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"The Pulse of Canada "


 
 

 
Canada

La fête de notre Canada

Posted June 30, 2014 by Claude Dupras

Comme toujours en ce 1er juillet, nous célébrons la fête du Canada. Ce merveilleux pays qu’est le nôtre fait l’envie de la très grande majorité des citoyens de la planète comme nous le constatons tous lorsque nous visitons les pays du monde.

Le Canada est grand. Il est beau. Il est riche. Il est au top de toutes les statistiques de l’OCDE en rapport avec la qualité de vie, les soins de santé, l’éducation, le PIB, etc… Quel pays fantastique ! Ce sont les Français qui l’ont découvert, l’ont exploré et qui y ont construit ses premières habitations. Ils ont créé Québec, la première ville en Amérique. Montréal sa métropole. Les francophones du Canada, où qu’ils soient, sont leurs descendants. Il y en près de 10 millions au pays. Même si les Anglais sont venus conquérir leur territoire, ils n’ont pas laissé tomber les bras. Grâce à sa solidarité, notre peuple a repris sa place et notre pays est aujourd’hui officiellement bilingue et biculturel. Pas autant que nous aimerions, certes, mais avec nos efforts persistants, nous pourrons assurer à la longue cette position.

Il y a et il y aura toujours des anti-Canada. Leur principale stratégie actuelle, pour se remplumer, est de jouer sur le sujet de la langue et particulièrement sur l’enseignement de la langue anglaise dans nos écoles. Ils disent ne pas s’y opposer mais leurs écrits nous démontrent qu’ils n’y voient que du mal. Je ne les comprends pas et je pose la question suivante : « Comment, comme parents, peuvent-ils s’opposer à ce que leurs enfants soient bilingues dans le monde d’aujourd’hui alors que la langue anglaise est devenue le dénominateur commun pour les relations entre pays, pour les affaires, pour le sport… ».

Leurs prêches cherchent à nous faire peur en nous mettant en garde qu’un Québec où ses citoyens seront bilingues, ne sera plus le Québec. Ils oublient nos lois et la volonté ferme de tous les Québécois d’origine, quelles que soient leurs tendances politiques, d’avoir un état français protecteur de notre langue, de nos traditions et de notre culture tout en assurant que tous les néoquébécois maitrisent la langue française. Nous voulons aussi que chacun de nous puisse avoir l’opportunité de s’ouvrir sur le monde et pour ce faire être en mesure de communiquer avec qui il voudra.

Quel que soit le continent, la langue anglaise est de plus en plus parlée et écrite partout. Ça aurait pu être le français, mais c’est l’anglais. L’Histoire du monde en a décidé ainsi.

Ce n’est pas un discours de fédéralistes triomphants qui veulent imposer leur vision des choses et gagner la faveur publique. C’est la réalité pure et simple. Ils ne veulent pas en finir avec le principe de « la seule langue officielle » ni rendre bilingue la fête nationale québécoise, comme le prétendent certains. Ils sont en accord avec l’effort pour inciter que les minorités anglaises et autres à apprendre et à parler le français. Et, heureux de constater que cet objectif est sur le point d’être atteint.

Le jour de la fête nationale québécoise est particulier et doit être conservé tel quel. Les francophones de toute tendance politique veulent que leurs enfants soient bilingues pour profiter de tout ce que la vie leur offrira. Et dire comme certains séparatistes, parmi les plus écoutés, que ce désir et cet effort pour l’atteindre ne sont que de « la folklorisation qui risque la dissolution pure et simple de la culture québécoise » n’est qu’une exagération simpliste et malhonnête qui cherche à nous éloigner du Canada. Le jour de la fête du Canada est important pour nous rappeler ce que nous sommes et le potentiel extraordinaire qui est le nôtre.

Si tous les Québécois deviennent bilingues, ou trilingues pour plusieurs, cela ne désincarnera pas notre nation francophone, ni « la déculturera », mais la renforcera. Le Québec ne deviendra pas « une simple entité territoriale » comme le prétendent les oiseaux de malheur. Nous demeurerons toujours la majorité au Québec et jamais nous renoncerons au Québec français. Le bilinguisme nous permettra de prendre toute la place qui est la nôtre dans le Canada.

Cessons de nous regarder le nombril et nous deviendrons plus grands et plus importants dans notre pays et dans le monde. Le Québec sera plus fort. Le Canada aussi.
Bonne fête à nous tous, les Canadiens.

Claude Dupras

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La révolte des fonctionnaires

Posted June 19, 2014 by Claude Dupras

Les grandes villes du Québec s’apprêtent à vivre des moments difficiles. Face à la situation financière critique qui les guette, Montréal, Québec et autres se voient obligées de mettre un frein à l’endettement, de couper dans les dépenses, dont particulièrement celles générées par les régimes de retraites. Ce ne sera pas facile pour les dirigeants politiques de persuader les fonctionnaires et leurs syndicats d’accepter des propositions qui modifieront les conditions de pension de leur retraite obtenues suite à des ententes durement négociées et signées. Les politiciens sauront-ils résister devant la tempête que leur promettent les syndicats visés par les nouvelles mesures ?

Un premier éclat a eu lieu, il y a deux jours, devant l’Hôtel de ville de Montréal. Frustrés, des milliers d’employés de la ville, pompiers, policiers, cols bleus et autres se sont réunis et ont protesté sauvagement pour marquer leur mécontentement. Ils ont allumé un gigantesque feu dans la rue. De plus, ils ont arrosé avec un équipement municipal le balcon devant l’hôtel de ville, celui d’où le général deGaulle a crié « Vive le Québec Libre ». Ces syndicats sont parmi les plus violents du Québec et savent qu’une telle stratégie leur a procuré souventes fois des gains appréciables. Ils persuadent ainsi les politiciens de lâcher prise en leur indiquant ce qui les attend s’ils ne cèdent pas.

Du temps du maire Jean Drapeau, qui a dirigé la ville durant plus de 30 ans, les chefs syndicaux réagissaient violemment. Entre autres actes condamnables, une bombe, placée sous le balcon de la résidence du maire, éclata alors que sa famille était dans la maison. Quelques années plus tard, c’est à coups de matraques et pilons que les syndiqués défoncèrent une porte d’entrée à l’hôtel de ville. Nonobstant ces gestes sauvages, le maire et son Parti Civique résistèrent afin que le bon sens financier règne. Ils ont su faire plier les syndicats pour finalement signer des ententes acceptables.

Lors de l’élection de 1986, alors que j’étais le chef et le candidat du parti civique à la mairie de Montréal, suite à Drapeau, les représentants syndicaux sont vite venus me voir, dès l’annonce de ma nomination, pour obtenir mon accord sur leur position dans les négociations en cours qui, encore une fois, étaient contestées par l’administration Drapeau-Lamarre. Ils me promettaient l’appui électoral de leurs syndicats si j’obtenais l’acceptation de leurs demandes. Ne voulant intervenir dans de telles circonstances, je leur demandai d’attendre après les élections pour poursuivre les négociations. Le lendemain, ils se retournèrent vers mon adversaire Jean Doré qui accepta leurs avances. Ce soir-là, lors d’une réunion publique des syndicats municipaux à l’aréna Paul-Sauvé, leurs chefs annoncèrent leur appui public pour Doré et des pancartes à son effigie étaient distribuées dans la foule. Ils travaillèrent intensément à sa campagne électorale. Ce dernier gagna l’élection et dès son arrivée au pouvoir signa l’entente avec les fonctionnaires, sans trop de questions.

