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General

In absence of GSP, Rory MacDonald ready to make welterweight mark

Posted April 18, 2014 by The Canadian Press

Georges St-Pierre’s departure from the welterweight scene, temporary or otherwise, changed the playing field for everyone in the UFC’s 170-pound weight class. None more so than Rory (Ares) MacDonald. The 24-year-old can finally chase the title unencumbered. MacDonald, ranked No. […]

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OUI, à Philippe Couillard

Posted April 5, 2014 by Claude Dupras

La campagne électorale pour l’élection québécoise du 7 avril est particulière si on la compare avec celles du passé. C’est une des plus dures et plus « sales » de toutes celles que j’ai suivies dans ma vie, tout niveau politique confondu.

Déclenchée par opportunisme, le Parti Québécois (PQ) voulant profiter de l’appui majoritaire à la Charte « des valeurs » exprimé par les francophones, elle est devenue un enfer pour la PM Marois. Rien ne s’est déroulé comme elle, ses conseillers et ses faiseurs d’images l’avaient planifié. Un vrai désastre. Cela m’a surpris, puisqu’avant l’élection ils avaient la main heureuse avec leurs tactiques.

Aujourd’hui, le doute s’est emparé de la machine péquiste et elle grinche de partout. Marois est nerveuse, les ministres sont inquiets et tous, à tour de rôle, disent n’importe quoi pour chercher à s’en sortir et rallier plus d’électeurs.

Malgré cela, il est difficile de prédire le gagnant même si le parti libéral (PLQ) obtient ce matin dans le sondage Léger une avance importante : PLQ 38% PQ 29 % ACQ 23% QS 9%.

L’appui des non-francophones au PLQ est de 71%. C’est très fort mais il est, en bonne partie, concentré dans 45 comtés. Quant aux francophones, majoritaires dans 80 comtés, ils sont partagés entre les partis : PLQ 29%, PQ 35%, CAQ 27% et QS 8%.

Cette situation me fait penser à l’élection surprise de Daniel Johnson, père, en 1966, pour lequel j’avais été l’un de ses jeunes organisateurs. Chef de l’Union Nationale (UN), Johnson combattait l’« équipe du tonnerre » de Jean Lesage, celle qui faisait la révolution tranquille depuis 1960. Johnson avait perdu l’élection précédente à cause du « scandale des faux-certificats » mais avait pu, par la suite, démontrer qu’il fut une manigance du parti libéral. À l’élection de 1966, l’Union Nationale obtint 40,82% des votes et les libéraux 47,29%. Mais il avait fait élire 56 députés contre les 50 de Lesage, et Johnson devint premier ministre au Québec. Le vote non-francophone était alors concentré dans l’ouest de Montréal, les Cantons de l’Est et la région de l’Outaouais.

La différence avec 1966 réside dans le fait que depuis quelques années les anglophones se sont dispersés dans la région Montréalaise. Ainsi, dans le comté péquiste de Crémazie, les anglophones représentent actuellement 28% de la population, dans les comtés de Laval on en compte jusqu’à 35%. Et, comme ils ont ressenti être particulièrement visés par la Charte, il est fort probable qu’ils réagiront en votant massivement libéral.

Le chef libéral Philippe Couillard est en meilleure posture qu’au début de la campagne. Hier, curieux et voulant mieux le connaître, j’ai assisté à sa réunion de St-Jérôme. Je l’ai trouvé calme, respectueux, racé et dégageant un charisme certain. Il s’est exprimé clairement et a bien énoncé les principaux points de sa plateforme électorale. Il veut maintenir des relations cordiales avec le gouvernement canadien et ceux des autres provinces tout en faisant respecter les droits du Québec. Il a réaffirmé que la base identitaire des Québécois est la langue française et qu’il allait tout faire pour la renforcer et la protéger. Il proposera une charte qui tiendra compte des libertés individuelles et de nos valeurs de justice sociale. Il veut mettre sur pied, partout au Québec, des cliniques médicales avec services de Rayon-X et autres, auxquels les québécois auront accès gratuitement avec leur carte-soleil, pour dégager les urgences qui actuellement imposent une attente interminable aux malades avant de pouvoir être traités par un médecin ou une infirmière. J’ai été impressionné par son positivisme et son réalisme politique.

De l’avis des observateurs avertis, Pauline Marois a perdu le contrôle de sa campagne dès le début et cherche depuis, sans succès, à reprendre la pole. Sa position sur la tenue d’un nouveau référendum n’a pas été convaincante et ses promesses farfelues des derniers jours de baisses d’impôts dont il n’a jamais été question dans le dernier budget, ni dans le programme péquiste, ont nui considérablement à sa crédibilité. Elle est devenue un handicap pour son parti.

