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"The Pulse of Canada "


 
 

 
General

POP Montreal Announces More Acts, Including The Unicorns

Posted July 21, 2014 by Andrew_Horan

POP Montreal has announced more bands and artists including the reunited Unicorns. This will be their only Canadian show outside of their dates opening for Arcade Fire. In addition to the music, Art POP will also celebrate its 10th anniversary with the first collaborative art project between  Dominique Pétrin and LOVE Québec, a group that works to reduce violence
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Canada

La femme du français

Posted July 21, 2014 by Claude Dupras

Elle est née en Haïti. En 1968, sous la dictature de François « papa doc » Duvalier, sa famille fuit son pays pour s’établir à Thetford Mines, la ville de l’amiante québécoise au Canada, où il n’y a aucune famille noire. Elle a onze ans.

Ses études la mènent à l’université de Montréal où elle obtient un baccalauréat langues et littérature espagnoles et italiennes. Durant et après ses études, elle démontre une sensibilité particulière pour les femmes victimes de violence conjugale. Puis, les dirigeants du réseau français de Radio-Canada la remarque dans un documentaire de l’Office National du Film canadien et lui offre un emploi. Elle n’a que vingt ans. Elle devient reporter et animatrice et sept ans plus tard lectrice de l’émission de nouvelles « Le Téléjournal ». Elle est de plus, interviewer de personnalités canadiennes et d’autres pays.
Son nom est Michaëlle Jean et les Canadiens n’ont pas fini d’en entendre parler.
Elle épouse un français, cinéaste et philosophe, Jean Daniel Lafond. Ils adoptent une jeune fille haïtienne.
Bilingue parfaite, la chaine anglophone de Radio-Canada, quatre ans plus tard, l’invite à se joindre aussi à elle. Puis, elle devient animatrice du Téléjournal, et en 2004 anime sa propre émission « Michaëlle » diffusée en français.
En 2005, une surprise attend tous les Canadiens. Le 4 août, le premier ministre Paul Martin annonce que Michaëlle Jean devient Gouverneur Général du Canada, le 27ième. Les canadiens-haïtiens sont fous de joie, les autres étonnés. Elle est la première personne noire à remplir ce poste. Elle a 37 ans. Mais comme elle est aussi de nationalité française, acquise lors de son mariage, elle doit renoncer à celle-ci étant donné qu’elle sera la commandante-en-chef des Forces Armées Canadiennes. Ainsi est faite la constitution.  Elle rencontre, avec sa famille, la reine Élizabeth à sa maison d’été de Balmoral pour respecter la tradition et devient la vice-royale canadienne.
Son discours inaugural met l’accent sur ce qu’elle identifie comme les « deux solitudes » canadiennes. Elle veut instaurer un pacte de solidarité entre les peuples fondateurs du pays. Mais son discours va plus loin, et touche les relations entre les différentes communautés ethniques, linguistiques, culturelles et de genre.
La nouvelle Gouverneur générale est très active et représente la Canada partout : JO d’hiver en Italie, festival d’Iqaluit au Nunavut, en Algérie, au Mali, au Ghana, en Afrique du sud, au Maroc, en Argentine, en Haïti. Partout elle encourage les droits des femmes, particulièrement dans les pays musulmans. En Afghanistan, elle prend position pour la mission de paix affirmant que « le Canada est fier de faire partie des 37 pays qui ont entrepris de restaurer la stabilité et la reconstruction du pays ». Elle est à Vimy pour la commémoration du 90ième anniversaire de la bataille. Et encore… 
Elle rencontre les chefs d’état de multiples pays, dont la présidente du Chili, l’héritier et nouveau roi d’Espagne, le président hongrois et des dizaines d’autres.
En 2008, elle doit gérer une crise politique inédite au Canada. Le gouvernement minoritaire Harper est en difficulté après que l’opposition ait rejeté son énoncé économique. Les partis d’opposition lui proposent de se substituer au gouvernement en créant un gouvernement de coalition. Une première en politique canadienne. Elle refuse et décide de proroger la session parlementaire de deux mois jusqu’au dépôt du budget. Harper est sauvé.
À la fin du mandat de Michaëlle Jean, Harper crée une surprise en ne le renouvelant pas. Elle le voulait, il ne l’a pas voulu. Pourtant ses  prédécesseurs l’avaient fait pour les gouverneurs généraux du passé. Et cela, malgré que 57% des Canadiens approuvent son travail et considèrent qu’elle les a toujours représentés dignement et avec compétence. Harper est du genre conservateur-républicain-américain et veut avoir le contrôle total sur les affaires de l’état et comme elle montrait un peu d’indépendance…
L’ONU qui a remarqué les talents de Michaëlle Jean, la nomme « envoyée spéciale pour l’éducation, la science et la culture en Haïti » dans le but d’obtenir des fonds pour la reconstruction et l’éducation dans ce pays. Puis, le sénégalais Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie, la nomme comme « grand témoin » pour les JO d’été de Londres afin de promouvoir la langue française. Entre temps, elle préside le conseil d’administration de l’Institut québécois des hautes études internationales à l’université de Laval et devient la chancelière de l’Université d’Ottawa.
Abdou Diouf démissionne de son poste en 2014 et Michaëlle Jean exprime son intention de le remplacer. C’est un poste très important. Mais elle n’est pas seule à viser cette nomination. Il y a aussi Pierre Buyoya, l’ancien président du Burundi, et le socialiste Bertrand Delanoë, l’ex-maire de Paris. Buyoya mise sur les suffrages de l’Afrique Centrale ce qui lui donne des créances démocratiques, tandis que Delanoë compte sur le fait qu’il est socialiste et qu’il a appuyé le président socialiste François Hollande lors des primaires de son parti pour le choix du candidat.
Michaëlle Jean ne désespère pas car elle a beaucoup d’atouts. N’est–elle pas un symbole de la francophonie plurielle ? N’a-t-elle pas l’esprit de résistance de son peuple comme elle l’a si bien démontré au Canada ? Ne s’est-elle pas investie dans le combat social canadien en travaillant auprès de femmes en difficultés ?  Malgré son travail intellectuel, n’a-t-elle pas toujours montré son sens pratique pour aider les femmes violentées ? Lors du terrible tremblement de terre  en Haïti, n’a-t-elle pas transformé son bureau en centrale téléphonique pour les initiatives de secours sur la base des informations reçues ?
Comme les Haïtiens dont la vie est difficile et qui souffrent, elle a démontré qu’elle sait composer avec le chaos et qu’elle a une capacité de résistance et d’organisation dans toutes situations. Tous les liens qu’elle a tissés avec les pays africains, dans sa carrière de journaliste et de chef d’État, ont créé une sympathie envers elle et naturellement Haïti, où étaient « menés des millions d’Africains lors de la traite négrière ». Elle propose aujourd’hui, une « francophonie de la diversité culturelle et du pluralisme », dont elle est l’exemple, « assise sur la francophonie politique, les valeurs démocratiques et l’état de droit » réalisés par les présidents passés de l’organisme.
Elle met surtout l’accent sur le développement économique qui est, pour elle, le vrai espoir des jeunes. « A quoi sert de produire des milliers de diplômés si c’est pour en faire des chômeurs ou des demandeurs d’asile ? », demande-elle ?
Elle réclame aussi le respect des droits de l’Homme qui pour elle « préservent les valeurs du peuple et son rayonnement plus grand que ses ressources », citant le Sénégal comme exemple.
Malgré que le Canada appuie sa candidature, c’est aussi un aspect négatif pour elle à cause du comportement offensif de sociétés minières canadiennes en Afrique. « J’entends mettre l’accent sur la responsabilité sociale des entreprises… », assure-t-elle pour obvier à ces craintes.
Michaëlle Jean a toutes les qualités pour bien remplir l’importante tâche de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie. Elle incarne la francophonie du futur, celle du bon sens économique. Elle est la candidate idéale pour être dans le monde, la femme du français.
Mais à ce jour, la France la boude. Elle se montre sceptique aux propositions de Michaëlle Jean, pour une francophonie plurielle et diverse qui s’ouvre sur le monde. Le malheur pour la candidate canadienne est que la France assure plus de 70% du budget de l’organisation, ce qui fait que sa voix est prépondérante. Je ne serais pas surpris que le gouvernement français opte pour un ses siens qui se cherche un emploi, le socialiste Bertrand Delanoë, ex-maire de Paris. Ce n’est pas le meilleur candidat, mais il est “du bon bord”. 
Claude Dupras

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General

Ukrainian government forces relentlessly bombarding civilians in east Ukraine and blaming it on Russian aviation

Posted July 19, 2014 by MariaS

Shameless!


I keep wondering if the Canadian government will do the same to the citizens of Quebec when they finally decide to make Quebec into a country.  


I am also wondering if Malaysian Airlines  would  have still continued flying over the conflict region if the MSM had not thrown a blanket on the civil war happening in Ukraine.  Many of the world’s countries pick up news from the main news outlets of the West and if the media in the West was doing its duty to give the news as is their mandate,  more people around the world, including Malaysia Airlines  would have known to give that particular airspace a wide berth.  IMO, the MSM is partly to blame for the deaths of almost 300 passengers of the Malaysia MH17 flight.

From AP via Yahoo:
Airstrike in eastern Ukraine kills 11 civilians. 
An airstrike in eastern Ukraine sent an apartment building crumpling to the ground Tuesday, killing at least 11 people and adding to the steadily mounting civilian death toll from the fighting between government forces and pro-Russian insurgents.


Rebels pinned the attack on the Ukrainian air force. The government swiftly denied blame but was not immediately able to offer an alternative explanation.





The bombing in the rebel-held town of Snizhne demonstrated how airstrikes and heavy rocket fire are becoming increasingly common as the conflict drags into its fourth month. The attack comes one day after a Ukrainian military transport plane was shot down in disputed circumstances.


The devastation in Snizhne bore signs of a strike by several missiles and left only a mountain of smoking debris. The four-story apartment block appeared to have been hit in two separate spots, causing the collapse of several tiers. A nearby house was also destroyed.





Resident Igor Chernetsov lost his wife in the attack. “I heard an explosion, and suddenly I was thrown out of the apartment, out of the fourth floor,” said Chernetsov, his head swathed in a bandage. “I woke up covered in dust and had no idea what had happened.”


Health officials in the Donetsk region, which includes Snizhne, provided the number of dead. Rescue workers pulled a small child with broken legs alive from the rubble as grieving residents sifted for belongings. An Associated Press reporter counted six large impact craters.





Dmitry Tymchuk, a military analyst who coordinates closely with Ukraine’s Defense Ministry, said that since rebels are unlikely to have any planes capable of conducting the bombing, there could only be one explanation.


“Only Russian aviation could have performed the airstrike on Snizhne,” he wrote on his Facebook account.


The Defense Ministry stopped short of that claim but insisted the bombing could not have been carried out by the air force as none of its planes were on sorties at the time of the strike.





Security Council spokesman Andrei Lysenko called the incident a “cynical and bloody provocation” aimed at discrediting the armed forces.


Sergei, a rebel commander at the scene who declined to give his surname, said locals bore witness to Ukrainian involvement.



“Many local citizens saw the plane that dropped the bomb — it had Ukrainian markings,” he said. “Why Ukraine would bomb its own territory is harder for me to say.”


No reliable official recent death toll has been produced, but hundreds of civilians are believed to have been killed so far in the conflict. Authorities said Tuesday that 258 servicemen have been killed in fighting and 922 injured.


Representatives for the separatist Luhansk People’s Republic said that 12 more civilians were killed Monday evening in the eastern city of Luhansk following rocket attacks and airstrikes. It was not immediately possible to verify those claims…………….

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Allan's Perspective

Give them a finger!

Posted July 10, 2014 by Allan W Janssen

Dear Readers: My dad used to say “give them a little finger, and they will take your whole arm!” This cute little quote can be used in a lot of situations, but two in particular come to mind this morning! The Gays and the French! First of all we mentioned that the LGTB community just […]

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Alberta

Reflections On Canada Day: The Impact Of Canadian History

Posted July 1, 2014 by Jared Milne

I’m writing this on the morning of Canada Day 2014, thinking about all the fascinating things I’ve read about and seen, and all the people I’ve met. One thing I’ve come across is all the different parts of Canadian history I’ve studied, and how they’ve tied into many of the recent issues we’ve faced in Canada….

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Canada

La fête de notre Canada

Posted June 30, 2014 by Claude Dupras

Comme toujours en ce 1er juillet, nous célébrons la fête du Canada. Ce merveilleux pays qu’est le nôtre fait l’envie de la très grande majorité des citoyens de la planète comme nous le constatons tous lorsque nous visitons les pays du monde.

Le Canada est grand. Il est beau. Il est riche. Il est au top de toutes les statistiques de l’OCDE en rapport avec la qualité de vie, les soins de santé, l’éducation, le PIB, etc… Quel pays fantastique ! Ce sont les Français qui l’ont découvert, l’ont exploré et qui y ont construit ses premières habitations. Ils ont créé Québec, la première ville en Amérique. Montréal sa métropole. Les francophones du Canada, où qu’ils soient, sont leurs descendants. Il y en près de 10 millions au pays. Même si les Anglais sont venus conquérir leur territoire, ils n’ont pas laissé tomber les bras. Grâce à sa solidarité, notre peuple a repris sa place et notre pays est aujourd’hui officiellement bilingue et biculturel. Pas autant que nous aimerions, certes, mais avec nos efforts persistants, nous pourrons assurer à la longue cette position.

Il y a et il y aura toujours des anti-Canada. Leur principale stratégie actuelle, pour se remplumer, est de jouer sur le sujet de la langue et particulièrement sur l’enseignement de la langue anglaise dans nos écoles. Ils disent ne pas s’y opposer mais leurs écrits nous démontrent qu’ils n’y voient que du mal. Je ne les comprends pas et je pose la question suivante : « Comment, comme parents, peuvent-ils s’opposer à ce que leurs enfants soient bilingues dans le monde d’aujourd’hui alors que la langue anglaise est devenue le dénominateur commun pour les relations entre pays, pour les affaires, pour le sport… ».

Leurs prêches cherchent à nous faire peur en nous mettant en garde qu’un Québec où ses citoyens seront bilingues, ne sera plus le Québec. Ils oublient nos lois et la volonté ferme de tous les Québécois d’origine, quelles que soient leurs tendances politiques, d’avoir un état français protecteur de notre langue, de nos traditions et de notre culture tout en assurant que tous les néoquébécois maitrisent la langue française. Nous voulons aussi que chacun de nous puisse avoir l’opportunité de s’ouvrir sur le monde et pour ce faire être en mesure de communiquer avec qui il voudra.

Quel que soit le continent, la langue anglaise est de plus en plus parlée et écrite partout. Ça aurait pu être le français, mais c’est l’anglais. L’Histoire du monde en a décidé ainsi.

Ce n’est pas un discours de fédéralistes triomphants qui veulent imposer leur vision des choses et gagner la faveur publique. C’est la réalité pure et simple. Ils ne veulent pas en finir avec le principe de « la seule langue officielle » ni rendre bilingue la fête nationale québécoise, comme le prétendent certains. Ils sont en accord avec l’effort pour inciter que les minorités anglaises et autres à apprendre et à parler le français. Et, heureux de constater que cet objectif est sur le point d’être atteint.

Le jour de la fête nationale québécoise est particulier et doit être conservé tel quel. Les francophones de toute tendance politique veulent que leurs enfants soient bilingues pour profiter de tout ce que la vie leur offrira. Et dire comme certains séparatistes, parmi les plus écoutés, que ce désir et cet effort pour l’atteindre ne sont que de « la folklorisation qui risque la dissolution pure et simple de la culture québécoise » n’est qu’une exagération simpliste et malhonnête qui cherche à nous éloigner du Canada. Le jour de la fête du Canada est important pour nous rappeler ce que nous sommes et le potentiel extraordinaire qui est le nôtre.

Si tous les Québécois deviennent bilingues, ou trilingues pour plusieurs, cela ne désincarnera pas notre nation francophone, ni « la déculturera », mais la renforcera. Le Québec ne deviendra pas « une simple entité territoriale » comme le prétendent les oiseaux de malheur. Nous demeurerons toujours la majorité au Québec et jamais nous renoncerons au Québec français. Le bilinguisme nous permettra de prendre toute la place qui est la nôtre dans le Canada.