Puis, durant 10 ans, les cotisations patronales aux fonds de retraites n’ont pas été payées puisque la ville revendiquait qu’il y avait d’importants surplus. La crise de 2008 a fait fondre le reste. On peut se demander si le maire Bourque et les actuaires ont fait des erreurs de calcul en ne prévoyant pas la stabilité des régimes ?

Il en fut de même avec l’administration Tremblay-Zampino, lors de la fusion des villes de l’île de Montréal en une grande ville. Les négociations avec les syndicats de fonctionnaires s’engagèrent au milieu de menaces d’arrêt de travail. Mais ce fut de courte durée et les conditions des travailleurs furent acceptées. Ce jour-là, je demeurai estomaqué qu’une entente si complexe, coûteuse et qui affectait les intérêts à long terme des citoyens soit acceptée si brusquement.

Aujourd’hui, les villes doivent maintenir ces régimes de retraite qui fixent à l’avance le montant de la rente de retraite payable dont les coûts sont assumés en partie par les employés à même une cotisation prélevée sur la paie et la ville qui assume l’autre partie.

Un changement est devenu nécessaire parce que les régimes présentent actuellement un déficit actuariel et que les villes doivent assumer seules la totalité de la « cotisation d’équilibre » en application des lois existantes. Les villes doivent donc verser dans la caisse de retraite des sommes additionnelles à celles prévues afin de rencontrer les obligations du régime. C’est très lourd pour les contribuables et ce le sera davantage avec l’augmentation de l’espérance de vie.

Afin d’assurer la viabilité de ces régimes, les villes proposent des modifications qui visent, à la fois, à diminuer les coûts du régime et à partager également les déficits entre la ville et les employés actifs. De façon générale, les nouvelles modalités auront pour conséquence de retarder de façon progressive l’âge du départ à la retraite, permettant à la ville de conserver plus longtemps à son emploi une main d’œuvre qualifiée et expérimentée. Ceux qui sont déjà retraités ne seront pas touchés par le remboursement des déficits passés.

Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, vient de déposer le projet de loi sur les déficits des régimes de retraite des employés municipaux dont le total est de 3,9 milliards$. Le projet propose un partage des déficits passés à 50-50, entre employés présents et futurs et les municipalités. La négociation doit durer un an et en cas de litige un arbitre tranchera. Pour les syndicats, c’est une «déclaration de guerre» et ils crient au «hold-up» des caisses de leurs membres actifs et retraités. Ils accusent le gouvernement libéral de jouer le jeu des villes qui renient leurs signatures des ententes passées.

Il est vrai que c’est une situation injuste et choquante pour ceux et celles qui ont obtenu un travail de fonctionnaire et qui ont planifié leur vie en fonction des conditions que la ville leur a accordées. Ils ont obtenu un emploi garanti à vie, des conditions avantageuses et une bonne pension. Ces avantages les ont motivé à ne pas changer d’emploi et assurait à la ville une stabilité et du personnel expérimenté. Au début, les salaires étaient inférieurs au domaine privé, mais avec le temps la parité s’est installée. Ils croient que la parole donnée est sacrée. Ils se sentent maintenant trahis. Ils posent ici la question : « Aimeriez-vous que votre patron change rétroactivement à la baisse vos conditions de retraite après que vous y ayez contribué toute votre vie ? ».

De l’autre côté, il est vrai que les contribuables croient que les fonctionnaires sont des privilégiés avec de bonnes conditions de travail et qu’ils envient les conditions de leurs pensions de retraite. Pour eux, il est injuste qu’ils doivent payer seuls la facture des déficits de leurs régimes de retraite.

Que faire ? Dans un premier temps, il faut bien expliquer aux citoyens et aux fonctionnaires tous les aspects du problème.

Il faut mettre fin aux méthodes de contestations extrêmes, comme la récente à Montréal. C’est inacceptable et le maire de Montréal a raison de vouloir punir sévèrement les chefs syndicaux responsables de cette malencontreuse manifestation illégale. J’espère qu’il réussira et que ces derniers comprendront que la seule vraie solution est de se rendre avec la ville à la table de négociations pour trouver des compromis. Il y va de l’intérêt de tous.

Si les syndicats refusent de négocier honnêtement, que le gouvernement du Québec légifère pour régler cette situation suite à la décision de l’arbitre. Si les villes ne négocient pas honnêtement, ce sera à nous citoyens de faire pression sur nos élus pour qu’ils tiennent compte de l’évolution inattendue de ce dossier.

Dans ce conflit, il y a deux côtés à la médaille et les deux sont défendables… dans le calme et la paix !

Claude Dupras

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Les ingénieurs du futur et le Québec

Posted June 11, 2014 by Claude Dupras

Un article d’octobre 2013 de Roland Vardanega, président de la Société des ingénieurs Arts et Métiers de France et ancien président du directoire de PSA Peugeot-Citroën, que j’ai conservé, m’a particulièrement intéressé. Ce texte, publié dans le magazine français Le Point, me semble pertinent en rapport avec le futur du Québec et c’est pourquoi j’ai pensé en faire le sujet de mon blog d’aujourd’hui. Le voici:

« Quel ingénieur pour le XXIe siècle ? »

Comment en douter ? Le développement durable, l’urbanisation croissante de la planète, la recherche et le stockage de l’énergie, les besoins de mobilité qui, partout, vont croître avec le niveau de vie et qui poseront de nouveaux problèmes à l’humanité tout entière, l’alimentation et l’eau pour 9 milliards d’individus avec, là encore, des difficultés insoupçonnables en termes de santé, de vieillissement de la population, de gestion des déchets…, les ingénieurs vont avoir du travail.

C’est par un travail collaboratif que les progrès seront faits. Des ingénieurs spécialisés, des experts resteront bien sûr nécessaires. Mais le temps du chef d’orchestre est arrivé, l’homme qui fédère les compétences, anime les équipes.

Les qualités demandées seront celles d’un chef qui fait grandir ses collaborateurs, qui fait jouer tout l’orchestre, et pas seulement quelques individualités. Ce siècle sera complexe et imprévisible et les ingénieurs n’auront pour seule boussole que leur éthique, leurs valeurs et leur aptitude aux relations humaines. Ils devront avoir du charisme et être aussi à l’aise avec le « top management » qu’avec les collaborateurs et les subordonnés.

Les ingénieurs qui auront du succès seront ceux capables de transformer les avancées de la science en innovations accessibles aux populations.

Enfin, l’ingénieur du XXIe siècle ne sera pas ingénieur une fois pour toutes. Il devra sans cesse apprendre, s’adapter, se remettre en cause. Il devra aussi être ouvert sur le monde, sur les autres, les avancées technologiques. Il vivra plusieurs vies. »

Le Québec est un des centres importants du monde en écoles de génie. Polytechnique, McGill, ETS, Concordia, Laval et l’UQ produisent annuellement plus de 3 200 ingénieurs. Si j’en juge par Polytechnique avec laquelle je suis plus familier, ces écoles s’adaptent aux problèmes de la population mondiale et ajustent continuellement leur curriculum, leurs facilités, leurs laboratoires… et leurs enseignements particuliers pour préparer des ingénieurs à la hauteur des tâches qui les attendent.

Montréal est aussi le chef-lieu de certaines des plus grandes firmes d’ingénierie du monde et d’entreprises industrielles, manufacturières, pharmaceutiques et autres de grande importance.