François Legault, chef de l’ADQ, a fait une campagne du tonnerre. Il a gagné les débats et n’a cessé d’être positif et d’enthousiasmer son équipe. Ce parti, qui flirtait avec sa disparition, a repris du poil de la bête en récupérant ses appuis de la dernière élection. Sa poussée de fin de campagne, aujourd’hui et demain, peut réserver des surprises.

Le petit parti Québec Solidaire a été vrai avec lui-même et maintiendra ses appuis. On dit même qu’il pourra faire élire un troisième député à Montréal.

Mon blog à la veille de la dernière élection de 2012, s’intitulait « Tout, sauf le parti Québécois ». Et je crois avoir eu raison, puisqu’élu, le PQ n’a fait que diviser les Québécois. Pour accroître sa popularité, il a cherché à profiter du sentiment de crainte de plusieurs Québécois francophones envers les immigrants et particulièrement ceux du Maghreb qui sont devenus le plus important groupe d’immigrés au Québec. Le Parti Québécois, qui avait moussé leur venue chez nous à cause de leur capacité de parler le français, les trahit aujourd’hui à cause de leur religion musulmane. Ils voteront probablement en très grand nombre pour le parti libéral.

Je n’ai jamais été libéral. J’étais un « bleu ». Malgré que je ne sois pas séparatiste ni socialiste, j’ai voté une fois pour le « bon gouvernement » de René Lévesque et une autre fois pour le Nouveau Parti Démocratique du « bon Jack ». Avec le temps, la partisannerie politique m’a quitté et je cherche à voter pour celui ou celle qui peut le mieux répondre, selon moi, aux besoins du moment et du futur.

À cette élection, je voterai pour Philippe Couillard. Il me semble être l’homme du jour. Il a recruté une très bonne équipe de nouveaux candidats bien qualifiés, compétents, particulièrement en économie, en éducation et en santé. Avec lui, je crois que le Québec sera entre bonnes mains et que les Québécois oublieront vite ces divisions malsaines qui ont brouillé notre société, pour aller de l’avant.

Quant au Parti Québécois, j’espère qu’il retournera à sa table de travail et mettra de côté son obsession de tenir un nouveau référendum, pour devenir un parti politique capable de servir l’ensemble des Québécois. Nous avons besoin d’un bon parti nationaliste réaliste qui sait défendre les vraies valeurs.

Claude Dupras

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Baseball

Appropriately bittersweet

Posted March 27, 2014 by Ted Bird

     The tireless efforts of a dedicated band of volunteers come together this weekend when major league baseball returns to Montreal, however fleetingly.     The 1994 Expos will be honoured at a gala dinner cele…

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Canada

Le crucifix, thème de la prochaine élection québécoise

Posted February 6, 2014 by Claude Dupras

La solidarité des Canadiens-français et la fibre politique que la France leur a léguée constituent les raisons principales de leur présence relativement importante au Canada. De peuple conquis, bafoué, diminué, la nation canadienne-française a trouvé les grands chefs politiques et religieux dont elle avait besoin pour remporter des victoires importantes. Elle a toujours su tirer son épingle du jeu, même quand les règles établies visaient à la contrôler, l’assimiler ou l’angliciser. Le Clergé lui a enseigné la solidarité, ce qui l’a sauvé des jours noirs depuis la conquête et lui a permis de vaincre, de se maintenir et de progresser. Les hommes politiques ont su bénéficier de cette solidarité pour défendre la place du peuple français d’Amérique dans ce grand pays et assurer leur survivance.

De 66 000 Canadiens-français au moment de la conquête, nous sommes, aujourd’hui, plus de 8 millions sur le territoire canadien et cela malgré le départ, à partir de 1861, de milliers d’émigrés Québécois vers les filatures du Nord-Est des USA à cause du manque de travail. Ils y sont restés et ont fondé des familles. En 1930, on évaluait leur nombre à 900 000. On voyait des « Petits Canadas » dans les états du Maine, du Vermont, du Massachusetts, du New Hampshire, du Rhode Island et du Connecticut. Aujourd’hui, leurs descendants se chiffrent à plus de 3 000 000. Mais dans le « melting pot » américain, ils ont perdu leur langue française.

C’est le taux de fécondité élevé, surnommé « la revanche des berceaux », conséquence de la rigide position du Clergé relativement au devoir conjugal et à la famille, encouragé par les nationalistes, qui a permis aux Canadiens-français non seulement de compenser largement pour les exils volontaires de ses enfants mais aussi de contrebalancer, depuis la conquête, le flux de l’immigration anglaise de familles nombreuses. Cette méthode fructueuse démontra, plus que tout autre, la solidarité des Canadiens-français.