Cessons de nous regarder le nombril et nous deviendrons plus grands et plus importants dans notre pays et dans le monde. Le Québec sera plus fort. Le Canada aussi.
Bonne fête à nous tous, les Canadiens.

Claude Dupras

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General

Les ingénieurs du futur et le Québec

Posted June 11, 2014 by Claude Dupras

Un article d’octobre 2013 de Roland Vardanega, président de la Société des ingénieurs Arts et Métiers de France et ancien président du directoire de PSA Peugeot-Citroën, que j’ai conservé, m’a particulièrement intéressé. Ce texte, publié dans le magazine français Le Point, me semble pertinent en rapport avec le futur du Québec et c’est pourquoi j’ai pensé en faire le sujet de mon blog d’aujourd’hui. Le voici:

« Quel ingénieur pour le XXIe siècle ? »

Comment en douter ? Le développement durable, l’urbanisation croissante de la planète, la recherche et le stockage de l’énergie, les besoins de mobilité qui, partout, vont croître avec le niveau de vie et qui poseront de nouveaux problèmes à l’humanité tout entière, l’alimentation et l’eau pour 9 milliards d’individus avec, là encore, des difficultés insoupçonnables en termes de santé, de vieillissement de la population, de gestion des déchets…, les ingénieurs vont avoir du travail.

C’est par un travail collaboratif que les progrès seront faits. Des ingénieurs spécialisés, des experts resteront bien sûr nécessaires. Mais le temps du chef d’orchestre est arrivé, l’homme qui fédère les compétences, anime les équipes.

Les qualités demandées seront celles d’un chef qui fait grandir ses collaborateurs, qui fait jouer tout l’orchestre, et pas seulement quelques individualités. Ce siècle sera complexe et imprévisible et les ingénieurs n’auront pour seule boussole que leur éthique, leurs valeurs et leur aptitude aux relations humaines. Ils devront avoir du charisme et être aussi à l’aise avec le « top management » qu’avec les collaborateurs et les subordonnés.

Les ingénieurs qui auront du succès seront ceux capables de transformer les avancées de la science en innovations accessibles aux populations.

Enfin, l’ingénieur du XXIe siècle ne sera pas ingénieur une fois pour toutes. Il devra sans cesse apprendre, s’adapter, se remettre en cause. Il devra aussi être ouvert sur le monde, sur les autres, les avancées technologiques. Il vivra plusieurs vies. »

Le Québec est un des centres importants du monde en écoles de génie. Polytechnique, McGill, ETS, Concordia, Laval et l’UQ produisent annuellement plus de 3 200 ingénieurs. Si j’en juge par Polytechnique avec laquelle je suis plus familier, ces écoles s’adaptent aux problèmes de la population mondiale et ajustent continuellement leur curriculum, leurs facilités, leurs laboratoires… et leurs enseignements particuliers pour préparer des ingénieurs à la hauteur des tâches qui les attendent.

Montréal est aussi le chef-lieu de certaines des plus grandes firmes d’ingénierie du monde et d’entreprises industrielles, manufacturières, pharmaceutiques et autres de grande importance.

Parmi celles de génie, on retrouve : SNC-Lavalin, 8e au monde, avec ses 40 000 employés qui œuvrent dans 40 pays, WSP (ex-Genivar), 16e au monde avec ses 20 000 employés dans 30 pays et plusieurs autres firmes importantes de 2 000 à 4 000 employés et qui continueront à croître durant les prochaines années. Sans oublier les innombrables firmes de moyenne et petite tailles hautement spécialisées et qui sont fort compétentes dans toutes les sphères des sciences appliquées. Plusieurs de ces dernières œuvrent aussi à l’étranger. À elles s’ajoutent des firmes internationales comme Aecom (4e au monde) venues s’implanter au Québec en achetant des boîtes d’envergure comme Tecsult, spécialisée en barrages hydro-électrique.

Dans les industries et manufactures telles, l’avionnerie, le transport, la fabrication, l’environnement, l’épuration des eaux, les mines, etc… des ingénieurs de haute qualité œuvrent et sont de plus en plus nécessaires et recherchés pour leur qualité d’organisation de projets.

Malgré l’année éprouvante que viennent de traverser plusieurs des firmes de génie québécoises suite aux révélations de la Commission Charbonneau sur la nature du financement politique qu’elles pratiquaient pour obtenir des mandats gouvernementaux du Québec, un fait demeure : leur compétence. Et c’est sur cette base que l’avenir doit se bâtir.

Ce savoir-faire de nos ingénieurs est reconnu dans tous les coins de notre planète où ils l’ont démontré. Déjà, un très grand nombre d’entre eux sont de bons gérants de projet, des managers efficaces. Les qualités nécessaires à la gérance n’étant pas nécessairement innées dans chaque individu, ni vraiment enseignées dans le passé, les circonstances ont exigé qu’ils les acquièrent sur le tas.

La progression impensable de l’importance de l’engineering depuis soixante ans dans le monde, nous laisse imaginer ce qui s’en vient dans le prochain siècle. L’envergure et la complexité de la réalisation des projets futurs, quelle que soit leur nature, nécessiteront l’apport d’ingénieurs pour la coordination d’équipe composées de spécialistes, de scientifiques et d’experts de toutes catégories. De même pour les recherches, l’accompagnement individuel ou organisationnel, la communication interculturelle, la formation, etc… Il devient donc essentiel que de plus en plus d’ingénieurs soient capables de remplir de tels rôles et que nos écoles de génie puissent les y préparer en incorporant, dans les cours, des initiations au développement de la personnalité, aux relations humaines, à la gérance avancée et au leadership. Après avoir obtenu leur baccalauréat en génie, il sera utile pour les nouveaux diplômés d’en obtenir un deuxième dans une des spécialités qui touchent les sujets que je viens de mentionner.

De son côté, notre gouvernement devra toujours être au fait du futur prometteur de l’engineering dans le monde et de la position unique du Québec face à cette opportunité. Pour maintenir et améliorer sa position, il devra constamment assurer le développement et le perfectionnement de nos écoles de génie afin qu’elles demeurent dans le top mondial et que nous produisions de plus en plus d’ingénieurs à la fine pointe de la demande. Il devra faire en sorte que nos firmes d’ingénieurs maintiennent leur siège social au Québec et que nos entreprises opèrent leurs usines sur notre territoire, le plus possible. Tout cela se traduira par une économie québécoise plus dynamique et riche.

Le Québec : endroit par excellence du génie dans le monde. Pourquoi pas ? Les meilleurs étudiants viendront étudier chez nous, car nos écoles seront les meilleures. Nos diplômés seront les plus prêts à relever les défis nouveaux. Nos firmes d’ingénieurs et nos entreprises seront dynamiques et d’avant-garde. Les nouveaux ingénieurs étrangers diplômés de nos écoles, dont les Français, voudront y travailler et s’implanter chez nous de façon permanente.

Le texte de Roland Vardanega devrait être le guide des jeunes ingénieurs québécois afin qu’ils comprennent bien l’importance de la formation continue qui leur permettra, en tout temps de leur carrière, d’être de meilleurs ingénieurs et des managers efficaces capables de répondre aux grands défis de demain.

Claude Dupras

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Baseball

Reader’s Diary #1127- Adam Blaustein (Writer), Jim Craig (Pencils): The Amazing Spider-Man/ Dead Ball

Posted June 3, 2014 by John Mutford

It’s yard sale season once again, much to the enjoyment of my wife Debbie. Me? I like yard sales in principle, but I usually feel let down. I’m all excited to go out a find some rare books or CDs to add to my collection, but find myself sifting through…

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Canada

Les femmes de vétérans

Posted May 31, 2014 by Claude Dupras

Quelle image désolante que celle du ministre canadien des anciens combattants, Julian Fantino, se faufilant dans un corridor du parlement pour éviter volontairement d’écouter la complainte d’une femme d’ancien combattant, Jenifer Migneault, qui finalement a crié pour se faire remarquer par la presse. La télé nous montrait le ministre lui tournant le dos et accélérant le pas pour se sortir de cette situation.

Elle a bien fait. Tout ce qu’elle veut, c’est une rencontre avec le ministre pour lui faire part de la vie qu’est la sienne et celles de milliers d’autres épouses ou conjointes d’anciens combattants face au symptôme de stress post traumatique (SSPT) qui afflige un très grand nombre de nos soldats après leur retour à la vie civile.

Fantino, ancien chef de police de Toronto est député et ministre conservateur en fonction depuis près d’un an. Il est un dur qui n’accorde aucune importance aux relations humaines dans sa fonction.

Cela arrive au même moment où l’ex-lieutenant-général Dallaire démissionne de son poste de sénateur pour consacrer tout son temps notamment à ses recherches sur le SSPT (un mal dont il souffre) et à la lutte contre le phénomène des enfants soldats. Il faut se rappeler que ce vaillant soldat avait crié aux pays du monde entier, dont la France, la Grande-Bretagne et les USA, d’envoyer des troupes supplémentaires pour prévenir le déclenchement des massacres au Rwanda en 1994. Il n’avait pas été entendu et depuis, a toujours dénoncé cette inaction.

Nos soldats sont de jeunes volontaires qui sont déplacés sur différents fronts de guerre au monde. Ainsi le mari de Mme Migneault a fait partie de quatre missions importantes au Golfe, en Irak, en Haïti et en Syrie. Leur retour à la maison n’est pas toujours de tout repos car plusieurs se découvrent un trouble réactionnel découlant d’une blessure opérationnelle. Il vient, généralement, d’un évènement traumatique, qui les a marqués, comme la confrontation avec la mort, la peur de mourir ou lorsque leur intégrité physique ou celle d’un de leurs compagnons d’armes a pu être menacée. Cela a provoqué une peur intense, un sentiment d’impuissance ou un sentiment d’horreur. C’est le SSPT. Pour plusieurs, cela peut être de courte durée, pour d’autres, comme le mari de Mme Migneault, il se chronicise.

On peut facilement imaginer la répercussion sur les membres de la famille, particulièrement l’épouse, aux prises avec, ce qui est en fait, le prix ultime à payer pour le déploiement militaire de leur mari au service de leur patrie.

Le soldat Migneault a dû attendre sept ans avant que son syndrome soit reconnu et, malgré une médication hebdomadaire, les cauchemars continuent, l’anxiété persiste, la honte est pénible, le déni est perceptible, l’humeur est affectée, le suicide guette… La détresse est si présente qu’il ne peut être laissé seul. Les enfants ne comprennent pas, la famille souffre et celle qui encaisse tout, c’est l’épouse ou la conjointe.

Mme Migneault a cherché à confronter le ministre pour revendiquer de l’aide pour ces femmes qui ne sont « pas outillées pour bien accompagner les vétérans ». Dans son cas, ce n’est que lorsqu’elle a atteint le fond du baril et crié à l’aide qu’elle a obtenu une aide psychologique. Elle considère important que le ministre la voit, la rencontre, l’écoute car elle est l’image de toutes celles qui, comme elle, vivent des vies difficiles. Elle veut que le ministre ressente, avec raison, que toutes ces personnes doivent être reconnues comme des aidants naturels et qu’elles soient aidées dès le retour de leur soldat.

J’aime parler avec des vétérans. Je m’en fais un devoir car ces individus ont risqué leur vie afin que nous puissions vivre dans une démocratie saine, prospère et protéger. Dans les derniers mois, j’en ai rencontré deux. Un au Québec, l’autre à Puerto Rico. Je leur ai posé la même question « comment vous aide votre gouvernement ». Dans les deux cas, la réponse fut similaire : « rien, si on n’est pas blessé ». Ces hommes et femmes qui ont été enrôlés durant plusieurs années ne reçoivent pas d’appuis pour leur retour à la vie civile. Pas d’aide psychologique spontanée, pas d’aide pour trouver un emploi, pas de cours d’orientation pour parfaire leur éducation, pas de pension… seul l’hôpital militaire pour vétérans à leur disposition. Cela me semble injuste. Dans les deux pays, la réaction gouvernementale est similaire.

Aux USA, la colère des GI américains vient d’avoir raison du secrétaire américain aux anciens combattants qui a dû démissionner et Obama a promis « que son successeur se préoccupera davantage de leur sort ». À quand la démission de Fantino, qui refuse de rencontrer l’épouse d’un ex-soldat qui veut le sensibiliser afin que toutes les femmes qui accompagnent un vétéran qui souffre profondément de son service militaire, soient “outillées” pour les aider ?
Claude Dupras

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Canada

D’un Montréalais à l’autre : de Marcel Côté à Xavier Dolan

Posted May 28, 2014 by Claude Dupras

Marcel Côté est né dans la ville minière de Malartic du nord-ouest québécois. Après ses études élémentaires, secondaires et collégiales, son intérêt porte sur la culture scientifique, la technologie et l’économie. L’Université d’Ottawa l’accueille et il obtient un baccalauréat en sciences physiques. Puis, il s’enrôle à l’Université Carnegie Mellon de Pittsburg où, trois ans plus tard, il termine avec succès une maitrise en sciences économiques.

Avec ce bagage de diplômes, Marcel Côté enseigne aux universités de Sherbrooke et de Montréal et, quelques années plus tard, fonde la société SECOR, conseil en stratégie et management. Avec le temps, la firme couvre le Canada avec des bureaux à Québec, Toronto et Vancouver. Puis, elle s’internationalise en installant des antennes à New York et Paris. Son succès vient du fait qu’il est un brillant économiste dont l’approche conservatrice est recherchée dans le monde. En 1986, il reçoit le titre de Fellow du centre des affaires internationales de l’université d’Harvard.

Sa mort récente lors d’une randonnée cycliste au Québec a bouleversé notre société. Ses concitoyens n’ont cessé de parler de la dimension hors de l’ordinaire de cet homme simple, racé, ouvert et compétent, lui rendant ainsi un hommage grandement mérité. Les parlementaires québécois ont souligné à l’Assemblée Nationale son apport à notre société et le maire de Montréal qui avait confronté Marcel Côté comme candidat-adversaire à la dernière élection municipale et s’en était fait, depuis, un bon ami, a déploré le départ de cet homme brillant, solide en soulignant que Marcel Côté avait collaboré étroitement avec lui et le président du comité exécutif de la ville pour les aider à bien orienter Montréal vers le futur, et cela bénévolement.

Membre de nombreux conseils d’administration, de mouvements d’affaires, de culture, de charité et de sport, il ne refusait jamais d’aider et de participer activement au développement positif de ces groupes que ce soit le YMCA, la fondation du Grand Montréal, l’institut de recherches en politique publique, l’orchestre symphonique de Montréal, les amis de la montagne, Montréal en lumière, Action Canada, la fondation neuro-Canada, la compagnie de danse Marie Chouinard, la table d’action en entreprenariat de Montréal et des dizaines d’autres. Compétent et généreux de son temps et de son argent, il s’est avéré un grand philanthrope, un homme de vision, un bon dirigeant, un excellent conseiller de premiers ministres, un individu qui aimait le genre humain qui possédait un sens naturel de la justice et qui cherchait constamment a améliorer le sort de ses semblables par des dons et par la fondation ou le soutien d’œuvres de toute nature pertinentes à leurs besoins. Toujours sans rechercher le profit et de manière désintéressée.

Il y a quelques mois, je lui ai demandé d’aider le fils d’un ami français qui voulait rejoindre les rangs de la compagnie KPMG, qui avait acheté SECOR, où Marcel Côté agissait toujours comme membre du conseil d’administration. Ce garçon voulait simplement avoir l’opportunité d’être admis à un examen d’entrée pour travailler dans ce groupe important, en Europe. Marcel Côté a accepté et dans un voyage à Paris a fait en sorte qu’il puisse faire valoir ses qualités devant le comité de recrutement de la firme. Malheureusement, le jeune n’a pu démontrer qu’il était à la hauteur de ses attentes. Cette décision m’a démontré, encore une fois, sa dimension humaine et son impartialité.

Montréal va manquer son grand citoyen Marcel Côté.

Au même moment, une bouffée d’air frais nous est venue de Cannes où se déroulait le festival annuel de films.

