussi les milliers de maisons d’enseignements des communautés religieuses comme celles des Jésuites, des Frères des Écoles Chrétiennes, des sœurs Sainte-Croix, des sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie et tellement d’autres qui ont su éduquer une grand nombre de Québécoises et Québécois en leur enseignant les cours élémentaire, secondaire, classique ou scientifique et qui ont produit des femmes et des hommes qui sont devenus dirigeants de la nation et d’entreprises de toutes sortes. Sur cette base solide s’est bâti le système d’éducation d’aujourd’hui. Il en fut de même dans le domaine hospitalier et d’autres.

Tout ce qui précède n’est qu’un très bref aperçu de l’histoire du Québec et de l’importance du Clergé et de l’église catholique dans son cheminement. Le crucifix accroché au mur de l’Assemblée Nationale au-dessus du siège du président a été placé là, en 1956, pour marquer le passé religieux et historique du Québec.

Il semble de plus en plus probable que le Québec sera en élection générale bientôt. La premier ministre Pauline Marois a le vent dans les voiles et vise à changer sa minorité parlementaire en une forte majorité. Les deux derniers sondages, favorables à son parti et à sa personne, la motivent à profiter de la situation. D’autant plus que son projet de charte sur « les valeurs québécoises » ou « la laïcité », on ne sait plus comment le nommer, visant à défendre tous signes religieux ostentatoires portés par les employés du gouvernement, attire un nombre important de Québécoises et Québécois.

Le débat sur la charte expose clairement la profonde division qu’elle crée chez les Québécois. On est pour ou on est contre, on n’est pas entre les deux. Le seul groupe uni à 90% (mon évaluation) pour la charte est celui des séparatistes. Pour eux, ce n’est pas son contenu qui compte mais le fait qu’elle plait à une majorité de l’électorat francophone. Ils y voient l’argument capable de rallier au Parti Québécois (PQ) les circonscriptions électorales actuellement entre les mains des autres partis politiques afin que leur parti puisse imposer un autre référendum sur la séparation du Québec de l’ensemble canadien.

Aujourd’hui, le PQ, au nom de la laïcité, veut décrocher le crucifix de l’Assemblée nationale et le placer dans une pièce voisine qui n’a aucun rapport avec l’Assemblée Nationale malgré qu’il ait été une valeur québécoise importante depuis la découverte du Canada. De son côté, l’opposition libérale, qui favorise aussi la laïcité, veut maintenir le crucifix à sa place actuelle. S’il y a élection, cela deviendra possiblement un des thèmes de la campagne électorale. Croyez-le ou non !

Pourtant la devise du Québec est : Je me souviens !

Claude Dupras

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Reader’s Diary #1092- Fanny Britt, illustrated by Isabelle Arsenault, translated by Susan Ouriou and Christine Morelli: Jane, The Fox and Me

Posted February 6, 2014 by John Mutford

Jane, the Fox, and Me, by Fanny Britt and illustrated by Isabelle Arsenault, came recommended to me last year by Perogyo, after I’d listed my top 13 picks for the best Canadian graphic novels of all time. It was a damned fined recommendation, and I can honestly say, if if were to do the list over, I think I’d make room for it.

I’ll start with first with the artwork. It’s got a very retro aesthetic, very consistently and uniquely stylized. You know I’ve loved the artwork of Daniel Clowes and Charles Burns and those guys, but I’ve been finding that look way too common in graphic novels lately. Arsenault offers something rare. And most importantly, it fits the lonely tone of the story.

On that note, it’s a downer of a book, especially for the young audience it’s aimed after, but there’s at least an uplifting ending and the problems are real, so a young girl going through similar problems would presumably relate and take comfort in it. One notably sad detail was the constant mention of Hélène’s (the “me” in the title) weight. Other middle-schoolers tease her about it, she’s really self-conscious about it, and yet Arsenault has her depicted as relatively the same size as everyone else. At first I thought it was a mistake on the artist’s part, but then when I realized that Hélène probably has a self-image disorder, either capitalized on or partially caused by her peers, my heart nearly broke for the poor girl.

Any book that makes me feel for a character this much is top-notch.