De plus, pour tâcher de résorber les effets du manque de travail, le Clergé a encouragé la colonisation pour développer l’agriculture dans de nouvelles régions du Québec, telles la Mauricie, les Bois-Francs, le Saguenay et les Laurentides. Plus tard, la Gaspésie et finalement l’Abitibi. Omniprésent dans la vie des Canadiens-français, il a aussi posé des gestes importants qui ont assuré la protection de leur langue française et de leur religion, par exemple :

. En 1774, Monseigneur Briand, l’évêque de Québec, n’hésite pas une seconde à soutenir la Couronne britannique contre les colonies britanniques américaines qui invitent les Canadiens à s’engager avec elles dans une guerre d’indépendance. Mgr Briand aime la politique de conciliation des Anglais mais redoute surtout le fanatisme anticatholique des américains. Pour défendre la Colonie, une milice canadienne-française est formée en toute hâte et vient gonfler les rangs de l’armée du Gouverneur Carleton qui n’a que 1 500 soldats. Usés par un hiver particulièrement rigoureux, les Américains battent en retraite devant 10,000 hommes fraîchement débarqués d’Angleterre. Le Québec ne fera donc pas partie des futurs États-Unis. Si les Américains avaient gagné, parlerions-nous encore français ? La solidarité prêchée par Mgr Briand a fait la différence.

. En 1788, Monseigneur Hubert constate que dans son grand diocèse les Canadiens-français sont en voie de paupérisation et victimes d’un nombre croissant d’injustices, qu’ils développent une rancœur grandissante contre les Anglais, qu’ils font preuve d’indifférence devant la faible administration anglaise et qu’ils s’insurgent contre la quasi-monopolisation des commerces de la fourrure du Nord-Ouest et du blé par les Anglo-Écossais qui profitent de leur situation pour s’emparer aussi de la richesse foncière. Bouleversé, Mgr Hubert cherche à persuader Carleton mais sa réponse ne le satisfait pas. Appuyé par les siens, il décide de se rendre à Londres et de faire part de ses constatations directement au gouvernement anglais. Devant ce plaidoyer et d’autres, Londres réagit et adopte la troisième constitution du Canada qui divise le pays en deux provinces : Le Haut-Canada et le Bas-Canada, pour tenir compte des préjugés et des coutumes des habitants français et veiller à leur conserver la jouissance de leurs droits civils et religieux. Mgr Hubert a fait ce qu’il avait à faire.

. Vers 1850, Monseigneur Bourget, évêque de Montréal, a l’ambition de faire du catholicisme un instrument capable de résister au pouvoir protestant. Il lance un programme de retraites paroissiales qui opèrent une véritable conversion en profondeur. Il mélange religion et politique. On assiste à un retour en force de la religion catholique. L’évêque encourage aussi les Canadiens français à se lancer à la conquête de l’Ouest du continent. Il affirme : « Le meilleur moyen pour un peuple de conserver sa foi est de la propager au loin ».

. Le 2 mai 1949, Monseigneur Charbonneau, archevêque de Montréal, lance un vibrant appel en faveur des familles éprouvées par la grève de l’amiante : « La classe ouvrière est victime d’une conspiration qui veut son écrasement et quand il y a conspiration pour écraser la classe ouvrière, c’est le devoir de l’Église d’intervenir ». Il réclame de Québec un code de travail qui soit « une formule de paix, de justice et de charité » et demande une quête pour aider les grévistes. Par ailleurs, il appuie la non-confessionnalité dans les œuvres alors que les évêques sont contre. Aux infirmières, il propose une association professionnelle commune alors que les évêques veulent deux associations, une catholique et l’autre protestante. Il fait l’apologie du CCF, le parti socialiste, alors que les évêques croient que l’Église possède une doctrine sociale capable de guérir tous les maux. Devant le manque de Canadiens-français dans le monde des affaires, il propose d’introduire le bilinguisme dans tout l’enseignement de son diocèse. Il prononce de grands discours favorables au nationalisme économique. Il prend beaucoup d’autres positions d’avant-garde avant d’être démis par le pape. Ses idées et ses actions ont fait leur chemin et montré la voie vers le futur aux Canadiens-français.