Un jeune cinéaste montréalais Xavier Dolan devenait, subitement, la coqueluche de la croisette et une vedette montante mondiale. Ce n’était pas son premier festival malgré ses 25 ans. Son nouveau film « Mommy », le cinquième qu’il produisait, est devenu un « hit » au point qu’une ovation de 12 minutes suivit sa projection. Mais ce qui est encore plus révélateur est le niveau de popularité qu’il a acquis. Les journalistes et photographes s’arrachaient non seulement ses commentaires et des « clichés » intéressants mais sollicitaient son autographe, pour eux-mêmes et leurs proches. C’est la vedette de son film, Anne Dorval, qui témoignait de la reconnaissance acquise par le jeune montréalais : « les gens criaient son nom. C’était impressionnant de voir les gens hurler comme s’il s’agissait de Mick Jagger. Les filles pleuraient, je n’ai jamais vu une chose pareille ».

Né à Montréal d’un immigrant égyptien devenu auteur-compositeur-interprète et comédien québécois, Manuel Tadros, et d’une mère, Geneviève Dolan, chargée des admissions dans un collège de la métropole, il est dès l’âge de 4 ans une petite vedette dans les réclames des pharmacies Jean Coutu, puis il double la voix de Ron dans Harry Potter et joue dans la série « Omerta » à sept ans, etc. Il n’aime pas l’école car son attention est ailleurs. Il aime l’action du monde cinématographique.

À 15 ans, son père change de compagne. Xavier Dolan quitte l’école, est désabusé, se pense devant rien mais possède 150 000$ venant de ses cachets de comédien mis de côté par ses parents. Il cure son mal en écrivant le scénario de son premier film « J’ai tué ma mère ». Il le propose à plusieurs producteurs qui le refusent. Finalement, il décide de le faire lui-même… Dans ce travail, il n’a pas le temps d’être indulgent et le démontre par son intransigeance, son impatience et ses crises violentes. Il est exigeant jusqu’à la cruauté. Il sait ce qu’il veut et ne peut se satisfaire de moins. Vivre intensément est son besoin urgent. Réaliste, il réclame vivement la critique. Il fait toutes les « jobs » : acteur, scénariste, producteur, monteur, chef décorateur, costumier, éclairagiste, directeur artistique… En 2009, il se retrouve à Cannes pour la projection de son film. C’est un succès… mitigé. Un premier. Depuis, il a fait un film par an et en plus de Cannes, il est aux Oscars, aux Césars, au festival de films de Toronto, au Mostra de Venise… où il remporte des nominations importantes et des prix.

La bouffée d’air frais n’est pas venue de tout ce branle-bas spectaculaire, mais des propos qu’a tenus Xavier Dolan suite à son récent succès à Cannes dont à l’émission 24/60 de Radio Canada que j’ai eu l’occasion d’écouter. Une phrase m’a particulièrement frappé : « Il n’y a rien comme l’art, en fait, pour imprimer dans l’imaginaire mondial l’existence d’un peuple » démontrant ainsi que l’art est aussi important que la politique et la science dans la société. Quelle vérité, mal comprise par trop de Québécois!

Il dénonce les blogueurs démagogues qui traitent les artistes « de parasites qui vivent aux crochets de l’État et qui font la grande vie à Cannes » et espère que ses succès permettront de faire évoluer les mentalités. Il s’est adressé particulièrement aux gens de sa génération en les encourageant à avoir confiance en eux et à ne pas être pessimistes quant à l’avenir. « Rien n’arrête quelqu’un qui est travaillant, quelqu’un qui espère ».

À l’animatrice de l’émission, Anne Marie Dussault, qui l’interrogea sur les idées politiques de sa génération, il a spontanément répondu : « Ma génération s’est détournée du Parti Québécois, mais pas du projet d’indépendance, qui n’est pas mort ». Je crois qu’il y a beaucoup de vrai dans cette affirmation et ce devrait être un avertissement à tous ceux qui croit que la question nationale est définitivement enterrée.

Quant au rêve d’obtenir la Palme d’or de Cannes, Dolan a démontré sa sensibilité en affirmant qu’il ne l’espérait pas « pour satisfaire son ego mais plutôt mais pour nous tous (Québécois) comme image, comme métaphore de notre identité, pour qu’on nous reconnaisse ».

Québécois dans l’âme, il déclare : « J’ai suivi le Québec qui nous suivait. On a senti la vague d’amour, de la part des cinéphiles et de tout le monde. Nous avons senti leur soutien et leur amitié ».

Xavier Dolan ressentait le besoin de retourner aux études avant le succès qu’il a connu à Cannes. Mais il veut maintenant surtout ne pas pénaliser son film « Mommy » en assurant, de façon ordonnée, sa distribution dans le monde. Il semble ne pas se formaliser de sa nouvelle célébrité, malgré qu’il ait reçu des offres concrètes de grands studios américains.

Quel plaisir de suivre l’évolution de ce jeune homme ! Quel style ! Quelle bonheur de l’entendre expliquer ses points de vue dans un langage châtié, en français ou en anglais ! Quel magnifique personnage!

Montréal a perdu un grand Montréalais en Marcel Côté mais en a gagné un nouveau, différent mais aussi de grande qualité, en la personne de Xavier Dolan.

Claude Dupras

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Activism

Omar sued for $50 million!

Posted May 23, 2014 by Allan W Janssen

The Perspective Research Department has just learned that the widow of the soldier Omar Khadr KILLED, is suing our much maligned and misunderstood [sic] young freedom fighter for 50 million bucks! Personally, we think this is a great idea…….., the only problem is, HOW THE HELL WILL SHE EVER COLLECT? ————————————————– There is a new […]

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Canada

PKP versus les frères Desmarais

Posted May 18, 2014 by Claude Dupras

De toute évidence, le milliardaire Pierre-Karl Péladeau (PKP), nouveau député péquiste du comté de Saint-Jérôme, sera candidat à la chefferie du Parti Québécois (PQ) pour remplacer la chef démissionnaire Pauline Marois. À l’écouter, depuis son élection du 7 avril dernier, lors d’interviews à la radio où il prend le temps d’expliquer d’où il vient et où il veut aller, on peut déduire que sa candidature est certaine. Il reconnaît que la politique est pour lui un nouveau monde et qu’il doit faire son apprentissage de député en apprenant de ses commettants comment devenir un bon député pour son comté. Il avoue peu connaître le travail de parlementaire d’un député à l’Assemblée Nationale et veut passer beaucoup de temps pour se familiariser le plus possible avec tous les rouages du gouvernement du Québec. Enfin, il veut porter la plus grande attention au Parti Québécois où il n’a pas d’assise. Il veut comprendre « ses statuts lourds », sa structure, ses membres, ses dirigeants, son financement et ses possibilités. En somme, il veut adapter sa culture personnelle, sa vie professionnelle, son travail de leader d’entreprises à son rôle de parlementaire afin de pouvoir démontrer aux membres du parti qu’il sera prêt à diriger le PQ.

Depuis son poing levé, qui a marqué son entrée en politique, il a déclaré haut et clair qu’il n’était là que pour faire un pays du Québec. Il n’a pas changé d’idée. Certes, il fut un temps durant la campagne où il a cherché à calmer les esprits des « antiréférendistes » en affirmant qu’il voulait, s’il était élu, s’occuper surtout de l’aspect économique dans un nouveau gouvernement Marois. Mais, depuis la défaite magistrale du PQ aux mains du PM Couillard et de son parti libéral, PKP est vite revenu à sa position initiale et confirme haut et bas, sur toutes les tribunes, qu’il veut l’indépendance totale du Québec afin que ses compatriotes francophones aient en mains tous les moyens pour faire du Québec un pays solide, riche et à eux.

Pour lui, le PQ doit changer sa stratégie et cesser, comme dans le passé, de créer des illusions, d’élection en élection, dont le but était de faire croire aux Québécois par des mots ou des slogans que la séparation du Québec de l’ensemble canadien n’était pas pour demain puisque le parti voulait d’abord soit diriger « un bon gouvernement », soit créer des « conditions gagnantes », soit appliquer une « gouvernance souverainiste », etc…

PKP est plus pressé et crie Vivement le pays ! Il espère diriger une campagne électorale dont le thème sera clairement « l’indépendance ». En somme, j’estime qu’il veut une élection référendaire en bonne et due forme durant laquelle il proposera un tel programme politique. Et, advenant une victoire par majorité parlementaire du PQ, son gouvernement engagera la séparation du Québec du Canada. Le moins que l’on puisse dire est que son approche a le mérite d’être franche, honnête et ouverte. PKP estime que c’est le meilleur chemin et, pour l’atteindre, il croit en la nécessité d’en parler tous les jours, partout et à chaque occasion qui s’offre pour définir les avantages d’un Québec libre tout en citant les désavantages du fédéralisme à la sauce canadienne.

Les péquistes accepteront-ils son approche ? Si oui, ce sera un changement fondamental dans leur stratégie. Ce sera le jour du grand risque, le jour du casino. Pour eux, ce sera tout ou rien et pour longtemps.

Aujourd’hui, ce que je décris précédemment semble invraisemblable. En effet, les deux derniers sondages placent le PQ et son option séparatiste au plus bas niveau d’estime populaire depuis son arrivée sur la scène politique québécoise. Si ce portrait négatif momentané dure, le rêve de PKP s’évaporera.

Par contre, pour moi, on ne peut rejeter si vite du revers de la main tous les sondages de la dernière décennie dans lesquels on découvrait, sur une base relativement constante, que le pourcentage des Québécois favorables à la séparation du Québec variait entre 35% et 40%. Le vote cumulé du PQ et du parti Québec Solidaire (QS), aussi parti séparatiste, à l’élection du 7 avril dernier, approche cette fourchette. De plus, il ne faut pas oublier que le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ) est un ancien ministre séparatiste et que lors du dernier référendum, ce parti sous le nom de l’Action Démocratique du Québec (ADQ) s’était prononcé pour le OUI à la séparation. J’estime que la base pro-séparation n’a pas vraiment changé mais s’est déplacée. C’est sur cette base que mise PKP pour lancer sa marche vers l’indépendance.

La dernière campagne électorale a démontré que PKP n’est pas un orateur à l’éloquence puissante et directe. Son image télévisuelle laisse à désirer. À la radio, même s’il est sympathique, il montre des faiblesses et de la partisannerie dans son argumentation. Et comme la politique électorale est un commerce d’images et d’illusions, PKP aura beaucoup à faire pour rejoindre le cœur et l’intelligence des Québécois.

Récemment, à la radio, il a émis des arguments qui m’ont surpris. Par exemple : « On ne peut avoir de péage sur le pont Champlain pour les automobilistes puisque les bateaux qui passent en dessous en payent »; « Si le Québec est indépendant, il pourra contrôler les paradis fiscaux »; « Les Desmarais camouflent les résultats de Gesca », « Les Desmarais gèrent mal », « c’est trop facile pour les Desmarais de dire ne pas connaître le futur de leurs journaux régionaux » et « les Desmarais auraient dû prévoir la diminution des revenus publicitaires »…. Il les blâme de n’avoir pas prévu la diminution du lectorat de leurs journaux format papier depuis la venue du numérique.

C’est un discours démagogique et petit envers des Québécois qui connaissent les plus grands succès économiques au Québec, au Canada, et dans le monde, pour la simple raison qu’ils sont des fédéralistes, surtout que le contraire des affirmations de PKP est la vérité.

Blâmer les frères Desmarais de garder confidentiels les résultats financiers de leur entreprise Gesca et du même souffle se dire surpris qu’ils aient tenu, pour une première fois après la mort de leur père, une conférence de presse à la suite de la réunion annuelle des actionnaires de Power Corporation me semble contradictoire. C’est un manque d’élégance !

Ajouter à l’éternel argument des séparatistes vis-à-vis Gesca à l’effet qu’elle est supposément déficitaire et qu’elle a toujours maintenu vivant ses journaux à Montréal, à Québec et dans les régions, simplement pour pouvoir influencer l’opinion publique en faveur du fédéralisme, c’est trop facile surtout lorsqu’on parle de millions de $.

Les Desmarais gèrent mal… vraiment ! À sa réunion, leur compagnie Power Corporation a fait état sur l’ensemble de l’exercice 2013 d’une importante hausse de son bénéfice net attribuable aux détenteurs d’actions de 977 millions $, ou 2,12 $ par action, contre 816 millions $, ou 1,78 $ par action en 2012. Sa filiale Financière Power a vu son bénéfice net grimper à 593 millions $, soit 84 cents par action, comparativement à celui de 277 millions $, ou 39 cents l’action, de la même période en 2012.

Le péage pour les automobilistes qui sera établi pour le pont Champlain tiendra compte des montants payés par les compagnies maritimes pour les bateaux passant sous le pont. Il n’y a aura pas de double imposition.

Les USA, l’Union européenne, le Canada combattent les paradis fiscaux. Prétendre que le Québec indépendant fera mieux que l’ensemble de ces pays est une chimère, une illusion utopique.

Affirmer que les Desmarais n’ont pas prévu les conséquences du numérique…vraiment ! Gesca a lancé La Presse + pour tenir compte de la présence grandissante du numérique qui menace partout dans le monde le journal papier. À ce jour, près de 500 000 personnes par jour ouvrent ce site pour obtenir les dernières nouvelles et présentations. C’est un « hit »! De plus, les Desmarais investissent actuellement plusieurs centaines de millions de $ pour rénover les bureaux de La Presse près de la Place D’armes à Montréal pour tenir compte des nouveaux besoins. Ils étudient les conséquences pour leurs journaux régionaux et cherchent à déterminer les solutions et les moyens pour les convertir à la tablette numérique.

Si PKP veut scorer des points, il devra trouver une discours qui colle à la réalité et capable d’aider les gens sur le terrain.

Claude Dupras

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General

Les politiciens, les routes, les ponts

Posted May 12, 2014 by Claude Dupras

La Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction, la commission Charbonneau, a mis en évidence cette semaine l’ex-ministre péquiste Guy Chevrette qui a été longtemps ministre de différents ministères du gouvernement du Québec, dont celui du Transport. Il a été accusé, au début des séances publiques que tient la Commission, par un organisateur politique d’avoir reçu un montant de 100 000$ pour la construction d’une route, la 125 nord, au coût de 23 millions de $ dans son comté.

Chevrette a défendu férocement sa probité, son intégrité et a tout nié en rapport avec le présumé montant reçu. On ne pouvait s’attendre à autre chose. Mais ce qui a été plus révélateur, c’est son affirmation à l’effet que « le choix de la réalisation de grand projets routiers au Québec est politique ».

La 125 nord est une route (de qualité autoroute), en pleine forêt et montagnes, longue de plus de 40 de km. Depuis son ouverture au public, elle est très peu fréquentée. Je l’ai parcourue hier pour vérifier la véracité de cette affirmation et je n’ai croisé que trois automobiles qui venaient en sens contraire et des dizaines de cyclistes. J’ai compris pourquoi elle a le surnom « de la plus belle route cycliste au Québec ». C’est Chevrette qui a décidé de la construire supposément, dit-il, « pour des raisons de développement touristique de sa région de Lanaudière ». Les spécialistes du ministère du Transport, responsables de l’analyse des besoins routiers au Québec, sont venus témoigner à la Commission pour affirmer qu’ils n’étaient pas en accord avec la construction de cette nouvelle route 125 nord puisqu’ils ne pouvaient en démontrer la nécessité.

Pour justifier son raisonnement, Chevrette a donné cinq exemples de cas similaires de routes construites durant les dernières années, dont l’autoroute qui mène de la ville de Québec au Saguenay et l’autoroute 55 qui s’étend de la frontière canado-américaine (route de Boston) à la transcanadienne. Je connais ces deux autoroutes. Elles sont somptueuses et se déroulent dans un décor naturel de toute beauté. Mais elles sont peu achalandées et leur réalisation a coûté très cher.

Il me semble clair que les projets mentionnés plus haut font la preuve que la réalisation de grands projets routiers doit être basée sur des études de circulation sérieuses et qu’aucun projet de cette nature ne peut être accepté par les élus sans la recommandation des hauts fonctionnaires experts du ministère. Ce n’est pas à un député-ministre, qui ne s’y connaît pas en la matière, de décider et d’imposer une telle dépense à l’ensemble des Québécois, pour accroître sa popularité locale.

Le Québec fait face à des déficits importants et à un surendettement qui dépasse ses moyens. Cela est dû au laisser-aller politicien des dernières années durant lesquelles la manne a été distribuée aux Québécois qui en demandaient toujours davantage. Malheureusement, elle n’était pas providentielle ni miraculeuse mais générée par nos emprunts. Et aujourd’hui, le nouveau gouvernement Couillard se voit obligé de proposer de prendre des bouchées doubles de coupures budgétaires pour resolidifier d’urgence les finances du Québec. Ça va faire mal !