Parmi celles de génie, on retrouve : SNC-Lavalin, 8e au monde, avec ses 40 000 employés qui œuvrent dans 40 pays, WSP (ex-Genivar), 16e au monde avec ses 20 000 employés dans 30 pays et plusieurs autres firmes importantes de 2 000 à 4 000 employés et qui continueront à croître durant les prochaines années. Sans oublier les innombrables firmes de moyenne et petite tailles hautement spécialisées et qui sont fort compétentes dans toutes les sphères des sciences appliquées. Plusieurs de ces dernières œuvrent aussi à l’étranger. À elles s’ajoutent des firmes internationales comme Aecom (4e au monde) venues s’implanter au Québec en achetant des boîtes d’envergure comme Tecsult, spécialisée en barrages hydro-électrique.

Dans les industries et manufactures telles, l’avionnerie, le transport, la fabrication, l’environnement, l’épuration des eaux, les mines, etc… des ingénieurs de haute qualité œuvrent et sont de plus en plus nécessaires et recherchés pour leur qualité d’organisation de projets.

Malgré l’année éprouvante que viennent de traverser plusieurs des firmes de génie québécoises suite aux révélations de la Commission Charbonneau sur la nature du financement politique qu’elles pratiquaient pour obtenir des mandats gouvernementaux du Québec, un fait demeure : leur compétence. Et c’est sur cette base que l’avenir doit se bâtir.

Ce savoir-faire de nos ingénieurs est reconnu dans tous les coins de notre planète où ils l’ont démontré. Déjà, un très grand nombre d’entre eux sont de bons gérants de projet, des managers efficaces. Les qualités nécessaires à la gérance n’étant pas nécessairement innées dans chaque individu, ni vraiment enseignées dans le passé, les circonstances ont exigé qu’ils les acquièrent sur le tas.

La progression impensable de l’importance de l’engineering depuis soixante ans dans le monde, nous laisse imaginer ce qui s’en vient dans le prochain siècle. L’envergure et la complexité de la réalisation des projets futurs, quelle que soit leur nature, nécessiteront l’apport d’ingénieurs pour la coordination d’équipe composées de spécialistes, de scientifiques et d’experts de toutes catégories. De même pour les recherches, l’accompagnement individuel ou organisationnel, la communication interculturelle, la formation, etc… Il devient donc essentiel que de plus en plus d’ingénieurs soient capables de remplir de tels rôles et que nos écoles de génie puissent les y préparer en incorporant, dans les cours, des initiations au développement de la personnalité, aux relations humaines, à la gérance avancée et au leadership. Après avoir obtenu leur baccalauréat en génie, il sera utile pour les nouveaux diplômés d’en obtenir un deuxième dans une des spécialités qui touchent les sujets que je viens de mentionner.

De son côté, notre gouvernement devra toujours être au fait du futur prometteur de l’engineering dans le monde et de la position unique du Québec face à cette opportunité. Pour maintenir et améliorer sa position, il devra constamment assurer le développement et le perfectionnement de nos écoles de génie afin qu’elles demeurent dans le top mondial et que nous produisions de plus en plus d’ingénieurs à la fine pointe de la demande. Il devra faire en sorte que nos firmes d’ingénieurs maintiennent leur siège social au Québec et que nos entreprises opèrent leurs usines sur notre territoire, le plus possible. Tout cela se traduira par une économie québécoise plus dynamique et riche.

Le Québec : endroit par excellence du génie dans le monde. Pourquoi pas ? Les meilleurs étudiants viendront étudier chez nous, car nos écoles seront les meilleures. Nos diplômés seront les plus prêts à relever les défis nouveaux. Nos firmes d’ingénieurs et nos entreprises seront dynamiques et d’avant-garde. Les nouveaux ingénieurs étrangers diplômés de nos écoles, dont les Français, voudront y travailler et s’implanter chez nous de façon permanente.

Le texte de Roland Vardanega devrait être le guide des jeunes ingénieurs québécois afin qu’ils comprennent bien l’importance de la formation continue qui leur permettra, en tout temps de leur carrière, d’être de meilleurs ingénieurs et des managers efficaces capables de répondre aux grands défis de demain.

Claude Dupras

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Canada

D’un Montréalais à l’autre : de Marcel Côté à Xavier Dolan

Posted May 28, 2014 by Claude Dupras

Marcel Côté est né dans la ville minière de Malartic du nord-ouest québécois. Après ses études élémentaires, secondaires et collégiales, son intérêt porte sur la culture scientifique, la technologie et l’économie. L’Université d’Ottawa l’accueille et il obtient un baccalauréat en sciences physiques. Puis, il s’enrôle à l’Université Carnegie Mellon de Pittsburg où, trois ans plus tard, il termine avec succès une maitrise en sciences économiques.

Avec ce bagage de diplômes, Marcel Côté enseigne aux universités de Sherbrooke et de Montréal et, quelques années plus tard, fonde la société SECOR, conseil en stratégie et management. Avec le temps, la firme couvre le Canada avec des bureaux à Québec, Toronto et Vancouver. Puis, elle s’internationalise en installant des antennes à New York et Paris. Son succès vient du fait qu’il est un brillant économiste dont l’approche conservatrice est recherchée dans le monde. En 1986, il reçoit le titre de Fellow du centre des affaires internationales de l’université d’Harvard.

Sa mort récente lors d’une randonnée cycliste au Québec a bouleversé notre société. Ses concitoyens n’ont cessé de parler de la dimension hors de l’ordinaire de cet homme simple, racé, ouvert et compétent, lui rendant ainsi un hommage grandement mérité. Les parlementaires québécois ont souligné à l’Assemblée Nationale son apport à notre société et le maire de Montréal qui avait confronté Marcel Côté comme candidat-adversaire à la dernière élection municipale et s’en était fait, depuis, un bon ami, a déploré le départ de cet homme brillant, solide en soulignant que Marcel Côté avait collaboré étroitement avec lui et le président du comité exécutif de la ville pour les aider à bien orienter Montréal vers le futur, et cela bénévolement.

Membre de nombreux conseils d’administration, de mouvements d’affaires, de culture, de charité et de sport, il ne refusait jamais d’aider et de participer activement au développement positif de ces groupes que ce soit le YMCA, la fondation du Grand Montréal, l’institut de recherches en politique publique, l’orchestre symphonique de Montréal, les amis de la montagne, Montréal en lumière, Action Canada, la fondation neuro-Canada, la compagnie de danse Marie Chouinard, la table d’action en entreprenariat de Montréal et des dizaines d’autres. Compétent et généreux de son temps et de son argent, il s’est avéré un grand philanthrope, un homme de vision, un bon dirigeant, un excellent conseiller de premiers ministres, un individu qui aimait le genre humain qui possédait un sens naturel de la justice et qui cherchait constamment a améliorer le sort de ses semblables par des dons et par la fondation ou le soutien d’œuvres de toute nature pertinentes à leurs besoins. Toujours sans rechercher le profit et de manière désintéressée.

Il y a quelques mois, je lui ai demandé d’aider le fils d’un ami français qui voulait rejoindre les rangs de la compagnie KPMG, qui avait acheté SECOR, où Marcel Côté agissait toujours comme membre du conseil d’administration. Ce garçon voulait simplement avoir l’opportunité d’être admis à un examen d’entrée pour travailler dans ce groupe important, en Europe. Marcel Côté a accepté et dans un voyage à Paris a fait en sorte qu’il puisse faire valoir ses qualités devant le comité de recrutement de la firme. Malheureusement, le jeune n’a pu démontrer qu’il était à la hauteur de ses attentes. Cette décision m’a démontré, encore une fois, sa dimension humaine et son impartialité.