. Il y a aussi les milliers de maisons d’enseignements des communautés religieuses comme celles des Jésuites, des Frères des Écoles Chrétiennes, des sœurs Sainte-Croix, des sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie et tellement d’autres qui ont su éduquer une grand nombre de Québécoises et Québécois en leur enseignant les cours élémentaire, secondaire, classique ou scientifique et qui ont produit des femmes et des hommes qui sont devenus dirigeants de la nation et d’entreprises de toutes sortes. Sur cette base solide s’est bâti le système d’éducation d’aujourd’hui. Il en fut de même dans le domaine hospitalier et d’autres.

Tout ce qui précède n’est qu’un très bref aperçu de l’histoire du Québec et de l’importance du Clergé et de l’église catholique dans son cheminement. Le crucifix accroché au mur de l’Assemblée Nationale au-dessus du siège du président a été placé là, en 1956, pour marquer le passé religieux et historique du Québec.

Il semble de plus en plus probable que le Québec sera en élection générale bientôt. La premier ministre Pauline Marois a le vent dans les voiles et vise à changer sa minorité parlementaire en une forte majorité. Les deux derniers sondages, favorables à son parti et à sa personne, la motivent à profiter de la situation. D’autant plus que son projet de charte sur « les valeurs québécoises » ou « la laïcité », on ne sait plus comment le nommer, visant à défendre tous signes religieux ostentatoires portés par les employés du gouvernement, attire un nombre important de Québécoises et Québécois.

Le débat sur la charte expose clairement la profonde division qu’elle crée chez les Québécois. On est pour ou on est contre, on n’est pas entre les deux. Le seul groupe uni à 90% (mon évaluation) pour la charte est celui des séparatistes. Pour eux, ce n’est pas son contenu qui compte mais le fait qu’elle plait à une majorité de l’électorat francophone. Ils y voient l’argument capable de rallier au Parti Québécois (PQ) les circonscriptions électorales actuellement entre les mains des autres partis politiques afin que leur parti puisse imposer un autre référendum sur la séparation du Québec de l’ensemble canadien.

Aujourd’hui, le PQ, au nom de la laïcité, veut décrocher le crucifix de l’Assemblée nationale et le placer dans une pièce voisine qui n’a aucun rapport avec l’Assemblée Nationale malgré qu’il ait été une valeur québécoise importante depuis la découverte du Canada. De son côté, l’opposition libérale, qui favorise aussi la laïcité, veut maintenir le crucifix à sa place actuelle. S’il y a élection, cela deviendra possiblement un des thèmes de la campagne électorale. Croyez-le ou non !

Pourtant la devise du Québec est : Je me souviens !

Claude Dupras

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Why Bixi ran into trouble

Posted January 20, 2014 by Michael Friscolanti

It piled on a mountain of debt to expand

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Geronimo Stilton en famille: soirée magique au Royaume de la fantaisie

Posted December 21, 2013 by Martine Gingras

Tout a commencé avec un livre croisé sur un rayon de la bibliothèque l’an dernier. Un gros livre. Ma «grande», le regardait avec convoitise: Geronimo Stilton faisait parler de lui à l’école, pour ses livres «qui puent et qui sentent … Suite

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Canada

Un nouveau pont Champlain, pourquoi pas deux ?

Posted December 3, 2013 by Claude Dupras

L’annonce de la construction d’un nouveau pont Champlain reliant Montréal à la rive-sud, en enjambant le fleuve et la voie maritime du St-Laurent, est une bonne nouvelle. Le pont existant, construit il y a à peine 50 ans, sera démoli. C’est incompréhensible et scandaleux. Comment accepter qu’une œuvre de génie si importante ait été si mal conçue et bâtie. Quelles en sont les raisons et qui est responsable? Allons-nous simplement laisser passer sans savoir où a été l’erreur ? J’espère que non.

Les études de circulation actuelles du ministère du transport démontrent clairement que l’augmentation exponentielle du nombre d’automobiles a créé une congestion quasi-permanente sur le pont Champlain actuel, et les projections futures ne font qu’empirer le problème. Il est clair depuis longtemps qu’il faut un nouveau pont avec une capacité plus grande et que ce n’est pas seulement les poutres décadentes du pont actuel et les réparations qu’elles exigent qui le rendent désuet mais aussi la congestion automobile croissante qui le rend de jour en jour de plus en plus inaccessible.