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Why Bixi ran into trouble

Posted January 20, 2014 by Michael Friscolanti

It piled on a mountain of debt to expand

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Harper défend plus Israël que le Québec

Posted January 18, 2014 by Claude Dupras

Stephen Harper est le premier, des premiers ministres canadiens, invité à donner un discours au Knesset, le parlement d’Israël, devant les 120 députés israéliens assemblés à Jérusalem. C’est tout un honneur. Il inaugurera aussi un sanctuaire d’oiseaux portant son nom et recevra un doctorat honoraire de l’université de Tel Aviv.

Il sera reçu en héros.

Ce geste particulier est pour marquer l’appui indéfectible d’Harper à l’état d’Israël dans le conflit palestino-israélien. Ses dirigeants apprécient la constance des prises de « positions morales » qu’il prend sur les sujets politiques qui touchent leur pays, que ce soit à l’ONU, aux sommets du G8 et ailleurs.

Israël n’oublie pas le boycottage par Stephen Harper des conférences antiracismes de Durban, sa défense des opérations menées au Liban lors du conflit de 2006, son opposition aux critiques d’Israël lors des rencontres de la Francophonie, son appui aux représailles militaires de l’armée israélienne suite à l’agression du Hamas, son opposition aux discussions du G8 touchant la paix avec la Palestine afin qu’elles tiennent compte des frontières d’avant la guerre de 1967, de son vote positif à l’ONU pour modifier le statut d’Israël d’ « entité non-votante » à « État non-votant », etc… Ces actions démontrent qu’Israël ait raison ou non, Harper l’a toujours appuyé fortement et publiquement, nonobstant le fait que les mandarins d’Ottawa l’aient avisé que la crédibilité du Canada serait minée et que ses positions risquaient de contribuer à la croissance du terrorisme islamique.

À ses dénonciateurs, Harper souligne l’aide financière du Canada qu’il a donnée aux régions de Gaza et de la Jordanie. Il évite de dire que notre pays l’a toujours fait et il n’avoue pas que l’ensemble de ses actions démontre que sa sympathie première au Moyen-Orient est acquise à Israël.

Les discours d’Harper ne sont pas alignés avec la politique officielle du ministère des Affaires extérieurs du Canada, défini avec le temps par ses prédécesseurs. Il agit comme si elle n’existait pas. Que ce soit en rapport avec l’annexion de Jérusalem-est, du contrôle permanent des territoires occupés depuis 1967 et autres. Pour lui, « ce que je dis, est la politique extérieure du Canada ».

Même l’ex-PM Louis Saint-Laurent n’a pas reçu un hommage comme celui réservé à Harper. Pourtant, le 29 novembre 1947, il a décidé que le Canada prenne position en faveur d’Israël, lors du vote à l’ONU sur le « plan de partage de la Palestine » en trois entités : « l’État Juif », « l’État arabe » et « Jérusalem sous contrôle international ». Le vote fut de 33 pays « pour », treize « contre » et dix « abstentions ». Deux jours avant, dans un premier vote, Israël n’obtint que 28 votes, un de moins que la majorité requise. Ce fut très serré.

À ce moment-là, la Palestine était sous mandat britannique, conformément au statut politique établi par la Société des Nations en Palestine et en Transjordanie à partir de 1920. La population était de 65% arabe et 35% juive. Les arabes palestiniens rejetèrent le « plan de partage » et revendiquèrent l’ensemble du territoire puisque, disaient-ils, « la majorité est arabe ». Les États de la Ligue arabe les endossèrent.

Le 14 mai 1948, la communauté juive d’Israël proclama son indépendance et la création de l’État d’Israël qui devint une république parlementaire multipartite et une démocratie libérale avec suffrage universel. Les arabes insatisfaits, se sentant brimés, déclenchèrent la guerre d’Israël. Ce dernier rétorqua et le conflit dure encore avec la conséquence qu’Israël s’est approprié de plus en plus de terres arabes. En 1967, en plus de la Cisjordanie, Israël, qui occupait la partie ouest de Jérusalem, conquit la partie est et fit sa capitale de l’ensemble. Cet état de fait n’est pas reconnu par l’ONU.