Montréal va manquer son grand citoyen Marcel Côté.

Au même moment, une bouffée d’air frais nous est venue de Cannes où se déroulait le festival annuel de films.

Un jeune cinéaste montréalais Xavier Dolan devenait, subitement, la coqueluche de la croisette et une vedette montante mondiale. Ce n’était pas son premier festival malgré ses 25 ans. Son nouveau film « Mommy », le cinquième qu’il produisait, est devenu un « hit » au point qu’une ovation de 12 minutes suivit sa projection. Mais ce qui est encore plus révélateur est le niveau de popularité qu’il a acquis. Les journalistes et photographes s’arrachaient non seulement ses commentaires et des « clichés » intéressants mais sollicitaient son autographe, pour eux-mêmes et leurs proches. C’est la vedette de son film, Anne Dorval, qui témoignait de la reconnaissance acquise par le jeune montréalais : « les gens criaient son nom. C’était impressionnant de voir les gens hurler comme s’il s’agissait de Mick Jagger. Les filles pleuraient, je n’ai jamais vu une chose pareille ».

Né à Montréal d’un immigrant égyptien devenu auteur-compositeur-interprète et comédien québécois, Manuel Tadros, et d’une mère, Geneviève Dolan, chargée des admissions dans un collège de la métropole, il est dès l’âge de 4 ans une petite vedette dans les réclames des pharmacies Jean Coutu, puis il double la voix de Ron dans Harry Potter et joue dans la série « Omerta » à sept ans, etc. Il n’aime pas l’école car son attention est ailleurs. Il aime l’action du monde cinématographique.

À 15 ans, son père change de compagne. Xavier Dolan quitte l’école, est désabusé, se pense devant rien mais possède 150 000$ venant de ses cachets de comédien mis de côté par ses parents. Il cure son mal en écrivant le scénario de son premier film « J’ai tué ma mère ». Il le propose à plusieurs producteurs qui le refusent. Finalement, il décide de le faire lui-même… Dans ce travail, il n’a pas le temps d’être indulgent et le démontre par son intransigeance, son impatience et ses crises violentes. Il est exigeant jusqu’à la cruauté. Il sait ce qu’il veut et ne peut se satisfaire de moins. Vivre intensément est son besoin urgent. Réaliste, il réclame vivement la critique. Il fait toutes les « jobs » : acteur, scénariste, producteur, monteur, chef décorateur, costumier, éclairagiste, directeur artistique… En 2009, il se retrouve à Cannes pour la projection de son film. C’est un succès… mitigé. Un premier. Depuis, il a fait un film par an et en plus de Cannes, il est aux Oscars, aux Césars, au festival de films de Toronto, au Mostra de Venise… où il remporte des nominations importantes et des prix.

La bouffée d’air frais n’est pas venue de tout ce branle-bas spectaculaire, mais des propos qu’a tenus Xavier Dolan suite à son récent succès à Cannes dont à l’émission 24/60 de Radio Canada que j’ai eu l’occasion d’écouter. Une phrase m’a particulièrement frappé : « Il n’y a rien comme l’art, en fait, pour imprimer dans l’imaginaire mondial l’existence d’un peuple » démontrant ainsi que l’art est aussi important que la politique et la science dans la société. Quelle vérité, mal comprise par trop de Québécois!

Il dénonce les blogueurs démagogues qui traitent les artistes « de parasites qui vivent aux crochets de l’État et qui font la grande vie à Cannes » et espère que ses succès permettront de faire évoluer les mentalités. Il s’est adressé particulièrement aux gens de sa génération en les encourageant à avoir confiance en eux et à ne pas être pessimistes quant à l’avenir. « Rien n’arrête quelqu’un qui est travaillant, quelqu’un qui espère ».

À l’animatrice de l’émission, Anne Marie Dussault, qui l’interrogea sur les idées politiques de sa génération, il a spontanément répondu : « Ma génération s’est détournée du Parti Québécois, mais pas du projet d’indépendance, qui n’est pas mort ». Je crois qu’il y a beaucoup de vrai dans cette affirmation et ce devrait être un avertissement à tous ceux qui croit que la question nationale est définitivement enterrée.

Quant au rêve d’obtenir la Palme d’or de Cannes, Dolan a démontré sa sensibilité en affirmant qu’il ne l’espérait pas « pour satisfaire son ego mais plutôt mais pour nous tous (Québécois) comme image, comme métaphore de notre identité, pour qu’on nous reconnaisse ».

Québécois dans l’âme, il déclare : « J’ai suivi le Québec qui nous suivait. On a senti la vague d’amour, de la part des cinéphiles et de tout le monde. Nous avons senti leur soutien et leur amitié ».

Xavier Dolan ressentait le besoin de retourner aux études avant le succès qu’il a connu à Cannes. Mais il veut maintenant surtout ne pas pénaliser son film « Mommy » en assurant, de façon ordonnée, sa distribution dans le monde. Il semble ne pas se formaliser de sa nouvelle célébrité, malgré qu’il ait reçu des offres concrètes de grands studios américains.

Quel plaisir de suivre l’évolution de ce jeune homme ! Quel style ! Quelle bonheur de l’entendre expliquer ses points de vue dans un langage châtié, en français ou en anglais ! Quel magnifique personnage!

Montréal a perdu un grand Montréalais en Marcel Côté mais en a gagné un nouveau, différent mais aussi de grande qualité, en la personne de Xavier Dolan.

Claude Dupras

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Canada

How to Save Money on Flights in Canada

Posted May 11, 2014 by What's Different in Canada

Editor’s note: I originally wrote this for another blog and it was never published, so I thought I would share it with you :) 

Summary: If you have more time than money, don’t fly to or from Canadian airports. Here is an in-depth guide to getting to and from Toronto, Vancouver and Montreal. 

Introduction

Anybody who has ever flown to or from Canada knows that the flights are  overpriced. While some Americans can fly across their country for $150 all-in, Canadians would not be shocked to see $500 for a similar distance. This guide will tell you what you need to know about the cheapest possible transportation to and from Canada’s three most populous cities. All sample fares are one-way as of March 2014.

Toronto

I am very well-acquainted with Buffalo’s airport (BUF.) This is because Buffalo is the closest American airport to Toronto, and I can sometimes fly home to New York (JFK) for $29 plus taxes on JetBlue. 

Getting to Buffalo:

  1. Buffalo Airport Shuttle (unknown time and $) 
  2. Drive your own car or rent one (1 hour 45 mins) 
  3. Greyhound and Megabus both offer buses directly to Buffalo Airport from downtown Toronto for $20 (3 hours 45 mins) 
  4. Via Rail has one train a day that goes to Buffalo. Don’t take it.

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I recommend the bus to Buffalo Airport. It runs less often than “all buses to Buffalo,” so if your travel times don’t line up with the bus to Buffalo Airport, you can take any old bus to downtown Buffalo and take a cab for about $35. You can also take an NFTA bus for $2. Be warned: downtown Buffalo and Detroit are basically identical. 

Bonus: if you are willing to deal with the worst airline in America, you can fly Spirit Airlines from IAG (Niagara Falls, NY, Point B above) to many warm destinations for double-digit prices.  