Nous voulons un nouveau pont solide et efficace. Nous le voulons beau parce qu’il est l’entrée de Montréal où passent les Américains qui viennent visiter le Québec et l’est du Canada. Le gouvernement canadien a compris et c’est pourquoi, il a choisi, pour ce faire, l’architecte danois Poul Ove Jensen, 76 ans, de réputation internationale en construction de ponts. Ce dernier a été le designer, entre autres, de l’imposant pont Stonecutters à Hong Kong. Il travaillera avec le groupe d’ingénieurs britanniques en construction ARUP, 19e au monde, spécialiste de projets en Partenariat-Privé-Public. Cette firme a réalisé dans les années récentes l’autoroute A30 et le pont sur le canal Beauharnois. Je suis surpris que ces architectes et ingénieurs aient obtenu, sans soumission, le contrat de cet important projet sous le nez des firmes québécoises d’ingénierie qui comptent parmi les plus importantes du monde, dont Lavalin, 9e au monde, Genivar, 16e au monde et le groupe américain Aecom, installé à Montréal, 4e au monde.

Les seuls professionnels canadiens de construction impliqués dans le design du projet, seront les architectes de la firme montréalaise Provencher Roy, qui assistera l’architecte Jensen. Même si une très bonne équipe a été rassemblée et qu’elle a réalisé dans le passé d’importants projets, elle n’est pas la seule au monde capable de rendre de tels services. Cette méthodologie de nomination directe par le fédéral est, de nos temps, surprenante et frise l’inacceptable. Le ministre Lebel la justifie par le manque de temps, le pont devant être terminé pour 2018. Pourtant, le ministre fédéral des Transports Strahl disait en 2011 qu’il fallait remplacer le pont Champlain dans 10 ans. Qu’a fait le gouvernement depuis ? Alors que normalement on cherche à élargir la recherche de solutions possibles en mettant en compétition des bureaux d’études et d’architectes et que l’on sait que cette période est longue pourquoi n’a-t-il pas lancé alors un appel international d’offres ? Le fait que le fédéral ait « by-passé » cette étape importante fait en sorte que les architectes, ingénieurs et constructeurs québécois et canadiens n’auront pas eu l’opportunité de présenter leurs propositions et leurs équipes. Pourquoi ?

Ce qui exige beaucoup de temps dans la construction d’un nouveau pont, c’est la décision gouvernementale, le choix du projet, l’accord du public et les approbations des plans et devis par les organismes de règlements et de surveillance environnementale. Ce ne sera pas le cas pour le nouveau pont Champlain puisque nous sommes tous embarqués dans le même bateau ! On n’a pas le choix ! Tout le monde doit mettre l’épaule à la roue et l’urgence dictera la vitesse du design, des approbations et de la construction.

Quant aux difficultés techniques, elles ne sont pas extraordinaires puisqu’on connait bien le fleuve, le courant d’eau, les exigences de la canalisation du Saint-Laurent, les vents, les glaces, les propriétés du sol et les conditions climatiques et sismiques. Même si le projet est important, ce n’est pas un ouvrage de dimensions exceptionnelles qui soulève de nombreuses difficultés de réalisation, si on le compare à d’autres. La détermination du tracé sera vite faite. Les besoins des municipalités riveraines de la rive-sud sont bien connus et celles-ci seront desservies de façon satisfaisante sans qu’il y ait un fort impact sur leur milieu bâti ou projeté. Les options seront peu nombreuses. Tout ça, pour dire que les conditions locales et les contraintes connues ne seront pas des embûches aux architectes et ingénieurs pour déterminer les caractéristiques définitives du projet et leur permettre de produire rapidement les rapports et esquisses d’une proposition finale.

Le gouvernement du Canada n’est propriétaire au pays que de 5 ponts, soient le Jacques-Cartier, le Champlain, la partie fédérale de l’Honoré-Mercier, l’international de Cornwall et l’international de Sault-Ste-Marie. C’est la raison pour laquelle il défend sa décision de rendre payant le passage sur le nouveau pont Champlain, car il dit vouloir être juste envers les autres provinces qui n’ont pas de telles infrastructures. Oui, le Québec et l’Ontario ont le fleuve, mais l’Ouest a le blé qu’Ottawa finance en partie. Les maires de Montréal et de la Rive-Sud ainsi que la PM Pauline Marois ont réclamé, en unisson, un passage gratuit pour les automobilistes. Ils prétextent qu’un péage sur un pont entraînera le péage sur tous les ponts du fleuve. Je ne crois pas que cet argument soit suffisamment fort pour convaincre le PM Harper puisque le péage sur le nouveau pont de l’autoroute 125 n’a pas entraîné le péage sur tous les ponts de la rive nord. Je crains que la bataille soit perdue d’avance, mais j’encourage les élus à continuer leur campagne de persuasion du PM canadien en utilisant de nouveaux arguments, tel le blé de l’Ouest.