Le peuple juif qui venait de subir l’horrible génocide perpétré par les nazis durant la 2ième guère mondiale, travailla dur pour bâtir son nouveau pays et le peupler de leurs contemporains de tous les coins du monde. Plus de 850 000 répondirent. De leur côté, des millions de Palestiniens, qui vivaient dans les secteurs attribués à Israël, 4,9 millions se réfugièrent du côté arabe. Aujourd’hui, Israël compte plus de 75% de juifs, le reste étant partagé entre arabes, chrétiens et autres. Sur la question des réfugiés palestiniens, plus de 72 résolutions ont été votées par les Nations-Unie, sans succès. Aucune ne s’adressait aux droits des nouveaux venus juifs, tel que le voulait Israël.

Tous les premiers ministres du Canada depuis St-Laurent ont été amis avec Israël mais leurs actions ont toujours tenu compte de la part des choses et de la situation internationale afin qu’une vraie solution soit trouvée et acceptée par les deux partis de ce conflit important. Ils ont cherché, avec les dirigeants de pays alliés, à trouver des compromis afin de mettre fin, une fois pour toutes, à cette querelle meurtrière entre les deux factions.

Seul l’ex-PM Joe Clark a agi unilatéralement en voulant déménager l’ambassade du Canada de Tel Aviv à Jérusalem, nonobstant la résolution de 1947 de l’ONU. Il fut vite rabroué par tous les pays du Moyen-Orient et revint vite à la politique sensée de ses prédécesseurs qui œuvraient autant pour les droits des Israéliens que pour ceux des Palestiniens. Harper, à chaque situation difficile entre Israéliens et Palestiniens ou entre Israël et un autre pays de la région du Moyen-Orient, prend inévitablement position pour Israël. Et cela même si ses alliés, USA ou autres, cherchent à engager des négociations entre les parties. C’est ainsi qu’il a gagné son titre de « meilleur ami politique d’Israël dans le monde ».

Pendant ce temps-là, Stephen Harper ne prend jamais parti pour le Québec. Je ne l’ai pas entendu dire : « Le Québec a raison sur ce sujet et je vais tout faire pour convaincre les autres provinces du bien-fondé de sa position ». Le registre des armes, est un exemple. C’est à l’École Polytechnique de Montréal que Marc Lépine a tiré à bout portant sur de jeunes polytechniciennes, en tuant 14 et blessant 14 autres. Nous, Québécoises et Québécois, avons tous été très marqués par ce massacre. Et, ce sont les mamans et les papas de ces victimes qui ont lancé le mouvement d’enregistrement des armes. Sa justification a été reconnue par tous, le gouvernement du Canada a agi et trois milliards de $ ont été dépensés pour le réaliser. Au moment où il fut mis en opération, Harper, devenu PM, l’annula parce que certains fermiers de l’ouest canadien s’y opposaient. Et pour ajouter à l’injure, il refuse de transmettre au gouvernement du Québec, la partie du registre qui le concerne.

L’Accord de Kyoto est un autre exemple. Il a renié cet accord international important sur l’environnement qui fut signé un de ses prédécesseurs, l’ex-PM Jean Chrétien. Il n’a pas dit que cet accord était surtout voulu par le Québec et qu’il allait tout faire pour le respecter.

De même, en rapport avec sa proposition d’invalider la loi fédérale sur l’exercice des droits fondamentaux et prérogatives du peuple Québécois et de l’État du Québec, qui stipule le droit du Québec de se séparer sans l’accord d’Ottawa, Harper refuse d’expliquer la justification de la loi aux anglophones canadiens, de défendre le droit du Québec d’agir ainsi et qu’il faut le reconnaître.

Et il y a des dizaines d’autres exemples de sujets sérieux touchant l’ensemble des Canadiens.

Enfin, le Canada profitera peut être du prestige d’Harper envers Israël en rapport avec les revenus émanant du pétrole. Il semble qu’il veuille l’utiliser pour obtenir l’appui du « lobby juif » américain, très puissant à Washington et normalement démocrate, pour faire pression sur le président Barack Obama afin qu’il approuve, dans les plus brefs délais, la construction de l’oléoduc XL Keystone devant transporter le pétrole des sables bitumineux du nord de l’Alberta à l’État d’Alabama. Au moins sur ce point, le Canada gagnera économiquement, mais, en fait, ce sera aux dépends de la bonne entente entre les Israéliens et lesa Palestiniens.

Claude Dupras

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