Du côté du gouvernement fédéral, la situation financière se présente mieux. Le gouvernement conservateur du PM Stephen Harper a vite reconnu le danger qui l’affrontait. Il a eu le courage de prendre les grands moyens et de réduire appréciablement les dépenses gouvernementales. Au point que l’an prochain, le Canada aura un surplus budgétaire et sera en mesure de commencer à rembourser sa dette et de diminuer les impôts des Canadiens.

Cela n’a pas été réalisé facilement. Plusieurs restrictions budgétaires ont été critiquées vivement lorsqu’elles se sont faites sentir, dont certaines avec raison, comme celles qui affectent l’émancipation de la langue française au pays. Je ne suis pas un grand « fan » du PM Harper. Je le trouve insensible face aux demandes du Québec et considère que cette attitude nuit à l’unité canadienne. Mais il faut reconnaître qu’il a réussi à mettre les finances du Canada en ordre et qu’aujourd’hui cela est à notre avantage. Lorsque nous nous comparons aux USA, à la France, à la Grande Bretagne, à l’Italie, à l’Espagne, à la Grèce et à très grand nombre d’autres pays, nous pouvons dire à Harper : Bravo!

La question du jour dans la région métropolitaine de Montréal est la construction d’un nouveau pont pour remplacer l’important pont Champlain tombé en désuétude. Infrastructure fédérale, Harper a décidé qu’elle sera payée grâce aux revenus d’un système électronique intelligent de péage pour chaque véhicule traversant le pont, ce qui ne nécessitera aucun arrêt et n’alourdira pas la circulation.

Devant cette proposition, la voix des utilisateurs s’est aussitôt élevée et la complainte a été reprise fortement par tous les politiciens québécois dont les commettants sont touchés par cette décision. En chœur, ils critiquent vertement la décision du gouvernement d’Ottawa et réclament la gratuité pour le passage sur le pont. Pourtant, on parle d’un investissement qui dépasse quelques milliards de $.

Les deux derniers ponts construits à Laval et à Beauharnois sont à péage, avec le même genre de système, et personne n’a vraiment critiqué ces décisions. Le grand pont de la Confédération dans les maritimes est payant. Partout au monde de nouveaux ponts et des autoroutes sont payants. En Écosse, par exemple, c’est payant et on peut payer le passage, contrôlé électroniquement, dans tout dépanneur si on n’est pas abonné.

Si nous voulons un gouvernement qui vit selon ses moyens, on ne peut ajouter cette dépense, comme d’autres, à celles de l’état fédéral. Certains disent que les autres ponts qui traversent le fleuve aux extrémités de l’île de Montréal seront surchargés d’automobiles puisqu’ils seront sans péage. C’est un argument gratuit qui n’est pas prouvé et pour lequel certains experts disent le contraire. D’autres estiment que le fardeau monétaire annuel du péage pour les propriétaires de véhicules qui quotidiennement entrent et sortent de Montréal sera trop fort. Ils oublient qu’il y a à peine quelques années, nous n’avions pas de charges d’internet et de cellulaire et qu’aujourd’hui presque tout le monde paye de 60 à 100$ par mois pour ces services. Nous nous sommes adaptés. C’est ce qu’on appelle le progrès.

Nous aurons besoin de plus en plus de rénover nos grandes infrastructures et d’en construire de nouvelles dans le futur et les usagers devront les payer. Notre population est vieillissante, nos besoins sociaux et autres grandissants et pour rencontrer leurs obligations nos gouvernements devront en avoir les moyens. On ne peut continuellement s’endetter et laisser cette charge pesante aux générations futures.

Que les politiciens locaux cessent de ne penser qu’à leur niveau de popularité et à leur réélection ! Qu’ils laissent la fonction publique faire son boulot ! Qu’ils réalisent la difficile situation financière dans laquelle nous sommes plongés et qu’ils agissent avec responsabilité !

Le Québec et le Canada doivent être financièrement solides pour faire face aux besoins de demain de leurs populations et aux défis d’avenir. Le seul vrai moyen est que chacun fasse sa part, tous les jours.

Claude Dupras

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Le Carré St-Laurent à Montréal, un projet à revoir

Posted April 28, 2014 by Claude Dupras

Le nouveau gouvernement du Québec du premier ministre (PM) Philippe Couillard, aura à revoir, dans un premier temps, la pléiade de projets annoncés par l’ex-PM Marois avant qu’elle ne déclenche prématurément l’élection générale du 7 avril dernier, qui lui a été fatale. Ces projets sont-ils vraiment nécessaires, aideront-il l’économie, sont-ils financièrement solides, essentiels, rentables, utiles… ? Plusieurs partisans libéraux diront qu’ils ont été mis de l’avant pour ajouter aux chances de la PM de gagner une majorité parlementaire pour son parti. C’est possible, mais je ne crois pas que ce fut le cas pour tous les projets. Cependant, quelques-uns m’intriguent car j’y vois une intervention politique démesurée qui ressemble davantage à du patronage politique qu’à une décision bien réfléchie et pesée. Parmi ceux-là, le plus évident me semble être le projet immobilier « Carré Saint-Laurent » (CStL) dans l’est de Montréal.

Le projet est localisé dans un quadrilatère formé par la rue St-Laurent qui le borde à l’est jusqu’au théâtre Monument National au sud, à l’ouest par la rue Clark et au nord par la rue Ste-Catherine est. Il aura 10-12 étages et sera d’occupation multiple dont 3 700 m2 pour un marché d’alimentation et des services de restauration, de brasseries, de cafés…. au R-de-C; 3 200 m2 réservés au domaine culturel au 1er étage; 14 000 m2 d’espaces à bureau répartis sur huit étages où logeront 700 fonctionnaires des ministères des affaires internationales, finances et justice. Le reste de l’espace, 26 550 m2 au nord du bâtiment sur 12 étages, sera occupé par 150 logements en copropriété divise pour une moyenne de 177 m2 par logement alors que la moyenne actuelle à Montréal est de 100 m2 par logement. Il n’y aura aucun logement social.

Les façades devront inclure la reconstruction, en partie, des murs existants de pierres à bossage. Cette incongruité farfelue devient un défi architectural et coûteux. De plus, le Cabaret Café Cléopâtre, club de strip-teaseuses où les habitués, depuis des décennies, prenaient le temps d’admirer des femmes séduisantes offrant des spectacles érotiques, sera maintenu. Ridicule !

Les habitations doivent être livrées en 2016 et les bureaux en 2018.

C’est un projet de 160 000 000$ dans le domaine immobilier qui normalement est du ressort de l’entreprise privée et qui va coûter plus cher au m2 que tout projet de même nature en construction à Montréal. Comme ingénieur qui a passé sa vie professionnelle dans le domaine de la construction de bâtiments, j’en ai le frisson.

Ce projet a été décidé sous l’impulsion de l’ex-ministre Jean-François Lisée avec comme prétexte qu’il « revitalisera le boulevard (rue) St-Laurent de façon significative et durable ». Il sera porteur et attirera d’autres investisseurs » disait-il. Malheureusement, l’optimisme de l’ex-ministre n’est appuyé par aucune expérience ni connaissance de sa part dans le domaine immobilier. Son affirmation à l’effet que ce projet fera boule de neige est au mieux un « rêve en couleurs » et n’est basé que sur ses fantaisies auxquelles il a donné cours.

En 1962, la construction de l’édifice d’Hydro-Québec (HQ) près du boulevard St-Laurent et, en 1969, de la tour Radio-Canada par Ottawa dans l’est de Montréal devait assurer la relance de la ville et de la rue Ste-Catherine dans l’est. Il n’en fut rien puisqu’elle n’a pas eu l’effet d’entraînement que les gouvernements avaient escompté.

Les fonctionnaires qui déménageront au CStL sont actuellement très bien installées dans des locaux de qualité au Centre de Commerce Mondial (CCM), une propriété de la Caisse de dépôts et placements du Québec. Ils quitteront leurs locaux avant la terminaison des baux pour se reloger au CStL. En somme, selon un observateur averti, « le gouvernement pige dans le « bas de laine » des québécois pour payer plus cher de loyer dans un projet instigué par des amis du parti ».

En effet, le gouvernement a conclu un bail de location de 14 000 m2 de bureaux et a accepté de débourser 2 500 000$ de plus par année, une hausse de 45% sur ses frais de loyers futurs. L’engagement gouvernemental durera 25 ans et se chiffre à près de 60 millions $. « Décision politique » de dire Lisée « c’est le prix à payer pour revitaliser la rue St-Laurent » et qui ajoute « il n’aura aucun impact sur les finances publiques ». Faux. Ce n’est que de la respiration artificielle politique qui augmentera davantage le déficit annuel du Québec et son surendettement.

Les agences immobilières indiquent que de plus en plus, le marché de location de bureaux à Montréal sera favorable aux locataires pour les prochaines années. Les locataires importants, comme le gouvernement du Québec, seront bien placés pour négocier des taux de location très avantageux au renouvellement de leurs baux. En somme, dans deux ans, à la fin du bail au CCM, Québec pourrait obtenir un loyer inférieur à celui prévu aujourd’hui. La différence réelle entre le prix qui sera payé pour 25 ans au CStL et le coût au CCM ou ailleurs sera encore plus grande.

Quant aux condos, le marché montréalais est très actif et de nombreuses tours de plus de 40 étages de condos sont en construction au centre-ville sans compter tous les autres projets dont celui du quartier Griffintown, à proximité du centre-ville. Cette offre d’un grand nombre de nouveaux logements à copropriété divise montre quelques signes d’essoufflement qui favoriseront la baisse des coûts d’achat, selon la Société Canadienne d’Hypothèques et de Logement. C’est contraire aux projections financières du CStL. De plus, qui voudra vivre près de l’ancien « red-light district » alors qu’il aura l’opportunité d’emménager là où la qualité de vie environnante est clairement supérieure.

C’est de toute évidence une très mauvaise affaire qu’a fait le gouvernement québécois. Une affaire qui sent le patronage et le favoritisme à plein nez. Le gouvernement semble n’avoir rien appris de ses politiques erronées lors du développement de la Cité du multimédia. « Il payait à coup de crédits d’impôts (l’argent du gouvernement) le déménagement d’emplois existants ». Le ridicule est vite devenu une erreur magistrale.

C’est la société de développement Angus (SDA), une « entreprise d’économie sociale », selon Lisée, qui a mis la main sur le terrain avec de l’argent public, et qui est le maître d’œuvre. Aujourd’hui, la valeur du terrain est moindre. Comme toujours, SDA mise sur l’apport de fonds publics importants pour réaliser son projet. Christian Yaccarini en est le promoteur. Dans le passé, le syndicat ouvrier CSN a financé la SDA. En 2009, cette dernière avait tenté de réaliser un premier projet de bureaux en collaboration avec HQ. Mais après études sérieuses, l’HQ se retira du dossier.

Sans le contrat de location du Gouvernement québécois, le projet CStL ne pourra probablement pas se réaliser actuellement. Les vrais promoteurs qui s’y connaissent en développement immobilier hésitent, pour le moment, à investir dans ce secteur de Montréal. Mais, avec un généreux bail garanti par le gouvernement pour 25 ans, tel qu’offert à la SDA, ils auraient sauté sur l’occasion. Voilà ce qui est inéquitable.

Ce « deal » n’a pas été accordé suite à une demande de soumissions publiques. Il a été négocié de gré à gré avec Yaccarini. La Presse rapportait que ce dernier a contribué aux partis politiques provinciaux. Depuis 2000, il a donné 21 695 $ au PQ, trois fois plus qu’au parti libéral. Il affirma, le jour de l’annonce du projet, « je suis souverainiste, mais convictions sont connues ». Ce promoteur a aussi souligné qu’il était appuyé fortement par André Lavallée, bras droit de Lisée, adepte du Parti Québécois.

Qu’un individu appuie un parti politique est une bonne chose et j’ai toujours encouragé mes amis et autres à s’engager activement en politique. Mais, de là, à profiter de la situation pour obtenir des avantages qui normalement doivent être alloués suite à des soumissions publiques, c’est inacceptable. Tous les promoteurs ou entrepreneurs du Québec en mesure de réaliser un tel projet auraient dû avoir l’opportunité de soumissionner pour l’obtenir. Avec une telle occasion en « or », les Québécois auraient bénéficié d’une compétition saine et les coûts pour le gouvernement auraient été sûrement plus bas.

Dans les circonstances financières actuelles du Québec, notre gouvernement ne peut imposer une construction de bâtiments d’espaces de locations dans l’espoir qu’elle fera « boule de neige ». Lisée chercha à la justifier au nom du « Quartier des spectacles », malgré que ce dernier n’a pas un besoin criant d’un tel projet. Tout semble bien artificiel. Comme des architectes-urbanistes et des promoteurs qui ont analysé ce projet, je pense que cette initiative politique onéreuse s’infiltre inutilement dans le domaine de l’investissement privé et n’apporte pas beaucoup au développement de Montréal.

À mon avis, ce projet doit être annulé. Mais, si le nouveau gouvernement l’estime nécessaire, ce dont je doute puisqu’il n’a aucun besoin d’espaces de locations nouveaux pour y loger ses fonctionnaires, qu’il annule les ententes Lisée-Québec-SDA. Puis, qu’il lance un appel d’offres publiques aux promoteurs immobiliers du Québec, après avoir revu le programme fonctionnel et technique du projet. Qu’il demande à SDA d’offrir le terrain en vente ou en location aux soumissionnaires. Que l’offre de location d’espaces à bureaux gouvernementaux soit offerte à tous et qu’il obtienne un coût de bail des soumissionnaires et leurs solutions pour le développement de ce quadrilatère. SDA, qui a déjà son plan, pourra soumissionner comme les autres. Ainsi les Québécois bénéficieront de la compétition et justice sera rendue à tous ceux qui ont la possibilité de s’impliquer dans un tel projet. Si SDA refuse de collaborer, eh bien que le gouvernement se retire !

Claude Dupras

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Canada

Le parti Québécois est-il mort ?

Posted April 11, 2014 by Claude Dupras

Depuis l’écrasante victoire du parti libéral du Québec (PLQ) sur le Parti Québécois (PQ) nous entendons toutes sortes d’affirmations à l’effet que le PQ a perdu de son importance dans la vie politique du Québec et du Canada et qu’il est sur une pente descendante qui l’amènera à sa disparition.

Certains de ses membres parmi les plus connus, comme l’ex-ministre Louise Beaudoin et le sociologue Gérard Bouchard, n’hésitent pas à affirmer : « l’ampleur de la sanction populaire signifie la mort d’un rêve, porté par une génération qui a échoué à transmettre aux plus jeunes son projet de pays ». Eux qui, il y a à peine un mois, annonçaient avec grande confiance la victoire de leur parti et rêvaient d’un référendum gagnant, aujourd’hui déblatèrent contre le PQ en le condamnant à un avenir noir.

Si on oublie les deux référendums qui ont brassé un peu trop et inutilement la cage et que nous nous rappelons les nombreuses lois qui ont été votées par les gouvernements qui ont suivi la révolution tranquille, beaucoup de progrès a été accompli. Parmi elles, il y avait celles des chefs péquistes René Lévesque, Jacques Parizeau et Lucien Bouchard. Chacun a livré la marchandise : loi 101 sur la langue, lois sociales, assurance-auto, loi anti-scab, zonage agricole, programme Épargne-actions, etc… Malgré que j’aimais plusieurs de leurs décisions, je les ai combattus aux élections parce qu’ils voulaient tenir un référendum pour séparer le Québec du Canada, sauf en une occasion, en 1981, lorsque René Lévesque a gagné l’élection avec sa proposition « un bon gouvernement, sans référendum ».

À l’élection de lundi dernier, le PQ a perdu 24 députés et n’a récolté que 25,4% des votes, son deuxième plus bas score depuis sa création, tout en laissant filer le pouvoir qu’il avait acquis, par chance, en 2012 avec 31,95% du vote. Une vraie catastrophe !

Aujourd’hui, les commentateurs, chroniqueurs, blogueurs, politiciens fédéraux et autres affirment que 70%-75% des Québécois s’opposent à la tenue d’un référendum et, par conséquent, le PQ risque de disparaître. Est-ce la réalité ? Je ne le crois pas.