Quant aux estimés de coûts, le ministre Lebel a assuré qu’ils seront respectés. Cela veut dire quoi ? Sur quelle base déterminera-t-il qu’ils le seront ? Si on se fie à l’ordre de grandeur des coûts à ce jour, évalués 3 à 5 milliards, il y aura sûrement des économies car ces chiffres n’ont aucun sens et sont exagérément élevés si on les compare aux coûts de projets similaires dans le monde. Le budget qui fera partie des études préliminaires nous permettra de suivre l’évolution des coûts du projet pour nous assurer qu’ils ne dépasseront pas ceux estimés par les professionnels et acceptés par les ingénieurs du gouvernement.

Le nouveau pont Champlain est un projet d’utilité publique et sa réalisation doit être menée rondement et bien.

Qu’arrivera-t-il du vieux pont Champlain lorsque le nouveau sera ouvert à la circulation? On parle de le démolir. Est-ce une bonne solution ? Nous savons tous que le problème du pont actuel vient des poutres qui sont appuyées sur les piliers profondément ancrés dans le sol du fleuve. Il semble que les piliers soient bon, tout comme la superstructure d’acier au-dessus de la voie maritime. En réalité, si toutes les poutres étaient remplacées, le pont Champlain réparé pourrait être utilisé encore de nombreuses années. Évidemment, si on exécute de tels travaux, le pont sera fermé à la circulation durant une année ou deux. Ce qui est impensable et inacceptable si on n’a pas un nouveau pont. De plus, la capacité-automobile du pont réparé sera toujours insuffisante et le problème de la congestion croissante ne serait pas réglé.

Selon ce qu’on nous dit, le nouveau pont règlera tous les problèmes de circulation pour tous les automobilistes, les camionneurs, le transport en commun. Elle sera fluide. Il sera plus gros, aura plus de voies de circulation dans les deux sens, des voies réservées aux autobus, au covoiturage, une ligne de train léger sur rails dans les deux sens. Tout ça en fera un pont qui coûtera cher.

Mais si on faisait deux ponts. Un pour les automobilistes. Un autre pour le transport en commun, les camions et le métro. Et cela en réparant le pont actuel. Voici un scénario imaginable : On maintient le pont actuel en bonne condition pour la circulation. On bâtit un nouveau pont Champlain plus petit que celui imaginé par le gouvernement et qui sera dédié éventuellement exclusivement aux automobilistes. Une fois terminé et ouvert à la circulation, on ferme le pont existant et on entreprend de le transformer rapidement en un pont dédié éventuellement exclusivement aux autobus, au camionnage et au métro. En remplaçant toutes les poutres et le tablier actuel par de nouveaux éléments qui tiennent compte de la nouvelle utilisation, il deviendra moins large, moins lourd et pourra être assis sur les piliers existants capables de tenir beaucoup plus de poids. Cette transformation pourrait se faire en moins d’un an puisque tout pourra être fabriqué et préparé pour installation pendant la période de construction du nouveau pont.

Je me rappelle le pont Champlain à ses débuts lors de l’expo 67. On y circulait facilement, rapidement. Même le péage manuel ne nous ralentissait pas vraiment. Cinquante ans plus tard, on voit le résultat du « boom » qui a éclaté depuis. Il y a des autos partout. On ne cesse de moderniser les autoroutes, bâtir des ronds points géants, etc.. La Rive sud a explosé. Brossard, Candiac, Laprairie et toutes les autres villes et villages autour ont été développés et on y trouve une quantité inimaginable, depuis quelques années, de maisons de grande qualité, d’édifices à condos, de centres commerciaux, et ça n’arrête pas. On peine même à s’y retrouver. Si le nouveau pont Champlain doit durer 100 ans, comme dit le ministre, que seront la Rive sud et Montréal dans 25, 50 et même 100 ans. Aujourd’hui, par exemple, à Montréal se construisent au moins quatre tours de 40 à 50 étages pour condos au centre-ville. Montréal explose dans toutes les directions.

Il me semble clair qu’ajouter une ou deux voies dans les deux directions pour le pont Champlain ne sera pas suffisant dans 50 ans et encore moins dans 100 ans. La population de la Rive-sud croîtra exceptionnellement rapidement à cause de toutes les familles qui s’y installent.

Un éventuel métro rapide, souterrain et en surface, pourrait permettre aux gens de ce grand territoire d’y circuler rapidement et aussi d’entrer à Montréal. Le métro de Montréal et celui de la Rive-sud pourraient être reliés et le passage serait sur le vieux pont Champlain rénové. Dans un premier temps, une première station reliée au métro de Montréal pourrait être installée à Brossard. Et si on se fie à ce que l’on constate à la station-Longueuil, on comprendra qu’une station-Brossard deviendra très populaire et qu’elle éliminera un très grand nombre d’autos sur le pont nouveau.