Sample Fares from Toronto 

Pearson (YYZ) -> Vancouver (YVR) on Mar 19 2014: $344.28 on WestJet
Buffalo (BUF) -> Seattle (SEA) on Mar 19 2014: $133.80 on JetBlue
Toronto (YYZ) -> Los Angeles (LAX) on Mar 19 2014: $312.80 on American 
Buffalo (BUF) -> Los Angeles (LAX) on Mar 19 2014: $177.80 on JetBlue
Pearson (YYZ) -> Miami (MIA) on Mar 19 2014: $220.59 on WestJet
Niagara Falls (IAG) -> Miami-ish (FLL) on Mar 19 2014: $74.39 on Spirit 

Vancouver

Vancouver has a pretty interesting array of options because there are actually two legit airports within a decent distance from downtown: Bellingham, WA (<1 hour drive, point B below) or Seattle (2 hour 45 min drive, cheaper fares.) In addition, if you are going to Vancouver, you can take advantage of the cheapest car rentals in the US with FlightCar near the Seattle airport.  

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Getting to Bellingham

  1. Take QuickShuttle. (2 hours, $15 – $29)

Getting to Seattle if you live in Vancouver

  1. Drive. (2 hours 45 mins)
  2. Bus for $15 (4 hours 30 minutes) then cab to SEA ($40, 20 mins) 
  3. Bus to Seattle for $15 (4 hours 30 mins) then light rail from Westlake Center to SeaTac (40 mins, $2.75) 

Getting to Vancouver from SeaTac if you’re visiting 

  1. Rent a FlightCar. (2 hours 45 mins, cheap)
  2. Rent a car from a big company. (3 hours, less cheap) 
  3. Cab to Greyhound ($40) then bus to Van for $15 (4 hours 30 mins)
  4. Light rail downtown to Westlake Center (40 mins, $2.75), walk 4 blocks, then bus to Van for $15 (4 hours 30 mins) 

Sample Fares

Vancouver (YVR) to San Francisco (SFO) on Feb 12, 2014: $213 on WestJet
Seattle (SEA) to San Francisco (SFO) on Feb 12, 2014: $78 on American
Vancouver (YVR) to Miami (MIA) on Mar 3, 2014: $313 on American
Seattle (SEA) to Miami (MIA) on Mar 3, 2014: $189 on Delta
Vancouver (YVR) to New York (LGA) on Mar 28, 2014: $401 on WestJet
Bellingham (BLI) to New York (EWR) on Mar 28, 2014: $293 on Alaska
Seattle (SEA) to New York (EWR) on Mar 28, 2014: $190 on Delta 

Montreal

The closest American airports to Montreal are pretty small ones, Burlington, VT (served by one of the best domestic US carriers, JetBlue) and Plattsburgh, NY (h/t to Pauline for pointing this out!) Greyhound conveniently stops at the only two things in Burlington: UVM and the airport. There is a once-daily Amtrak between Plattsburgh and Montreal.

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Getting to Burlington, VT

  1. Drive. (1 hour 45 minutes)
  2. Bus for $17 (2 hours 45 minutes)  

Getting to Plattsburgh, NY

  1. Drive. (1 hour 7 minutes)
  2. Bus for $22 (1 hour 45 minutes)
  3. Amtrak for $21 (4 hours, once daily) 

Sample Fares

Montreal (YUL) to Denver (DEN) on Mar 28, 2014: $312 on Air Canada
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Gunner & Smith Announce Tour Dates

Posted April 29, 2014 by Andrew_Horan

Geoff Smith, frontman for Saskatoon country quintet Gunner & Smith, has announced the dates of their upcoming tour of the Eastern provinces in support of their debut album He Was Once a Good Man. This is a return to form for Smith who started out as a solo artist in 2010 before the band came together. Gunner
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General

Le Carré St-Laurent à Montréal, un projet à revoir

Posted April 28, 2014 by Claude Dupras

Le nouveau gouvernement du Québec du premier ministre (PM) Philippe Couillard, aura à revoir, dans un premier temps, la pléiade de projets annoncés par l’ex-PM Marois avant qu’elle ne déclenche prématurément l’élection générale du 7 avril dernier, qui lui a été fatale. Ces projets sont-ils vraiment nécessaires, aideront-il l’économie, sont-ils financièrement solides, essentiels, rentables, utiles… ? Plusieurs partisans libéraux diront qu’ils ont été mis de l’avant pour ajouter aux chances de la PM de gagner une majorité parlementaire pour son parti. C’est possible, mais je ne crois pas que ce fut le cas pour tous les projets. Cependant, quelques-uns m’intriguent car j’y vois une intervention politique démesurée qui ressemble davantage à du patronage politique qu’à une décision bien réfléchie et pesée. Parmi ceux-là, le plus évident me semble être le projet immobilier « Carré Saint-Laurent » (CStL) dans l’est de Montréal.

Le projet est localisé dans un quadrilatère formé par la rue St-Laurent qui le borde à l’est jusqu’au théâtre Monument National au sud, à l’ouest par la rue Clark et au nord par la rue Ste-Catherine est. Il aura 10-12 étages et sera d’occupation multiple dont 3 700 m2 pour un marché d’alimentation et des services de restauration, de brasseries, de cafés…. au R-de-C; 3 200 m2 réservés au domaine culturel au 1er étage; 14 000 m2 d’espaces à bureau répartis sur huit étages où logeront 700 fonctionnaires des ministères des affaires internationales, finances et justice. Le reste de l’espace, 26 550 m2 au nord du bâtiment sur 12 étages, sera occupé par 150 logements en copropriété divise pour une moyenne de 177 m2 par logement alors que la moyenne actuelle à Montréal est de 100 m2 par logement. Il n’y aura aucun logement social.

Les façades devront inclure la reconstruction, en partie, des murs existants de pierres à bossage. Cette incongruité farfelue devient un défi architectural et coûteux. De plus, le Cabaret Café Cléopâtre, club de strip-teaseuses où les habitués, depuis des décennies, prenaient le temps d’admirer des femmes séduisantes offrant des spectacles érotiques, sera maintenu. Ridicule !

Les habitations doivent être livrées en 2016 et les bureaux en 2018.

C’est un projet de 160 000 000$ dans le domaine immobilier qui normalement est du ressort de l’entreprise privée et qui va coûter plus cher au m2 que tout projet de même nature en construction à Montréal. Comme ingénieur qui a passé sa vie professionnelle dans le domaine de la construction de bâtiments, j’en ai le frisson.

Ce projet a été décidé sous l’impulsion de l’ex-ministre Jean-François Lisée avec comme prétexte qu’il « revitalisera le boulevard (rue) St-Laurent de façon significative et durable ». Il sera porteur et attirera d’autres investisseurs » disait-il. Malheureusement, l’optimisme de l’ex-ministre n’est appuyé par aucune expérience ni connaissance de sa part dans le domaine immobilier. Son affirmation à l’effet que ce projet fera boule de neige est au mieux un « rêve en couleurs » et n’est basé que sur ses fantaisies auxquelles il a donné cours.

En 1962, la construction de l’édifice d’Hydro-Québec (HQ) près du boulevard St-Laurent et, en 1969, de la tour Radio-Canada par Ottawa dans l’est de Montréal devait assurer la relance de la ville et de la rue Ste-Catherine dans l’est. Il n’en fut rien puisqu’elle n’a pas eu l’effet d’entraînement que les gouvernements avaient escompté.

Les fonctionnaires qui déménageront au CStL sont actuellement très bien installées dans des locaux de qualité au Centre de Commerce Mondial (CCM), une propriété de la Caisse de dépôts et placements du Québec. Ils quitteront leurs locaux avant la terminaison des baux pour se reloger au CStL. En somme, selon un observateur averti, « le gouvernement pige dans le « bas de laine » des québécois pour payer plus cher de loyer dans un projet instigué par des amis du parti ».