Durant les dernières années, jusqu’au lancement de la récente élection, les sondeurs affirmaient que 40% des Québécoises et Québécois favorisaient la séparation du Québec. Ce score a été constant de sondages en sondages. Je l’ai d’ailleurs utilisé maintes fois dans mes blogs pour souligner le danger possible qu’un référendum nous réservait. Il ressemble d’ailleurs étrangement à celui obtenu par René Lévesque lors du référendum de 1980, lorsque le OUI avait obtenu 40,6% des suffrages. J’ai la conviction que dans quelques mois, nous retrouverons le même score de 40% dans les sondages.

C’est donc dire que pour gagner un référendum, le OUI doit recueillir 10% de plus de votes. Il l’a presque fait en 1995. Mais dans la situation actuelle, cela semble impossible malgré que ce soit une relative petite marche à monter.

Pauline Marois a perdu l’élection à cause de son utilisation malencontreuse de la charte des valeurs et la tenue d’un référendum qu’elle cherchait à cacher. Trop de sources sérieuses, venues contredire ce qu’elle affirmait pour le démontrer, ont miné sa crédibilité. Sa décision d’aller en élection pour profiter de l’appui majoritaire qu’exprimaient les francophones à la loi 60, celle de la charte, ne s’est pas matérialisée en une victoire à cause de la mauvaise campagne électorale qu’elle a menée. Ajoutée aux votes négatifs presqu’unanimes des non-francophones à cause de la charte, ce fut fatal.

Jusqu’à un certain point, la PM Pauline Marois a dirigé un bon gouvernement comme je l’ai souligné dans quelques blogues, à ce moment-là. Les astres étaient bien alignés pour elle et son parti, au point que si elle avait mené une vraie bonne campagne et avait confirmé, dès l’annonce de l’élection, qu’il n’y aurait pas référendum durant son prochain mandat, il est raisonnable de penser qu’elle aurait pu maintenir son parti au pouvoir. Elle est donc directement responsable.

Mais rien ne dit que dans le futur, un nouveau chef ne pourra pas réussir là où elle a failli. Le problème est que le PQ n’a pas actuellement dans ses rangs un tel chef ou, s’il est là, il est bien caché, Parmi la panoplie de ses candidats possibles, aucun ne démontre être capable de gagner une élection. Les trois vedettes actuelles du parti, Drainville, Lisée et PKPéladeau, ont agi en bouffons sur scène le soir de l’élection. Alors que tout le Québec attendait, devant la télé, Pauline Marois qui devait accepter la défaite, chacun des trois mousquetaires mandatés pour préparer sa venue, a démontré un manque de jugement politique en prononçant, à tour de rôle, un discours pro-référendum alors qu’elle avait refusé d’en parler durant toute la campagne et que c’était la cause principale de sa défaite.

PKP semble favori actuellement pour devenir le nouveau chef du PQ. Ce milliardaire en a surpris plusieurs lorsqu’il a décidé de faire de la politique active. Séparatiste ardent, il s’est embarqué dans les circonstances que nous connaissons et, à la surprise générale, a fait déraillé la campagne de la PM Marois. Par la suite, nous l’avons vu plusieurs fois à la télé et entendu à la radio débattre ses positions politiques. Plusieurs électeurs ont été désappointés par ses prestations, surpris de sa difficulté à bien s’exprimer et de se produire en public. Orateur sans éloquence puissante et directe, sans prestance, il ne génère pas la confiance. Il n’est ni un René Lévesque, ni un Lucien Bouchard et ni même un Jacques Parizeau. Ceux-là étaient passionnés, connaissaient bien tous les dossiers et savaient s’exprimer avec ardeur, intelligence et conviction. On ne pouvait que les admirer, même si on ne partageait pas leurs avancés. PKP, pour sa part, a été bien superficiel dans ses discours, pas convaincant et même désappointant. Si je me fie aux nombreux commentaires que j’ai reçus depuis l’élection, il a « manqué son coup », il a manqué son entrée. Et ça c’est difficile à corriger car le mal est fait et ne devient pas orateur qui veut ! Malheureusement pour lui, Dale Carnegie n’est plus là !

En réalité, c’est triste parce que PKP pouvait être le prochain grand chef du PQ. Excellent homme d’affaires, il ne sera pas un grand politicien.

Sans PKP à sa tête, le PQ ne mourra pas car l’idée est encore là. Qu’il s’adapte à la réalité et que le prochain chef se lève !

Claude Dupras

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Allan's Perspective

Will the real Pierre Peladeau please step forward!

Posted April 9, 2014 by Allan W Janssen

After the surprising news in this week’s Quebec election I was going to look up that guy who owns Quebecor, (Pierre Peladeau) and see what he is all about…., since he is now rumoured to be the next P.Q. big shot! After reading a bunch of stuff about him that didn’t make much sense, I […]

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General

Le « gros bon sens » des Québécois

Posted April 8, 2014 by Claude Dupras

Quelle élection et quel résultat! Félicitations aux Québécois qui ont dit NON aux « chicanes » et aux divisions. Ce fut une victoire écrasante pour Philippe Couillard et son parti libéral (PLQ), une remontée spectaculaire pour François Legault et son parti Coalition Avenir Québec (CAQ) et une descente aux enfers pour la PM Pauline Marois et son Parti Québécois (PQ).

Le nouveau premier ministre Philippe Couillard a démontré que la sérénité, la transparence, l’intelligence, le savoir-faire et le respect des autres sont ensemble une formule gagnante en politique. Elle lui a permis d’élire 70 députés, alors que la PM Marois a perdu des sièges partout au Québec pour terminer avec 30 députés. De son côté, Legault a fait la démonstration qu’une approche politique non électoraliste peut aussi rapporter des succès si elle est bien articulée. Il a fait élire 22 députés, a gagné en crédibilité, et son parti est dorénavant assis sur une base solide.

Le PQ a récolté ce qu’il a semé. Il a divisé le Québec en refusant d’écouter de grandes franges de la population particulièrement en rapport avec son projet de charte des valeurs. Sa démagogie populiste et son approche du tout ou rien n’ont pas été appréciés. Par ailleurs, il n’a pas tenu compte des sensibilités d’une grande majorité de Québécois en agissant toujours pour briser le Canada. En présentant le nouveau candidat, dit de prestige, Pierre-Karl Péladeau et en sachant que, lors de sa mise en nomination, ce dernier enjoindrait les péquistes à faire un pays le plus vite possible, le PQ a laissé planer la tenue possible d’un troisième référendum sur la séparation du Québec de l’ensemble canadien, alors que près de 70% des Québécois n’ont cessé de dire depuis plusieurs années qu’ils n’en veulent plus. Il a aussi promis des restrictions sur l’enseignement de la langue anglaise. Face à ce manque de réalisme, les Québécois ont rejeté le PQ et l’ont vite démontré par les sondages.

La campagne a été de l’aveu de tous, électeurs comme observateurs, une des plus sales depuis des dizaines d’années. Allégations mensongères et insinuations trompeuses ont été mitraillées par les péquistes et leurs supporteurs, jour après jour, sur Couillard et ses libéraux. Ils cherchaient à les démontrer coupables, par association, des scandales découverts par la Commission Charbonneau. En tout temps, Couillard a maintenu son calme, est demeuré sobre dans ses déclarations, respectueux et a refusé de s’engager dans ces débats sans fin. Il est allé à la rencontre de tous les Québécois dans tous les coins de la province et leur a parlé des vrais problèmes, de ses solutions et de ses engagements. Les Québécois l’ont aimé et l’ont choisi même s’il n’offrait pas une vision nouvelle et excitante pour l’avenir du Québec.

Couillard n’a jamais caché ses positions en rapport avec le Canada. Il n’hésite pas à dire qu’il est Canadien, qu’il est Québécois, qu’il veut reconnaître les amendements de 1982 à la constitution canadienne que le gouvernement péquiste du temps n’a pas voulu signer. Il veut que le Québec reprenne sa place dans la fédération canadienne et que les jeunes Québécois voient dans leur pays, qu’est le Canada, ses opportunités nombreuses et qu’ils puissent en profiter. Il a rejeté la séparation, n’a pas insisté sur le statut particulier et a défendu le bilinguisme. Il a souligné les innombrables bénéfices que les Québécois reçoivent comme canadiens et son désir que le Québec devienne aussi riche que l’Ontario et l’Ouest canadien. C’est une approche réaliste et pragmatique. Il a même affirmé « nous sommes heureux dans le Canada ». L’élection n’a pas été un référendum sur ces questions mais son résultat peut démontrer que les Québécois acceptent amplement cette approche.

L’élection d’hier est une bonne leçon pour les jeunes qui veulent s’engager en politique. Ils y ont vu le beau et le laid, le sensé et l’insensé, le raisonnable et le ridicule, le faux et le vrai mais ils ont surtout compris la perspicacité des Québécois qui ne se laissent pas facilement tromper par des mots et des actions allant à l’encontre du « gros bon sens ». Ils ont été témoins de la déconfiture d’un parti politique qui s’est lancé en élection alors qu’il était en avance dans les sondages et avec le vent dans les voiles. Ils ont sûrement compris qu’ils ne doivent jamais minimiser l’appétit des électeurs pour un changement révolutionnaire.

Philippe Couillard hérite d’une province endettée, de problèmes d’infrastructures graves, de la corruption mise-à-jour par la Commission Charbonneau, d’un débat-diviseur sur la charte des valeurs… situations qu’il devra aborder dès ses premiers jours à la tête du Québec. De plus, il veut se mettre immédiatement à l’œuvre pour encourager les investissements privés, développer l’économie, créer des emplois, renforcer le système d’éducation et stimuler le système de la santé en ouvrant, entre autres, les super-cliniques. Il dit aussi vouloir écouter les suggestions de François Legault qui en a de très pragmatiques.

Avec une nouvelle direction, le Québec peut devenir plus prospère, plus riche, plus harmonieux et une terre de tolérance pour assurer le mieux-vivre de chacun de nous.

Claude Dupras

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General

« On va leur faire peur »

Posted March 31, 2014 by Claude Dupras

Après un début de campagne désastreux durant lequel le Parti Québécois (PQ) a vu ses espoirs d’un gouvernement majoritaire fondre comme neige au soleil alors que les Québécois réalisaient qu’un gouvernement majoritaire PQ leur imposerait un nouveau référendum pour séparer le Québec de l’ensemble Canadien, les stratèges péquistes réalisant la gravité de la situation se sont rencontrés d’urgence pour déterminer une stratégie capable de replacer leurs chances d’atteindre leur objectif initial.

Un premier organisateur a dit : « Il faut cesser de parler de pays, c’est mal compris ».

Un deuxième d’ajouter : « Oui, ça met trop en évidence notre stratégie de tenir un référendum dans le mandat, trop n’en veulent pas et les maudits fédéralistes en profitent pour en ajouter… ».

Un troisième continue : « on aurait dû contrôler le discours de Péladeau (PKP). Il faut cesser de parler de pays. Idéalement, y faudrait que Pauline dise fort, tout de suite, qu’il n’y en aura pas de référendum dans le mandat. Ça fermerait la gueule aux rouges ».

Un autre plus réaliste de conclure : « Non, non, on peut pas faire ça. Ça va mettre les « purs et durs » en maudit. Y faut qu’elle dise qu’a reconnait que les Québécois sont contre et trouve moyen de paraître qu’a change pas d’idée. Sans ça, a va perdre sa crédibilité… Y faut surtout changer de sujet. Au plus vite. Nous devons reprendre la pole. Sans ça, on risque d’avoir mal… Que faire ? ».

Unanimement, ils ont tous lancé : « il faut revenir à la charte ».

Le premier de rappeler : « oui, avec la charte on naviguait bien, les eaux n’étaient pas troubles. Les gens étaient de notre bord parce qu’on a touché une de leurs cordes sensibles. Y faut recentrer le débat sur la charte ».

Le deuxième reprend : « Ouais, mais si on manque notre coup, on est foutu. Pauline devrait d’abord revenir sur l’intégrité pour essayer de retrouver les effets de la Commission Charbonneau, pis après on finira la campagne avec la charte ».

« Oui, Oui.. » ajoute le troisième « Y faut rattacher Couillard à la Commission, à Charest pis au parti libéral d’avant. Pis après, on va le coller solide aux musulmans parce qu’y a travaillé en Arabie Saoudite. Avec ça, le monde va avoir peur ».

Le quatrième de conclure : « Ouais, ça serait une bonne transition. Pis on, ramène Drainville. Ça va le calmer parce qu’yé un peu en maudit qu’on parle pas de lui ! Pis on terminera fort avec Mme Bertrand et ses Janettes. Sans oublier la Mailloux qui en met toujours épais. Oui, on va leur faire peur. D’accord ? ».

Un « d’accord » retentit à l’unisson.

C’est ainsi que je m’imagine la rencontre des stratèges politiques de la PM Marois après sa première semaine désastreuse en campagne.

Depuis, Marois a répété et répété « Il n’y en aura pas de référendum… si les Québécois sont contre ». En somme, elle répète et répète la même chose mais avec plus d’accent sur « pas de référendum ». Pas vraiment crédible !

Puis, on a blâmé Couillard de tous les péchés de l’ère Charest même s’il n’était pas membre du gouvernement libéral depuis juin 2008.

Et, enfin, nous sommes dans la période de la « charte de valeurs québécoises », proposée par le PQ, qui n’a pas été adoptée avant l’élection, malgré la volonté des trois partis de l’opposition de trouver un compromis. Marois a refusé car elle y voyait le moyen d’obtenir une majorité à l’Assemblée Nationale.

La campagne électorale est dans le dernier droit et le débat est principalement concentré sur la charte. Et y on entend des mûres et des pas mûres.

Janette Bertrand, grande idole de télé, aujourd’hui à sa retraite, ne cesse de répéter des sornettes impensables qui démontrent parfaitement la fausseté et le ridicule du débat. Le problème est que la PM Marois est à ses côtés et ne bronche pas devant les idioties que Madame Bertrand ne cesse de répéter. Elle l’invite même dans son autobus de campagne, et ensemble elles vont de réunion en réunion, et partout Mme Bertrand continue ses élucubrations. Ainsi, elle affirme qu’elle ne veut pas être traité par une femme médecin avec un hijab, « car » dit-elle « elle craint de recevoir des soins de qualité inférieure aux standards québécois. J’ai peur, car je me dis, que dans leur religion, ces femmes ne sont pas aussi bien traitées que les hommes et que les vieux meurent plus vite ».

À Laval, cette semaine, Madame Bertrand a émis un autre argument « percutant ». « J’étais dans la piscine de mon édifice à appartement pour mes exercices quotidiens et deux hommes sont arrivés. Voyant les femmes, ils sont partis. Je suppose qu’ils sont allés voir le propriétaire, qui aime bien les étudiants riches de McGill, pour lui dire : ‘nous voulons seulement une journée’. Ils paient et bientôt ils auront la piscine tout le temps pour eux. Nous avons peur et c’est ce qui va arriver si nous n’avons pas de charte ». Ouf ! Cela n’a aucun rapport avec la charte qui ne s’appliquera que pour le gouvernement. Que dire de tant de racisme aussi évident que ridicule ?

Devant les critiques fusant de toute part sur les propos de Mme Bertrand et l’appui public que lui donne la PM Marois, le ministre JF Lisée explique qu’il faut lui pardonner parce qu’ « elle est vieille ». Belle insulte pour les personnes âgées ! Et si elle est ainsi, pourquoi Marois l’a-t-elle invitée à participer avec elle dans la campagne électorale et ne cesse de la féliciter ?

Je ne suis pas surpris de tels scénarios de peur car depuis le début du débat sur la charte, les péquistes ne cessent de l’alimenter d’arguments fallacieux. Par exemple, le ministre Drainville, lui-même, a argumenté qu’un québécois musulman refuserait d’être traité par une infirmière portant un voile et que cela est une bonne raison pour abolir le voile au Québec dans les services publics. Je ne suis pas où il l’a trouvé celui-là !

Puis, il y a Louise Mailloux, candidate péquiste contre la chef de Québec Solidaire dans son comté de Gouin. Professeur de philosophie, elle a signé le document des « Janette » en faveur de la « charte ». Elle est contre toute religion et compare le baptême et la circoncision à un viol. Elle affirme hautement que les produits Kosher et Halal sont un « racket » car ils enrichissent les rabbins et les imans qui, avec leurs profits, alimentent les fonds de guerres religieuses. C’est la PM Marois qui l’a personnellement choisie pour représenter son parti. Incroyable !