Depuis ma jeunesse, j’ai été témoin du développement de Montréal et de ses couronnes nord et sud et c’est pourquoi je pense que le design du nouveau pont Champlain doit tenir compte des études de l’évolution démographique de la région montréalaise et des services à rendre aux citoyens et citoyennes dans le futur.

Claude Dupras

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De vrais partis politiques municipaux au Québec

Posted November 10, 2013 by Claude Dupras

Le gouvernement de Pauline Marois veut changer le mode de financement des campagnes électorales municipales au Québec. Il y voit là un moyen pour réduire la corruption et réformer les mœurs électorales.

À cette fin, le ministre des Affaires Municipales vient de déposer en chambre un projet transitoire pour corriger, à court terme, cette situation. Un projet de loi permanent viendra plus tard après des consultations sur tous les aspects de cette question. Il propose, dans un premier temps, de diminuer les contributions maximale, d’un électeur aux partis municipaux, de 300 $ à 100 $ durant les années non-électorales et à 200 $ lors de l’année de l’élection. Et, pour compenser la diminution de revenus des partis, il déterminera un financement public à leur être verser, qui devra être payé par les villes, sur une base annuelle.

Si on se rapporte à la dernière élection municipale, il n’y avait qu’un parti municipal sur les rangs, celui de Projet Montréal. Le parti Vision Montréal, endetté jusqu’au cou, a fait une alliance avec l’homme d’affaires Marcel Côté et ils ont créé une équipe du nom de Coalition Montréal. L’équipe de Denis Coderre n’était pas un parti mais un regroupement d’individus dont d’ex-conseillers d’Union-Montréal. Celle de Mélanie Joly était incomplète et composée de nouveaux candidats et candidates.

Le gouvernement devra définir clairement ce qu’est un vrai parti politique. À mon avis, un parti devra avoir une constitution, des membres avec cartes, un conseil d’administration élu par les membres, un président, une commission politique, un bureau de recherches, et autres comités. Il devra tenir des réunions sur une base régulière, une assemblée générale annuelle des membres pour choisir démocratiquement les dirigeants et voter sur les politiques proposées, etc… en somme tout ce que requiert une vraie structure démocratique d’un parti sérieux afin de mériter d’être financé par la ville. Il ne s’agit pas, de toute évidence, d’un parti comme celui du maire déchu de Laval, le PRO des Lavallois.

Qu’arrivera-t-il des autres candidats qui veulent se présenter en équipe ou comme indépendants. Entre les élections, ils ne pourront recevoir de contributions de la ville. Cela les motivera peut-être à joindre un des partis municipaux ou à en créer un nouveau. Une bonne chose. Par contre, chaque conseiller indépendant devrait avoir accès au budget de recherches et tous les conseillers devraient avoir droit à un budget de soutien (informatique…).

« Projet Montréal » est le seul vrai parti politique démocratique de la métropole. Son fondateur et chef, Richard Bergeron quittera son poste suite à une troisième défaite à la mairie. Cette nouvelle m’attriste car je la trouve injuste. Voilà un urbaniste qui aime Montréal et qui a bâti un parti politique sérieux avec une constitution, des membres-militants, un programme politique défini par ses membres et qui prend de plus en plus racine dans le territoire de la ville. Il a doublé le nombre de ses élus et est devenu le parti de l’opposition au conseil de ville. Il a les idées, les membres mais n’a pas pu éviter les images et les illusions créées par ses adversaires qui offraient, en réalité, beaucoup moins que lui.

Je ne partage pas l’argument du maire Coderre qui affirme que la présence de partis politiques dans la vie municipale de Montréal n’est pas justifiée puisque la ville n’est pas un corps législatif mais simplement une administration. Le gouvernement municipal sert tous les gens de la ville. Il se doit d’être près d’eux et comprendre leurs préoccupations. Il est important que leurs doléances, leurs avis et leurs suggestions soient entendus. Et cela, non seulement en période électorale, mais à l’année longue. Un administrateur doit bien connaître les problèmes et les opinions de ses administrés !

La dernière élection a démontré que les Montréalais ne se sentent pas impliqués dans les affaires de leur ville puisque seulement 40% des électeurs éligibles se sont présentés aux bureaux du scrutin. Et cela malgré un battage médiatique sans pareil qui a fait en sorte que les candidats ont eu une présence presque constante sur les ondes de nos appareils électroniques et dans les médias sociaux. Il est temps que ça change !