En effet, le gouvernement a conclu un bail de location de 14 000 m2 de bureaux et a accepté de débourser 2 500 000$ de plus par année, une hausse de 45% sur ses frais de loyers futurs. L’engagement gouvernemental durera 25 ans et se chiffre à près de 60 millions $. « Décision politique » de dire Lisée « c’est le prix à payer pour revitaliser la rue St-Laurent » et qui ajoute « il n’aura aucun impact sur les finances publiques ». Faux. Ce n’est que de la respiration artificielle politique qui augmentera davantage le déficit annuel du Québec et son surendettement.

Les agences immobilières indiquent que de plus en plus, le marché de location de bureaux à Montréal sera favorable aux locataires pour les prochaines années. Les locataires importants, comme le gouvernement du Québec, seront bien placés pour négocier des taux de location très avantageux au renouvellement de leurs baux. En somme, dans deux ans, à la fin du bail au CCM, Québec pourrait obtenir un loyer inférieur à celui prévu aujourd’hui. La différence réelle entre le prix qui sera payé pour 25 ans au CStL et le coût au CCM ou ailleurs sera encore plus grande.

Quant aux condos, le marché montréalais est très actif et de nombreuses tours de plus de 40 étages de condos sont en construction au centre-ville sans compter tous les autres projets dont celui du quartier Griffintown, à proximité du centre-ville. Cette offre d’un grand nombre de nouveaux logements à copropriété divise montre quelques signes d’essoufflement qui favoriseront la baisse des coûts d’achat, selon la Société Canadienne d’Hypothèques et de Logement. C’est contraire aux projections financières du CStL. De plus, qui voudra vivre près de l’ancien « red-light district » alors qu’il aura l’opportunité d’emménager là où la qualité de vie environnante est clairement supérieure.

C’est de toute évidence une très mauvaise affaire qu’a fait le gouvernement québécois. Une affaire qui sent le patronage et le favoritisme à plein nez. Le gouvernement semble n’avoir rien appris de ses politiques erronées lors du développement de la Cité du multimédia. « Il payait à coup de crédits d’impôts (l’argent du gouvernement) le déménagement d’emplois existants ». Le ridicule est vite devenu une erreur magistrale.

C’est la société de développement Angus (SDA), une « entreprise d’économie sociale », selon Lisée, qui a mis la main sur le terrain avec de l’argent public, et qui est le maître d’œuvre. Aujourd’hui, la valeur du terrain est moindre. Comme toujours, SDA mise sur l’apport de fonds publics importants pour réaliser son projet. Christian Yaccarini en est le promoteur. Dans le passé, le syndicat ouvrier CSN a financé la SDA. En 2009, cette dernière avait tenté de réaliser un premier projet de bureaux en collaboration avec HQ. Mais après études sérieuses, l’HQ se retira du dossier.

Sans le contrat de location du Gouvernement québécois, le projet CStL ne pourra probablement pas se réaliser actuellement. Les vrais promoteurs qui s’y connaissent en développement immobilier hésitent, pour le moment, à investir dans ce secteur de Montréal. Mais, avec un généreux bail garanti par le gouvernement pour 25 ans, tel qu’offert à la SDA, ils auraient sauté sur l’occasion. Voilà ce qui est inéquitable.

Ce « deal » n’a pas été accordé suite à une demande de soumissions publiques. Il a été négocié de gré à gré avec Yaccarini. La Presse rapportait que ce dernier a contribué aux partis politiques provinciaux. Depuis 2000, il a donné 21 695 $ au PQ, trois fois plus qu’au parti libéral. Il affirma, le jour de l’annonce du projet, « je suis souverainiste, mais convictions sont connues ». Ce promoteur a aussi souligné qu’il était appuyé fortement par André Lavallée, bras droit de Lisée, adepte du Parti Québécois.

Qu’un individu appuie un parti politique est une bonne chose et j’ai toujours encouragé mes amis et autres à s’engager activement en politique. Mais, de là, à profiter de la situation pour obtenir des avantages qui normalement doivent être alloués suite à des soumissions publiques, c’est inacceptable. Tous les promoteurs ou entrepreneurs du Québec en mesure de réaliser un tel projet auraient dû avoir l’opportunité de soumissionner pour l’obtenir. Avec une telle occasion en « or », les Québécois auraient bénéficié d’une compétition saine et les coûts pour le gouvernement auraient été sûrement plus bas.

Dans les circonstances financières actuelles du Québec, notre gouvernement ne peut imposer une construction de bâtiments d’espaces de locations dans l’espoir qu’elle fera « boule de neige ». Lisée chercha à la justifier au nom du « Quartier des spectacles », malgré que ce dernier n’a pas un besoin criant d’un tel projet. Tout semble bien artificiel. Comme des architectes-urbanistes et des promoteurs qui ont analysé ce projet, je pense que cette initiative politique onéreuse s’infiltre inutilement dans le domaine de l’investissement privé et n’apporte pas beaucoup au développement de Montréal.

À mon avis, ce projet doit être annulé. Mais, si le nouveau gouvernement l’estime nécessaire, ce dont je doute puisqu’il n’a aucun besoin d’espaces de locations nouveaux pour y loger ses fonctionnaires, qu’il annule les ententes Lisée-Québec-SDA. Puis, qu’il lance un appel d’offres publiques aux promoteurs immobiliers du Québec, après avoir revu le programme fonctionnel et technique du projet. Qu’il demande à SDA d’offrir le terrain en vente ou en location aux soumissionnaires. Que l’offre de location d’espaces à bureaux gouvernementaux soit offerte à tous et qu’il obtienne un coût de bail des soumissionnaires et leurs solutions pour le développement de ce quadrilatère. SDA, qui a déjà son plan, pourra soumissionner comme les autres. Ainsi les Québécois bénéficieront de la compétition et justice sera rendue à tous ceux qui ont la possibilité de s’impliquer dans un tel projet. Si SDA refuse de collaborer, eh bien que le gouvernement se retire !

Claude Dupras

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OUI, à Philippe Couillard

Posted April 5, 2014 by Claude Dupras

La campagne électorale pour l’élection québécoise du 7 avril est particulière si on la compare avec celles du passé. C’est une des plus dures et plus « sales » de toutes celles que j’ai suivies dans ma vie, tout niveau politique confondu.

Déclenchée par opportunisme, le Parti Québécois (PQ) voulant profiter de l’appui majoritaire à la Charte « des valeurs » exprimé par les francophones, elle est devenue un enfer pour la PM Marois. Rien ne s’est déroulé comme elle, ses conseillers et ses faiseurs d’images l’avaient planifié. Un vrai désastre. Cela m’a surpris, puisqu’avant l’élection ils avaient la main heureuse avec leurs tactiques.

Aujourd’hui, le doute s’est emparé de la machine péquiste et elle grinche de partout. Marois est nerveuse, les ministres sont inquiets et tous, à tour de rôle, disent n’importe quoi pour chercher à s’en sortir et rallier plus d’électeurs.

Malgré cela, il est difficile de prédire le gagnant même si le parti libéral (PLQ) obtient ce matin dans le sondage Léger une avance importante : PLQ 38% PQ 29 % ACQ 23% QS 9%.

L’appui des non-francophones au PLQ est de 71%. C’est très fort mais il est, en bonne partie, concentré dans 45 comtés. Quant aux francophones, majoritaires dans 80 comtés, ils sont partagés entre les partis : PLQ 29%, PQ 35%, CAQ 27% et QS 8%.