Quant à la candidate péquiste dans le comté de Laviolette, elle affirme que la prière des musulmans devient un poids pour notre économie. Elle devient un droit acquis et crée des problèmes économiques et sociaux. La charte, pour elle arrêtera la prière du Vendredi des musulmans. Que dire devant de telles singeries qui se répètent partout au Québec ?

Oui, la campagne du PQ « On va leur faire peur » bat son plein. Il est temps que ça cesse, si on veut pouvoir se regarder dans le miroir le lendemain des élections et ne pas avoir honte !

Claude Dupras

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Canada

Une stratégie électorale axée sur la peur, le mensonge et le “salissage”

Posted March 24, 2014 by Claude Dupras

Drôle de campagne électorale que celle que nous vivons au Québec cette année. Le Parti Québécois (PQ) au pouvoir, minoritaire, a déclenché une élection générale sans avoir perdu un vote important à l’Assemblée Nationale. Élu de peine pour un mandat de quatre ans, il y a près de dix-huit mois, il se retrouvait en difficulté dans les sondages il y a un an. Il a eu alors la brillante idée de créer un débat sur l’identité québécoise en proposant une charte des « valeurs québécoises ». Ce fut un coup de maître. Le PQ grimpa subitement dans les sondages au point que la PM Pauline Marois y a vu l’opportunité de déclencher une élection rapide afin de profiter de l’opinion populaire favorable du moment, nonobstant le fait qu’elle ait fait voter à l’Assemblée Nationale une loi fixant la tenue d’élections générales à tous les quatre ans, pour éviter des cas similaires du passé. La date de la prochaine élection était déjà fixée, mais la PM a décidé de ne pas en tenir compte préférant renier sa propre loi dans l’intérêt électoral de son parti.

Le débat sur la charte a démontré clairement que les Québécois sont fortement divisés sur la question, mais une majorité demeure favorable. Un récent sondage a indiqué pourquoi. Un grand nombre de francophones craignent les musulmans, les sikhs, les juifs et d’autres nationalités. Ils ont peur de la différence, de la société plurielle.. Et cela, même si les populations de ces groupes ethniques ont toujours agi correctement et n’ont jamais suscité de problème majeur. Pourtant de nombreux ex-PM, ex-ministres, ex-députés, recteurs d’universités, maires dont celui de Montréal, chercheurs, sociologues, etc.. plus les chefs des trois autres partis politiques du Québec, se sont prononcés publiquement pour s’objecter à la charte ou à une de ses parties. Face à ces complaintes, le gouvernement n’a changé que le nom de la charte, plusieurs fois. Aujourd’hui, le nom utilisé par la PM dans la campagne électorale est « la charte de laïcité ».

Les sondages internes du PQ soulignent la division profonde de la société québécoise. Ils indiquent, tout comme les sondages récents des journaux, que ceux qui l’appuient sont en grande partie des gens qui ont peur de l’autre, peur des étrangers, peur de leur habillement, tels un foulard, un turban, une kippa… Une peur irraisonnée et irraisonnable. Les autres partis politiques à l’Assemblée Nationale, ressentant ce malaise et pensant à l’intérêt général, ont voulu que le débat-diviseur cesse. Ils ont proposé des ajustements et des compromis à la loi 60 sur la charte afin qu’elle puisse être ratifiée unanimement. La PM a refusé et a déclenché l’élection sur la foi que la peur ferait son œuvre chez la population francophone. Elle a misé que cette peur continuerait à travailler pour elle afin qu’elle puisse se maintenir à la tête des sondages et gagner un gouvernement majoritaire. Au lieu d’agir en dirigeant responsable qui doit s’assurer d’éviter que des crises graves s’installent entre des groupes de la société, elle ne l’a pas fait par intérêt personnel politique.

Le parti Québécois est un parti démocratique dédié principalement à la séparation du Québec du Canada, comme l’indique clairement l’article 1 de sa constitution. Au dernier congrès du parti, la PM Marois a déclaré « nous l’aurons notre pays ». Depuis son élection au pouvoir, la PM et les ministres ont répété souventes fois des déclarations similaires. Son candidat-vedette, l’homme d’affaires Pierre Karl Péladeau (PKP), a fait le gros saut en déclarant qu’il était là pour faire un pays et que c’était sa motivation la plus profonde, le poing levé. Cela allait dans le même sens que ce qu’on entend et lit depuis que les péquistes sont au pouvoir. En obtenant une majorité à l’Assemblée Nationale, ils sont convaincus qu’ils pourront faire le pays parce que, disent-ils, « la conjoncture est favorable ». Pour eux, c’est clair, c’est net, c’est précis.

J’ai toujours eu de l’admiration pour des gens convaincus, même si je ne partageais pas leurs points de vue. Les meilleurs débats en découlèrent. Le malheur pour la PM Marois est qu’elle a voulu cacher son jeu. Depuis que les Québécois l’ont découvert, le PQ coule dans les sondages au point que les libéraux ont actuellement une avance de plus de 6 points (je ne tiens pas compte du récent sondage de Forum Research qui place le parti libéral encore plus haut car je ne crois pas dans la crédibilité de son travail au Québec).

La PM Marois reconnait ses problèmes et a changé de discours. Elle dit maintenant avec insistance qu’ « il n’y aura pas de référendum mais… ce n’est pas certain » et ajoute « ce qui compte c’est l’économie et la charte ». En plus, voyant que même ces derniers arguments accrochent difficilement, elle s’abaisse à dénigrer la personne du chef libéral et son parti. Il est clair que son discours ne tient compte que de la température politique. Elle dit n’importe quoi, face aux sondages défavorables, pour retrouver sa crédibilité. Sa stratégie électorale est en désordre. Une preuve additionnelle, au même moment ses ministres continuent à parler de référendum. Par exemple, le ministre J.F. Lisée vient tout juste de déclarer devant les étudiants de l’Université de Montréal que le référendum se fera le plus rapidement possible.

Ailleurs, l’ex-Ministre péquiste Rodrigue Tremblay, professeur émérite de l’Université de Montréal, reconnu pour sa perspicacité politique et qui connait les intentions réelles de la PM, la supplie :

Madame Marois, s.v.p. réveillez-vous ! Fermez la porte au plus sacrant à un référendum lors de votre prochain mandat et clouez le bec à vos adversaires. Mais, vous n’avez pas une éternité pour le faire. Seulement un jour ou deux. De grâce, n’attendez pas de le faire à quelques jours de votre prochain débat public, jeudi le 27 mars ; il sera sans doute trop tard. Coupez l’herbe sous le pied de vos adversaires, dès maintenant.

Voici ce que je vous suggère de dire clairement : « … je prends aujourd’hui l’engagement ferme qu’il n’y aura pas de référendum de cette nature au cours d’un second mandat du gouvernement que je dirigerai ».

D’autres, des penseurs et des blogueurs péquistes, comme le célèbre JC Pomerleau, abondent dans le même sens que Tremblay.

Cela indique quoi ? Que ceux parmi eux qui connaissent la politique, jugent que l’allure de la campagne électorale les mène vers la perte du pouvoir du PQ. Leur cri en est un de désespoir puisqu’ils sont prêts à sacrifier la tenue d’un référendum pour demeurer aux affaires. Ils argumentent que dans les circonstances, la meilleure stratégie pour leur parti est de bien administrer le Québec et de convaincre les Québécois sur le long terme que la séparation du Canada leur sera profitable.

Depuis le lancement de l’élection, il me semble clair que la PM Marois ne dit pas la vérité sur la question d’un référendum et profite de la peur chez certains Québécois pour gagner l’élection. De plus, ses propres supporteurs lui prédisent la défaite si elle ne se ressaisit pas. Elle semble prise dans une souricière. Si elle va dans le sens de Tremblay et accepte de faire la déclaration proposée, elle aura l’air de quoi ? Comment les Québécois pourront-ils réélire une personne qui joue ainsi avec sa crédibilité ? Si elle persiste dans sa voie actuelle, son sort semble scellé ! C’est le fruit d’une mauvaise stratégie.

Claude Dupras

Ps. Par contre, il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Les députés (tous partis confondus) de près de 50 comtés sont certains d’être élus nonobstant les sondages. Ils sont de bons députés et reconnus comme tels par leurs commettants. De plus, l’avance (si elle est réelle) du parti libéral, selon les sondeurs, est fragile. Tout peut arriver !

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Beliefs and Causes

Quebec Separated January 1, 2014!

Posted March 21, 2014 by Allan W Janssen

Dear Readers: Word comes to us today from the Perspective Research Department that the former province of Quebec held a secret vote last year and separated from the rest of Canada on the first of January, 2014! According to the conditions (set down by Quebec) they are now a completely autonomous country and have severed […]

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Canada

Le poing levé de PKP

Posted March 19, 2014 by Claude Dupras

L’arrivée politique spectaculaire de l’homme d’affaires Pierre-Karl Péladeau (PKP) n’a pas eu l’effet positif escompté par la PM Pauline Marois lorsqu’elle l’a recruté pour briguer les suffrages du Parti Québécois dans le comté de St-Jérôme, en vue de l’élection générale québécoise du 7 avril prochain.

Malgré cette annonce surprise qui devait apporter une publicité extraordinaire au Parti Québécois (PQ), l’effet recherché ne se concrétisa pas. Depuis, la PM Marois a vu ses appuis diminuer, les probabilités d’une victoire certaine pour son parti s’évaporer et son adversaire libéral Couillard prendre une avance de trois points dans les sondages.

Qui est le responsable ? PKP ? Marois ? J’estime que la faute incombe à la première ministre. Elle et ses conseillers ne se sont pas assuré que le discours de PKP respecterait la stratégie établie pour gagner l’élection. Il est clair qu’elle a laissé PKP libre de dire et d’agir comme il le voulait. Et, celui-ci y est allé d’une déclaration tonitruante sur la situation du Québec au Canada. Il a affirmé n’être là que pour faire un pays du Québec. De plus, pour donner plus de force à son affirmation, il a levé le poing. Subitement, les Québécois ont compris que l’élection devenait référendaire et que la question était : « OUI ou NON, voulez-vous d’un troisième référendum sur la séparation du Québec du Canada ». Et, comme ils sont 61% à ne pas le vouloir, les résultats des sondages démontrèrent que l’entrée politique de PKP fut un fiasco ! Ses mots et son expression gestuelle ont déplu aux Québécois.

Le poing levé était le signe d’appartenance par excellence de la gauche du milieu des années ’30, tels que : marxistes, anarchistes, communistes ou pacifistes. Favorisant le pouvoir attractif des symboles, le poing levé se voulait pour ces derniers l’expression concurrentielle au bras tendu et à la main déployée des fascistes et des nazis. Plus tard, il a été utilisé par les nationalistes noirs et les nationalistes israélites.

La première fois que je l’ai vu fut aux Jeux Olympiques d’été de Mexico de 1968, lorsque les coureurs américains Smith et Carlos, premier et troisième au 200 mètres, protestèrent, sur le podium de la remise des médailles, contre la ségrégation raciale aux USA en baissant la tête et en pointant, lors de l’hymne américain, leur poing ganté de noir vers le ciel. Ils appuyaient ainsi le Black Power et particulièrement le mouvement afro-américain des Black Panthers. Ils furent exclus à vie des JO. Pourtant, il avait été question d’annuler les Jeux à cause de tout ce qui était survenu durant l’année. Le pasteur Martin Luther King avait été assassiné le 4 avril et Bob Kennedy le 6 juin. Le 20 août, les chars soviétiques avaient pénétré dans Prague. La guerre du Viêt Nam faisait rage. Un conflit au Nigeria provoqua un véritable génocide au Biafra. Les noirs américains étaient très affectés par le racisme qui trônait toujours dans leur pays et par tous ces évènements politiques majeurs qui touchaient beaucoup de noirs. Jusqu’à un certain point, on pouvait comprendre leur ras-le-bol, mais les blancs américains ne pardonnèrent pas ce geste de leurs athlètes qui pour eux était provocateur et menaçant.

Avec le temps, le poing levé, est devenu une expression de révolte, de force ou de solidarité. Aujourd’hui, il sature l’espace mondial des révoltes et est un signe qui annonce qu’on est prêt à en découdre.

On se rappellera la sortie Nelson Mandela de la prison de Robbins Island, marchant main dans la main avec son épouse Winnie et du moment où ils levèrent le poing pour marquer l’évènement. Le poing levé rappelait la marque de commerce de Mandela qui l’avait utilisé du temps qu’il préconisait un régime communiste pour l’Afrique du Sud au moment de son emprisonnement. Par la suite, le grand homme qu’il était en changea la signification de revanche pour celle de la tolérance.

En juillet 2010, en vacances, le président Obama achète une glace de « Mount Desert Island Ice Cream » dont l’affiche publicitaire est un poing levé tenant une cuillère et les mots « Mt. Desert is Icecream. Fearless power ». Les conservateurs républicains l’accusèrent sur le champ d’envoyer un message de « Black Power » à sa base militante. Cela démontra clairement que le poing levé est toujours un signe qui fait peur.

Durant les récentes années, le poing levé a été le symbole adopté par les mouvements de la révolution égyptienne en 2011 ; par le groupe international de protestation sociale Occupy, en 2011; et par les manifestants contre le mariage homosexuel en 2013 durant le Printemps français.

Je ne veux pas être injuste envers PKP et le taxer des défauts de la gauche. Il est un homme de droite et c’est bien ainsi. C’est un homme qui peut contribuer à ce que le Québec ait des programmes économiques et des lois pouvant le rendre plus prospère. Si le PQ est réélu, il aura besoin de lui pour le faire.

C’est dommage que PKP ait fait une telle erreur électorale qui de toute évidence nui à son parti. En politique, il faut savoir que les images ont souventes fois plus d’effet que les grandes théories. Dans plusieurs cas, l’apparence est plus forte que la réalité. C’est malheureux, mais c’est comme ça ! Pour une grande majorité de Québécois, l’image du « poing levé » peut être menaçante, un défi marqué de colère, de violence potentielle et l’engagement d’un combat sans merci. PKP n’aurait pas dû l’utiliser pour marquer sa détermination de séparer le Québec du Canada. Je ne crois pas qu’il va répéter ce geste, dans l’avenir, car il vient de comprendre qu’il ne s’apparente aucunement aux Québécois ni à leur façon de vivre. C’est un peuple calme, paisible, renseigné et démocrate.

Claude Dupras

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Canada

Merci Pierre-Karl Péladeau, merci

Posted March 11, 2014 by Claude Dupras

Tout allait rondement pour Pauline Marois. La première ministre du Québec menait sa campagne électorale selon les stratégies de ses faiseurs d’images, sans anicroche. Ses bordées (tacks) étaient parfaites, pleines voiles dehors. Elle ne voulait pas parler de référendum car elle savait que c’est le talon d’Achille du Parti Québécois dans l’élection générale en cours au Québec. Un sondage tout récent indique, encore une fois, que 61 % des Québécois rejettent la proposition que le Québec se sépare du Canada. Il y a eu deux référendums à ce jour et le NON l’a emporté chaque fois. Assez de perte de temps! Assez, c’est assez !

Pauline Marois sait ce que pensent les Québécois et même si la séparation est la raison d’être du Parti Québécois, elle veut surtout se maintenir au pouvoir au lieu de risquer de retourner dans l’opposition et de subir le rejet de son leadership par les membres du parti. Le pouvoir est plus alléchant et important et c’est la raison pour laquelle elle avait mis stratégiquement de côté la question d’un nouveau référendum. Et pour s’en sortir et réassurer les Québécois, pour ou contre, elle joua le jeu du chat et de la souris, « il y aura peut-être un référendum, il n’y en aura peut-être pas. Nous allons créer une commission d’enquête, et nous verrons… ». Ça semblait suffisant pour calmer les esprits…

Mais soudain, Marois décide d’annoncer fièrement la candidature de l’homme d’affaires Pierre-Karl Péladeau dans le comté de St-Jérôme. Propriétaire de médias intégrés (télévision, journaux, internet), homme de succès, très riche, c’est une grosse capture et Marois, avec raison, avait hâte de l’annoncer. Malheureusement, elle et ses conseillers semblent avoir minimisé l’impact qu’auraient PKP et le contenu de son discours. Il veut que le Québec soit un pays. Il est pressé. Il veut le plus vite possible un autre référendum et veut être le négociateur pour le Québec auprès du Canada pour régler les accords de la séparation. D’un coup, subitement, la stratégie électorale de Marois de camouflage de la question référendaire s’écroula. Le référendum devenait le sujet principal du débat électoral et cela confirmait ce que disait, depuis le début, le chef libéral Philippe Couillard. Les journalistes entourèrent PKP, il devenait l’élément nouvelle, l’homme de la situation, l’homme adulé, celui qui comblait les journalistes avec des nouvelles percutantes qui faisaient valoir un différend entre lui et sa chef. Marois disparut subitement des radars. Toutes ses sorties électorales de la journée et depuis ne furent pas rapportées par les médias, seuls comptaient la nouvelle vedette, le séparatiste PKP et la question d’un nouveau référendum.