Seuls des partis politiques bien organisés, constamment présents dans la vie municipale, peuvent motiver les citoyens à se joindre à eux comme membres ou à participer à leurs séances publiques visant à informer et écouter les citoyens qui y sont invités. Si Projet Montréal l’a fait, d’autres peuvent le faire.

Voilà, pourquoi j’aime l’idée du ministre des Affaires Municipales de vouloir financer les partis politiques municipaux. L’« Union des Municipalités du Québec » s’y oppose et cela se comprend car la très grande majorité de ses dirigeants ne sont pas membres de vrais partis politiques municipaux. Ils craignent que la nouvelle loi favorise la création de partis à cause du financement disponible. Si c’est cela, tant mieux, car ce qui compte c’est la présence de ces partis politiques municipaux dans chacune des municipalités du Québec. Ils deviendront des outils de la démocratie municipale et le résultat sera une participation plus grande des Québécois dans les affaires de leurs villes ou villages.

À Montréal, cela se traduira par une sensibilité accrue des Montréalais et Montréalaises envers les besoins de leurs concitoyens et l’administration de leur ville. Ce ne sera pas un luxe !

Claude Dupras

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Non à Union-Montréal: une bouffée d’air frais !

Posted November 2, 2013 by Claude Dupras

La campagne électorale pour l’élection municipale de Montréal du 3 novembre arrive à sa fin. Nous avons eu droit à une longue compétition chaudement disputée par quatre bons candidats. Denis Coderre, Mélanie Joly, Richard Bergeron et Marcel Côté ont fait du bon travail et méritent reconnaissance. Dans l’atmosphère malsaine de corruption qui a enveloppé l’administration montréalaise durant les derniers mandats, il faut reconnaître que ce ne fut pas facile pour eux.

Maintenant, c’est à chaque électeur montréalais de réfléchir à tout ce qu’il a entendu, de peser et soupeser chaque argument, chaque situation et d’évaluer chacun des candidats face à la tâche de maire de Montréal. En ce moment particulier de la vie de Montréal, tous les votes revêtent un caractère d’importance capitale. J’espère qu’un pourcentage-record de Montréalaises et Montréalais iront aux bureaux du scrutin pour bien exprimer leur opinion. Allez, tout le monde aux urnes… Montréal crie au secours !

Ils doivent aussi voter pour les conseillers municipaux. Normalement, en politique municipale, une majorité d’électeurs choisit les conseillers membres de l’équipe de leur candidat préféré à la mairie. Rarement, un conseiller est élu grâce à ses propres mérites mais, presque toujours, à cause de la popularité du chef de son équipe. C’était comme cela du temps des maires Drapeau, Bourque et Tremblay, mais dimanche prochain, il devient primordial que ce soit différent.

La Commission Charbonneau nous a démontré que le parti Union-Montréal a implanté à Montréal un régime de corruption sans pareil, de la tête jusqu’aux petits fonctionnaires. Il a ramassé pour sa caisse électorale des sommes faramineuses de façon illégale. Il a fait grimper honteusement les coûts aux contribuables. Le maire a dû démissionner suite aux incroyables révélations du patronage éhonté, de tricheries, de vol…, et j’en passe, exercés par les principaux dirigeants de son parti qui font face aujourd’hui aux tribunaux de justice.

À mon avis, on ne peut voter pour les conseillers sortant-de-charge issus du parti Union-Montréal passé. Plus d’une vingtaine font partie de l’équipe Denis Coderre et huit autres de celle de Marcel Côté. Ils doivent être tous rejetés. Ils se disent « blanc comme neige » et « accusés par association ». Mais ils veulent nous faire oublier que l’argent sale de leur ancien parti a été utilisé lors d’élections passées pour les faire élire et réélire. Les 23 mai 2013, j’écrivais dans mon blog « que plusieurs conseillers municipaux sortant-de-charge s’allient avec le favori des sondages. Non pas pour des raisons politiques importantes mais simplement pour protéger leur avenir personnel, leur revenu et leur pension future ».

Ces ex-conseillers d’Union-Montréal ont fait leur temps. Qu’ils décampent avec leurs sous pour laisser la place à de nouveaux venus capables de bien diriger Montréal ! Notre belle ville a besoin d’une vraie grande bouffée d’air frais !

Claude Dupras

Ps. Ce blog n’est pas un plaidoyer anti-Denis Coderre ni anti-Marcel Côté. Ni un plaidoyer en faveur de l’un de leurs adversaires. Je ne leur en tiens pas rigueur d’avoir accepté l’appui des ex-conseillers d’Union-Montréal. Ce sont deux individus que je connais et j’ai la conviction que si un ou l’autre est élu qu’il deviendra un très bon maire pour Montréal.

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