Cette situation me fait penser à l’élection surprise de Daniel Johnson, père, en 1966, pour lequel j’avais été l’un de ses jeunes organisateurs. Chef de l’Union Nationale (UN), Johnson combattait l’« équipe du tonnerre » de Jean Lesage, celle qui faisait la révolution tranquille depuis 1960. Johnson avait perdu l’élection précédente à cause du « scandale des faux-certificats » mais avait pu, par la suite, démontrer qu’il fut une manigance du parti libéral. À l’élection de 1966, l’Union Nationale obtint 40,82% des votes et les libéraux 47,29%. Mais il avait fait élire 56 députés contre les 50 de Lesage, et Johnson devint premier ministre au Québec. Le vote non-francophone était alors concentré dans l’ouest de Montréal, les Cantons de l’Est et la région de l’Outaouais.

La différence avec 1966 réside dans le fait que depuis quelques années les anglophones se sont dispersés dans la région Montréalaise. Ainsi, dans le comté péquiste de Crémazie, les anglophones représentent actuellement 28% de la population, dans les comtés de Laval on en compte jusqu’à 35%. Et, comme ils ont ressenti être particulièrement visés par la Charte, il est fort probable qu’ils réagiront en votant massivement libéral.

Le chef libéral Philippe Couillard est en meilleure posture qu’au début de la campagne. Hier, curieux et voulant mieux le connaître, j’ai assisté à sa réunion de St-Jérôme. Je l’ai trouvé calme, respectueux, racé et dégageant un charisme certain. Il s’est exprimé clairement et a bien énoncé les principaux points de sa plateforme électorale. Il veut maintenir des relations cordiales avec le gouvernement canadien et ceux des autres provinces tout en faisant respecter les droits du Québec. Il a réaffirmé que la base identitaire des Québécois est la langue française et qu’il allait tout faire pour la renforcer et la protéger. Il proposera une charte qui tiendra compte des libertés individuelles et de nos valeurs de justice sociale. Il veut mettre sur pied, partout au Québec, des cliniques médicales avec services de Rayon-X et autres, auxquels les québécois auront accès gratuitement avec leur carte-soleil, pour dégager les urgences qui actuellement imposent une attente interminable aux malades avant de pouvoir être traités par un médecin ou une infirmière. J’ai été impressionné par son positivisme et son réalisme politique.

De l’avis des observateurs avertis, Pauline Marois a perdu le contrôle de sa campagne dès le début et cherche depuis, sans succès, à reprendre la pole. Sa position sur la tenue d’un nouveau référendum n’a pas été convaincante et ses promesses farfelues des derniers jours de baisses d’impôts dont il n’a jamais été question dans le dernier budget, ni dans le programme péquiste, ont nui considérablement à sa crédibilité. Elle est devenue un handicap pour son parti.

François Legault, chef de l’ADQ, a fait une campagne du tonnerre. Il a gagné les débats et n’a cessé d’être positif et d’enthousiasmer son équipe. Ce parti, qui flirtait avec sa disparition, a repris du poil de la bête en récupérant ses appuis de la dernière élection. Sa poussée de fin de campagne, aujourd’hui et demain, peut réserver des surprises.

Le petit parti Québec Solidaire a été vrai avec lui-même et maintiendra ses appuis. On dit même qu’il pourra faire élire un troisième député à Montréal.

Mon blog à la veille de la dernière élection de 2012, s’intitulait « Tout, sauf le parti Québécois ». Et je crois avoir eu raison, puisqu’élu, le PQ n’a fait que diviser les Québécois. Pour accroître sa popularité, il a cherché à profiter du sentiment de crainte de plusieurs Québécois francophones envers les immigrants et particulièrement ceux du Maghreb qui sont devenus le plus important groupe d’immigrés au Québec. Le Parti Québécois, qui avait moussé leur venue chez nous à cause de leur capacité de parler le français, les trahit aujourd’hui à cause de leur religion musulmane. Ils voteront probablement en très grand nombre pour le parti libéral.

Je n’ai jamais été libéral. J’étais un « bleu ». Malgré que je ne sois pas séparatiste ni socialiste, j’ai voté une fois pour le « bon gouvernement » de René Lévesque et une autre fois pour le Nouveau Parti Démocratique du « bon Jack ». Avec le temps, la partisannerie politique m’a quitté et je cherche à voter pour celui ou celle qui peut le mieux répondre, selon moi, aux besoins du moment et du futur.

À cette élection, je voterai pour Philippe Couillard. Il me semble être l’homme du jour. Il a recruté une très bonne équipe de nouveaux candidats bien qualifiés, compétents, particulièrement en économie, en éducation et en santé. Avec lui, je crois que le Québec sera entre bonnes mains et que les Québécois oublieront vite ces divisions malsaines qui ont brouillé notre société, pour aller de l’avant.

Quant au Parti Québécois, j’espère qu’il retournera à sa table de travail et mettra de côté son obsession de tenir un nouveau référendum, pour devenir un parti politique capable de servir l’ensemble des Québécois. Nous avons besoin d’un bon parti nationaliste réaliste qui sait défendre les vraies valeurs.

Claude Dupras

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Canada

Le crucifix, thème de la prochaine élection québécoise

Posted February 6, 2014 by Claude Dupras

La solidarité des Canadiens-français et la fibre politique que la France leur a léguée constituent les raisons principales de leur présence relativement importante au Canada. De peuple conquis, bafoué, diminué, la nation canadienne-française a trouvé les grands chefs politiques et religieux dont elle avait besoin pour remporter des victoires importantes. Elle a toujours su tirer son épingle du jeu, même quand les règles établies visaient à la contrôler, l’assimiler ou l’angliciser. Le Clergé lui a enseigné la solidarité, ce qui l’a sauvé des jours noirs depuis la conquête et lui a permis de vaincre, de se maintenir et de progresser. Les hommes politiques ont su bénéficier de cette solidarité pour défendre la place du peuple français d’Amérique dans ce grand pays et assurer leur survivance.

De 66 000 Canadiens-français au moment de la conquête, nous sommes, aujourd’hui, plus de 8 millions sur le territoire canadien et cela malgré le départ, à partir de 1861, de milliers d’émigrés Québécois vers les filatures du Nord-Est des USA à cause du manque de travail. Ils y sont restés et ont fondé des familles. En 1930, on évaluait leur nombre à 900 000. On voyait des « Petits Canadas » dans les états du Maine, du Vermont, du Massachusetts, du New Hampshire, du Rhode Island et du Connecticut. Aujourd’hui, leurs descendants se chiffrent à plus de 3 000 000. Mais dans le « melting pot » américain, ils ont perdu leur langue française.

C’est le taux de fécondité élevé, surnommé « la revanche des berceaux », conséquence de la rigide position du Clergé relativement au devoir conjugal et à la famille, encouragé par les nationalistes, qui a permis aux Canadiens-français non seulement de compenser largement pour les exils volontaires de ses enfants mais aussi de contrebalancer, depuis la conquête, le flux de l’immigration anglaise de familles nombreuses. Cette méthode fructueuse démontra, plus que tout autre, la solidarité des Canadiens-français.