Qu’arrivera-t-il de tout cela ? Il me semble clair que la tenue d’un nouveau référendum est l’enjeu principal de l’élection et, à mon avis, doit l’être car une victoire majoritaire péquiste sèmera à nouveau la zizanie entre nous et nous lancera tête première dans une nouvelle confrontation avec Ottawa, contrairement à ce que désire une très grande majorité de Québécois. Philippe Couillard doit démontrer ses qualités de chef et prendre le « lead » dans ce débat. C’était son argument principal depuis le début de la campagne, mais peu de personnes ne l’écoutaient. Maintenant que Péladeau a confirmé ce qu’il avançait, il doit y aller visière levée et profiter de l’occasion pour faire valoir ses politiques. C’est la voie à une victoire libérale, ou à un gouvernement péquiste minoritaire qui ne pourra ainsi tenir un référendum et approuver la charte inutile des « valeurs québécoises » qu’il propose et qui divise profondément le peuple québécois.

Merci PKP d’avoir permis que le vrai enjeu de l’élection du 7 avril devienne clair pour l’ensemble des Québécois.

Claude Dupras

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Canada

Le parachutage politique de PKP

Posted March 9, 2014 by Claude Dupras

C’est l’année des parachutages politiques au Québec. Le parachuté d’aujourd’hui est Pierre-Karl Péladeau (PKP), comme candidat du Parti Québécois (PQ) dans le comté de Saint-Jérôme pour l’élection générale québécoise du 7 avril prochain. Ce parachutage est sûrement décevant pour plusieurs membres du PQ de ce comté car PKP n’a aucune attache à la mandature visée. Ce privilège politique qu’a accordé la première ministre Pauline Marois à cet homme d’affaires a été fait aux dépens des candidatures locales.

Pourtant le PQ se targue d’être un parti démocratique. Il l’était, mais l’est-il encore si on en juge par les nombreux parachutages que Pauline Marois a fait récemment ici et là au Québec ? Si elle avait insisté pour que Péladeau soit candidat à la convention pour le choix du candidat où les membres PQ du comté St-Jérôme pouvaient voter et l’auraient appuyé publiquement, cela aurait été normal et PKP aurait probablement gagné. Mais la stratégie électorale de Marois requiert des éléments-surprises pour marquer l’esprit des électeurs et une candidature telle que celle de PKP en est un bon. D’autant plus que ce dernier a affirmé publiquement, il y a une semaine, qu’il ne serait pas candidat.

Le PQ n’est pas le seul à agir ainsi car de plus en plus les autres partis font de même. En France, c’est la normalité. Alors pourquoi devenir membre d’un parti si on ne peut prendre part à toutes les décisions qui ont rapport à notre comté ou si on ne peut rêver de devenir député du comté. C’est sûrement une décision qui affecte négativement le membership d’un parti dans un comté et par conséquent son action politique.

J’ai écrit un blog le 20 avril 2013 intitulé “Un géant Pierre-Karl Péladeau” qui illustre qui il est. On peut le trouver sur mon blog avec la boîte “Rechercher” ou en utilisant le lien suivant: http://claudedupras.blogspot.com/2013/04/un-geant-pierre-karl-peladeau.html.

Aujourd’hui, nous avons la confirmation où il loge politiquement. Pierre-Karl Péladeau est un séparatiste. Il veut que le Québec quitte l’ensemble Canadien. Sur ce plan, je ne le suis pas. La décision des électeurs de Saint-Jérôme devrait donc porter sur le choix suivant, d’un côté le Canada et de l’autre PKP.

Mes ancêtres qui venaient justement de St-Jérôme et de la région des Laurentides du curé Labelle ont bûché dur et travaillé sans relâche pour que le Canada se développe et soit uni et que le Québec soit fort et politiquement autonome. Aujourd’hui, ces objectifs ont été atteints. Le pays est un des meilleurs, un des plus riches et le deuxième plus grand pays au monde. Le Québec a un gouvernement fort avec une très grande autonomie politique. Je tiens trop au Canada pour mes descendants pour le laisser aller aux mains de mes compatriotes des autres provinces. Je considère que ce serait une erreur magistrale pour l’avenir de tous nos jeunes québécois de se départir d’une telle richesse et des possibilités d’avenir qu’il leurs offre.

Claude Dupras

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Canada

Égalité, équité et parité pour les femmes

Posted March 8, 2014 by Claude Dupras

Aujourd’hui, journée internationale de la femme, Hillary Clinton a attiré l’attention du monde en affirmant que «les femmes et les filles constituent encore la majorité des gens malades, sous-alimentés et sous-payés dans le monde » et cela malgré les importantes avancées réalisées depuis la conférence des Nations-Unies sur les femmes, tenue à Beijing en 1995, qui avait reconnu que les droits de l’homme sont les droits des femmes et vice versa. Tous les pays du monde se doivent de faire encore plus. Ils pourraient, par exemple, inclure le principe de l’égalité dans tout projet de développement.

Au Canada, les femmes doivent avoir de plus en plus de pouvoir afin de participer pleinement aux prises de décisions. La féminisation égalitaire du pouvoir devrait être un objectif, en politique et en affaires. Une telle parité ne pourrait qu’être juste pour nos sociétés car les femmes sont en nombre majoritaire sur les listes électorales (plus de 60%) et dans la population (50,4%).

Beaucoup a déjà été fait au Canada et au Québec. Un grand nombre de femmes ont fait la démonstration, depuis plusieurs années, de leurs savoir-faire, de leur capacité de rassemblement et de réalisations. Elles ont réussi à mettre à l’écart la notion populaire que l’homme est supérieur à la femme dans les domaines politiques et de gérance.

Au Canada, quatre femmes sont premières ministres et de plus en plus de femmes sont des élues fédérales, provinciales et municipales. Et elles réussissent très bien. Dans les affaires et autres domaines, il y en a de plus en plus dans les rôles-clefs. Mais dans tous les cas, le nombre est grandement insuffisant.

La bonne façon de procéder pour retenir les services d’une personne, homme ou femme, est de choisir la plus compétente pour le poste à combler. On ne choisit pas une femme parce que c’est une femme, tout comme on ne rejette pas une femme parce que c’est une femme. C’est pourquoi les candidates compétentes doivent être en nombre suffisant et bien préparées. Malheureusement, ce n’est pas le cas car trop d’entre-elles n’ont pas eu la possibilité d’acquérir l’expérience requise, dans leurs emplois précédents. L’équité, ce n’est pas seulement au sommet que cela doit se pratiquer, mais c’est surtout dans le partage des emplois importants à tous les niveaux.

J’applaudis les partis politiques québécois qui, pour l’élection en cours au Québec, ont un nombre record de candidates. Je considère important que les femmes aient le poids politique pour bien servir la nation mais aussi pour défendre leurs intérêts. Elles doivent projeter l’image de femmes politiques qui se tiennent debout, de politiciennes sérieuses, honnêtes, intelligentes à l’écoute des gens. Elles doivent être un « role model » pour les autres femmes et les jeunes afin de susciter de futures et nombreuses candidatures féminines. C’est ainsi que la parité sera réalisée dans les années qui viennent.

Dans le passé, les femmes ont démontré ne pas être assez exigeantes envers celles qu’elles élisent. Il est important que chaque élue soit suivie de près quant à la façon dont elle remplit son mandat et qu’elle comprenne que si elle ignore les priorités des femmes, elle pourrait avoir une forte opposition dans l’avenir.

Le prochain gouvernement doit aussi s’assurer que les emplois de fonctionnaires qui seront à pourvoir, durant les prochaines années, au gouvernement et dans les sociétés d’État, deviennent disponibles de façon égale aux femmes et aux hommes, quel que soit le poste, toujours en tenant compte du critère de compétence. Dans un premier temps, jusqu’à ce que la parité soit atteinte, je dirais qu’à compétence égale le poste aille à une femme. La fonction publique devrait refléter la vraie image du Québec.

Il y a aussi les aspects sociaux et économiques qui sont de grandes préoccupations pour les femmes : la violence qui leur est faite dans la famille et dans la société, le harcèlement sexuel dont elles sont trop souvent victimes, les abus qui les visent au travail, en public et en ligne, la santé, l’accès financier au réseau des garderie, la pauvreté, l’inefficacité du système de perception des pensions alimentaires, la responsabilité parentale sur le marché du travail, l’équité salariale (l’écart entre les femmes et les hommes demeurant trop grand)… C’est aussi à cela qu’il faut répondre.

La PM Marois ne cesse, depuis le début de la campagne électorale, de faire allusion à la Charte de valeurs, que son gouvernement a proposée, comme étant la Charte de l’égalité des femmes et des hommes. C’est complètement inexact. Elle veut enlever les signes ostentatoires aux femmes et hommes qui les portent en respect de leur religion ou leurs coutumes. Ce n’est pas en s’attaquant à l’habillement des femmes qu’on les protège.

Par des efforts vrais et réalistes, les femmes seront, à tous les points de vue, égales dans la société, respectées équitablement et bénéficieront d’une parité dans leurs chances à l’emploi et dans les salaires masculins et féminins. Les droits des femmes ce n’est pas seulement dans la vie politique que cela s’applique, mais partout.

Voilà un vrai programme pour assurer l’égalité des femmes chez nous, sans coercition ni obligation mais par l’exemple et le bon sens. J’espère que le prochain gouvernement du Québec s’y attaquera.

Il y a un mois, la ministre française des droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, en présentant son projet de loi sur l’égalité femmes-hommes à l’Assemblée Nationale française disait « Sans l’égalité entre les femmes et les hommes, il n’y a pas de réelle liberté ». Bien dit !

Claude Dupras

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General

Dog in the Manger Mulcair Won’t Back Federalists in Quebec Election

Posted March 5, 2014 by The Mound of Sound

He claims to be the leader of the official opposition for Canada but Tom Mulcair says he’ll stay neutral in the Quebec provincial election.  Why won’t he support the federalist side?  Does he think the federal parties should steer clear on so…

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Canada

L’intérêt du parti avant l’intérêt général

Posted February 28, 2014 by Claude Dupras

Nous voilà, Québécois, à l’aube d’une nouvelle élection générale. Le Parti Québécois a, depuis un an, repris du poil de la bête et trône dans les sondages. Cette situation est un hommage à la longue expérience politique de Marois et à l’excellence de ses conseillers. Voulant profiter de la situation et voyant à l’horizon la possibilité de diriger un gouvernement majoritaire avec le pouvoir de mettre en force le programme politique de son parti, elle va provoquer une élection. Et cela, malgré que la minorité qu’elle dirige, depuis moins de deux ans, ait fait adopter une loi pour fixer automatiquement la date des élections aux quatre ans. Elle veut imiter ainsi le PM canadien, le conservateur Stephen Harper, qui ne respectant pas la loi fédérale, avait subitement déclenché une élection avant la date prescrite pour gagner une majorité. Et il avait réussi. Bizarres chefs de partis qui interprètent la loi à leur façon pour satisfaire l’intérêt de leur parti, prétextant qu’elle ne s’applique pas si les partis sont minoritaires, même s’ils n’ont pas été défaits en chambre sur une question gouvernementale vitale.

Le programme du parti Québécois a été adopté démocratiquement par les membres du parti. On peut dire, sans exagérer, que le PQ est un des partis les plus démocratiques du Canada, l’autre étant le Nouveau Parti Démocratique sur le plan fédéral. Aux congrès du PQ, tous les délégués, dûment élus dans leurs comtés, débattent vraiment de chaque résolution et décident indépendamment de l’adopter, de l’amender ou de la rejeter, nonobstant, souventes fois, les désirs de la direction et du chef du parti. La constitution du parti a été ainsi adoptée. Et l’article 1, de cette constitution du Parti Québécois, stipule : « Aspirant à la liberté politique, le Parti Québécois a pour objectif premier de réaliser la souveraineté du Québec à la suite d’une consultation de la population par référendum tenu au moment jugé approprié par le gouvernement ». On ne peut être plus clair. Le but du parti est la séparation du Québec de l’ensemble canadien. Le PQ est séparatiste.

Un très grand nombre de Québécois n’appuient pas le PQ, justement à cause de cet article et cela même s’ils étaient tentés de voter pour un bon gouvernement péquiste en qui ils auraient confiance. Ils ne le font pas de crainte que le PQ ne les engage dans un autre référendum pour briser leur pays, le Canada. Par deux fois, les Québécois ont dit « NON », mais, pour les péquistes, c’est la phrase de René Lévesque qui résonne toujours dans leurs têtes : « à la prochaine ».

A leur congrès de 2012, les péquistes ont approuvé, en l’absence de leur chef Marois, une résolution pour modifier la loi sur la consultation populaire pour permettre des référendums d’initiative populaire qui s’appliqueraient même pour la souveraineté. Le ministre Drainville, le même qui est l’auteur de la « Charte des valeurs… », a confirmé que le processus référendaire pourrait être déclenché par une pétition avec une exigence de 15% des électeurs inscrits. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux et l’internet, il est relativement facile de réunir des milliers d’internautes autour d’une question. On connaît les abus en Californie de tels référendums électoraux et vouloir appliquer cette méthode pour séparer le Québec du Canada est irresponsable. Même si Pauline Marois a dit vouloir consulter la population sur les modalités de mise en place de cette idée, on peut comprendre qu’elle ne s’y oppose vraiment pas. A mon avis, un gouvernement qui veut engager la population dans une telle décision doit avoir les mains libres d’agir et en prendre la responsabilité entière et non pas être obligé d’agir par une pétition.

A la question de journalistes sur la tenue d’un référendum dans un prochain mandat majoritaire, la PM Marois répond vaguement et promet « un livre blanc sur l’avenir du Québec ». Elle dit vouloir une nouvelle consultation sur l’option séparatiste en vue d’aboutir à des propositions qui seront avalisées par son gouvernement. Elle dit refuser de s’engager officiellement dans un autre référendum mais elle suit exactement le chemin du référendum de 1995 qui avait été précédé de la Commission de l’avenir du Québec. Il est clair que les propositions, dont elle parle, seront avancées par des partisans du parti et de l’option indépendantiste. En fait, elle se fout de nous ! « Nous allons réfléchir collectivement », lance-t-elle, alors que tous les sondages indiquent que 50-60% des Québécois s’opposent à la tenue d’un nouveau référendum. Et, sans même sourire du coin de la bouche, elle ajoute : « on ne bousculera pas les Québécois, nous allons leur donner une avenue claire, et tenir le référendum dans un moment approprié ». En somme, elle a décidé que le résultat de la commission ira dans le sens qu’elle veut, que le référendum aura lieu, mais qu’il est nécessaire pour elle de maquiller la réalité pour calmer ceux et celles qui s’y opposent.

La PM Marois cherche aussi à refaire le coup de la Commission sur la charte des valeurs québécoises… de la neutralité… de la laïcité… (je ne sais plus quel nom y donner, tellement il change constamment). Pour gagner le débat sur la question de cette charte, le parti québécois profite de l’islamophobie que les dépositions à la commission génèrent. On est rendu au point, que beaucoup de Québécois ont peur de l’Islam, méprisent ceux qui pratiquent cette religion et acceptent la charte pensant que c’est la solution à ce pseudo problème. On fait croire que toutes les femmes musulmanes doivent porter le voile sous les ordres de leur père ou mari. On ne veut pas savoir que l’Islam exprime une grande sagesse, une ouverture sur la fraternité humaine, un respect de toutes les religions, de la famille, un engagement envers les faibles et les déshérités… On fait de l’Islam un monstre et pour le contrer on est pour la charte, car c’est elle qui plantera la lance dans cette bête de l’apocalypse qui supposément étend sa menace sur nos tous. J’exagère, vous direz… eh ! bien dites-moi ce que vous disent vos amis et voisins sur tous les messages antimusulmans qu’ils reçoivent via les réseaux sociaux sur leurs appareils intelligents et leur ordinateurs. Certes, il y a les islamistes, les purs, durs et cruels. Ce sont des minorités qui n’ont rien à voir avec les musulmans que je connais au Québec, en Algérie, au Maroc…. Et il faut avoir côtoyé ces derniers pour comprendre qu’ils sont des gens qui ont des familles, des enfants, des ambitions, des problèmes, des préoccupations, des joies, des misères… comme nous.

La charte des valeurs a fait remonter le PQ dans les sondages. Il en a fait sa stratégie électorale et ce faisant a fait passer l’intérêt du parti avant l’intérêt général. Tout a été bien pensé. La charte est devenue le sujet du jour surtout en région où le PQ pense trouver sa majorité. Plusieurs de nos compatriotes voient les musulmans dans leur soupe. A les entendre et à les lire, ils sont responsables de tous les maux, ils infiltrent même les garderies. Ils pointent du doigt ceux qui les défendent comme étant des alliés qui doivent aussi être maudits (j’en sais quelque chose). J’ai l’impression qu’un désir de revanche domine, aujourd’hui, chez trop de Québécois. La charte a créé inutilement une profonde division chez les Québécois, entre les francophones et avec les anglophones et allophones. C’est inadmissible et malsain.

La PM Marois aime souvent copier la France, mais le Québec n’est pas la France. Nous sommes en Amérique et nous sommes tous des descendants d’un immigrant, quelle que soit la religion. Ensemble, nous avons construit nos pays et ensemble nous continuerons à le faire. Et au Québec, tout cela peut se faire en français, sans division mais en se respectant mutuellement.

Au lieu de se concentrer sur les vrais problèmes, comme celui du manque criant de main d’œuvre qualifiée, de l’économie qui cherche à nous fuir, des emplois qui se perdent, des usines qui ferment, des Québécois qui veulent partir, de la dette qui nous écrase, de l’amélioration de l’éducation, de la solidification du français, etc… le gouvernement du Parti Québécois démontre encore, nonobstant tout ce qu’il dit, qu’il n’a qu’un seule idée : diviser les Québécois afin de pouvoir gagner un référendum pour séparer le Québec du Canada. Il est important que tous les Québécois placent cette question au cœur des enjeux réels de la prochaine élection.

Claude Dupras

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General

Et la main-d’œuvre, on la trouvera où ?

Posted February 21, 2014 by Claude Dupras

Les affaires roulent au Québec. Les entreprises manufacturières et les entrepreneurs spécialisés n’ont pas trop de difficulté à obtenir de nouveaux contrats. Leur problème est de trouver la main d’œuvre compétente pour les réaliser. Ce n’est pas facile mais après plusieurs mois de recherches, elles réussissent de peine et de misère à mettre la main sur les oiseaux rares. Celles qui ne réussissent pas s’endettent, risquent et se tournent vers la mécanisation et la robotisation qui produisent davantage et réduisent leur besoin en main d’œuvre.

Par contre, l’avenir n’est pas rose, car la disponibilité de main-d’œuvre québécoise spécialisée et qualifiée se rétrécit au moment où de plus en plus de départs pour la retraite s’amorcent. En effet, de nouvelles statistiques indiquent que pour une première fois : « le nombre de Québécois âgés de 15 à 64 ans va diminuer ». De 2000 à 2010, l’augmentation moyenne du nombre de travailleurs de cette catégorie a été de 39 000 alors que depuis, elle diminue et a atteint 11 000 individus en 2013. En 2014, le nombre est négatif et, pour la première fois, notre bassin de main d’œuvre commence à se vider.

Que résultera-t-il de cette pénurie de bons travailleurs pour le Québec et pour nous ? Les entreprises auront de la difficulté à prendre de l’ampleur et à devenir plus importantes, donc moins de nouveaux emplois potentiels. Elles s’arracheront les travailleurs et cette concurrence féroce augmentera les coûts.

Une bonne partie de ce mal vient du fait que notre taux de natalité qui était parmi les plus élevés de notre continent est devenu un des plus bas. La décision de la PM Marois d’augmenter les frais annuels de garderie, ne viendra pas encourager les familles à avoir plus d’enfants puisque leur budget familial, déjà très serré, sera gravement affecté par ces augmentations.

Alors que de plus en plus d’immigrants qualifiés seront requis pour combler la demande, le débat sur la charte des valeurs québécoises rend les néo-Québécois actuels nerveux et malheureux car ils n’aiment pas la tournure qu’il prend. Plusieurs s’expriment et parlent de quitter le Québec pour aller s’installer dans une province plus sympathique à leur religion.

C’est une faute grave de notre part d’avoir créé de tels ressentiments. Nous oublions trop souvent que chaque nouvelle personne venue sur notre territoire a le potentiel de se marier, d’avoir des enfants, de s’acheter une maison, une auto, de se procurer tout ce qui est essentiel au développement d’une famille, etc… Toutes ses activités monétaires ajoutent au développement économique et affectent positivement, avec celles des autres, la croissance du Québec et la qualité de vie de chacun. En en réduisant le nombre, on risque d’affecter directement notre avenir économique. On se tire une balle dans le pied !

Il y a aussi et toujours notre inaptitude à contrer le décrochement scolaire. Je suis témoin, presque quotidiennement de ses méfaits dans de petits villages près de chez moi. J’y trouve de jeunes adolescents, beaux, solides, à l’air intelligent et qui pour une raison ou une autre ont quitté l’école trop jeunes. Sans formation, sans emploi sérieux, sans projet d’avenir, ils m’indiquent par leur air désabusé, leur désappointement et leur méfiance du système. Pourquoi en sont-ils là ? Leurs parents ? Leurs instituteurs ou institutrices. Leur milieu ? Et que faisons-nous pour les récupérer, leur faire reprendre les études, les encourager, les guider ? On me dit qu’ailleurs, en campagne, c’est pareil. Quant à Montréal, les statistiques font peur. Il y a là un grand nombre de talents perdus qui doivent et peuvent être retrouvés par des efforts d’individus qui réalisent la situation et par le gouvernement qui la connaît. Notre économie en a besoin. S’ils sont bien orientés et encouragés, ils ont le potentiel d’apprendre de bons métiers et de combler le manque criant d’électriciens, de plombiers, de ferblantiers, de ferronniers, de plâtriers, etc… tous des métiers bien payés qui sont en manque de personnel compétent.

La pénurie de travailleurs qualifiés ne se retrouve pas seulement dans les entreprises manufacturières et chez les entrepreneurs de construction mais aussi dans des domaines comme le transport, les mines, les écoles et plusieurs autres. La ministre de l’immigration par la loi 71, qu’elle vient de déposer à l’Assemblée Nationale, veut recruter les meilleurs candidats en implantant en ligne un système où des personnes compétentes et intéressées à venir au Québec pourraient faire une « déclaration d’intérêt ». Ainsi une banque de candidatures de personnes qualifiées dans différents domaines de spécialisation pourra être mise sur pied afin que notre gouvernement puisse être en mesure d’inviter les candidats dont il a besoin à soumettre une demande formelle d’immigration. En somme, il s’agit d’aller plus vite pour aider nos entreprises. Si c’est fait sans arrière-pensée et non contre un groupe ou un autre, je crois que c’est une idée pragmatique qui mérite d’être mise en place. 80 000 demandes d’immigration sont actuellement faites parmi lesquelles le Québec en accepte en moyenne 50 000 par an. Qu’il s’organise pour choisir ceux qui répondent d’abord plus précisément aux impératifs du marché et en augmenter le nombre, au fur et à mesure que cela deviendra nécessaire !

Claude Dupras

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Canada

Le crucifix, thème de la prochaine élection québécoise

Posted February 6, 2014 by Claude Dupras

La solidarité des Canadiens-français et la fibre politique que la France leur a léguée constituent les raisons principales de leur présence relativement importante au Canada. De peuple conquis, bafoué, diminué, la nation canadienne-française a trouvé les grands chefs politiques et religieux dont elle avait besoin pour remporter des victoires importantes. Elle a toujours su tirer son épingle du jeu, même quand les règles établies visaient à la contrôler, l’assimiler ou l’angliciser. Le Clergé lui a enseigné la solidarité, ce qui l’a sauvé des jours noirs depuis la conquête et lui a permis de vaincre, de se maintenir et de progresser. Les hommes politiques ont su bénéficier de cette solidarité pour défendre la place du peuple français d’Amérique dans ce grand pays et assurer leur survivance.

De 66 000 Canadiens-français au moment de la conquête, nous sommes, aujourd’hui, plus de 8 millions sur le territoire canadien et cela malgré le départ, à partir de 1861, de milliers d’émigrés Québécois vers les filatures du Nord-Est des USA à cause du manque de travail. Ils y sont restés et ont fondé des familles. En 1930, on évaluait leur nombre à 900 000. On voyait des « Petits Canadas » dans les états du Maine, du Vermont, du Massachusetts, du New Hampshire, du Rhode Island et du Connecticut. Aujourd’hui, leurs descendants se chiffrent à plus de 3 000 000. Mais dans le « melting pot » américain, ils ont perdu leur langue française.

C’est le taux de fécondité élevé, surnommé « la revanche des berceaux », conséquence de la rigide position du Clergé relativement au devoir conjugal et à la famille, encouragé par les nationalistes, qui a permis aux Canadiens-français non seulement de compenser largement pour les exils volontaires de ses enfants mais aussi de contrebalancer, depuis la conquête, le flux de l’immigration anglaise de familles nombreuses. Cette méthode fructueuse démontra, plus que tout autre, la solidarité des Canadiens-français.

De plus, pour tâcher de résorber les effets du manque de travail, le Clergé a encouragé la colonisation pour développer l’agriculture dans de nouvelles régions du Québec, telles la Mauricie, les Bois-Francs, le Saguenay et les Laurentides. Plus tard, la Gaspésie et finalement l’Abitibi. Omniprésent dans la vie des Canadiens-français, il a aussi posé des gestes importants qui ont assuré la protection de leur langue française et de leur religion, par exemple :

. En 1774, Monseigneur Briand, l’évêque de Québec, n’hésite pas une seconde à soutenir la Couronne britannique contre les colonies britanniques américaines qui invitent les Canadiens à s’engager avec elles dans une guerre d’indépendance. Mgr Briand aime la politique de conciliation des Anglais mais redoute surtout le fanatisme anticatholique des américains. Pour défendre la Colonie, une milice canadienne-française est formée en toute hâte et vient gonfler les rangs de l’armée du Gouverneur Carleton qui n’a que 1 500 soldats. Usés par un hiver particulièrement rigoureux, les Américains battent en retraite devant 10,000 hommes fraîchement débarqués d’Angleterre. Le Québec ne fera donc pas partie des futurs États-Unis. Si les Américains avaient gagné, parlerions-nous encore français ? La solidarité prêchée par Mgr Briand a fait la différence.

. En 1788, Monseigneur Hubert constate que dans son grand diocèse les Canadiens-français sont en voie de paupérisation et victimes d’un nombre croissant d’injustices, qu’ils développent une rancœur grandissante contre les Anglais, qu’ils font preuve d’indifférence devant la faible administration anglaise et qu’ils s’insurgent contre la quasi-monopolisation des commerces de la fourrure du Nord-Ouest et du blé par les Anglo-Écossais qui profitent de leur situation pour s’emparer aussi de la richesse foncière. Bouleversé, Mgr Hubert cherche à persuader Carleton mais sa réponse ne le satisfait pas. Appuyé par les siens, il décide de se rendre à Londres et de faire part de ses constatations directement au gouvernement anglais. Devant ce plaidoyer et d’autres, Londres réagit et adopte la troisième constitution du Canada qui divise le pays en deux provinces : Le Haut-Canada et le Bas-Canada, pour tenir compte des préjugés et des coutumes des habitants français et veiller à leur conserver la jouissance de leurs droits civils et religieux. Mgr Hubert a fait ce qu’il avait à faire.

. Vers 1850, Monseigneur Bourget, évêque de Montréal, a l’ambition de faire du catholicisme un instrument capable de résister au pouvoir protestant. Il lance un programme de retraites paroissiales qui opèrent une véritable conversion en profondeur. Il mélange religion et politique. On assiste à un retour en force de la religion catholique. L’évêque encourage aussi les Canadiens français à se lancer à la conquête de l’Ouest du continent. Il affirme : « Le meilleur moyen pour un peuple de conserver sa foi est de la propager au loin ».

. Le 2 mai 1949, Monseigneur Charbonneau, archevêque de Montréal, lance un vibrant appel en faveur des familles éprouvées par la grève de l’amiante : « La classe ouvrière est victime d’une conspiration qui veut son écrasement et quand il y a conspiration pour écraser la classe ouvrière, c’est le devoir de l’Église d’intervenir ». Il réclame de Québec un code de travail qui soit « une formule de paix, de justice et de charité » et demande une quête pour aider les grévistes. Par ailleurs, il appuie la non-confessionnalité dans les œuvres alors que les évêques sont contre. Aux infirmières, il propose une association professionnelle commune alors que les évêques veulent deux associations, une catholique et l’autre protestante. Il fait l’apologie du CCF, le parti socialiste, alors que les évêques croient que l’Église possède une doctrine sociale capable de guérir tous les maux. Devant le manque de Canadiens-français dans le monde des affaires, il propose d’introduire le bilinguisme dans tout l’enseignement de son diocèse. Il prononce de grands discours favorables au nationalisme économique. Il prend beaucoup d’autres positions d’avant-garde avant d’être démis par le pape. Ses idées et ses actions ont fait leur chemin et montré la voie vers le futur aux Canadiens-français.

. Il y a aussi les milliers de maisons d’enseignements des communautés religieuses comme celles des Jésuites, des Frères des Écoles Chrétiennes, des sœurs Sainte-Croix, des sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie et tellement d’autres qui ont su éduquer une grand nombre de Québécoises et Québécois en leur enseignant les cours élémentaire, secondaire, classique ou scientifique et qui ont produit des femmes et des hommes qui sont devenus dirigeants de la nation et d’entreprises de toutes sortes. Sur cette base solide s’est bâti le système d’éducation d’aujourd’hui. Il en fut de même dans le domaine hospitalier et d’autres.

Tout ce qui précède n’est qu’un très bref aperçu de l’histoire du Québec et de l’importance du Clergé et de l’église catholique dans son cheminement. Le crucifix accroché au mur de l’Assemblée Nationale au-dessus du siège du président a été placé là, en 1956, pour marquer le passé religieux et historique du Québec.

Il semble de plus en plus probable que le Québec sera en élection générale bientôt. La premier ministre Pauline Marois a le vent dans les voiles et vise à changer sa minorité parlementaire en une forte majorité. Les deux derniers sondages, favorables à son parti et à sa personne, la motivent à profiter de la situation. D’autant plus que son projet de charte sur « les valeurs québécoises » ou « la laïcité », on ne sait plus comment le nommer, visant à défendre tous signes religieux ostentatoires portés par les employés du gouvernement, attire un nombre important de Québécoises et Québécois.

Le débat sur la charte expose clairement la profonde division qu’elle crée chez les Québécois. On est pour ou on est contre, on n’est pas entre les deux. Le seul groupe uni à 90% (mon évaluation) pour la charte est celui des séparatistes. Pour eux, ce n’est pas son contenu qui compte mais le fait qu’elle plait à une majorité de l’électorat francophone. Ils y voient l’argument capable de rallier au Parti Québécois (PQ) les circonscriptions électorales actuellement entre les mains des autres partis politiques afin que leur parti puisse imposer un autre référendum sur la séparation du Québec de l’ensemble canadien.

Aujourd’hui, le PQ, au nom de la laïcité, veut décrocher le crucifix de l’Assemblée nationale et le placer dans une pièce voisine qui n’a aucun rapport avec l’Assemblée Nationale malgré qu’il ait été une valeur québécoise importante depuis la découverte du Canada. De son côté, l’opposition libérale, qui favorise aussi la laïcité, veut maintenir le crucifix à sa place actuelle. S’il y a élection, cela deviendra possiblement un des thèmes de la campagne électorale. Croyez-le ou non !

Pourtant la devise du Québec est : Je me souviens !

Claude Dupras

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