De plus, pour tâcher de résorber les effets du manque de travail, le Clergé a encouragé la colonisation pour développer l’agriculture dans de nouvelles régions du Québec, telles la Mauricie, les Bois-Francs, le Saguenay et les Laurentides. Plus tard, la Gaspésie et finalement l’Abitibi. Omniprésent dans la vie des Canadiens-français, il a aussi posé des gestes importants qui ont assuré la protection de leur langue française et de leur religion, par exemple :

. En 1774, Monseigneur Briand, l’évêque de Québec, n’hésite pas une seconde à soutenir la Couronne britannique contre les colonies britanniques américaines qui invitent les Canadiens à s’engager avec elles dans une guerre d’indépendance. Mgr Briand aime la politique de conciliation des Anglais mais redoute surtout le fanatisme anticatholique des américains. Pour défendre la Colonie, une milice canadienne-française est formée en toute hâte et vient gonfler les rangs de l’armée du Gouverneur Carleton qui n’a que 1 500 soldats. Usés par un hiver particulièrement rigoureux, les Américains battent en retraite devant 10,000 hommes fraîchement débarqués d’Angleterre. Le Québec ne fera donc pas partie des futurs États-Unis. Si les Américains avaient gagné, parlerions-nous encore français ? La solidarité prêchée par Mgr Briand a fait la différence.

. En 1788, Monseigneur Hubert constate que dans son grand diocèse les Canadiens-français sont en voie de paupérisation et victimes d’un nombre croissant d’injustices, qu’ils développent une rancœur grandissante contre les Anglais, qu’ils font preuve d’indifférence devant la faible administration anglaise et qu’ils s’insurgent contre la quasi-monopolisation des commerces de la fourrure du Nord-Ouest et du blé par les Anglo-Écossais qui profitent de leur situation pour s’emparer aussi de la richesse foncière. Bouleversé, Mgr Hubert cherche à persuader Carleton mais sa réponse ne le satisfait pas. Appuyé par les siens, il décide de se rendre à Londres et de faire part de ses constatations directement au gouvernement anglais. Devant ce plaidoyer et d’autres, Londres réagit et adopte la troisième constitution du Canada qui divise le pays en deux provinces : Le Haut-Canada et le Bas-Canada, pour tenir compte des préjugés et des coutumes des habitants français et veiller à leur conserver la jouissance de leurs droits civils et religieux. Mgr Hubert a fait ce qu’il avait à faire.

. Vers 1850, Monseigneur Bourget, évêque de Montréal, a l’ambition de faire du catholicisme un instrument capable de résister au pouvoir protestant. Il lance un programme de retraites paroissiales qui opèrent une véritable conversion en profondeur. Il mélange religion et politique. On assiste à un retour en force de la religion catholique. L’évêque encourage aussi les Canadiens français à se lancer à la conquête de l’Ouest du continent. Il affirme : « Le meilleur moyen pour un peuple de conserver sa foi est de la propager au loin ».

. Le 2 mai 1949, Monseigneur Charbonneau, archevêque de Montréal, lance un vibrant appel en faveur des familles éprouvées par la grève de l’amiante : « La classe ouvrière est victime d’une conspiration qui veut son écrasement et quand il y a conspiration pour écraser la classe ouvrière, c’est le devoir de l’Église d’intervenir ». Il réclame de Québec un code de travail qui soit « une formule de paix, de justice et de charité » et demande une quête pour aider les grévistes. Par ailleurs, il appuie la non-confessionnalité dans les œuvres alors que les évêques sont contre. Aux infirmières, il propose une association professionnelle commune alors que les évêques veulent deux associations, une catholique et l’autre protestante. Il fait l’apologie du CCF, le parti socialiste, alors que les évêques croient que l’Église possède une doctrine sociale capable de guérir tous les maux. Devant le manque de Canadiens-français dans le monde des affaires, il propose d’introduire le bilinguisme dans tout l’enseignement de son diocèse. Il prononce de grands discours favorables au nationalisme économique. Il prend beaucoup d’autres positions d’avant-garde avant d’être démis par le pape. Ses idées et ses actions ont fait leur chemin et montré la voie vers le futur aux Canadiens-français.

. Il y a aussi les milliers de maisons d’enseignements des communautés religieuses comme celles des Jésuites, des Frères des Écoles Chrétiennes, des sœurs Sainte-Croix, des sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie et tellement d’autres qui ont su éduquer une grand nombre de Québécoises et Québécois en leur enseignant les cours élémentaire, secondaire, classique ou scientifique et qui ont produit des femmes et des hommes qui sont devenus dirigeants de la nation et d’entreprises de toutes sortes. Sur cette base solide s’est bâti le système d’éducation d’aujourd’hui. Il en fut de même dans le domaine hospitalier et d’autres.

Tout ce qui précède n’est qu’un très bref aperçu de l’histoire du Québec et de l’importance du Clergé et de l’église catholique dans son cheminement. Le crucifix accroché au mur de l’Assemblée Nationale au-dessus du siège du président a été placé là, en 1956, pour marquer le passé religieux et historique du Québec.

Il semble de plus en plus probable que le Québec sera en élection générale bientôt. La premier ministre Pauline Marois a le vent dans les voiles et vise à changer sa minorité parlementaire en une forte majorité. Les deux derniers sondages, favorables à son parti et à sa personne, la motivent à profiter de la situation. D’autant plus que son projet de charte sur « les valeurs québécoises » ou « la laïcité », on ne sait plus comment le nommer, visant à défendre tous signes religieux ostentatoires portés par les employés du gouvernement, attire un nombre important de Québécoises et Québécois.

Le débat sur la charte expose clairement la profonde division qu’elle crée chez les Québécois. On est pour ou on est contre, on n’est pas entre les deux. Le seul groupe uni à 90% (mon évaluation) pour la charte est celui des séparatistes. Pour eux, ce n’est pas son contenu qui compte mais le fait qu’elle plait à une majorité de l’électorat francophone. Ils y voient l’argument capable de rallier au Parti Québécois (PQ) les circonscriptions électorales actuellement entre les mains des autres partis politiques afin que leur parti puisse imposer un autre référendum sur la séparation du Québec de l’ensemble canadien.

Aujourd’hui, le PQ, au nom de la laïcité, veut décrocher le crucifix de l’Assemblée nationale et le placer dans une pièce voisine qui n’a aucun rapport avec l’Assemblée Nationale malgré qu’il ait été une valeur québécoise importante depuis la découverte du Canada. De son côté, l’opposition libérale, qui favorise aussi la laïcité, veut maintenir le crucifix à sa place actuelle. S’il y a élection, cela deviendra possiblement un des thèmes de la campagne électorale. Croyez-le ou non !

Pourtant la devise du Québec est : Je me souviens !

Claude Dupras

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Geronimo Stilton en famille: soirée magique au Royaume de la fantaisie

Posted December 21, 2013 by Martine Gingras

Tout a commencé avec un livre croisé sur un rayon de la bibliothèque l’an dernier. Un gros livre. Ma «grande», le regardait avec convoitise: Geronimo Stilton faisait parler de lui à l’école, pour ses livres «qui puent et qui sentent … Suite

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De la rue aux étoiles 2013 – From the Street to the Stars 2013

Posted September 25, 2013 by foodguymtl

Every year, I’m unable to do it. The timing isn’t right, or generally, life gets in the way. This year, I’m in and I can’t wait! I really enjoy community events in Montreal. Oysterfest was a blast, I’ve been doing a couple cooking lessons in the Marché Saint-Anne, and participating/eating during Burger Week was fun […]

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Get Ready Montreal!

Posted August 27, 2013 by foodguymtl

Are you dreading to say your goodbyes to summer? I am, and I’m not ready to let it go just yet. Yes, festival season is over, but there’s still a bunch of great events happening in Montreal in the next couple of weeks. There’s plenty of time to get in some good eats, while the […]

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